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zenalpha

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Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. Dimanche je vote pour coronavirus C'est le patron.
  2. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Je ne connais pas Mais en le cherchant, j'ai trouvé cette pépite de l'auteur comparant Heidegger à Sartre : "L’Être et le Néant se rapporte à la Critique de la Raison Dialectique (CRD) comme l'abstrait se rapporte au concret" Et j'ai un peu compris avec ça le dénominateur commun entre mon attrait pour la rationalité scientifique et la clairvoyance de la philosophie du bouddhisme
  3. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Autant je suis plus que critique, assassin, à propos de l'homme nazi et de la philosophie déshumanisante d'Heidegger, autant je trouve un intérêt dans la philosophie de Sartre. L'existence précède l'essence, c'est une spécificité qu'il décrit pour l'homme contrairement aux objets. Je suis libre de devenir ce que je veux, il n'y a pas un archétype d'homme qui m'obligerait à une fonction précise. Un couteau a pour essence d'être un couteau avec les caractéristiques d'un couteau. Son essence précède son existence puisque son existence ne changera jamais son essence de couteau ... Alors que l'homme n'est d'abord rien, il va se construire et devenir ce qu'il choisira d'être au travers de ses actions, de ses choix, on peut décider de changer le cours de son existence et c'est bien ces choix existentiels qui nous distinguent des objets....l'existence précède l'essence car vouloir devenir ce que nous voulons devenir est plus important qu'être homme avec deux bras et deux jambes... Heidegger...retirait tous les attributs du couteau pour en faire une idée du couteau, il retirait tous les attributs de l'homme jusqu'a son nom pour que ce Daisen soit en prise à l'être... Pour Sartre, le choix du devenir est d'autant plus important que Dieu, pour lui, n'existe pas et donc que l'homme est condamné à se construire homme et choisir ses valeurs, l'homme est condamné à être libre dira t'il Philosophie peu consolatrice puisque chacun est responsable de ses succès mais aussi de ses échecs Autre point d'écart avec Heidegger, le cogito...il ne faut pas 300 pages pour définir la pensée mais Sartre réhabilite le fait que penser, s'interroger donne une apprehension de son existence en tant qu'être. Il rhabille l'homme de sa faculté de penser pour appréhender l'être... Et si nous sommes heureux de pouvoir penser de nouveau simplement... et librement...dans notre essence d'homme qui nous permette d'exister...Sartre y ajoute non seulement la conscience de soi du cogito ergo sum...mais la conscience de l'existence des autres... On oublie un peu cet être absolu déshumanisé de l'être d'heidegger pour raccorder a la subjectivité de sa condition une inter subjectivité partagée et une certaine idée de l'humanisme. L'existentialisme est un humanisme dira t'il. Ouf...on retrouve l'homme et sa condition de responsabilité. Il était temps... Je ne dis pas que je tienne de Sartre ce que je suis mais il y a certainement contribué et ne soyez pas etonnés mais pour reprendre l'énorme philosophe Belmondo dans itinéraire d'un enfant gâté : je ne crois qu'aux mathématiques donc on a ce qu'on mérite J'en tire quelque chose pour moi, mais je n'y crois pas pour tout le monde. C'est pas si mal monsieur Sartre
  4. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Le problème avec Heidegger est qu'il est directement à l'origine d'un florilège de philosophies existentialistes qui s'en sont directement inspirés. Donc comme @tison2feu l'évoque, difficile de faire une impasse complète même si, personnellement, je ne l'évoque jamais sauf pour démonter ce que j'estime être de la naïveté et de l'ego surdimensionné de nos philosophes. C'est mon point de vue. Un processus bien connu où, à partir du moment où est inscrit consciemment en nous des schémas de représentations et, à partir du moment où les effets de ces schémas impriment nos inconscients, il devient difficile, très difficile, de faire une honnête introspection sur la part contestable des fondements... Le célébrissime l'existence précède l'essence de Sartre tiré d'heidegger (même s'il est resté critique la dessus), la nausée de Sartre à rapprocher de l'angoisse d'heidegger ... Mais le nombre de philosophes encore plus directement inspirés par Heidegger est un fait. Ce qui est étonnant si tu le lis (je n'ai jamais pu le supporter que par bribes), c'est que poser l'etant qui s'interroge sur l'être pour pouvoir définir depuis les émotions de l'étant le néant et l'être est un sophisme logique d'une ampleur telle que plus c'est gros, plus ça passe. En fait, le religieux cherche a être trompé, c'est une forme exacerbée de glorification de sa foi, de son courage face a la raison... Le philosophe religieux est pire que le religieux, il ne distingue clairement aucun des concepts sur lesquels nous entendre dans sa propre confusion mentale, sans miroir pour lui retourner faute d'expérience...
