Aller au contenu

Constantinople

Banni
  • Compteur de contenus

    18 329
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    13

Tout ce qui a été posté par Constantinople

  1. C'est d'une logique implacable. En détruisant ce qu'ils considéraient être de la culture bourgeoise inégalitaire, les pédagogues Bourdieusiens s'imaginaient créer l'égalité en nivelant tout vers le bas. Ils n'ont fait qu'anéantir les dernières passerelles méritocratiques qui permettaient de s'élever.
  2. La voix à la gauche castriste anti imperialiste etc etc. https://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249 CE 17 mars 2015, l’agenda de M. Emmanuel Macron s’annonce chargé. À 7h45, la revue Politique internationale attend le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique pour un petit déjeuner-débat. Au menu : exposé face à un aréopage de patrons, de diplomates et de responsables politiques. Une heure plus tard, direction Bercy. Le ministre participe à l’ouverture d’une conférence sur les dispositifs publics de soutien à l’exportation, où se mêlent hauts fonctionnaires et dirigeants du privé, avant de s’entretenir avec les sénateurs socialistes au sujet de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Vers 13h15, il retrouve les convives du Cercle Turgot pour un déjeuner-débat. Le président en exercice de ce think tank, M. François Pérol, patron du groupe Banque populaire - Caisse d’épargne (BPCE), l’accueille: «Bienvenue, Emmanuel. Tu arrives juste du Sénat. Y a-t-il trop d’articles à ton projet de loi? Comme on disait en d’autres temps, trop de notes s’agissant de la musique de Mozart ? » Pareil hommage tient en partie de l’autocélébration, tant la carrière de M. Macron ressemble à celle de M. Pérol : fils de médecin, énarque, passé par l’inspection des finances, par la banque Rothschild et par les services de l’Élysée. Le ministre a vite fait d’emballer financiers, journalistes et autres cadres, qui l’intronisent membre d’honneur de leur cercle. Après les questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, M. Macron s’attarde pour un long entretien avec M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Puis, Saint-Patrick oblige, il reçoit M. Richard Bruton, son homologue irlandais. Une succession d’apparitions brèves dans les sphères du pouvoir, avec la volonté de faire forte impression à défaut de laisser une empreinte profonde : ce 17 mars 2015 résume à bien des égards la trajectoire du candidat à l’élection présidentielle française. Il se rêvait normalien, il atterrit à Sciences Po. Là, l’historien François Dosse le présente en 1999 au philosophe Paul Ricoeur, qui cherche une petite main pour achever le manuscrit de La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli (1). Cette collaboration ouvre à l’étudiant les portes d’Esprit, revue intellectuelle française proche de la «deuxième gauche» qui soutint par exemple le plan de réforme de la Sécurité sociale du premier ministre Alain Juppé en 1995. Il y théorise sa conception de l’exercice du pouvoir : « Le discours comme l’action politique ne peuvent plus s’inscrire dans un programme qu’on proposerait au vote et qu’on appliquerait durant les cinq années du mandat (2). » Au politique, il faudrait, selon lui, un horizon plutôt qu’un catalogue de mesures. C’est auprès de piliers de la « deuxième gauche » qu’il trouve l’idéologie donnant sens à son engagement. Sous le fouet de la sainte concurrence ÉNARQUE stagiaire dans l’Oise à l’automne 2002, M. Macron se lie d’amitiéavec Henry Hermand. Enrichi dans l’immobilier commercial, l’homme d’affaires (décédé en 2016) a été l’une des figures tutélaires et nourricières d’une gauche chrétienne et « anti » : anticommuniste, anticolonialiste et antijacobine (3). Puis, en 2007, le chef de l’inspection des finances, M. Jean-Pierre Jouyet, débauché par M. Nicolas Sarkozy pour le secrétariat d’État chargé des affaires européennes, présente ce jeune homme prometteur à M. Jacques Attali. L’ancien conseiller de François Mitterrand,qui préside la commission pour la libération de la croissance, le nomme rapporteur général adjoint. On discerne en sourdine dans le document final cette volonté de dépasser des clivages ordinaires que le candidat vocifère désormais sur toutes les estrades. « Ceci n’est ni un rapport, ni une étude, mais un mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n’est ni partisan ni bipartisan : il est non partisan. » Les « nonpartisans » de la commission pourfendent « la rente (...) triomphante : dans les fortunes foncières, dans la collusion des privilégiés, dans le recrutement des élites » (4) et défendent un projet de société fondé sur la concurrence et la déréglementation. Ces esprits inspirés ne se contentent pas de recommander la réorientation massive de l’épargne des Français vers les marchés d’actions six mois avant l’effondrement financier de 2008. La mise en concurrence généralisée revient à opposer entre elles des fractions des classes populaires : fonctionnaires et salariés du privé, artisans taxis contre chauffeurs Uber. Une telle vision du monde sied bien à un fringant inspecteur des finances qui, outre le comité de rédaction d’Esprit, qu’il intègre, fréquente des cénacles