Aller au contenu

zenalpha

Membre
  • Compteur de contenus

    23 761
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    15

Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. zenalpha

    Sur le Cogito

    OK Pour moi l'univers est un objet d'étude et d'émerveillement J'ai une profonde gratitude en ce grand mystère de sa présence et de la mienne en son sein Si j'y vois un miroir c'est parce que nous sommes dans l'univers et que l'univers est en nous Nous sommes tous des poussières d'étoiles
  2. zenalpha

    Sur le Cogito

    Ah OK Je ne partage pas et ce n'est pas grave Mais je suis heureux pour toi que tu te sentes libre.
  3. zenalpha

    Sur le Cogito

    Sauf que pour moi, ta phrase n'est pas une pensée sur laquelle nous communiquons des informations mais une suite de mots desquels tu m'as perdu. Tu demanderais des choses à l'univers ? Lesquelles ? Sous quelle forme ? Il y aurait un niveau supérieur où tu accederais ? Et les autres en disparaîtraient ? explique.. Mais comprend bien que ce que tu penses...tu le penses évidemment Mais que ça n'a pas de sens pour qui ne le pense pas. Il te faut trouver un développement de ta pensée qui me la rende intelligible (et je ne dis pas intelligente) Je te dis que je n'y comprends...rien Je suis honnête Comme ta notion d'univers miroir Je suis intéressé par ta conception mais pour m'embarquer, je te propose de considérer que le langage et les mots que tu emploies, je ne les comprends pas Dis toi que j'ai 5 ans Et explique moi D'où pars tu ? Ou allons nous et comment tu m'y emmènes ?
  4. zenalpha

    Sur le Cogito

    Tu prends le mot exister comme synonyme d'être Je te suggère cette différence A titre personnel, j'apprécie l'existentialisme et la philosophie de Sartre par exemple me convient parfaitement à la différence de celle de Heidegger. L'existence précède l'essence serait même du seul point de vue de mon développement personnel une posture qui me convient pleinement. C'est parce qu'on existe qu'on devient quelqu'un et un jour tu seras un homme mon fils. Ce que je dis (aussi) avec le cogito dans cette posture, c'est que pour devenir un homme, il ne suffit pas de penser. Et que ce n'est pas parce qu'on pense qu'on est quelqu'un, pas du tout C'est aussi commun pour l'homme de penser que pour le chien d'aboyer Exister étymologiquement est une dynamique de ex (se sortir de) et de sistere qui vient de stare (rester quelque part) Je comprends bien qu'être et exister sont toujours synonymes dans ta pensée Pourtant être relève de ta nature Tu es quoi ? Un esprit comme casper le fantôme ou un homme ? Quand Descartes dis "je pense donc je suis" ne surtout pas le comprendre comme "je pense donc je suis un homme" Il doute de son corps, il doute de ses parents, il doute de l'humanité, il doute de tout sauf de son seul esprit dont son âme qui appartient à Dieu, de Dieu lui-même et de ses pensées qui le connectent à lui et en prouvent l'existence Je ne suis pas d'accord avec Descartes Je suis un....Homme...je pense ...comme tous les hommes et j'ai un ADN, des parents, mes atomes carbonés ont été produits dans les premières étoiles et mon hydrogène a été produit peu de temps après le big bang Je ne renie ni mon corps ni mon appartenance ni ma filiation à la nature Et si je ne suis premier (pour moi) qu'apres ma naissance et dans mes salles de classe que j'ai frequentées, je sais que je ne suis pas premier dans les connaissances humaines et qu'elles m'ont totalement modelées à commencer par mon langage qui est la cage de mon esprit Et si je le sais c'est parce que par la force de leur ...pensée...d'autres hommes ...ont démontré que notre univers à 13.8 milliards d'années, qu'il n'est donc pas présent de toute éternité dans le temps que nous connaissons et ressentons, que l'homo sapiens n'a que 200 000 ans et que nous parlons ici non des élucubrations de mes propres pensées mais de résultats scientifiques reconnus Les mêmes qui s'opposent à la conception d'une terre plate ou de la création de l'homme avec la génèse de l'univers créationniste située il y a 6000 ans
  5. zenalpha

    Sur le Cogito

    Je pense donc je suis frise le solipsisme, le seul absolu étant soi même et même sa pure pensée décorporéé On doute même de son corps et du substrat qui pourrait produire cette pensée. Seule reste une pure pensée sans en questionner l'origine ni les attributs Elle va de soi et tout commence là, première Ce que je dis en disant "il pense donc il est" est en contrepoint de la pensée Cartésienne concernant son cogito, je ne fais pas de cette phrase votre pensée... En revanche je considère qu'il y a des pensées extrêmement puissantes extérieures et qui me permettent de mieux penser. Mieux penser, c'est avant tout aller voir l'autre. Sinon on croit penser mais on défile ses propres truismes. L'apprentissage et l'erreur sont le mode premier et ils réclament l'autre Non Vous n'êtes pas libre de vous rendre sur Saturne et vous n'êtes pas libre de tuer votre voisin De la même manière votre liberté s'arrête à celle de l'autre Et la société ne donne pas toute liberté non En revanche votre libre arbitre peut se discuter Le libre arbitre n'est pas la liberté Un prisonnier garde un libre arbitre si tenté qu'on en ait tous un C'est antinomique Un absolu est quelque chose qui non seulement ne se discute pas mais qui est invariant donc qui ne dépend pas d'autres facteurs La vitesse de la lumière dans le vide est un absolu Et cet absolu est à l'origine de la relativité restreinte : Ni espace Ni temps absolus La liberté n'est ni absolue ni même souhaitable La voie du juste milieu Un étudiant à le libre arbitre de travailler ou pas Mais il n'a pas la liberté d'exercer sa profession s'il n'a pas le niveau Pour sa liberté à exercer sa profession il va endosser ses chaînes : le travail Pour Kant, la liberté est de choisir ses chaînes
  6. Oui On a plus beaucoup de journalistes de terrain, des grands reporters, et quand on leur demande à ces grands esprit de se taper 3h30 de route dans des super bagnoles service palace on a l'impression qu'ils font un reportage sur le front russe C'est la TV française
  7. zenalpha

    Sur le Cogito

    Sincérité pour sincérité, qu'est que c'est de l'objectivité sur soi même si ce n'est de l'hyper subjectivité ? N'oubliez pas une chose avec votre propre pensée, c'est que si j'en occupe un petit espace, ma place naturelle et mes propres pensées leurs sont extérieures... Zut ! Il pense donc il est ? C'est bien là le problème pour le cogito ergo sum : l'altérité et même la vérité Un Kurt Gödel que tout le monde aime disait des systèmes formels complexes qu'aucun d'entre eux ne pouvaient démontrer sa cohérence En sciences on parle de confirmation par les pairs Oui l'objectivité...ne vient pas de soi même Vous me parlez de sincérité et c'est tout autre chose Sincérité pour sincérité mes pensées sont inspirées et n'ont absolument pas pour origine elles mêmes La science, le zen bouddhiste et la voie du milieu, le bushido Je suis un extrême Centriste Un samouraï de la paix Du moins....plus qu'un univers miroir, c'est une personnalité miroir Dans la vie je suis consensuel et populaire Ici je suis un aigri grincheux Sachez le
  8. zenalpha

    Sur le Cogito

    L'illusion de la liberté c'est de penser qu'on s'est forgé une bonne représentation du monde. Mais le monde n'est pas ce qu'on pense du monde. J'évolue dans le monde et tu es libre de tes pensées Qui ne sont pas le monde Pour une bonne carte du monde, je me référe aux sciences qui ont démontré leur efficacité Si tes pensées te satisfont, c'est essentiel mais c'est essentiel pour toi-même Ainsi va le monde Tes pensées ne sont ni mes pensées ni ce qu'on sait du monde Mais elles sont toi Je pense donc je suis
  9. zenalpha