  5. Oui, je te rejoins. Non pas que je trouve ça vulgaire mais le bonheur qui est un état ayant trait à une émotion interne ne m'apparaît pas directement connecté à l'intellect et à la raison même si cet exercice peut rendre certains individus heureux, surtout si ils en retirent une forme de reconnaissance. Le bouddhisme souvent présenté à la frontière de la philosophie et de la spiritualité est davantage tourné vers ce voyage intérieur qui tente de nous cerner en tant que personne dans le monde et dont un des objectifs est l'arrêt de la souffrance, ce qui est déjà moins ambitieux. L'ignorance en est une des composantes avec le désir et l'aversion et toutes tournent autour de l'ego. Le bonheur m'a plutôt été associé à l'insouciance qui a tendance à disparaître avec les années D'ou une démarche plus active sans doute.
  6. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Le principe sur lequel nous fondons nos connaissances s'appuie sur la confiance. La science permet de mettre d'accord des sensibilités différentes parce que l'expérience s'impose à tous. Mais on fait globalement confiance à son entourage, à sa culture, aux enseignants, aux curés le cas échéant Qui pourrait penser une seconde que des philosophes placés au panthéon du 20eme siècle ait pu raconter autant de conneries. Concernant Aristote qui s'est parfois trompé, j'admire son impulsion philosophique majeure et ses nombreuses contributions et ma foi, ignorant la méthode expérimentale, il a pu se tromper sur énormément de conceptions depuis les 4 éléments jusqu'à la chute des corps. Mais ces touristes de la philosophie, touristes qui ne laisseront aucune trace ni spirituelle ni médicale ni scientifique...pour ce tourisme du 20eme siècle personne ne peut prétendre qu'ils ne savaient pas... C'est comme Heidegger Personne ne peut prétendre qu'il ne sait pas. Sauf qu'on a un certain retour sur le fonctionnement de L'homme Et que ce retour ne nous apprend... jamais...rien...
  7. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Merci @tison2feu je regretterai ton départ j'avais lu que tu t'y préparais Heidegger me fait ... penser ... à une immense imposture Te rends tu compte que toi qui n'a pas fait l'impasse sur lui tu es incapable spontanément de nous dire en quelques mots ce qu'il appelle... penser.... Pire. Te rends tu compte que lorsque @Blaquière interprète le Dasein comme le fait d'être là, il rentre dans ce débat lancé par Beaufret qui retourne que cette traduction est ... fausse...que l'interprétation de Jean Paul Sartre est ... fausse... que Heidegger ne serait pas existentialiste mais qu'il faut comprendre "être le la" car être là sous tendrait l'idée que le Dasein soit lui même un objet En déshumanisant le concept d'homme, en desobjectivant le concept de sujet, en inventant le dasein sur lequel les grands esprits se jettent comme un chien sur un os, Heidegger vous prend pour des imbéciles Et j'admire le carnage Dans une certaine mesure, cela me ramène à l'idée de certains concepts inventés par certains peintres dont la valeur financière ou culturelle m'apparaît démesurée Une insulte à la beauté naturelle du monde pour un snobisme intellectuel qui ne trompe finalement que le philosophe lui même Oui je suis en colère sur ce gâchis de l'intelligence ... humaine avec l'homme au centre et non planqué derrière son dasein
  8. zenalpha

    Regards sur notre monde

    A partir du moment où on me présente des philosophes comme Heidegger qui exprime son regard critique sur la science, la technique et qui exprime dans le même temps la nature de.... ce qui... EST... il devient urgent... de revenir vers cette inculture... afin que je lui retourne...