sociaux-libéraux et partisans de la construction européenne telle qu’elle se fait, comme En temps réel ou les Gracques. Le premier se présente comme un « lieu de rencontre entre acteurs publics et privés soucieux de confronter leurs expériences et analyses, (...) dédié à la construction de puissantes bases intellectuelles d’un agenda réformiste ». Le second proclame que le marché « est le moyen de remettre en cause les situations acquises, les privilèges et les rentes ». La rente sociale de M. Macron, elle, reste à l’abri des grands vents de la « modernité ». En 2008, M. Xavier Fontanet, alors président d’Essilor, M. Serge Weinberg, ancien conseiller de M. Laurent Fabius, président du fonds Weinberg Capital Partners, M. Jean-Michel Darrois, avocat d’affaires, et M. Alain Minc – le seul à ne pas avoir été membre de la commission Attali – le recommandent auprès de la banque Rothschild. Son ascension y sera fulgurante, grâce à un marché conclu en 2012 pour le compte de Nestlé, dont le président, M. Peter Brabeck-Letmathe, avait participé à ladite commission. M. Attali a présenté M. Macron à M. François Hollande en 2010, lorsque celui-ci ne dirigeait plus le Parti socialiste (PS) et que M. Dominique Strauss- Kahn ou Mme Martine Aubry semblaient assurés de jouer les premiers rôles aux primaires de 2011. Le jeune trentenaire coordonne pour le futur président le travail d’économistes comme Philippe Aghion (encore un membre de la commission Attali). Après la victoire de 2012, M. Attali et M. Jouyet – revenu de son aventure sarkozyste et à nouveau intime de M. Hollande – appuient sa candidature au poste de secrétaire général adjoint de l’Élysée, chargé des questions économiques. En 2014, c’est encore M. Jouyet qui, en sa qualité de secrétaire général de l’Élysée, annonce la nomination de son protégé au ministère de l’économie. « C’est quand même exaltant, à cet âgelà, d’avoir en charge l’économie, les entreprises, l’industrie, tout ça, lui explique-t-il au téléphone juste après l’annonce du remaniement. Tu te rends compte, le numérique, tout ce que j’aurais aimé faire ! Je pensais, quand même, à l’inspection des finances, être le maître, maintenant, c’est toi qui vas être le maître (5). » Le nom du jeune prodige sera vite associé à une loi qui promeut le bus plutôt que le train, à l’ouverture dominicale des commerces et au travail de nuit. Il assouplit les règles des licenciements collectifs et hâte la privatisation de la gestion d’aéroports régionaux. À ce stade d’une trajectoire de météore, on distingue déjà l’épure d’un style : être introduit dans une institution de pouvoir par un influent pygmalion, n’y passer que le temps nécessaire à la constitution d’un dense réseau de relations, puis recommencer à un poste d’un prestige supérieur. M. Macron ne restera pas plus longtemps à Bercy qu’à l’inspection des finances, chez Rothschild ou au secrétariat de la présidence : moins de trois ans. Quand il lance à 38 ans, en avril 2016, son mouvement En marche !, il mobilise les contacts accumulés à chaque étape de sa carrière. À Sciences Po, où il enseigna à sa sortie de l’École nationale d’administration (ENA), M. Macron se lie d’amitié avec M. Laurent Bigorgne. C’est à l’adresse privée de ce dernier qu’il domiciliera En marche ! Fin 2010, M. Bigorgne devient directeur général de l’Institut Montaigne. Du très libéral institut, le candidat débauchera Mme Françoise Holder, codirectrice du groupe du même nom (boulangeries Paul et pâtisseries Ladurée), et recourra un temps aux services de l’agence de communication, Little Wing. Il ne boude pas pour autant les think tanks de l’autre bord politique : il est proche de M. Thierry Pech, ancien cadre de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et directeur général de la fondation Terra Nova, proche du Parti socialiste. D’anciens membres de la commission Attali se mettent aussi « en marche ». L’essayiste Erik Orsenna était au premier rang pour le lancement du mouvement à la Mutualité (La Tribune, 31 août 2016). La rapporteuse de la commission, Mme Josseline de Clausade, passée du Conseil d’État à la direction du groupe Casino, M. Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT désormais consultant en stratégies sociales, M. Darrois ainsi que M. Stéphane Boujnah, président d’Euronext, la société qui gère les Bourses d’Amsterdam, Bruxelles Lisbonne et Paris, ont fait le déplacement pour le premier grand meeting de campagne, le 10 décembre 2016, à la porte de Versailles. C’est d’ailleurs M. Boujnah, ancien « DSK boy », viceprésident d’En temps réel, qui aurait présenté à M. Macron l’homme qui désormais lève des fonds pour sa campagne présidentielle : M. Christian Dargnat. Cet ancien patron de la gestion d’actifs de BNP Paribas et du Crédit agricole a également présidé le comité « Monnaies et système monétaire international » du Medef de 2010 à 2013. Le patron du cabinet de conseil Accenture, M. Pierre Nanterme, autre ancien de la commission Attali et de la direction du Medef – sous la présidence de Mme Laurence Parisot –, a déclaré avoir versé 7 500 euros (le plafond autorisé) à En marche ! (Les Échos, 27 janvier 2017). Côté syndical, outre M. Kaspar, la connexion macronienne se nomme Pierre