    Sur le Cogito

    Tentons d'une pierre deux coups entre idéalisme d'un côté et libre arbitre de l'autre Je crois que nous sommes libres me dit @lumic, ma présence en tant qu'observateur pensant est essentielle me dit @Loufiat Philosophons Vous est t'il venu à l'idée que venant sur ce fil de plein gré, il n'y avait pas eu une multitude de raisons dans vos vies arbitraires et non choisies qui vous conduisent à y revenir ? Ne pensez vous pas qu'un zenalpha pèse sur ce souhait de converser et que la réciproque est aussi vraie que contingente et pas forcément choisie ? Es t'on même certain que la conscience ait précédé dans votre ressenti de libre arbitre des mobiles inconscients qui vous dépassent ? Le libre arbitre n'est il qu'une illusion et est ce que tout n'était pas déterminé à l'avance par un nombre de facteurs qui ont conduit à notre échange bien malgré nous ? Le premier grand défenseur du déterminisme dans ma mémoire fût un grec nommé Leucippe pour qui rien n'arrivait au hasard Platon et Aristote à l'inverse laissaient la place au libre arbitre et j'ai déjà évoqué tout le parti pris de l'église avec la scolastique à faire coïncider la théologie à la pensée grecque De facto...Le libre arbitre est absolument fondamental dans la notion du pêché dans la culture judeo chrétienne et contrairement aux musulmans pour qui Dieu tout puissant modèle jusqu'à nos destinées Pour un catholique, Dieu n'est plus responsable du mal dans le monde mais l'y garde pour éprouver ce libre arbitre Il a même envoyé son fils pour nous excuser car nous ne savons pas ce que nous faisons, une forme de déresponsabilisation pour motif psychiatrique en quelque sorte Les mystères du dogme C'est seulement avec Newton que ce déterminisme fût remis à l'honneur au point que le Marquis Pierre Simon de Laplace déclara que si nous connaissions la position et la vitesse de chaque objet céleste, nous connaîtrions passé et avenir et que nulle part Dieu n'avait une place dans cette horlogerie cosmique On a vu ça avec les animaux machines de Descartes ici Cette hypothèse a même été nommée le démon de Laplace, tout est vu déterminé. Qu'en disent les théories modernes ? Einstein partageait ce point de vue philosophique J'ai évoqué pour qui suit ma pensée que la conséquence de la relativité est l'éternalisme. Puisque le présent pour un observateur est le passé d'un autre et le futur d'un troisième, la notion de simultanéité pour un événement disparait et tous les événements se trouvent cosubstantiels et déjà écrits dans un univers bloc Le futur y est dejà écrit Je l'ai évoqué aussi le principe d'indetermination du à Heisenberg constatant qu'il était impossible de déterminer à la fois la position et la vitesse d'une particule a réouvert une brèche L'aléa du quantique, son indéterminisme est fondamental et n'est pas lié à notre instrumentation (on le sait depuis les expériences de Serge Haroche) Le comportement à petite échelle est structurellement indéterministe Le comportement à grande échelle est déterministe mais souvent.....indéterminable...et celà est lié au rôle du chaos ou de ce qu'on appelle l'effet papillon ou de petites causes ont de grandes conséquences mais aussi par l'incapacité de connaître avec une précision absolue l'ensemble des paramètres d'un système complexe ce qui ne nous permet pas toutes les prédictions L'évolution du système solaire est chaotique et personne ne peut calculer la position exacte des planètes dans 100 ans. Maintenant pour faire écho à l'idéalisme la question de l'interprétation de la mécanique quantique et des raisons de cette indetermination à petite échelle à été longtemps le lieu du relent de l'idéalisme Même si cette idée désormais à du plomb dans l'aile Explications... Une mesure en mécanique quantique fait forcément intervenir un observateur, un expérimentateur Extrait du cantique des cantiques, j'en recommande l'achat Mais qu’est-ce que l’esprit ? Qu’est-ce que la matière ? Ces questions ont-elles même simplement un sens ? Toujours est-il qu’elles sont posées depuis des siècles, sinon des millénaires, et que la nouvelle physique conduit à les poser de nouveau, mais d’une façon radicalement différente, presque mathématique : la « réduction du paquet d’ondes » implique-t-elle l’existence d’une entité non matérielle ? Le problème de la mesure Les paradoxes du chat de Schrödinger et de l’ami de Wigner nous ont permis de voir que deux interprétations de la physique quantique s’opposent durement. L’une fait jouer un rôle primordial à l’observateur, et plus précisément à sa conscience ou à son esprit : c’est ce que nous avons appelé l’« idéalisme quantique » ; cette interprétation est très minoritaire, mais a été soutenue par des physiciens prestigieux. Poussée à l’extrême cette position peut amener à des considérations pour le moins angoissantes : le monde matériel n’existerait pas indépendamment de l’observateur… L’autre interprétation, plus répandue, ne fait jouer aucun rôle à l’esprit : c’est le « matérialisme quantique » (les physiciens qui la soutiennent préfèrent l’appellation de « réalisme »). Il existe deux autres interprétations, mais qui en fait se définissent par rapport aux deux premières : l’« opérationalisme » de l’Ecole de Copenhague, nettement majoritaire, qui refuse de choisir et soutient que le problème n’a pas de sens ; et le « syncrétisme » qui tente la synthèse du matérialisme et de l’idéalisme en postulant l’existence d’une réalité plus profonde dont matière et esprit ne seraient que deux aspects complémentaires. Par « matérialisme » nous entendons une doctrine qui admet l’existence de la matière et d’elle seule, et par « idéalisme » une doctrine qui soit admet l’existence d’une entité non matérielle, appelée esprit, soit met en cause l’existence même de la matière. Ces définitions ne correspondent pas exactement à la classification philosophique généralement adoptée en France. Nous reviendrons sur cette classification plus loin dans ce chapitre, mais auparavant nous allons examiner plus en détail la question qui suscite l’affrontement entre idéalistes et matérialistes « quantiques ». Cette question, dont l’expression concrète et imagée est fournie par les paradoxes avancés par Schrödinger et Wigner, est connue sous le nom de « problème de la réduction du paquet d’ondes » ou encore de « problème de la mesure » ; pour la résoudre, différentes « théories de la mesure » ont été proposées, mais aucune n’a pu s’imposer pour le moment. (Si, faisant fi du mouvement général de la physique, on croit aux théories à variables cachées non locales, on peut éviter ce problème ; mais, comme nous le verrons au chapitre suivant, ces théories peuvent avoir elles aussi une interprétation matérialiste ou une interprétation idéaliste Explicitons donc le problème. Avant d’être observé, un quanton n’occupe pas une position bien définie dans l’espace (pensons à l’exemple du photon émis par un atome interstellaire, développé à la fin du troisième chapitre). Quand on mesure cette position, il apparaît en un endroit et en un seul. La fonction d’onde qui lui conférait un certain étalement probabiliste dans l’espace se réduit à une fonction d’onde parfaitement localisée : une seule des possibilités représentées par la fonction d’onde initiale se concrétise. Première question : ce phénomène est-il propre aux mesures ? Ne peut-il arriver spontanément hors de toute mesure, c’est-à-dire hors de toute intervention humaine, puisqu’une mesure nécessite une préparation et un enregistrement (automatique ou par un observateur) du résultat ? Soyons plus concrets encore : une mesure quantique est le résultat d’une interaction entre un quanton et un appareil de mesure. Pourquoi n’y aurait-il pas réduction du paquet d’ondes lors d’autres interactions qui ne font absolument pas intervenir l’expérimentateur ? Après tout il y a sans arrêt des interactions dans l’univers : au sein des étoiles, comme à l’intérieur des bactéries. La réponse de la théorie quantique est simple : lorsque deux systèmes quantiques isolés, c’est-à-dire décrits chacun par une fonction d’onde, entrent en interaction, ils ne forment plus qu’un seul système, décrit par une seule fonction d’onde qui contient l’ensemble des possibilités des deux systèmes. Il n’y a pas réduction, mais complexification croissante. Pire encore, si le système global se sépare à nouveau en deux sous-systèmes qui s’éloignent l’un de l’autre, on ne pourra pas décrire chaque sous-système par une fonction d’onde indépendante, mais il y aura toujours une fonction d’onde globale pour l’ensemble des deux : c’est en fait la propriété vérifiée par l’expérience d’Aspect. Mais en quoi un appareil de mesure diffère-t-il d’un autre objet macroscopique ? Si l’on veut mesurer une propriété d’un quanton avec un appareil de mesure, il faut faire interagir ce quanton avec l’appareil. Pourquoi la fonction d’onde globale de l’ensemble se réduirait-elle à une seule des possibilités qu’elle décrit, alors que pour toute autre interaction on aboutit à une fonction d’onde globale qui contient l’ensemble des possibilités de chacun des systèmes qui ont interagi ? Plusieurs réponses à cette question ont été ébauchées ; aucune n’emporte l’assentiment général. Les idéalistes Première réponse : l’idéalisme à la Wigner. Avant d’en faire la description explicite, cédons la plume à Wigner lui-même, qui écrit en 1961 : « C’est l’entrée d’une impression dans notre conscience qui altère la fonction d’onde car elle modifie notre évaluation des probabilités pour les différentes impressions que nous nous attendons à recevoir dans le futur. C’est à ce moment que la conscience entre dans la théorie de façon inévitable et inaltérable. Si on parle en termes de fonction d’onde, ses changements sont couplés avec l’entrée des impressions dans notre conscience… En physique quantique, l’être conscient a obligatoirement un rôle qui est différent de celui d’un appareil de mesure inanimé. » La même année, il déclare lors d’un colloque : « Les physiciens ont découvert qu’il est impossible de donner une description satisfaisante des phénomènes atomiques sans faire référence à la conscience. » Cette idée avait déjà été émise en 1939 par deux autres physiciens, le Français Edmond Bauer et l’Allemand Fritz London : « Ce n’est pas une interaction mystérieuse entre l’appareil et l’objet qui produit, pendant la mesure, une nouvelle fonction d’onde du système. C’est seulement la conscience d’un Moi qui peut se séparer de la fonction d’onde ancienne et constituer en vertu de son observation une nouvelle objectivité en attribuant à l’objet une nouvelle fonction d’onde. » Mais c’est Wigner qui lui a donné un contenu technique relativement précis. Décrivons maintenant ce contenu, et pour cela détaillons l’interaction d’un quanton avec un appareil de mesure. L’ensemble