à titre posthume, ce qu'il n'est evidemment pas...voire même ce qu'il etait vraiment... Plus largement, c'est... préoccupant... qu'une religion du concept ait contaminé la Philosophie Le concept n'est pas une fin en soi mais doit pouvoir exprimer une représentation sur le monde permettant de mieux le comprendre, de mieux en cerner la nature, de mieux nous comprendre nous même et de guider nos actions en relation avec et dans cette réalité... Quand les philosophes ferment les yeux sur la...réalité au profit d'une religion du concept même plus douteuse, ils se rendent coupables et complices. Comme le dit Hawking à propos de la compréhension de la nature, la Philosophie est morte, sans doute gazée par une méthode masturbatoire de pensée puante. J'aime la philosophie, pas celle-là. L'aventure philosophique continue nous dit un BHL Heideggerien. Qu'ils se noient dans ce continent de l'ego sans moi. Il n'y a qu'un point où je rejoins @tison2feu, c'est que la science a une approche réductionniste et n'appréhende que des relations partielles au sein d'une unité plus vaste et plus complexe. Certains se tourneront vers la religion et d'autres vers une philosophie de vie pour relier leur existence dans cet ensemble cohérent. La science avec ses instruments et sa rationalité, la "spiritualité" avec ses intuitions et ses représentations. Quelle est la nature de l'être chez Heidegger ? Est ce que sa philosophie nous renseigne sur le monde, sur nous-mêmes, sur notre relation avec le monde, sur les relations humaines ? Quel est son objectif ? Que représente t'elle ? Que symbolyse t'elle ? Comment percevons nous le monde et l'homme au regard de la philosophie d'heidegger A des questions d'une simplicité enfantine quand on connaît l'objectif réel de sa philosophie je reste medusé par le Silence des réponses construites pour le défendre. Bhl ne le défend QUE par territorialité Ses arguments sont assez minables.
  9. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Ok Es tu certain d'avoir compris Heidegger ? Parce qu'il suffit de lire les interminables traductions de traductions pour tenter de saisir la spécificité de langue allemande pour se rendre compte qu'on est très précisément dans la même situation que l'exegese des textes saints. Personne ne voit, personne n'experimente, personne ne sait mais tous comprennent. Quand ce travail de compréhension aura mobilisé ton temps...quand il n'y a RIEN à comprendre, juste à croire, et structurer petit a petit ta pensée, tu seras devenu cet adepte incapable de penser. La philosophie c'est penser par soi même au travers de ce que les autres ont pensé Cette philosophie là est religieuse non au sens oû l'evoque Einstein mais au sens du pape.
  10. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Hello Je te réponds globalement, en essayant de préciser ma pensée Je n'oppose pas science et philosophie, je dis qu'en matière de compréhension de la nature, la méthode scientifique est...supérieure....rationnellement supérieure à la demarche philosophique en ce sens qu'elle ajoute la nécessaire vérification expérimentale à notre manière de penser le monde. Se faisant, elle oblige à penser le monde non pas tel qu'on pense subjectivement qu'il est....à la Heidegger...mais tel qu'il se donne objectivement à nous par la mesure et par l'expérimentation que chacun peut constater Cette manière de penser est ... supérieure... car elle nécessite de considérer le retour de la nature par une expérience qui vient...contredire...notre représentantation C'est...la philosophie du NON de Bachelard ou il y a alterité, confrontation...entre ce que nous pensons et ce qui est. Il faut ET de la science pour vérifier nos idées ET de la philosophie pour concevoir et interpréter mais l'émerveillement du scientifique ne debouche pas sur de la poésie ni sur de l'art mais sur cette adéquation entre le phénomène et nos représentations du phénomène, ce n'est pas la foire a neuneu Heideggerienne. Ceci étant dit... Oui, j'en veux aux philosophes de se laisser embobiner par des thèses invérifiables qui ne font que brosser leur ego et la cohérence de leur histoire assujettie. Et avec Heidegger le feu d'artifice Un pan entier de la philosophie bâtie sur un concepteur dont l'engagement nazi est rendu cohérent à sa philosophie déshumanisante de l'étant devrait être capable de se remettre en cause. Mais plutôt que cela, ces ... "penseurs"... accreditent cette invérifiable conception en separant l'homme nazi de son oeuvre comme Heidegger a séparé l'être de l'étant en comparant la chaîne d'extermination des juifs en nature au même mécanisme que celui de la production agricole... C'est littéralement à vomir. Ma pensée personnelle est que le philosophe ne démontre qu'une chose : un ego surdimensionné indécrottable Je préfère Einstein qui démontre et qui reconnaît ses erreurs....qui...reconnaît ses erreurs...