Ferracci. L’homme a transformé le cabinet d’expertise Secafi, proche de la Confédération générale du travail (CGT), en un groupe spécialisé dans le conseil aux syndicats, aux représentants du personnel et aux directions d’entreprise, le groupe Alpha. Son fils Marc et sa belle-fille Sophie occupent une place importante dans la garde rapprochée du candidat. Témoin de mariage du couple Macron, le premier est professeur d’économie, chercheur associé à la chaire « Sécurisation des parcours professionnels » que cofinancent à Sciences Po le groupe Alpha, la société de travail intérimaire Randstad, Pôle emploi et le ministère du travail. Avocate d’affaires, seconde fut cheffe de cabinet du ministre à Bercy avant d’intégrer son équipe de campagne. D’autres anciens membres du cabinet ministériel ont rallié En marche ! Son directeur (6), M. Alexis Kohler, qui a rejoint la direction financière du deuxième armateur mondial, MSC, continue de conseiller M. Macron, quand son adjoint, M. Julien Denormandie, se consacre à temps plein à la campagne. Tous deux sont passés par le cabinet de M. Pierre Moscovici, aujourd’hui commissaire européen. Le conseiller chargé de la communication et des affaires stratégiques de M. Macron à Bercy, M. Ismaël Emelien, fait appel à des entreprises spécialisées dans la collecte et l’analyse de données de masse afin de caler l’«offre» politique sur les desiderata des électeurs (Le Monde, 19 décembre 2016). Le porte-parole d’En marche !, M. Benjamin Griveaux, ne faisait pas partie de son cabinet ministériel, mais il cumule les propriétés de ses jeunes membres : surdiplômé – École des hautes études commerciales (HEC) de Paris, Sciences Po –, formé au sein de la droite du PS (auprès de MM. Strauss-Kahn et Moscovici), passé par un cabinet ministériel (celui de Mme Marisol Touraine). En outre, il a exercé des mandats électoraux (à Chalon- sur-Saône et dans le département de Saône-et-Loire), tout comme le secrétaire général d’En marche !, le député et conseiller régional du Finistère Richard Ferrand, ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne. Héritier de la noblesse d’État AINSI l’homme qui se présente comme neuf, sans passé et sans attache incarnet-il, tant personnellement que par son entourage, l’héritage cumulé de la noblesse d’État (Bercy), de l’expertise et de la haute finance : le noyau du « système », en somme, que sanctionne son appartenance au club Le Siècle. Trente ans après que M. Hollande, M. Jouyet et quelques autres caciques socialistes ont proclamé que « la gauche bouge (7) », la vieille garde et les Jeunes-Turcs de M. Macron rejouent l’éternelle histoire du modernisme : un homme situé au-dessus des partis qui agrège les bonnes volontés, les compétences techniques et les méthodes dernier cri pour piloter le pays. Dès lors, l’essentiel n’est pas d’avoir un programme. C’est de rassembler, de la droite de la gauche (par exemple M. Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, connu pour sa sollicitude envers la hiérarchie catholique) à la gauche de la droite (comme la députée européenne Sylvie Goulard, auteure de l’inénarrable L’Europe pour les nuls). C’est surtout de pouvoir compter sur l’appui d’individus influents, tel M. Jean Pisani-Ferry, ancien commissaire général à la stratégie et à la prospective, et sur les nombreux experts qu’il draine dans son sillage. Cet ancien conseiller de M. Strauss-Kahn et de M. Jouyet sait pourtant l’inconvénient d’un tel positionnement. Peu après le « Brexit », il constatait : « Nous sommes les experts, ceux que 52 % des Britanniques détestent» (Le Figaro, 4 juillet 2016). Il faudra à M. Macron beaucoup de charisme pour maintenir l’illusion qu’il appartient à l’autre camp. Lui suffira-t-il de croiser le mythe pompidolien du banquier lettré sachant conduire les affaires avec le fantasme giscardien du jeune homme progressiste ? (1) Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron, Flammarion, Paris, 2015. (2) Emmanuel Macron, « Les labyrinthes du politique. Que peut-on attendre pour 2012 et après?», Esprit, Paris, mars-avril 2011. (3) Vincent Duclert, « La deuxième gauche », dans Jean-Jacques Becker et Gilles Candar (sous la dir.de), Histoire des gauches en France, vol. 2, XXe siècle: à l’épreuve de l’histoire, La Découverte, Paris, 2004. (4) Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali, 300 décisions pour changer la France, XO Éditions - La Documentation française, Paris, 2008. (5) Yves Jeuland, À l’Élysée, un temps de président, documentaire diffusé sur France 3 le 28 septembre 2015. (6) Les rôles de directeur et de chef de cabinet ne se confondent pas, le second assumant plutôt des fonctions d’organisation. (7) Jean-François Trans (pseudonyme collectif), La gauche bouge, Jean-Claude Lattès, Paris, 1985.
  3. La menace du patrimoine terrien et immobilier des familles françaises, le déracinement et le nomadisme comme idéal, le capitalisme de collusion et des réseaux, La Finance type City plutôt que l'entreprenariat et son entourage qui Va de Hue, à Madelein en passant par Bayrou, Cohn Bandit, Toubon, il ne manque plus que Jack Lang, la culture française n'existant pas, le crime contre l'humanité, ça fait beaucoup pour un seul homme.