quanton + appareil, à la suite du déroulement de cette interaction, est d’après l’équation de Schrödinger représenté par une fonction d’onde qui exprime plusieurs possibilités ; supposons qu’il n’y en ait que deux : l’aiguille indicatrice de l’appareil est levée ou baissée. Pour Wigner, l’aiguille est dans la superposition des états levée et baissée (ce qui ne veut pas dire qu’elle est à mi-chemin). Si je regarde l’aiguille, dit Wigner, mon œil, qui est matériel et donc obéit aux lois de la physique quantique, va lui aussi se mettre dans une superposition de deux états. Mon nerf optique, toujours matériel, va transmettre à mon cerveau un courant électrique double correspondant à cette double possibilité, et les cellules concernées de mon cerveau vont elles aussi se mettre dans un état double. Wigner dit alors : pour en finir avec cet état irréel, il faut faire intervenir une entité qui n’obéit pas aux lois de la physique ; cette entité c’est l’esprit conscient, seul capable de réduire les paquets d’ondes. Cette interprétation, parfaitement contraire aux idées reçues, semble cependant avoir le mérite de la clarté. Mais déjà ce cas simple pose un problème vis-à-vis du temps. Il s’écoule en effet un certain temps entre le moment où l’aiguille indicatrice réagit à l’interaction quanton/appareil de mesure et le moment où l’observateur prend conscience de cette réaction (trajet des photons jusqu’à l’œil, réaction des pigments photosensibles, passage dans le nerf optique, traitement de l’information visuelle dans les cellules cérébrales). Si la réduction du paquet d’ondes n’a lieu qu’au moment de la prise de conscience, comment l’information est-elle retransmise à l’appareil de mesure, de façon que l’aiguille se mette dans la position haute ou basse ? Personne ne pense que la conscience émette alors, en direction de l’appareil, des quantons d’une énergie suffisante pour forcer l’aiguille à prendre sa position. On doit envisager soit la disparition instantanée et sans libération d’énergie de l’une des deux solutions, soit l’émission d’un signal (dont la nature reste à préciser) qui remonterait le cours du temps et fixerait la position de l’aiguille au moment précis où elle réagit à l’interaction quanton/appareil de mesure. C’est déjà très dur à avaler, mais les idéalistes aboutissent à des positions quasi intenables dans le cas de l’enregistrement automatique. En effet, dans bien des expériences l’observateur peut être remplacé par un dispositif automatique d’enregistrement, et l’enregistrement rester hors de la connaissance de tout observateur pendant un an par exemple. On réalise même, dans certaines expériences de collisions de particules, des dispositifs qui choisissent d’enregistrer ou non la collision selon ses résultats : ces dispositifs n’enregistreront par exemple qu’une collision sur cent en moyenne, et là encore on pourra n’examiner les enregistrements qu’un an après. La solution des idéalistes extrémistes est la suivante : l’esprit peut remonter le cours du temps, et déclencher le phénomène un an avant d’en prendre connaissance (remarquons au passage que ce phénomène n’aurait plus rien à voir avec la conscience, car il serait parfaitement inconscient). On est forcé de dire de ces acrobaties mentales ce que Diderot disait de l’idéalisme absolu, de l’« immatérialisme » développé au début du XVIIIe siècle par le philosophe irlandais George Berkeley : « Système extravagant, système qui, à la honte de l’esprit humain et de la philosophie, est le plus difficile à combattre, quoique le plus absurde de tous. » Les matérialistes A l’opposé, la philosophie des « matérialistes quantiques » a été excellemment résumée par Fritz Rohrlich, spécialiste de la théorie quantique relativiste du champ, dans un article publié en septembre 1983 par la revue américaine Science, sous le titre très significatif de « Faire face à la réalité quantique ». Rohrlich écrit : « Quelques-uns tirent de tout cela la conclusion que l’univers n’existe pas indépendamment de tous les actes d’observation, et que la réalité est créée par l’observateur. Mais l’écrasante majorité des physiciens ne partage pas cette vue… Le monde des électrons, protons, et tout le reste existe bien même si nous ne l’observons pas, et il se comporte exactement comme la physique quantique nous dit qu’il le fait. Le point est que la réalité physique au niveau quantique ne peut être définie en termes classiques comme l’avaient essayé Einstein, Podolsky et Rosen… Cela ne rend pas le monde quantique moins réel que le monde classique. Et cela nous apprend que la réalité de l’expérience ordinaire dans le monde classique est seulement une petite partie de ce qui est. » Bien entendu cette philosophie doit être étayée par une théorie de la mesure cohérente, et il faut voir si, comme le soutient Rohrlich, « la description du processus de mesure a reçu beaucoup d’attention, de clarification et de spécification. Des exemples ont été traités jusqu’au bout explicitement ». Quelle est donc la réponse matérialiste à la question de la réduction du paquet d’ondes ? En fait cette réponse n’est pas unique. Elle existe avec deux variantes principales, et nous allons examiner d’abord celle qui, apparue plus tard, connaît actuellement une certaine vogue parmi les spécialistes. Elle s’articule autour des propositions suivantes : La description quantique des éléments de la réalité par des fonctions d’onde obéissant à l’équation de Schrödinger est exacte (il n’est pas fait appel à des variables cachées, même non locales). En revanche, la « réduction du paquet d’ondes » n’est qu’une approximation, due au fait que, lors d’une mesure, l’équation de Schrödinger de l’ensemble quanton + appareil de mesure donne lieu à une évolution très rapide, qui ne laisse place qu’à une des possibilités contenues dans la fonction d’onde. Cette évolution très rapide vient de ce que l’appareil de mesure est macroscopique et non microscopique, et du fait qu’il a été spécifiquement conçu pour mesurer telle ou telle propriété du quanton. Contrairement à l’hypothèse de Wigner, cette variante matérialiste (ainsi que les autres) fait appel à des mathématiques élaborées, et il est difficile d’en donner les détails, d’autant plus que différents modèles ont été proposés, adaptés à telle ou telle expérience. Sa qualité première est de sembler extrêmement raisonnable : on ne peut certes pas lui faire les reproches adressés à la solution idéaliste. Cependant, elle aussi est sujette à des critiques. D’abord, elle manque de généralité pour le moment, puisqu’il faut élaborer un modèle pour chaque type d’expérience — et de plus certains au moins de ces modèles prêtent à discussion. Ensuite, si l’on veut que toutes les possibilités contenues dans la fonction d’onde disparaissent à l’exception d’une seule, un calcul appliquant rigoureusement la théorie quantique montre que l’appareil de mesure doit théoriquement être infini (cependant, s’il n’est pas infini mais simplement de taille normale, l’hypothèse de la survivance d’une seule possibilité est une excellente approximation, dans le cadre des modèles considérés). Enfin et surtout, dans le cas d’expériences comme celle d’Aspect, l’évolution rapide de la fonction d’onde de l’ensemble quanton mesuré + appareil aboutit à fixer une valeur à la polarisation (ou au spin) non seulement du quanton mesuré, mais aussi de l’autre quanton qui peut s’en trouver, en théorie, à des milliards de kilomètres. Cette évolution rapide mais de durée non nulle devrait donc avoir, en ce cas, sa contrepartie à des milliards de kilomètres. En un certain sens, il est plus difficile d’attribuer une possibilité d’action aussi extravagante à un appareil de mesure, objet matériel dont on connaît les limitations, qu’à une entité non matérielle hypothétique dont on peut dire n’importe quoi. L’autre variante matérialiste principale consiste à admettre la réduction du paquet d’ondes par l’appareil de mesure, réduction effective s’entend et non pas pseudo-réduction comme dans la première variante présentée ci-dessus, et à l’attribuer au caractère macroscopique de l’appareil, qui introduirait quelque part une disparition des effets proprement quantiques. Diverses tentatives, faisant souvent intervenir la notion d’irréversibilité, ont été faites pour essayer de préciser cette idée, sans résultat vraiment concluant. Cette variante se heurte par ailleurs aux mêmes objections que la précédente. Cependant, le caractère instantané de la réduction cadre peut-être un petit peu mieux avec l’expérience d’Aspect, l’interaction quanton mesuré/appareil ne violant la notion d’espace que pendant une durée nulle. D’autres variantes moins courantes existent. L’une par exemple suppose que l’interaction d’un petit nombre de quantons peut aboutir à la réduction du paquet d’ondes dans certaines circonstances : le caractère macroscopique de l’appareil de mesure n’intervient alors que pour amplifier le phénomène. Une autre consiste à dire que, lors de chaque mesure, l’univers se sépare en autant de branches qu’il y a de résultats possibles : par exemple, dans le cas d’une aiguille indicatrice à deux positions, il y aura une branche d’univers où les observateurs (qui se dédoublent eux aussi) la verront levée, et une branche où ils la verront baissée. Nous reviendrons là-dessus plus loin. Remarque incidente : quelle que soit la variante matérialiste, il peut arriver que des objets macroscopiques naturels fonctionnent comme des appareils de mesure, si le hasard les fait ressembler à de tels appareils. En effet, comme selon cette réponse matérialiste c’est l’appareil de mesure qui réduit le paquet d’ondes, indépendamment de la présence de l’observateur, tout agrégat de matière présentant les mêmes caractéristiques aura cette même propriété de pouvoir réduire le paquet d’ondes. Autre remarque plus importante, valable aussi bien pour la solution idéaliste que pour la solution matérialiste : l’expérience d’Aspect montre que deux systèmes quantiques qui ont interagi sont représentés par une fonction d’onde globale, et que chaque système considéré indépendamment ne peut être représenté par une fonction d’onde. Or un appareil de mesure est constitué de quantons, qui ont déjà subi des interactions lors de leur existence (par exemple au moment du Big Bang). En théorie, on ne peut donc le considérer comme isolé et le représenter par une fonction d’onde (à la différence des quantons à mesurer, que l’on sait « préparer » de façon à pouvoir les représenter par une fonction d’onde). Certains physiciens ont essayé de tenir compte de cela dans l’élaboration d’une théorie de la mesure ; mais ils ont à nouveau rencontré les difficultés évoquées ci-dessus. Les autres Comme nous l’avons déjà indiqué, on n’est pas condamné au choix entre matérialisme et idéalisme, et en fait