  11. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Sans doute une occasion de mise à plat de ce sujet sur lequel nous n'avons toujours eu que des échanges superficiels générant un point de tension... Et pour cause, puisque selon moi, la Philosophie débouche sur le fait que les philosophes... ne pensent plus....mais ne pensent qu'au travers de... Au travers Heidegger ou des grecs pour toi dans ton exemple Bien sûr que la science "ne pense pas"..., la science...ne parle même pas.... La science, c'est une méthode dans la compréhension du réel (empirisme expérimental) avec des représentations issues de notre pensée (la théorie) Par extension, on va englober dans la science les activités, les domaines qui se réclament de cette méthode et qui publient leurs résultats quand ils sont suffisamment efficaces et vérifiés par l'expérience. Une méthode, un domaine, un outil..ça ne parle pas, une équation ne parle pas par exemple... Donc la science ne pense pas. Du reste, la Philosophie ne pense pas et ne parle pas non plus.... Ce sont les scientifiques, les philosophes qui parlent et qui pensent au nom de leur démarche scientifique ou philosophique... Et donc on peut se demander par exemple ce que nous diraient des équations "si elles pouvaient parler" et tenter de comprendre ce qu'elles nous diraient....à la fois sur ce qui est....et aussi et même peut-être surtout sur ce qui n'est pas. En ce sens, si la science reste limitée pour dire "ce qu'est le monde", elle est extrêmement puissante pour dite "ce que n'est pas le monde" et donc réfuter des conceptions philosophiques issues de la seule pensée, sans confrontation à l'expérience et ... fausses... Y a t'il une méthode philosophique permettant de juger de la pertinence de l'idée d'un philosophe comme Heidegger par rapport à Descartes par exemple ? Notre....pauvre...Heidegger qui donc écrit 262 pages sur la pensée que, malheureusement, tu ne peux résumer en quelques lignes synthétiques... Et pour cause....ce qui se conçoit bien s'exprime clairement et les mots pour le dire viennent aisément... Qu'en disait Beaufret ? Son proche ami français concernant ce processus de "pensée" chez Heidegger Un philosophe d'ailleurs plus qu'opposé au cogito du cogito ergo sum de Descartes... "Je pense donc je suis" sur lequel Heidegger remet en cause la focalisation sur le cogito donc sur la pensée... Il ne faut en effet pas beaucoup penser pour voir dans l'être cet air d'absolu éloigné des caractéristiques de l'étant Ça n'a pas réussi a redresser la marche de l'histoire... Qu'en penses tu ? Beaufret a jugé être de plain-pied avec Heidegger en 1964, quand traduisant avec Fédier La fin de la philosophie et la tâche de la pensée, il a rendu Unverborgenheit, le mot qui, pour Heidegger, traduisait l’aletheia chez Parménide (au vers 29 du fragment I) par « ouvert-sans-retrait », et, dans la suite de la conférence, par « état de non-retrait » et « état de n’être en nul retrait ». Dans ce même texte, Lichtung est rendu par « clairière ». Ce qui se joue dans cette différence, nouvelle donne de la différence entre l’être et l’étant, c’est la différence entre la pensée des Grecs et l’ « autre commencement », à savoir la pensée « à venir », qui va « plus loin » que les Grecs. La Lichtung, la clairière, délimite et garde le site du retrait ; dans l’aletheia, au contraire, le retrait est comme rendu invisible par excès de visibilité (ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas) ; il n’est point médité ; il reste impensé, c’est-à-dire non encore pensé. Et c’est comme tel qu’il est légué à la pensée méditante « à venir » – comme trace d’un oubli de l’être (au sens du génitif subjectif) qu’il nous revient de transformer en expérience « positive ». Dans sa « désinvolture » (c’est par ce mot que Beaufret proposait de rendre Gelassenheit), Heidegger se libère de l’être. Se libérer de l’être, c’est chercher à penser positivement l’oubli de l’être. « Heidegger me disait un jour qu’à l’aube du monde grec demeura un temps “in der Schwebe”, indécidé, ou indécis, en quel sens s’orienterait la marche de l’histoire » (Dial., IV, 104).