  4. Comme je vous disais sur un autre sujet je ne suis pas sur qu'un porte avion soit l'outil le mieux adapté pour faire face aux menaces du XXI eme siècle, mais je ne suis pas contre, à condition de ne pas faire la politique étrangère de ces 5 dernières années.
  5. Un acronyme dont je suis persuadé qu'un Brave anglo saxon est responsable. Oui pour le syncrétisme, mais Avec les trières, les phalanges, les légions, et les flottes vénitiennes ou génoises quand même, faut pas déconner. Ça aide pour poser une certaine hiérarchie et apprécier les échanges d'idées, de biens, etc. Sinon ça veut dire qu'on est un peu dans le rôle du dindon de la farce, et c'est emmerdant.
  6. Alors là franchement, objectivement, les gens de Droite ont beaucoup de défauts, mais surement pas celui de nous jouer les pères la morale à longueur de temps comme si ils étaient les nouveaux curés des temps athées. Je pense que l'athéisme dans la gauche s'explique d'ailleurs à cela : Ils se complaisent tellement dans les leçons de moralines hypocrites, intéressées, et fondamentalement fausses qu'il ne pouvaient pas supporter la concurrence du clergé catholique dans leur secteur d'activité. Il les ont donc largement surclassé dans le domaine. On s'est tapé 5 ans d'homélies du père Hollande et de la mère supérieure Taubira pour se rendre compte que leurs pratiques du pouvoir était encore bien pire que ce qu'on pouvait soupçonner. Inversement proportionnelle. On peut reprocher beaucoup de choses à Sarkozy, mais au moins, rendons lui grâce de ne pas avoir briser les noix des français avec ce lyrisme d'une vacuité intersidérale, tout Christine Angotien, sur un pseudo état de droit pendant 5 ans alors qu'il s'y essuyaient les pieds dessus quotidiennement, les godasses crottées, la mine réjouie : lui, au moins il nous aura épargné les leçons de morales.
  7. Sur ce point je suis un peut obtus, voire franchement bête : Je compte les morts que la France a du dépenser pour acquerir ce Patrimoine et quelque chose me reste en travers de la Glotte quand les Attalis me disent que tout ça, c'est franchement rétrograde et qu'il faut le dealer pour que dalle sinon le plaisir d'avoir le plaisir de pouvoir observer grandeur nature les conflits ethnico religieux exotiques que jusque là nous n'avions que la loisir d'en prendre connaissance dans les livres. Merci pour ça, monsieur Macron, mais non merci ! Alors que beaucoup critiquent Louis XIV d'avoir choisi la Franche comté plutôt que les Amériques, à posteriori, je suis plutôt du genre à me dire que peut être avait il fondamentalement raison quand on voit les délires de l'aventure coloniale républicaine. L'incohérence par contre est que la persistance dans l'inégalité n'est pas du a un quelconque modèle "Balzacien" qui genererait une rente ennemie de la méritocratie. Il suffit de rester quelque temps sur Paris pour se rendre compte très rapidement d'où vient le problème ; que les privilèges n'ont pas été abolis, qu'ils se lèguent, et que le capitalisme français est un capitalisme essentiellement de connivence au sein d'une caste sociale l ayant un intérêt bien compris dans le Status Quo, balisant tout juste quand les manants arriérés osent mal voter. Les Bourdieusiens en plaquant leur grille de lecture Marxiste dans le système éducatif français n'ont fait qu'accentuer ce bétonnage.
  8. Ce n'est pas ce que je dis, nous sommes sous l'effet d'une drogue dont l'arrêt brutal pourrait provoquer la mort cérébrale du patient ,tout comme la poursuite de cette dépendance morbide. Là dessus, Banquiers, commissaires européens, gouvernements, grands patrons et même peuples englués dans un chômage de masse et la consommation par la dette (sociale en France) sont dans le même bateau dont le nom évoque les Titans des mythes Grecs, si vous voyez ce que je veux dire. Quoi qu'il en soit, ca explosera en plein vol, a un moment ou un autre. Je ne vois pas d'autre solution. Ca défie même ma raison le fait que ca aie encore vaguement tenu jusque ici. Reste à savoir quel sera le Domino qui fera tomber le reste. L'Italie possible, mais imaginons que la Deutshe Bank se ramasse la gueule.... Par contre je vous le dit avec amitié ou du moins respect, mais pour un Français, même Delorien dans l'âme, employer l'expression protestante PIGS est très moyenne. Et si ces pays pensent sérieusement par leur modéle d'exportation industrielle échapper au désastre qui se profile car ils ne seraient pas de sales cochons feignants et dépensiers de Latins, qui se paient de l'alcool et des prostituées avec l'argent des autres comme l'a dit le chef Hollandais de l'Eurogroupe, ceux qui ont fait la culture classique quoi, Grecs, Romains, cités états italiennes, Français, les blaireaux de l'histoire occidentale et même universelle pour résumer, ils vont au delà de belles déconvenues.