l’interprétation la plus répandue de la physique quantique ne choisit pas. Cette interprétation est celle de Bohr et Heisenberg, appelée aussi interprétation de l’Ecole de Copenhague. Les philosophes la désignent comme positiviste, ou empiriste, ou opérationaliste. Selon cette interprétation, la physique quantique porte non pas sur la réalité, mais sur la connaissance que nous en avons ; cette connaissance est décrite par la fonction d’onde, et il est normal que cette fonction d’onde soit perturbée (réduite) lors d’une mesure, puisque dans ce cas précisément nous modifions notre connaissance de la réalité. La physique quantique permet simplement à des observateurs disposant d’appareils de mesure de représenter correctement les observations. Il est vain et sans signification de chercher à expliquer pourquoi elle marche, il suffit de constater qu’elle marche et d’appliquer son formalisme. Cette interprétation a eu le grand mérite de permettre à la physique d’avancer sans se poser de questions pendant plusieurs décennies. Mais les curieux ont refait surface, notamment à l’occasion des expériences sur le paradoxe EPR. L’interprétation de l’Ecole de Copenhague ne les satisfait pas, ils espèrent parvenir à la réalité sous-jacente à ce formalisme, au cas où il y en aurait une. Nombre d’entre eux reprochent à cette interprétation de n’être qu’un idéalisme déguisé. On peut aussi éviter le choix entre matérialisme et idéalisme en supposant l’existence d’une réalité mystérieuse dont matière et esprit ne seraient que deux manifestations. C’est dans cette direction que vont aussi bien David Bohm, partisan d’une théorie à « variables cachées non locales », que d’autres physiciens qui s’en tiennent strictement à la théorie quantique, tels Fritjof Capra aux Etats-Unis et Bernard d’Espagnat en France, ce dernier étant cependant très proche de l’idéalisme. On peut désigner par « syncrétisme quantique » cette tentative de synthèse : en effet ce mot désigne à la fois une doctrine qui essaie de combiner des religions apparemment incompatibles, et l’appréhension globale mais confuse d’un tout. Un peu de philosophie Ainsi la physique la plus élaborée, la pointe extrême de la science, rejoint-elle les interrogations traditionnelles de la philosophie, que l’on avait crues abolies par le développement même de la science et le triomphe apparent du matérialisme le plus simple, c’est-à-dire local et déterministe. Le « problème de la mesure » n’est que la résurgence d’un vieux débat qui a opposé les philosophes au cours des siècles. Ce débat est sans doute inhérent à la nature humaine elle-même : le développement de la personnalité au cours de la petite enfance, par interaction avec l’environnement matériel et humain et grâce à l’acquisition du langage, aboutit à la constitution — ou à la révélation — d’un « moi » qui inévitablement essaiera de se définir par rapport au monde extérieur. D’où l’apparition des grands problèmes métaphysiques, et l’élaboration des diverses conceptions philosophiques du monde. Au cours de cette élaboration est apparu un vocabulaire spécialisé, et il s’est constitué, du moins en France, une sorte de langage normatif dominant que nous allons exposer 6. Le monde existe-t-il ? Qu’est-ce que l’esprit ? Qu’est-ce que la matière ? Ces questions ont-elles même simplement un sens ? Toujours est-il qu’elles sont posées depuis des siècles, sinon des millénaires, et que la nouvelle physique conduit à les poser de nouveau, mais d’une façon radicalement différente, presque mathématique : la « réduction du paquet d’ondes » implique-t-elle l’existence d’une entité non matérielle ? Le problème de la mesure Les paradoxes du chat de Schrödinger et de l’ami de Wigner nous ont permis de voir que deux interprétations de la physique quantique s’opposent durement. L’une fait jouer un rôle primordial à l’observateur, et plus précisément à sa conscience ou à son esprit : c’est ce que nous avons appelé l’« idéalisme quantique » ; cette interprétation est très minoritaire, mais a été soutenue par des physiciens prestigieux. Poussée à l’extrême cette position peut amener à des considérations pour le moins angoissantes : le monde matériel n’existerait pas indépendamment de l’observateur… L’autre interprétation, plus répandue, ne fait jouer aucun rôle à l’esprit : c’est le « matérialisme quantique » (les physiciens qui la soutiennent préfèrent l’appellation de « réalisme »). Il existe deux autres interprétations, mais qui en fait se définissent par rapport aux deux premières : l’« opérationalisme » de l’Ecole de Copenhague, nettement majoritaire, qui refuse de choisir et soutient que le problème n’a pas de sens ; et le « syncrétisme » qui tente la synthèse du matérialisme et de l’idéalisme en postulant l’existence d’une réalité plus profonde dont matière et esprit ne seraient que deux aspects complémentaires. Par « matérialisme » nous entendons une doctrine qui admet l’existence de la matière et d’elle seule, et par « idéalisme » une doctrine qui soit admet l’existence d’une entité non matérielle, appelée esprit, soit met en cause l’existence même de la matière. Ces définitions ne correspondent pas exactement à la classification philosophique généralement adoptée en France. Nous reviendrons sur cette classification plus loin dans ce chapitre, mais auparavant nous allons examiner plus en détail la question qui suscite l’affrontement entre idéalistes et matérialistes « quantiques ». Cette question, dont l’expression concrète et imagée est fournie par les paradoxes avancés par Schrödinger et Wigner, est connue sous le nom de « problème de la réduction du paquet d’ondes » ou encore de « problème de la mesure » ; pour la résoudre, différentes « théories de la mesure » ont été proposées, mais aucune n’a pu s’imposer pour le moment. (Si, faisant fi du mouvement général de la physique, on croit aux théories à variables cachées non locales, on peut éviter ce problème ; mais, comme nous le verrons au chapitre suivant, ces théories peuvent avoir elles aussi une interprétation matérialiste ou une interprétation idéaliste.) Explicitons donc le problème. Avant d’être observé, un quanton n’occupe pas une position bien définie dans l’espace (pensons à l’exemple du photon émis par un atome interstellaire, développé à la fin du troisième chapitre). Quand on mesure cette position, il apparaît en un endroit et en un seul. La fonction d’onde qui lui conférait un certain étalement probabiliste dans l’espace se réduit à une fonction d’onde parfaitement localisée : une seule des possibilités représentées par la fonction d’onde initiale se concrétise. Première question : ce phénomène est-il propre aux mesures ? Ne peut-il arriver spontanément hors de toute mesure, c’est-à-dire hors de toute intervention humaine, puisqu’une mesure nécessite une préparation et un enregistrement (automatique ou par un observateur) du résultat ? Soyons plus concrets encore : une mesure quantique est le résultat d’une interaction entre un quanton et un appareil de mesure. Pourquoi n’y aurait-il pas réduction du paquet d’ondes lors d’autres interactions qui ne font absolument pas intervenir l’expérimentateur ? Après tout il y a sans arrêt des interactions dans l’univers : au sein des étoiles, comme à l’intérieur des bactéries. La réponse de la théorie quantique est simple : lorsque deux systèmes quantiques isolés, c’est-à-dire décrits chacun par une fonction d’onde, entrent en interaction, ils ne forment plus qu’un seul système, décrit par une seule fonction d’onde qui contient l’ensemble des possibilités des deux systèmes. Il n’y a pas réduction, mais complexification croissante. Pire encore, si le système global se sépare à nouveau en deux sous-systèmes qui s’éloignent l’un de l’autre, on ne pourra pas décrire chaque sous-système par une fonction d’onde indépendante, mais il y aura toujours une fonction d’onde globale pour l’ensemble des deux : c’est en fait la propriété vérifiée par l’expérience d’Aspect. Mais en quoi un appareil de mesure diffère-t-il d’un autre objet macroscopique ? Si l’on veut mesurer une propriété d’un quanton avec un appareil de mesure, il faut faire interagir ce quanton avec l’appareil. Pourquoi la fonction d’onde globale de l’ensemble se réduirait-elle à une seule des possibilités qu’elle décrit, alors que pour toute autre interaction on aboutit à une fonction d’onde globale qui contient l’ensemble des possibilités de chacun des systèmes qui ont interagi ? Plusieurs réponses à cette question ont été ébauchées ; aucune n’emporte l’assentiment général. Les idéalistes Première réponse : l’idéalisme à la Wigner. Avant d’en faire la description explicite, cédons la plume à Wigner lui-même, qui écrit en 1961 : « C’est l’entrée d’une impression dans notre conscience qui altère la fonction d’onde car elle modifie notre évaluation des probabilités pour les différentes impressions que nous nous attendons à recevoir dans le futur. C’est à ce moment que la conscience entre dans la théorie de façon inévitable et inaltérable. Si on parle en termes de fonction d’onde, ses changements sont couplés avec l’entrée des impressions dans notre conscience… En physique quantique, l’être conscient a obligatoirement un rôle qui est différent de celui d’un appareil de mesure inanimé. » La même année, il déclare lors d’un colloque : « Les physiciens ont découvert qu’il est impossible de donner une description satisfaisante des phénomènes atomiques sans faire référence à la conscience. » Cette idée avait déjà été émise en 1939 par deux autres physiciens, le Français Edmond Bauer et l’Allemand Fritz London : « Ce n’est pas une interaction mystérieuse entre l’appareil et l’objet qui produit, pendant la mesure, une nouvelle fonction d’onde du système. C’est seulement la conscience d’un Moi qui peut se séparer de la fonction d’onde ancienne et constituer en vertu de son observation une nouvelle objectivité en attribuant à l’objet une nouvelle fonction d’onde. » Mais c’est Wigner qui lui a donné un contenu technique relativement précis. Décrivons maintenant ce contenu, et pour cela détaillons l’interaction d’un quanton avec un appareil de mesure. L’ensemble quanton + appareil, à la suite du déroulement de cette interaction, est d’après l’équation de Schrödinger représenté par une fonction d’onde qui exprime plusieurs possibilités ; supposons qu’il n’y en ait que deux : l’aiguille indicatrice de l’appareil est levée ou baissée. Pour Wigner, l’aiguille est dans la superposition des états levée et baissée (ce qui ne veut pas dire qu’elle est à mi-chemin). Si je regarde l’aiguille, dit Wigner, mon œil, qui est matériel et donc obéit aux lois de la physique quantique, va lui aussi se mettre dans une superposition de deux états. Mon nerf optique, toujours matériel, va transmettre à mon cerveau un courant électrique double