  12. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Comme je le disais, Einstein est un génie et un modèle pour moi. Ce sentiment le rapproche du poète comme du philosophe ou de l'artiste, assurément. Mais Einstein est Einstein et en avoir une image vraimenr complète nécessite d'approfondir le point suivant dans son discours par rapport à cet appel au sentiment et à la raison de mon ami Heidegger Parce que lorsqu'Heidegger nous dit "la science ne pense pas", il a raison puisque la science ne parle même pas... Mais alors, il est nécessaire de lui retourner Einstein qui pense bien mieux qu'Heidegger à propos des sciences Exit le Daisen "Nous honorons l'ancienne Grèce comme le berceau de la science occidentale. Là, pour la première fois, il a été créé un système logique, merveille de la pensée, dont les énoncés se déduisent si clairement les uns des autres que chacune des propositions démontrées ne soulève pas le moindre doute : il s'agit de la géométrie d'Euclide. Cet ouvrage admirable de la raison a donné au cerveau humain la plus grande confiance en ses efforts ultérieurs. Celui qui, dans sa jeunesse, n'a pas éprouvé d'enthousiasme devant cette oeuvre n'est pas né pour faire un savant théoricien. Mais pour être mûr pour une science embrassant la réalité, il fallait une deuxième connaissance fondamentale qui, jusqu'à Kepler et Galilée, n'était pas le bien commun des philosophes. A elle seule, la pensée logique ne peut pas nous fournir de connaissance sur le monde de l'expérience : tout ce que nous connaissons de la réalité vient de l'expérience et aboutit à elle. Des propositions purement logiques sont complètement vides à l'égard de la réalité. C'est grâce à cette connaissance et en particulier parce qu'il a fait pénétrer celle-ci à coups de marteau dans le monde de la science, que Galilée est devenu le père de la physique moderne et surtout des sciences naturelles modernes. Mais alors, si l'expérience est l'alpha et l'oméga de notre savoir touchant la réalité, quel est donc le rôle de la raison dans la science ? Un système complet de physique théorique se compose d'idées, de lois fondamentales qui doivent être applicables à ces idées, et de propositions conséquentes qui en découlent par déduction logique. Ce sont ces propositions qui doivent correspondre à nos expériences individuelles ; leur déduction logique occupe nécessairement, dans un ouvrage de théorie, presque toutes les pages. Il en est au fond exactement de même dans la géométrie d'Euclide, sauf que là les principes fondamentaux s'appellent des axiomes et qu'il n'y est pas question que les propositions conséquentes doivent à des expériences quelconques. Mais si l'on conçoit la géométrie euclidienne comme la doctrine des possibilités de la position réciproque des corps pratiquement rigides et si, par conséquent, on l'interprète comme une science physique sans faire abstraction de son fond empirique initial, l'identité logique de la géométrie et de la physique théorique est complète. Nous avons donc assigné à la raison et à l'expérience leur place dans le système d'une physique théorique. La raison donne la structure du système : les contenus expérimentaux et leurs relations réciproques doivent, grâce aux propositions conséquentes de la théorie, trouver leur représentation. C'est dans la possibilité d'une telle représentation que se trouvent uniquement la valeur et la justification de tout le système et, en particulier, des concepts et principes qui en constituent la base. D'ailleurs, ces concepts et principes sont des créations libres de l'esprit humain, qui ne se peuvent justifier à priori ni par la nature de l'esprit humain ni même d'une manière quelconque. Les idées et les principes fondamentaux, que l'on ne peut pas logiquement réduire davantage, constituent la partie inévitable, rationnellement insaisissable, de la théorie. L'objet capital de toute théorie est de rendre ces irréductibles éléments fondamentaux aussi simples et aussi peu nombreux que possible, sans être obligé de renoncer à la représentation adéquate de n'importe quelle matière d'expérience."