  9. Effectivement, Macron propose dans un projet (à défaut de programme, c'est pour les ringards ça) en forme de flou artistique, plus raisonnable en apparence que Hamon d'achever ce qui reste de France que Piketty, votre référence marxiste déguisée sous un masque keynesien, n'aurait pas renié puisqu'au fond, les seuls que ce brave Piketty combat réellement refaisant sempiternellement le monde dans sa chambre d'étudiant coupée de la France, ce ne sont pas les 2 % d'héritiers les plus riches qui n'existent pas sauf quelques exceptions mais la classe laborieuse française dont la tradition est de constituer son patrimoine, modeste mais terrien et immobilier, et de le léguer à sa progéniture le fruit d'une vie de labeur. Un peu Has Been pour le Londonien Macron. Ca ne cadre pas avec la chére moibilité déracinée des libéraux. Couplé avec ça l'idéologie d'une France ouverte aux quatres vent qui, on l'a constaté, donne des résultats magnifiques surtout dans les lieux où les logements sociaux sont légion, raison pour laquelle on s'empressera de construire en plus grand nombre, initiative dont vous vous réjouirez puisque vous avez défendue nombre de fois ces clous plantés sur le cercueil d'une certaine France Guiluy. De ce point de vue là je reconnais votre cohérence. Comme d'habitude on fera passer ça pour des reformes sociales
  10. https://www.contrepoints.org/2017/03/30/285579-emmanuel-macron-declare-guerre-aux-proprietaires Emmanuel Macron déclare la guerre aux propriétaires Les récentes propositions fiscales d’Emmanuel Macron sont manifestement empreintes de l’idéologie anti-propriétaire prônée par Thomas Piketty et France Stratégie : les propriétaires devraient commencer à s'inquiéter ! Par Virginie Truyens. Un article de l’Iref-Europe France Stratégie (organisme de réflexion directement rattaché à Matignon) a récemment publié un rapport sulfureux intitulé « Quelle fiscalité pour le logement ? ». Ce dernier, loin d’être passé inaperçu, comporte des analyses et des propositions déroutantes qui pourraient vraisemblablement donner des sueurs froides à l’ensemble des propriétaires. Et pour cause, France Stratégie y affirme que la fiscalité du logement favoriserait indûment le statut de propriétaire (soit 58 % des ménages français), au détriment de celui de locataire (soit 40 % des ménages français) et qu’il conviendrait, en conséquence, de surtaxer les propriétaires afin de rétablir une égalité par la fiscalité entre ces deux statuts. Pour ce faire, l’organisme avance plusieurs propositions. La première viserait à offrir aux locataires la possibilité de déduire de leur revenu imposable les loyers qu’ils versent, et ce, aux frais des propriétaires qui devraient in fine supporter la hausse corrélative des taux d’imposition. La seconde viserait à directement surtaxer les propriétaires sur la base d’un loyer fictif déterminé à partir des caractéristiques de leur résidence. L’ancien responsable de France Stratégie au service d’En Marche Eu égard au caractère inquiétant de ces propositions, d’ailleurs largement critiquées, on aurait pu espérer qu’elles ne trouveraient aucun écho dans la sphère politique. C’était sans compter sur le recrutement de Jean Ferry-Pisani, lequel n’est autre que l’ancien Commissaire général de France Stratégie, au poste de responsable du programme et des idées du nouveau mouvement politique En Marche ! Et celui-ci n’a manifestement pas chômé depuis son arrivée puisque les récentes propositions d’Emmanuel Macron se trouvent déjà largement empreintes de l’idéologie anti-propriétaire délétère de France Stratégie. Taxation de la « rente immobilière » Emmanuel Macron a, tout d’abord, annoncé qu’il instaurerait, en place de l’ISF, un impôt sur la « rente immobilière ». Ce faisant, le candidat d’En Marche a clairement identifié ses nouvelles cibles fiscales : les propriétaires et rien que les propriétaires, bien qu’ils soient déjà matraqués de taxes locales (taxe d’habitation et taxe foncière) ! Il faut dire que ces derniers constituent des cibles plus faciles à taxer que les entrepreneurs dès lors qu’ils ne peuvent pas s’expatrier avec leurs actifs immobiliers. Au demeurant, l’affirmation péremptoire et inexacte selon laquelle la prétendue « rente immobilière » serait toujours improductive, met clairement en évidence sa vision archaïque et rétrograde de la propriété immobilière. Aussi devrait-on lui rappeler, à toutes fins utiles, l’importance économique de l’immobilier, et en particulier celle des SCPI qui financent la construction de bureaux et d’établissements sanitaires. Par ailleurs, on ne manquera pas de préciser que le recours à la terminologie de « rente immobilière », teintée de relents marxistes évidents, s’avère surprenant voire choquant, de la part d’un candidat qui se flatte d’incarner le renouveau et la modernité. Ce choix terminologique douteux révèle, de surcroît, un mépris viscéral à l’égard des propriétaires. Emmanuel Macron a, ensuite, proposé d’exonérer 80 % des foyers fiscaux de taxe d’habitation, arguant du fait que cette taxe, payée tant par les locataires que par les propriétaires, serait injuste. Force est toutefois de constater que cette justification se révèle hasardeuse puisqu’il existe d’ores et déjà des exonérations et abattements généreux destinés aux foyers modestes et que les injustices résultant de l’absence d’actualisation des valeurs cadastrales constituent un problème administratif loin d’être insoluble. En réalité, cette proposition pernicieuse ne vise aucunement à remédier à une soi-disant injustice fiscale. Elle constitue, en revanche, un moyen détourné et astucieux de favoriser fiscalement les locataires, et cela, au détriment des propriétaires qui devront payer davantage de taxes locales. L’exonération quasi-généralisée de taxe d’habitation devrait en effet aboutir, pour des raisons de financement des collectivités locales, à la hausse, d’une part, de la taxe d’habitation supportée par les 20 % d’occupants les plus aisés, lesquels devraient majoritairement être des propriétaires, et d’autre part, de la taxe foncière qui sera supportée par les seuls propriétaires dans la mesure où cette taxe locale ne concerne pas les locataires.