correspondant à cette double possibilité, et les cellules concernées de mon cerveau vont elles aussi se mettre dans un état double. Wigner dit alors : pour en finir avec cet état irréel, il faut faire intervenir une entité qui n’obéit pas aux lois de la physique ; cette entité c’est l’esprit conscient, seul capable de réduire les paquets d’ondes. Cette interprétation, parfaitement contraire aux idées reçues, semble cependant avoir le mérite de la clarté. Mais déjà ce cas simple pose un problème vis-à-vis du temps. Il s’écoule en effet un certain temps entre le moment où l’aiguille indicatrice réagit à l’interaction quanton/appareil de mesure et le moment où l’observateur prend conscience de cette réaction (trajet des photons jusqu’à l’œil, réaction des pigments photosensibles, passage dans le nerf optique, traitement de l’information visuelle dans les cellules cérébrales). Si la réduction du paquet d’ondes n’a lieu qu’au moment de la prise de conscience, comment l’information est-elle retransmise à l’appareil de mesure, de façon que l’aiguille se mette dans la position haute ou basse ? Personne ne pense que la conscience émette alors, en direction de l’appareil, des quantons d’une énergie suffisante pour forcer l’aiguille à prendre sa position. On doit envisager soit la disparition instantanée et sans libération d’énergie de l’une des deux solutions, soit l’émission d’un signal (dont la nature reste à préciser) qui remonterait le cours du temps et fixerait la position de l’aiguille au moment précis où elle réagit à l’interaction quanton/appareil de mesure. C’est déjà très dur à avaler, mais les idéalistes aboutissent à des positions quasi intenables dans le cas de l’enregistrement automatique. En effet, dans bien des expériences l’observateur peut être remplacé par un dispositif automatique d’enregistrement, et l’enregistrement rester hors de la connaissance de tout observateur pendant un an par exemple. On réalise même, dans certaines expériences de collisions de particules, des dispositifs qui choisissent d’enregistrer ou non la collision selon ses résultats : ces dispositifs n’enregistreront par exemple qu’une collision sur cent en moyenne, et là encore on pourra n’examiner les enregistrements qu’un an après. La solution des idéalistes extrémistes est la suivante : l’esprit peut remonter le cours du temps, et déclencher le phénomène un an avant d’en prendre connaissance (remarquons au passage que ce phénomène n’aurait plus rien à voir avec la conscience, car il serait parfaitement inconscient). On est forcé de dire de ces acrobaties mentales ce que Diderot disait de l’idéalisme absolu, de l’« immatérialisme » développé au début du XVIIIe siècle par le philosophe irlandais George Berkeley : « Système extravagant, système qui, à la honte de l’esprit humain et de la philosophie, est le plus difficile à combattre, quoique le plus absurde de tous. » Les matérialistes A l’opposé, la philosophie des « matérialistes quantiques » a été excellemment résumée par Fritz Rohrlich, spécialiste de la théorie quantique relativiste du champ, dans un article publié en septembre 1983 par la revue américaine Science, sous le titre très significatif de « Faire face à la réalité quantique ». Rohrlich écrit : « Quelques-uns tirent de tout cela la conclusion que l’univers n’existe pas indépendamment de tous les actes d’observation, et que la réalité est créée par l’observateur. Mais l’écrasante majorité des physiciens ne partage pas cette vue… Le monde des électrons, protons, et tout le reste existe bien même si nous ne l’observons pas, et il se comporte exactement comme la physique quantique nous dit qu’il le fait. Le point est que la réalité physique au niveau quantique ne peut être définie en termes classiques comme l’avaient essayé Einstein, Podolsky et Rosen… Cela ne rend pas le monde quantique moins réel que le monde classique. Et cela nous apprend que la réalité de l’expérience ordinaire dans le monde classique est seulement une petite partie de ce qui est. » Bien entendu cette philosophie doit être étayée par une théorie de la mesure cohérente, et il faut voir si, comme le soutient Rohrlich, « la description du processus de mesure a reçu beaucoup d’attention, de clarification et de spécification. Des exemples ont été traités jusqu’au bout explicitement ». Quelle est donc la réponse matérialiste à la question de la réduction du paquet d’ondes ? En fait cette réponse n’est pas unique. Elle existe avec deux variantes principales, et nous allons examiner d’abord celle qui, apparue plus tard, connaît actuellement une certaine vogue parmi les spécialistes. Elle s’articule autour des propositions suivantes : La description quantique des éléments de la réalité par des fonctions d’onde obéissant à l’équation de Schrödinger est exacte (il n’est pas fait appel à des variables cachées, même non locales). En revanche, la « réduction du paquet d’ondes » n’est qu’une approximation, due au fait que, lors d’une mesure, l’équation de Schrödinger de l’ensemble quanton + appareil de mesure donne lieu à une évolution très rapide, qui ne laisse place qu’à une des possibilités contenues dans la fonction d’onde. Cette évolution très rapide vient de ce que l’appareil de mesure est macroscopique et non microscopique, et du fait qu’il a été spécifiquement conçu pour mesurer telle ou telle propriété du quanton. Contrairement à l’hypothèse de Wigner, cette variante matérialiste (ainsi que les autres) fait appel à des mathématiques élaborées, et il est difficile d’en donner les détails, d’autant plus que différents modèles ont été proposés, adaptés à telle ou telle expérience. Sa qualité première est de sembler extrêmement raisonnable : on ne peut certes pas lui faire les reproches adressés à la solution idéaliste. Cependant, elle aussi est sujette à des critiques. D’abord, elle manque de généralité pour le moment, puisqu’il faut élaborer un modèle pour chaque type d’expérience — et de plus certains au moins de ces modèles prêtent à discussion. Ensuite, si l’on veut que toutes les possibilités contenues dans la fonction d’onde disparaissent à l’exception d’une seule, un calcul appliquant rigoureusement la théorie quantique montre que l’appareil de mesure doit théoriquement être infini (cependant, s’il n’est pas infini mais simplement de taille normale, l’hypothèse de la survivance d’une seule possibilité est une excellente approximation, dans le cadre des modèles considérés). Enfin et surtout, dans le cas d’expériences comme celle d’Aspect, l’évolution rapide de la fonction d’onde de l’ensemble quanton mesuré + appareil aboutit à fixer une valeur à la polarisation (ou au spin) non seulement du quanton mesuré, mais aussi de l’autre quanton qui peut s’en trouver, en théorie, à des milliards de kilomètres. Cette évolution rapide mais de durée non nulle devrait donc avoir, en ce cas, sa contrepartie à des milliards de kilomètres. En un certain sens, il est plus difficile d’attribuer une possibilité d’action aussi extravagante à un appareil de mesure, objet matériel dont on connaît les limitations, qu’à une entité non matérielle hypothétique dont on peut dire n’importe quoi. L’autre variante matérialiste principale consiste à admettre la réduction du paquet d’ondes par l’appareil de mesure, réduction effective s’entend et non pas pseudo-réduction comme dans la première variante présentée ci-dessus, et à l’attribuer au caractère macroscopique de l’appareil, qui introduirait quelque part une disparition des effets proprement quantiques. Diverses tentatives, faisant souvent intervenir la notion d’irréversibilité, ont été faites pour essayer de préciser cette idée, sans résultat vraiment concluant. Cette variante se heurte par ailleurs aux mêmes objections que la précédente. Cependant, le caractère instantané de la réduction cadre peut-être un petit peu mieux avec l’expérience d’Aspect, l’interaction quanton mesuré/appareil ne violant la notion d’espace que pendant une durée nulle. D’autres variantes moins courantes existent. L’une par exemple suppose que l’interaction d’un petit nombre de quantons peut aboutir à la réduction du paquet d’ondes dans certaines circonstances : le caractère macroscopique de l’appareil de mesure n’intervient alors que pour amplifier le phénomène. Une autre consiste à dire que, lors de chaque mesure, l’univers se sépare en autant de branches qu’il y a de résultats possibles : par exemple, dans le cas d’une aiguille indicatrice à deux positions, il y aura une branche d’univers où les observateurs (qui se dédoublent eux aussi) la verront levée, et une branche où ils la verront baissée. Nous reviendrons là-dessus plus loin. Remarque incidente : quelle que soit la variante matérialiste, il peut arriver que des objets macroscopiques naturels fonctionnent comme des appareils de mesure, si le hasard les fait ressembler à de tels appareils. En effet, comme selon cette réponse matérialiste c’est l’appareil de mesure qui réduit le paquet d’ondes, indépendamment de la présence de l’observateur, tout agrégat de matière présentant les mêmes caractéristiques aura cette même propriété de pouvoir réduire le paquet d’ondes. Autre remarque plus importante, valable aussi bien pour la solution idéaliste que pour la solution matérialiste : l’expérience d’Aspect montre que deux systèmes quantiques qui ont interagi sont représentés par une fonction d’onde globale, et que chaque système considéré indépendamment ne peut être représenté par une fonction d’onde. Or un appareil de mesure est constitué de quantons, qui ont déjà subi des interactions lors de leur existence (par exemple au moment du Big Bang). En théorie, on ne peut donc le considérer comme isolé et le représenter par une fonction d’onde (à la différence des quantons à mesurer, que l’on sait « préparer » de façon à pouvoir les représenter par une fonction d’onde). Certains physiciens ont essayé de tenir compte de cela dans l’élaboration d’une théorie de la mesure ; mais ils ont à nouveau rencontré les difficultés évoquées ci-dessus. Les autres Comme nous l’avons déjà indiqué, on n’est pas condamné au choix entre matérialisme et idéalisme, et en fait l’interprétation la plus répandue de la physique quantique ne choisit pas. Cette interprétation est celle de Bohr et Heisenberg, appelée aussi interprétation de l’Ecole de Copenhague. Les philosophes la désignent comme positiviste, ou empiriste, ou opérationaliste. Selon cette interprétation, la physique quantique porte non pas sur la réalité, mais sur la connaissance que nous en avons ; cette connaissance est décrite par la fonction d’onde, et il est normal que cette fonction d’onde soit perturbée (réduite) lors d’une mesure, puisque dans ce cas précisément nous modifions notre connaissance de la réalité. La physique quantique permet simplement à des observateurs