  13. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Si tu demandes au toubib, il va te regarder bizarrement... Lire Heidegger peut-être Ceci dit, quand tu y seras parvenu, ce serait vraiment très sympa de me dire comment est cet être derrière l'étant. Suis pas certain que ça ait servi a quelqun un jour ... mais j'aimerais mourir moins con et surtout briller dans les diners mondains.
  14. zenalpha

    Regards sur notre monde

    C'est amusant de constater qu'Heidegger a besoin d'une angoisse existentielle pour déboucher sur un état comparable à la méditation Peut-être est ce la conséquence du manque de développement moral par la vertu et la sagesse qui est indispensable à cet état. Un seigneur sith quelque part...
  15. zenalpha

    Regards sur notre monde

    Avant j'étais milliardaire mais ma femme m'a ruiné m'est resté des millions alors je suis devenu millionnaire Puis ma seconde femme ma ruiné elle aussi et ne me restait que des centimes. C'est à ce moment que je suis devenu centimental.
  16. Arrête de réfléchir et conduit une petite action positive pour la planète aujourd'hui. Tu seras utile.
  17. L'homme par la femme : un homme, une balle La femme par l'homme : uneune femme, un trou de balle Z'ont jamais su tirer... Bon suis pas drôle...
  18. C'est son côté marteau piqueur
  19. La question pourrait être : communions nous avec un autre ? Avec Dieu ? Avec un animal ? Avec un arbre ? Avec un objet ? ou imprimons nous en nous une idée de communion ? Pour les religions, le concept même de communion n'a pas du tout la même signification. La transsubstantiation ? La consubstantiation ? Le partage du moment ? De la foi ?
  20. C'est plus précisément le taoïsme qui a développé cette idée dans le Tao Te King dont je tire un extrait, idée extrêmement féconde quand on la met en relation à notre expérience du monde. "Tous par le monde reconnaissent le beau comme beau; aussitôt voilà le laid. Tous reconnaissent le bien comme le bien; aussitôt voilà le mal Ainsi, existence et non existence s'engendrent l'une et l'autre. Difficile et facile se constituent l'un l'autre. Long et court prennent forme l'un de l'autre. Haut et bas se renvoient l'un et l'autre" Le fait même que notre esprit se concentre sur un concept a l'effet d'engendrer son contraire. Ce n'est pas seulement que Lao-Tseu mette en évidence le côté paradoxal de la pensée ni leur binarité...il renverse l'ordre ordinaire qui affirme .... plutôt que de saisir le fondament sur lequel s'appuie l'affirmation Pensez aux affirmations de toutes les religions, de toutes les philosophies, de toutes les idéologies... La pensée taoïste, ... fondamentale, est la pensée de l'ambivalence ou une chose et son contraire ne sont pas opposées...mais en relation étroite. Et cette relation est dynamique, cette opposition si on veut garder cette conception passe de l'une à l'autre, imbrique l'une dans l'autre, contient les germes de l'autre...comme le mouvement d'un balancier lui aussi fondamental. N'est alors plus vertueux comme nos naïves représentations celui qui éradique le mal pour ne retenir que le bien, ce qui est impossible et désidentifiant du bien lui même... Mais celui qui tente de maintenir un équilibre entre le bien et le mal, objectif d'ailleurs plus humain et plus responsable Une alternance qui donne courage dans les instants difficiles et prudence et modestie quand tout va 'bien' La réconciliation des contraires fait aussi partie de la conception bouddhiste, la voie du milieu... Ce dernier nous dit qu'il existe une réalité conventionnelle perçue par nos sens et une réalité ultime faite d'inter connections. La voie médiane conclue qu'un phénomène n'est pas inexistant...mais qu'il ne peut posséder d'existence autonome hors des relations et du cadre qui lui permet d'exister, de fonctionner et d'agir notamment selon les lois de causalité Une philosophie bien plus riche et extrêmement critique de nos philosophies de l'absolu qui ne résistent a aucune analyse sérieuse