  11. Le QE, c'est la BCE, qui est indépendante, c'est donc les banquiers.
  12. Une armée européenne est un mythe qui heureusement n'a aucune chance d'advenir car pour rappel, elle serait aux mains de commissaires non élus dont l'objectif principal est de faire régner une libre concurrence non faussée entre pays membres, et un agenda de réformes destiné à maximiser notre capacité de remboursement de la dette. Une paix sans armée est une illusion selon le vieux diction si vis pacem para bellum, et d'ailleurs la paix est une continuation de la guerre par d'autres moyens, dont la démographie, l'économie (le mythe libéral du doux commerce a vécu) ou la technique. Après si vous me demandez mon utopie, je voudrais revenir avant les aventures industrielles, coloniales et les guerres engendrée, les énergies fossiles, qu'on soit une nation de petits propriétaires un peu comme le rêve de Lincoln, des hommes et femmes libres, avec une armée citoyenne non professionnelle telle qu'en Suisse et une capacité de s'allier en cas de périls avec nos voisins. Mais j'ai conscience que ce n'est qu'un idéal au sein d'une mondialisation/globalisation économique, et d'une technique - monde. En tout cas je ne doute pas que la guerre reviendra en Europe si j'en juge par nos options diplomatiques et politiques actuelles. J'ai l'impression qu'on en voit les balbutiements depuis quelques années. Mais l'UE n'y est strictement pour rien.
  13. Et ça, c'est prof. Mon Dieu. Je deviendrais presque gnostique tant la réalité de ce pays fait penser à un un anti monde créé, une anti civilisation dont quelque démiurge cruel serait responsable en se servant de fous pour la surveillance du camp et s'assurer que toute singularité soit étouffée dans l’œuf. Mais bon je me souviens qu'il y en a beaucoup de bien aussi, en espérant que ça contrebalance l'effet de toi et tes semblables.
  14. Non mais sérieusement, en quoi l'Europe a t'elle prévenu quelque guerre que ce soit sur sol Européen ? Quel conflit a été évité grâce à cela ? J'ai beau chercher je ne vois pas. Je suis naïf aussi peut être, mais je pense que durant toutes ces années c'est L'OTAN et l'URSS qui se sont indirectement affrontés, et qu’après la chute du mur absolument aucun état européen n'a eu envie de déclarer une guerre quelle qu'elle soit envers un pays voisin. Il y a eu une Guerre civile en Serbie, que l'UE n'a pas pu éviter, et dans laquelle les états unis sont intervenus, en Bombardant au passage Belgrade. Je ne pense pas que l'UE aide a prévenir quelque conflit que ce soit, j'ai plutôt tendance à penser que pour différentes raisons que je ne développerais pas ici, elle prépare les prochains conflits larvés dont on voit les prémices. Non pas qu'unie de quelque manière que ce soit le destin des Européens n'est pas un idéal valable, mais surement pas avec un marché commun, des commissaires politiques non élus, une cours de justice supra nationale, etc, en tout cas ce n'est pas l'Europe dont je veux.
  15. Je ne me vexe pas, tu pose une question, je réponds simplement. Et ma réponse me semble lucide. Tu veux pas développer sur le Calbut calvin klein sur mesure de Fillon, histoire de relever un peu le niveau ?
  16. Oh rien, qu'un président dans la situation de la France à passer 5 ans à organiser des nominations, utilisé la police, les services financiers pour de minables jeux politiques au mépris de toute idée de principe démocratique et d'état de droit avec lesquels il a cassé les burnes de tous les français à chaque allocution qu'il nous a infligé ? Des écoutes illégales d'adversaires politiques ? Une interaction avec une magistrature nommée par son garde des sceaux, et politisée pour être sur de baiser tel ou tel personnage a un calendrier précis avec son relais Jouyet ? Ah, oui j'oubliais. C'est pas grave. Y'a pas de preuve. Circulez y'a rien à voir.
  17. Je ne sais pas. Parce que tu es gauchiste et que tu mets tes principes dans ton slip dés que ça touche ton camps alors que tu nous gonfle avec dés que ça touche l'autre (camp) ? Ça doit jouer je pense.
  18. C'est un bel objectif la paix en Europe, mais je ne vois pas bien ce que l'UE a apporté à la paix. Mais alors absolument pas.