disposant d’appareils de mesure de représenter correctement les observations. Il est vain et sans signification de chercher à expliquer pourquoi elle marche, il suffit de constater qu’elle marche et d’appliquer son formalisme. Cette interprétation a eu le grand mérite de permettre à la physique d’avancer sans se poser de questions pendant plusieurs décennies. Mais les curieux ont refait surface, notamment à l’occasion des expériences sur le paradoxe EPR. L’interprétation de l’Ecole de Copenhague ne les satisfait pas, ils espèrent parvenir à la réalité sous-jacente à ce formalisme, au cas où il y en aurait une. Nombre d’entre eux reprochent à cette interprétation de n’être qu’un idéalisme déguisé. On peut aussi éviter le choix entre matérialisme et idéalisme en supposant l’existence d’une réalité mystérieuse dont matière et esprit ne seraient que deux manifestations. C’est dans cette direction que vont aussi bien David Bohm, partisan d’une théorie à « variables cachées non locales », que d’autres physiciens qui s’en tiennent strictement à la théorie quantique, tels Fritjof Capra aux Etats-Unis et Bernard d’Espagnat en France, ce dernier étant cependant très proche de l’idéalisme. On peut désigner par « syncrétisme quantique » cette tentative de synthèse : en effet ce mot désigne à la fois une doctrine qui essaie de combiner des religions apparemment incompatibles, et l’appréhension globale mais confuse d’un tout. Un peu de philosophie Ainsi la physique la plus élaborée, la pointe extrême de la science, rejoint-elle les interrogations traditionnelles de la philosophie, que l’on avait crues abolies par le développement même de la science et le triomphe apparent du matérialisme le plus simple, c’est-à-dire local et déterministe. Le « problème de la mesure » n’est que la résurgence d’un vieux débat qui a opposé les philosophes au cours des siècles. Ce débat est sans doute inhérent à la nature humaine elle-même : le développement de la personnalité au cours de la petite enfance, par interaction avec l’environnement matériel et humain et grâce à l’acquisition du langage, aboutit à la constitution — ou à la révélation — d’un « moi » qui inévitablement essaiera de se définir par rapport au monde extérieur. D’où l’apparition des grands problèmes métaphysiques, et l’élaboration des diverses conceptions philosophiques du monde. Au cours de cette élaboration est apparu un vocabulaire spécialisé, et il s’est constitué, du moins en France, une sorte de langage normatif dominant que nous allons exposer avant de dire pourquoi nous ne l’avons pas respecté. Dans ce langage, explicité dans la plupart des manuels scolaires et des encyclopédies, matérialisme s’oppose à spiritualisme, réalisme à idéalisme, et monisme à dualisme. Selon le matérialisme, rien n’existe en dehors de la matière. En particulier, l’esprit n’est qu’un épiphénomène, une propriété de la matière parvenue à un certain degré de complexité. (Nous supposons ici qu’il existe un accord d’usage courant sur la signification des mots esprit et matière, et nous ne chercherons pas à en donner une définition précise — tâche qui serait au-dessus de nos moyens.) La forme la plus extrême du matérialisme aboutit à des propositions du genre : « La pensée est au cerveau ce que l’urine est au rein. » Pour le spiritualisme au contraire, l’esprit existe indépendamment de la matière, et lui est supérieur ; c’est lui qui gouverne le monde. Selon le réalisme, en donnant à ce terme le sens qu’il a acquis au XIXe siècle, le monde existerait tel que nous le voyons même si nous n’étions pas là pour le voir. Les planètes continueraient de tourner autour du soleil, les fleuves d’aller à la mer et les petits oiseaux de chanter (à supposer que notre disparition éventuelle ne s’accompagne pas de celle des oiseaux). L’idéalisme au contraire ne tient pour assurée que l’existence de nos pensées et de nos sensations et peut soit rejeter carrément l’existence d’un monde matériel qui nous serait extérieur (c’est la thèse de George Berkeley), soit être assimilé au spiritualisme tel que nous l’avons défini (« idéalisme transcendantal » d’Emmanuel Kant). Le monisme suppose l’existence d’une seule variété d’être, qu’il s’agisse de la matière (matérialisme) ou de l’esprit (idéalisme de Berkeley). Le dualisme par contre croit à l’existence et de la matière et de l’esprit. Signalons que le mot dualisme a d’autres sens, par exemple l’opposition du bien et du mal dans le manichéisme. Ces définitions semblent claires ; pourtant elles ne manquent pas d’ambiguïté, et à notre avis peuvent être remplacées par une simple alternative. D’un point de vue historique d’abord, les six termes en question sont apparus assez tardivement, alors que les idées qu’ils expriment existaient depuis longtemps. Le mot matérialisme n’est apparu qu’en 1675 sous la plume du physicien anglo-irlandais Robert Boyle ; et pourtant cette théorie remonte au philosophe grec Leucippe (Ve siècle avant notre ère) ; le matérialisme des anciens était connu sous le nom d’atomisme. Quant à Boyle lui-même, il était croyant, et c’est son contemporain Thomas Hobbes qui, sans utiliser le mot, avait développé les thèses du matérialisme moderne. Le terme spiritualisme désignait au début du XVIIIe siècle une variété de mysticisme, puis on a qualifié de « spiritualiste » l’idéalisme de Berkeley, et ce n’est qu’en 1831 que « spiritualisme » a été utilisé en philosophie avec son sens actuel. Au début du XVIIIe siècle d’ailleurs, les philosophes qui s’opposaient au développement du matérialisme moderne se désignaient comme idéalistes (le terme date de cette époque) et non pas spiritualistes. Le terme réalisme a revêtu depuis son apparition au XVIe siècle plusieurs significations parfois contradictoires. Au XVIe siècle en effet, ce mot a été inventé pour désigner la philosophie de Platon, qui peut être considéré comme le premier des idéalistes ou des spiritualistes. Au XIXe siècle au contraire, le terme a pris un sens pratiquement identique à matérialisme, et est opposé à idéalisme qui, comme nous l’avons vu, avait été forgé vers 1700 pour s’affronter à matérialisme. Le vocable monisme a été créé par le philosophe allemand Christian von Wolff au début du XVIIIe siècle, mais n’a été largement utilisé qu’à partir de la fin du XIXe. L’introduction du mot dualisme en philosophie est également due à von Wolff. Ayant passé en revue ces questions de signification et d’histoire, on peut faire les remarques suivantes : Le spiritualisme, censé s’opposer au matérialisme, est apparu bien après l’idéalisme qui avait le même but, et n’en est en fait qu’une variété. De plus, le mot anglais « spiritualism » signifie à la fois spiritualisme et spiritisme, c’est-à-dire croyance en la possibilité d’une communication avec les esprits des morts : d’où une confusion possible. Le dualisme, conçu comme opposition de l’esprit et de la matière, admet toujours, au moins implicitement, la supériorité de l’esprit : le terme fait double emploi avec spiritualisme. Le monisme a l’inconvénient de recouvrir deux théories parfaitement contradictoires : l’idéalisme à la Berkeley et le matérialisme. Physiciens et philosophes C’est pourquoi nous avons choisi de ne retenir que les termes matérialisme et idéalisme. En préférant matérialisme à réalisme, nous avons refusé de sacrifier à une mode prévalant actuellement chez ceux des physiciens qui se mêlent de philosophie. En effet, lorsqu’ils sont matérialistes, ces physiciens préfèrent se dire réalistes. Cela vient peut-être de ce que la matière elle-même semble de moins en moins matérialiste. La matière des physiciens quantiques, qu’ils soient matérialistes ou idéalistes, ne correspond guère en effet au sens commun, ainsi qu’on a pu le voir dans tout ce qui précède. Le matérialisme quantique paraît atténué et quelque peu fantasmagorique, comparé au matérialisme pur et dur de la fin du XIXe siècle. Par ailleurs, l’ambiguïté de la notion de réalisme permet à un physicien indiscutablement anti-matérialiste, Bernard d’Espagnat, de se présenter comme le véritable réaliste, par le biais d’un « réalisme lointain » qui s’opposerait au « réalisme proche » des matérialistes. On peut bien sûr envisager un découpage idéalisme/réalisme, en désignant par idéalistes ceux qui croient à l’existence de l’esprit et de lui seul (définition différente de celle que nous avons adoptée), et par réalistes ceux qui croient à l’existence de la matière, quelle que soit leur opinion relativement à l’esprit. Mais ce découpage n’a aucun intérêt, car en ce sens Wigner lui-même, qui propose une solution dualiste, est un réaliste. Outre qu’elle évite certaines subtilités ambiguës ou superflues, la terminologie classificatrice que nous avons adoptée permet de regrouper philosophes et physiciens en quatre grandes familles, dont nous allons citer quelques représentants en indiquant en italiques le nom des physiciens : Les matérialistes : Cini, Démocrite, Diderot, Feuerbach, Hobbes, Paty, Rohrlich, Selleri, Vigier (notons à ce sujet que certains physiciens parviennent à concilier leur matérialisme avec une croyance religieuse, ce qui est un bel exemple de syncrétisme) ; les idéalistes : Bauer, Bergson, Berkeley, Hegel, Heitler, Kant, London, Platon, Wigner ; ceux qui disent qu’il s’agit d’un faux problème : Bohr, Carnap, Heisenberg, Hume (en fait Heisenberg est presque idéaliste) ; ceux enfin qui tentent une synthèse : Bohm, Capra, d’Espagnat, Lao-tseu, Spinoza. Est-ce à dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil ? Non, des percées décisives ont été réalisées, et par exemple le matérialisme « quantique » n’a pas grand-chose de commun avec celui des siècles qui ont précédé le nôtre. Les notions de déterminisme et d’espace ont pris un sérieux coup de vieux. A ce propos, on retrouve dans le Court traité de métaphysique de Denis Huisman et André Vergez, qui date de 1961, ces phrases un peu trop assurées : « Il n’est pas question de renoncer à l’exigence constituante du déterminisme. Si dans l’état actuel de nos techniques la position de l’électron est dans certains cas indéterminable, elle n’est pas nécessairement indéterminée, en elle-même, ni indéterminable par les méthodes que la science peut découvrir à l’avenir. » Les philosophes devront apprendre à réfléchir en tenant compte des acquis de la science, et cesser de poser des a priori douteux. Quant à l’objectivité de la notion d’espace (ou peut-être de l’écoulement du temps), elle a été fortement remise en question par les expériences sur le paradoxe d’Einstein-Podolsky-Rosen. Si le débat philosophique traditionnel se poursuit à travers la physique quantique, il est complètement renouvelé, et la variante couramment dite « rationnelle » du matérialisme, c’est-à-dire la variante locale et déterministe, a été radicalement éliminée.
  10. zenalpha