  21. Opinioner étant un néologisme, peut-être opiner a t'il été proposé par le correcteur orthographique. Philosopher revient il à exprimer son opinion ? Voilà comment j'ai compris le sujet puisqu'evidemment philosopher n'est pas opiner donc n'est pas dire oui. Entre faire usage de son entendement, penser, raisonner donc....philosopher et exprimer son opinion, il y a pourtant des liens. Je pense qu'opinioner va plus loin qu'exprimer son opinion mais entend de se refermer sur son opinion. Et là...on a plus aucune capacité depuis ses a priori d'ouvrir son raisonnement, la défense de ses opinions devient presque pawlowien. On ne peut qu'opiner sur ce mécanisme.... Je pense que beaucoup de philosophes opinionnent pour que nous opinions sous couverture de philosophie... Faire usage de son entendement reste le chemin le plus sûr si on sait qu'il est honnête, agile, cohérent, perfectible
  22. Schopenhauer est idéaliste, dans la droite lignée de Kant, il n'elabore pas un monde transcendant extérieur à notre propre esprit qui pèserait notre volonté pour décider de notre karma. Sans doute on le comprend mieux après avoir lu Kant et sa manière de considérer le temps comme l'espace comme l'expression de notre sensibilité interieure et non comme une réalité physique extérieure Schopenhauer pose le sujet comme l'élément central à partir du reste TOUT découle. Le monde que tu peux qualifier d'exterieur est ici defini comme une simple idée (idealisme), un simple objet dans l'esprit du sujet. Si un objet est perçu, il entre dans le sujet et devient donc idée. Il y aurait beaucoup à développer mais c'est ainsi qu'il faut comprendre l'essentiel Et donc, pour Schopenhauer, le monde est volonté car toutes les idées sont la manifestation de la volonté. La volonté n'est ni une idée...ni une représentation...mais une chose en soi, la réalité sous jacente du monde, monde qui est une idee dans le sujet. Une force autonome, contraignante, qui n'est pas soumise au principe de raison suffisante (élément clé de compréhension) ni à la nécessité. La volonté est l'être en soi du monde phenomenal et peut être irrationnelle Si tu veux, la volonté au sens de Schopenhauer est un concept rattaché au sujet conscient mais qui recourre à une définition plus large que le sens que nous lui donnons couramment d'une force parfaitement conscientisee L'individu n'a conscience que de ses idées et représentations mais la volonté n'est pas un objet pour le sujet et n'entre donc pas dans son champ de connaissance C'est cette force qui pousse l'individu à agir, la source n'est pas directement conscientisable mais elle resulte du principe d'action qui est la forme morale du principe de la raison suffisante
  23. La volonté est le vol éhonté de l'idée des autres en s'y attelant avec entrain comme si elle était sienne alors qu'on est ce wagon tiré par la locomotive des illusions des autres. Les dernières volontés sont pour celà toujours assurées par les autres.
  24. Qui est introuvable aux 4 coins du monde quand le monde est rond qu'en 4×4, on n'y trouverait aucun angle un de ces 4 matins a quatre pas d'ici y compris a 4 mousquetaires tétrapilectomiques.
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