  19. Historienne engagée, donc. Notez que je n'ai rien contre le fait de dépoussiérer le récit national républicain tel qu'il s'articule au XIX eme siecle (ce qui est déjà largement le cas au moins jusque à la révolution, là c'est plus compliqué bizarrement) mais surement pas pour en créer un nouveau anti-récit français des racines "pré républicaines" de la France (ce qui est déjà largement le cas là encore, hélas) comme le dirait un certain ministre de l'éducation, ce qui est le but d'une certaine intelligenzia que sont les Historiens de garde. Et dans ce cadre les propos de cette femme dans l’émission sont à la fois faux, déplacés, et idéologisés. Par ailleurs je ne contredisais pas Le Goff, il me semble quand même que son propos appuie la réponse que j'ai postée plutôt que celle de l'historienne de garde qu'il contredit formellement. Saint Louis vraisemblablement rendait bien justice sous son chêne même si "rendre la justice" peut être trompeuse avec le coté "Salomonesque" de la chose : Ce n'est pas un mythe.
  20. Le Goff contredit donc totalement les propos de l'historienne de garde, en l’occurrence, qui raillait l'image d’Épinal de Saint Louis rendant justice sous son chêne. Certes il ne rend pas un "jugement" tel Salomon, mais rends bien justice en écoutant les Griefs et chargeant tel ou tel membre de son entourage de s'en charger si il en reconnait la validité. Ce n'est donc pas une "histoire de chêne" dixit ta propre référence éminente, et cela montre surtout l'idéologie derrière les propos de cette dame. "La justice est un pouvoir exercé par le roi et les professionnels qu'il a nommés." "Saint Louis ne se substitue pas au système judiciaire qu'il a mis en place, il combine habilement l'exercice de son pouvoir surnaturel de souverain avec le respect des institutions terrestres. Louis IX est le souverain qui considéra la justice comme son premier devoir" Ca rapport à la justice est intéressant : le Roi est le garant, le responsable de par son statut surnaturel, de la justice. Par ailleurs ce n'est pas le rôle de l'anecdotique car ce rapport Roi / Justice, Laiques/Eglise dont Saint Louis pose les bases aura une importance tout au long de l'histoire de France, jusqu'aux crises de régimes des derniers bourbons et la révolution, et a légué en partie la Magistrature telle qu'on la connait, de même que la La Police "moderne" qui apparait sous Louis XIV et qui a gardé son aspect éminemment politique, ce dont dont voit là aussi le leg notamment avec l'affaire Fillon, pour en revenir au sujet comme tu le suggère.
  21. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/24/31001-20170324ARTFIG00362-camille-pascal-saint-louis-et-son-chene-explique-aux-historiens-de-garde.php Camille Pascal : Saint Louis et son chêne expliqué aux « historiens de garde » FIGAROVOX/TRIBUNE- Au cours de l'Émission politique, François Fillon a été prié de se prononcer sur la crédibilité de Sanit Louis rendant la justice sous son chêne. Pour Camille Pascal, cela est révélateur du rejet des intellectuels contemporains à l'égard de toute référence au roman national. Camille Pascal est agrégé d'Histoire, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy il a publié en novembre dernier aux Presses de la Renaissance, Ainsi Dieu, choisit la France ou la Véritable Histoire de la Fille Ainée de l'Eglise. Il est des émissions politiques qui ont marqué l'histoire de la télévision française, d'autres, l'Histoire contemporaine tout court, il est plus rare qu'elles aient provoqué un débat sur l'Histoire de France. L'Émission Politique, puisque tel est son nom, diffusée jeudi dernier sur France 2 et dont François Fillon était l'invité marquera, à n'en pas douter, l'histoire de la télévision mais seuls les résultats du premier tour des élections présidentielles permettront de dire si elle aura joué un rôle dans l'histoire politique de notre pays. Néanmoins, une chose est sûre désormais, cette émission aura fait de l'Histoire de France un enjeu majeur de ce scrutin. Le «cabinet noir», chacun le sait, a toujours été depuis Monsieur Gabriel Nicolas de la Reynie, une prérogative du Lieutenant Général de Police et donc le domaine exclusif de la Maison du Roi. Quant à Christine Angot, malgré le tintement de ses bracelets, elle n'est pas, loin s'en faut, Madame de Staël, ni même Marguerite Duras dont elle a fait, ce soir-là, un pastiche pathétique. Pour autant, si l'Histoire affleurait déjà dans ces deux grands moments de télévision, elle n'était pas encore au centre du débat. Il s'agissait de condamner toute référence au fameux récit national qui est désormais considéré par certains intellectuels comme une sorte d'avant-poste du révisionnisme. Il a fallu attendre la confrontation entre le candidat et un professeur d'Histoire-Géographie au lycée de Nanterre, Madame Laurence de Cock, vice-présidente d'un étrange «Comité de Vigilance face aux usages publics de l'histoire» - on se demande bien en quoi l'Histoire qui constitue la mémoire collective des événements passés n'est pas d'usage public?