    Sur le Cogito

    Ni regret Ni vexation La théorie de la connaissance est fondée sur le ... rapport ... entre un sujet cherchant à connaître et un objet...qu'on cherche à connaître L'idée que le sujet et sa conscience sont les seuls fondements de ce rapport s'appelle l'idéalisme. Cogito ergo sum de Descartes est idéaliste évidemment Comme le disait Aurélien Barrau de la première vidéo que j'ai posté qui évoque Descartes, il y a un grand danger lorsque la pensée pure se prend elle même comme l'objet d'études qui est une certaine suffisance, le manque de vérification par l'expérimentation Ce que loupe totalement cette conception, c'est que sans environnement extérieur, aucune pensée possible D'une part parce que le sujet ne devrait pas nier l'ensemble des perceptions sur lesquelles il pense et qui l'ont créé D'autre part parce que prendre sa pensée comme la pépite de la terre, c'est se vautrer dans l'erreur Il faut l'altérité pour penser La voix du juste milieu dirait le bouddhisme Parce qu'une liberté absolue n'existe pas. Que ce soient les contraintes physiques ou notre condition Humaine il y a des contraintes et même des responsabilités Être totalement libre c'est être totalement seul et totalement naïf aussi
  11. zenalpha

    Sur le Cogito

    Il n'y a pas eu une seule explication mais des centaines, des milliers peut être Dont celles qui nous permettent de philosopher sur internet La science ne peut pas tout non, elle a tout de même des réussites et des résultats probants. Les plus probants en terme de connaissances. La première erreur est de penser que tout passe par la science c'est le scientisme La seconde est de penser que rien ne passe par la science et se passer de ses enseignements C'est 99% de la population La liberté d'expression n'est pas un mode de connaissance C'est un mode d'expression Le temps a apporté beaucoup de connaissances mais celles ci sont restées extrêmement étanches au grand public Philosophiquement, possible que les civilisations disparues aient rencontré le même type de problèmes mais je ne suis pas certain d'une époque qui ait les mêmes possibilités d'apprendre qu'aujourd'hui Je ne sais pas ce qu'est un univers miroir Non D'une part je ne vois pas pourquoi nous serions les plus avancés or nous n'avons jamais été en contact avec une civilisation qui disposerait de plus de moyens Quant aux moyens d'observations comme le SETI, ils sont conséquents Les ondes électromagnétique que nous recevons ne viennent pas que de notre galaxie pour celles émises dans un lointain passe et notre propre galaxie est elle-même énorme Aucun signal intelligent Pour le moment c'est le seul fait dont nous disposons C'est possible
  12. zenalpha

    Sur le Cogito

    Tu m'as reconnu Jamais un être humain ne peut s'extraire par exemple du champ gravitationnel de la Terre sans une vitesse de libération suffisante donc sans fusée Et comme le disait Kant, la liberté consiste à choisir ses chaînes Pour nous les anges, c'est différent Notre champ d'action est libre de tout et le manque de chaînes nous pèsent Nous sommes profondément blessés de notre liberté
  13. zenalpha

    Sur le Cogito

    Je suis en accord avec ça Mais ce que je dis, c'est que le monde existera sans moi Je ne suis la mesure de toute chose que pour moi Et de toutes les personnes les plus faciles à tromper c'est soi même qui est le gagnant Suffit de parcourir ce fil ou ce forum C'est pour ça qu'il y a des sciences, pour ne plus nous tromper dans nos prédictions donc être efficaces Les philosophes sont dans la lune avec les grandes idées mais les scientifiques y sont allés avec les bonnes non pas qu'elles soient vrais dans leurs principes mais en tout cas les plus efficaces par définition C'est une grande différence sur la pertinence des concepts L'inefficacité d'une multitude de pensées, le génie de quelques uns dont je ne suis pas Je pense donc je m'interroge et je trouve les sources pour tenter...tenter...d'y répondre Par les pensées des autres qui ont beaucoup plus et beaucoup mieux pensés que moi Penser par soi même est sans doute de toutes les définitions de la philosophie la définition la plus fausse Cogito ergo sum Mais pas une garantie pour bien penser On peut être un très mauvais penseur et penser philosopher. C'est même la situation courante Voici ma philosophie
  14. zenalpha

    Sur le Cogito

    Tu es le seul philosophe sérieux de la Terre...ou pas. En rien Tu peux penser l'univers comme tu veux et même sous la forme d'un éléphant rose si tu veux Rien ne t'empêche de le penser comme tu le penses Le problème est de savoir si c'est vrai La formalisation revient à introduire le paramètre temps où variable t dans des équations qui permettent de prédire avec exactitude la mesure d'une durée par l'expérience L'horloge atomique la plus précise utilise les 429 milliards de vibrations du strontium en 1 seconde Et les limites theorique de mesure au temps est le temps de planck qui est le temps que met un photon pour parcourir la distance de Planck (mesuré par nous car un photon n'est pas sensible au temps qui passe pour lui-même) La mesure du temps est relative pour un même événement pour deux observateurs différents, la notion de simultanéité disparait car deux événement qui semblent simultanés pour un observateur ne le sont pas pour un autre C'est la relativité Et ta question est mal posée dans l'infiniment petit Parce qu'à très petite échelle, on entre dans la mécanique quantique et la divisibilité de l'espace comme du temps n'est plus possible En fait tu as un principe intrinsèque à ce qu'on appelle 2 variables conjuguées, c'est le principe d'indetermination Et donc ce principe ne permet pas de connaître simultanément une position et une vitesse pour une particule élémentaire la vitesse étant la longueur parcourue sur le temps Ce n'est pas une limite de nos méthodes c'est une caractéristique intrinsèque de la nature La constante de Planck entre dans le produit de cette indetermination Et elle introduit la notion de quantum qui est une quantité discrète indivisible Tu as une longueur de Planck, un temps de Planck, une aire de Planck et une constante de Planck Descendre en deca nécessite des théories que nous n'avons pas mais on sait que la géométrie continue de Riemann pour la relativité doit intégrer les caractéristiques de la mécanique quantique donc de valeurs discrètes Dans les grandes lignes, le concept d'espace temps remplace le concept de temps avec la relativité Et l'espace temps qui n'est plus le temps doit comporter les caractéristiques quantique donc des valeurs granulaires discrètes indivisibles ainsi que des caractéristiques de superposition d'états dans un champ plus fondamental Du reste, des phénomènes de retrocausalité existent à cette échelle ainsi que des intrications sur de longues distances qui remettent en cause le principe de localité Et sans principe de localité ni de temps linéaire plus de division du temps ni de l'espace
  15. zenalpha

    Sur le Cogito

    Pourtant aucun lien logique Je suis donc l'éternité existe aurait eu moins de succès Possible mais tant que l'univers se manifeste à nous exactement de la même manière,nous pouvons rendre compte de ses manifestations de manière partagée. Le spectre de la lumière reçue donne une information sur la composition des étoiles et ma foi, si c'est un tapis magique placé 100 mètres au dessus de nous, nous voyons le même tapis et nos satellites nous bernent aussi Nous ne pouvons expliquer que les manifestations. Que les trous noirs aient été prédits puis observés est comme le boson de Higgs Une puissance relative mais spectaculaire de notre entendement Je ne vois pas le paradoxe. Ou l'univers à existé de tout temps, ou il a été créé Soit nous fermons les yeux et oublions de raisonner en oubliant tout ce qu'on connait de lui et on pense encore qu'il est présent de toute éternité comme certains grecs ou nous...savons...que ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas Après, on peut penser une historicité ou un autre chose, mais cela doit se manifester soit par la théorie soit par nos observations indirectes Il y a des prédictions de multivers qui pourraient se manifester Si rien ne peut être prédit ni observé, on rejoint la religion ou les licornes roses.
  16. zenalpha

    Sur le Cogito

    L'enfer est une vision théologique, je t'avoue que je lui trouve la vertu de peser socialement sur certains esprits dans leur dévotion ou leur retenue et un attrait symbolique Démêler la complexité, c'est une méthode proposée par Descartes puisqu'on est dans ce topic et qui reste dans nos sociétés même si son esprit s'effrite pour autre chose qui me plaît beaucoup moins Le sens à donner à l'univers nous le donnons tous. Dire que tout cela n'a aucun sens a d'ailleurs parfois généré des pépites de philosophies notamment Camus et son cycle de l'absurde que vraiment j'apprécie énormément Mais qui connaît Camus ou qui comprend cette frontière entre trouver le sens de son existence et trouver du sens dans l'univers ? En tout cas, j'aimerais des points de repère qui soient des postures et des partis pris et non des impostures qu'on croise très régulièrement et qui croisent suffisances et insuffisances, révisionnismes et fainéantise, je ne dis pas ça pour toi tu es sincère Et justement...ce mal être contemporain où les cadres sont perdus pour des opinions et des libertés qui ne sont que des prisons subies en effet se transforment parfois en enfer sur Terre L'ego, la souffrance Parfois je me rends compte combien il a été complexe de simplifier ma vie Et si la plénitude guette, les vicissitudes ne sont jamais loin J'ai mangé mon pain blanc Les dégénérés ma foi...sont moins importants que les bons esprits et il faut toujours rester optimiste pour les autres et pour soi même
  17. zenalpha

    Sur le Cogito

    Ton divorce avec les mathématiques tu veux dire. Mais tu n'as pas non plus d'épousailles avec la philosophie Ce qui explique ta compréhension du dernier point
  18. Si tu penses que de se passer de charges salariales sonne le glas du capitalisme pour un entrepreneur, c'est sans doute parce que tu n'as jamais vu un compte d'exploitation. En gros ça signifie monter sa marge et ses bénéfices Sans compter la présence h24, l'arrêt des maladies ce qui ne signifie pas les arrêts maladie donc la hausse de productivité Je pense que tu raisonnes en salarié 2024 Ne plus travailler comme le sommet du bonheur Mais ça n'a rien à voir avec le socialisme non plus... La valeur travail n'est normalement pas qu'un revenu... Le revenu universel c'est comme l'élevage d'une batterie de poulets. C'est dingue de voir ça comme une avancée
  19. zenalpha

    Sur le Cogito

    L'éternité n'existe pas sous la forme dont nous l'entendons Le temps tel que nous l'éprouvons n'a pas "de tout temps" existé, faute d'un temps absolu et l'univers que nous habitons non plus. Rien n'est impermanent La science en rend compte avec la thermodynamique, les philosophies orientales également
  20. zenalpha

    Sur le Cogito

    Si la scolastique est la mise en adéquation de la philosophie grecque et de la théologie...je pense exactement l'inverse C'est parce que certains ont le nez sur la philosophie grecque et sur les textes religieux qu'ils ont perdu de vue les concepts Un concept n'est pas un dogme Des esprits en revanche sont dogmatiques Rien n'est certain Si on accepte l'idée que la relativité générale est extrêmement précise et la seule à parfaitement rendre compte de la mesure du temps pour chaque référentiel, c'est une force dont ne jouit .. AUCUNE ... philosophie Et sa conséquence s'appelle l'eternalisme qui est que passé, présent et avenir sont cosubstantiels donc déjà écrit dans un univers bloc fixe ou tous les événements sont écrits https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Éternalisme https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Univers-bloc Et cela viole notre bon sens lié à la flèche du temps Maintenant la RG n'est pas complète pour rendre compte de tous les phénomènes donc la discussion philosophique reste ouverte mais nos représentations devront rendre aussi bien compte des phénomènes que la RG sinon....comme beaucoup de philosophies...c'est...faux....les faits ne les valident pas et même...les réfutent... Dur pour un philosophe de se confronter aux faits...et sortir de ses effets et des contes de fées parce que les faits le contredisent Ce n'est pas l'ADN de la philosophie surtout après en avoir extrait la démarche scientifique qui avait d'ailleurs besoin d'autres méthodes pour être efficace et ne pas tomber dans ces dialectiques infertiles ou subjectives. Un Einstein peut-être oui, est parvenu à théoriser son intuition philosophique avec la relativité et pourtant...il s'est trompé sur la nature déterministe qu'il entendait pour la mécanique quantique Son mérite a toujours été l'ouverture et la remise en cause Et ce qui est certain...c'est que la RG a doté l'univers d'une histoire Ce n'est pas que des événements ont une histoire dans l'univers mais que la mesure des temps propres est relative et d'autre part que l'univers lui-même s'inscrit dans une histoire, un début...et une fin L'expansion de l'univers est vérifiée par l'observation Il n'est pas éternel ni les objets qui le composent Mieux l'univers est devenu un objet physique lui-même avec une courbure par exemple La science ne répond pas définitivement sur l'idée d'un temps "avant" le big bang...mais elle suggère que le temps dans lequel nous évoluons nous même a été créé au big bang et les théories rendent compte assez bien de cette histoire de l'univers jusqu'au temps de Planck Ce qu'elle marque également c'est que le temps s'efface pour le concept d'espace temps et qu'il est probable que le temps soit émergent donc un phénomène lié à la thermodynamique Le temps disparaît en tout cas des équations de la gravitation quantique ce qui fait écrire à Carlo Rovelli le livre "et si le temps n'existait pas" contrairement à son co-fondateur de la gravitation quantique à boucles, Lee Smolin qui écrit "La renaissance du temps" Oui...les concepts grecs et la chronologie théologique s'effacent dans les avancées scientifiques qui ont une longueur d'avance et définitive : rendre compte des phénomènes Et sur le coup les tortues grecques ne rattraperont jamais les fusées modernes même avec un poing sur le front en posture de réflexion
  21. zenalpha

    Sur le Cogito

    Tu n'as rien compris de sa philosophie profonde qui s'exprime en quelque phrase concernant sa conception du monde, tu n'as pas compris ses influences de pensée ni son école de pensée et tu n'as cité qu'une des parties auprès de qui il s'oppose dans son débat concernant sa conception du monde Ça c'est le côté philosophie ou tu es léger dans la compréhension contextuelle Et ses 2 prémisses de divisibilité ou d'indivisibilité du monde prennent la forme de 4 problèmes parfaitement exposés qui contiennent toutes des erreurs de logique dans leur traitement intellectuel par Zenon et qui ont été résolu élégamment mathématiquement depuis, sans paradoxe... évidemment Ce qui signifie que les conclusions du traitement théorique...trivial...valident les 4 expériences réelles et ne les invalident pas. Ce qui est invalide, c'est qu'il n'existe pas que des nombres rationnels ce que croyaient les grecs... et ce qui est invalide, c'est de penser qu'une suite de termes infinis ne peut pas converger Tu n'as toujours pas compris par exemple que 0.99999.... = 1 Ce qui est une connaissance mathématique et non un point de vue duquel débattre du haut de ta méconnaissance Connaissances...que Zenon n'avaient pas à l'époque Tu n'es pas choqué par l'écart entre son raisonnement théorique et les vérifications expérimentales contraires Et même intellectuellement , tu t'accomodes de l'idée qu'un raisonnement puisse démontrer qu'un raisonnement soit invalidé par l'absurde et que la proposition inverse soit invalidée dans le même temps, ce qui est evidemment ... faux Zenon voudrait démontrer à la fois que la divisibilité comme l'indivisibilité mèneraient à des contradictions dans les 2 cas Hors, la démonstration par l'absurde est valide en logique de tiers exclu et ne permet pas de démontrer une chose...et son contraire C'est l'un ou l'autre... Donc je t'écoute t'enfoncer sans ce petit retour concernant le check de ta propre "pensée" ou à l'inverse de ta légèreté philosophique, tu deviens lourd Tu confonds tes propres erreurs avec un raisonnement valide La démonstration par l'absurde n'est ni absurde ni pour les absurdes Et un raisonnement a une conclusion cohérente et non incohérente Tu confonds tes petits arrangements modernes en 2024 faute de bases avec les limitations du traitement de 4 questions parfaitement posées et parfaitement résolues aujourd'hui Je te repose 4 autres questions sur lesquelles je n'ai jamais eu tes réponses Au ...final.philosophiquement, .pour Zenon, le monde est il divisible ou indivisible ? Quelle est sa nature ? Il y a une réponse...il a une conception parfaitement exprimée Dans son traitement intellectuel est il parvenu à une démonstration valide ou invalide mathématiquement et pourquoi ? Il y a une réponse....invalide et des raisons parfaitement comprises mais les as tu comprises... Et toi tu en penses quoi de la divisibilité ou de l'indivisibilité du monde ? alors là....le chaos...impossible de te voir exprimer ta propre pensée... Et quand tu cherches la réponse sur la divisibilité ou l'indivisibilité du monde, vers quelles théories modernes te tourner et qu'en disent elles ? Il y a aujourd'hui plusieurs réponses physique et un corpus de mathématiques différentes, aucune ne concerne Zenon... 4 questions très simples ou après tout ton cinéma sur ces questions d'un simplicité enfantine aujourd'hui mais géniales dans les connaissances de l'époque on a toujours aucune réponse de ta part Mais ouvre un sujet...on pourra débattre de tes limitations sur ce sujet à loisir. Mais c'est sans fin... du coup...tente d'y rester Tu as déjà provoqué la fermeture du sujet sur Kurt Godel dont tu as remis en cause ses théorèmes excuse moi du peu... et j'espère que sur le cogito ça t'intéresse davantage Si je pense donc je suis...il faut penser mon ami Car tu es encore hors sujet et évidemment je ne reprendrai pas tes propres termes mais tu nages dedans et jusqu'au cou partout tout le temps...
  22. zenalpha

    Sur le Cogito

    Bin je t'avoue que ton raisonnement sur le fait de ne pas être seul tient la route et malgré tout, je m'étonne que depuis la nuit des temps comme nous captons la lumière des étoiles nous ne captons aucun signal électromagnétique "intelligent" En revanche absolument pas d'accord et même totalement en désaccord avec ta vision extrêmement naïve d'une complexité triviale....au regard...de beaucoup d'arguments scientifique et y compris des meilleurs Ton récit lui aussi se lit comme une histoire sainte. Je ne remettrai pas la vidéo d'Hubert Reeves qui décrit cette montée en complexité comme ... une belle histoire Pourtant comme de nombreux scientifiques je suis entièrement d'accord avec Einstein et lui Au contraire, il y a non pas des motifs pour s'étonner mais des éléments extrêmement signifiant dont il faudra trouver explication Comme le Yin et le Yang c'est paradoxal Peu de sciences mène à la religion, beaucoup de sciences mène à une forme de religiosité Il y a eu les dieux des lacunes, il y a le mystère de la connaissance Difficile à partager mon profond sentiment Mais je l'exprime
  23. zenalpha

    Sur le Cogito

    Je ne suis pas prudent je suis ironique La botte de beurre ne fait pas non plus partie des mathématiques mais il faut se méfier, il y a une théorie des nœuds On nage dedans.... La théologie est elle une science ? Ça vaut 2.5€ chez Amazon et je ne donne pas davantage On la perd concernant le critère de réfutabilité, ça c'est sûr. Disons que la théologie elle même serait réfutée si Dieu l'était quant aux dogmes, ils sont invérifiables et contradictoires d'une religion à l'autre donc une histoire sainte en réfute une autre et vice versa pas de consensus sur la trinité comme sur la somme des angles d'un triangle dans la géométrie euclidienne Pas de theorisation, pas d'expérimentation, pas d'observation, pas de prédiction, pas de démonstration, pas d'utilisation, pas de recherche hors l'étude de textes sacrés et leur exégèse Il y a une philosophie des sciences humaines et il y a une philosophie des sciences mais je ne connais pas non plus une philosophie de la théologie à part la théologie naturelle mais c'est encore pire dans les raisonnements que la philosophie elle-même Moi, je veux bien que l'exegése des textes entre dans les sciences humaines mais c'est pour te faire plaisir. Je te garantie une chose C'est que ça ne rentre pas dans les mathématiques La Kabbale peut être si on s'y adonne Personnellement j'aime beaucoup ces textes mais si il y a une connaissance à en retirer, c'est celle des textes saints, des évolutions du dogme et de sa construction dans l'histoire et le reflet des civilisations Est ce une science ? J'ai du mal avec cette idée tu n'es pas le seul à porter cette croix Je te la laisse donc cette terminologie je ne la revendique pas Dogmes et sciences, il y aurait pas mal d'incompatibilités dans la finalité, les méthodes et les révolutions de paradigmes Bref...
  24. zenalpha

    Sur le Cogito

    On en sait rien mais le principe anthropique est une constatation que la montée en complexité et au final la vie que nous connaissons sur base du carbone nécessitait un univers déraisonnablement précis à bien des égards et de s'en étonner. La motivation n'est pas notre "importance".
  25. zenalpha

    Sur le Cogito

    Oui Ce qui est certain, c'est que Descartes l'érige en méthode donc par une mise en mouvement, une démarche active de connaissance alors que le doute des sceptiques grecs est une ataraxie
×