- pour que l'Histoire fasse son entrée en majesté sur le plateau de l'émission. Il s'agissait de condamner toute référence au fameux récit national qui est désormais considéré par certains intellectuels comme une sorte d'avant-poste du révisionnisme. L'échange fut courtois, presque respectueux de part et d'autre, alors même que les trois furies antiques, Tisiphone, Mégère et Alecton, continuaient à tournoyer autour des projecteurs quand madame Laurence de Cock demanda de but en blanc à François Fillon si la figure du Roi Saint-Louis rendant la justice sous son chêne lui paraissait «crédible»? Le candidat des Républicains s'attendait certainement à tout ce soir-là sauf à devoir se prononcer sur la crédibilité de Saint-Louis... Chacun sait, pourtant, que l'image du Roi Saint-Louis rendant la justice sous son chêne dans les jardins du château de Vincennes n'est pas une invention de l'imagerie populaire, comme la barbe fleurie de Charlemagne par exemple, mais qu'elle est tirée du témoignage direct du fameux sire de Joinville (1224-1317), compagnon d'armes, conseiller et historiographe du Roi Saint-Louis. Ce personnage historique a donc non seulement existé mais il nous a laissé des souvenirs parfaitement crédibles qui sont encore aujourd'hui la principale source sur l'histoire de ce règne. Alors certes, comme toutes les sources qui sont à la disposition de l'historien, ce témoignage doit être soumis à une critique interne et externe, c'est-à-dire qu'il doit faire l'objet d'une analyse rigoureuse avant d'être confronté minutieusement aux autres sources disponibles. Il revient donc à l'historien d'expliquer dans quel contexte et surtout avec quel «outillage mental», selon la très belle expression de Lucien Febvre, le texte a été produit, mais dès lors que celui-ci n'est pas un faux, comme la donation de Constantin par exemple, il est par nature «crédible». Non seulement la scène du bois de Vincennes est parfaitement crédible mais elle est très utile pour faire comprendre à des élèves en quoi les rois de France étaient d'abord des « Rois de Justice ». Le lecteur comprendra aisément qu'aux yeux de madame de Cock, le témoignage d'un noble et pieux chevalier franc du XIIIème siècle, croisé par-dessus le marché, soit hautement suspect mais il n'en demeure pas moins que le récit que Jean de Joinville a fait du Roi Saint Louis rendant la justice sous un chêne du bois de Vincennes est non seulement crédible mais parfaitement véridique. Peut-être faut-il rappeler à Madame de Cock, didacticienne et historienne du «fait colonial», que le Roi de France est au Moyen-Âge le principe de toute justice et qu'il peut donc à ce titre, non seulement faire la Loi, mais juger en lieu et place de magistrats qui n'étaient, en réalité, que ses délégués et qui perdaient de fait cette délégation en sa présence. Ainsi non seulement la scène du bois de Vincennes est-elle parfaitement crédible mais elle est évidemment très utile pour permettre de faire comprendre à des élèves de primaire ou du collège en quoi les rois de France étaient d'abord des «Rois de Justice». C'est ce qu'avait parfaitement compris Ernest Lavisse, bête noire de Madame de Cock, et grand admirateur de Joinville. En s'interrogeant sur la «crédibilité» de ce témoignage, madame de Cock a fait preuve en vérité d'un très grand mépris non seulement pour le roi Saint-Louis, le sire de Joinville, mais au-delà pour tous ceux de nos ancêtres qui ont eu le tort, à ses yeux, de vivre au XIIIème siècle, de croire en Dieu et même en la Mission Divine de la France qui justifiait, alors, les Croisades. Il est vrai que les sujets du Roi Saint-Louis n'avaient pas la chance de lire Libération tous les jours ni même de pouvoir profiter de l'enseignement de madame de Cock. Ce dont cette enseignante, certainement dévouée, n'a semble t'il pas pris tout à fait conscience c'est qu'en s'interrogeant publiquement et d'un petit ton d'ironie sur la crédibilité d'un épisode parfaitement authentique de l'histoire du Roi Saint-Louis, elle a posé sur la civilisation française du XIIIème siècle le regard «colonial» que la IIIème République et ses instituteurs portaient sur les cultures, les récits et les croyances «indigènes» au début du XXème siècle. Regard condescendant et méfiant que cette historienne du «fait colonial» est, n'en doutons pas, la à condamner. Camille Pascal
  22. C'est marrant chaque fois qu'un prof révèle son taff sur ce forum, j'ai l'impression de toucher du doigt une explication au désastre civilisationnel que nous vivons en France. Autant pour toutes les absurdités que tu débite à longueur de temps, que pour ton inculture crasse sur absolument tous les sujets, que tes valeurs inversées qui font de la liberté et de la propriété privée acquise par le travail et transmise aux siens, autant que son capital culturel, son savoir, son savoir faire, des choses à détruire : ton mépris des gens qui cherchent à vivre librement en se défiant du système étatique qui en France est goulu de nos libertés, de notre indépendance d'esprit, et donc aussi de notre argent est patent, et mettre des esprits jeunes entre des mains telle que les tiennes, je ne suis pas loin de penser que c'est une entreprise volontaire de lavage de cerveau. Tu n'es en aucun cas en mesure de civiliser qui que ce soit, bien au contraire. Mais je me rappelle ensuite que je connais aussi des profs très bien, souvent "undercover", comme des flics infiltrés dans un réseau mafieux de dealeurs de drogue qui pourrissent le cerveau des gamins, alors je me dis que rien n'est perdu. Notamment du coté des écoles hors contrat. "Caissier n'importe où c'est bien plus cool" Pauvre tache.
  23. les perspectives en législatives sont meilleures à droite même en cas de défaite.Surtout si c'est pour se rallier à l'héritier de Hollande. La gamelle comme vous dite, mais pour bouffer.
×