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Anonymous

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  1. On s'en contrefout, et même on s'en tamponne le coquillard.
  2. C'est écrit dans le programme, faut lire, c'est tout, il y a toutes les explications.
  3. Mais justement, nombreux sont les français qui veulent sortir de ce régime présidentiel instauré il y a plus de 50 ans. La 5eme république ne va pas perdurer pendant 500 ans, faut vivre avec son temps.
  4. Programme de Mélenchon. Programme de Mélenchon sur la VIe République Programme économique de Mélenchon Programme de Mélenchon sur les 35 heures et le travail Programme de Mélenchon sur la retraite Programme de Mélenchon sur l'Europe Programme de Mélenchon sur les impôts et la fiscalité Programme de Mélenchon sur l'environnement Programme de Mélenchon sur la santé [Mis à jour le 13 avril 2017 à 14h26] Dans le programme du leader de la France insoumise candidat à l'élection présidentielle 2017, trois mesures phares se disputent la vedette : l'entrée dans une "VIe République", la "retraite à 60 ans" et une renégociation sur les traités européens. De quoi lui permettre de poursuivre son ascension dans le sillage du (et parfois même devant) candidat de la droite François Fillon, tout en continuant à creuser la distance avec le prétendant socialiste Benoît Hamon ? La réponse dans 11 petits jours... La "dynamique qui vient de se cristalliser ces dernières semaines autour de Jean-Luc Mélenchon va s'amplifier", affirmait encore récemment le secrétaire du Parti communiste, Pierre Laurent, dans l'émission Questions politiques, sur les ondes de France Inter. Dans les sondages, le candidat de La France insoumise creuse en effet déjà l'écart avec son rival socialiste, Benoît Hamon, depuis quelque temps. Cette dynamique est plus que bienvenue. Mais certains ne peuvent s'empêcher de faire le rapprochement avec l'embellie qu'avait déjà connu le candidat lors de la précédente présidentielle, en 2012. À L'Obs, le principal intéressé confie, visiblement plutôt confiant : "J'ai tiré les leçons de la campagne de 2012. J'ai 65 ans. L'âge a son influence". Si l'on peut effectivement constater "des ruptures", comme le souligne l'hebdomadaire, que ce soit dans sa manière de faire, mais aussi dans son programme, certaines constantes persistent. Alors, quelles sont donc les grandes lignes du programme de Jean-Luc Mélenchon ? Programme de Mélenchon sur la VIe République Jean-Luc Mélenchon veut convoquer une assemblée constituante pour refonder le cadre institutionnel du pays, pour instaurer une "République parlementaire, sociale et participative". Le but avoué de la réécriture de la Constitution est de rétablir la primauté de l'Assemblée nationale sur l'exécutif et de limiter le pouvoir du président de la République. Reste que Jean-Luc Mélenchon devra composer avec cette contradiction : laisser une constituante décider de ce que contiendra la Constitution, et mettre en oeuvre ses propres idées, comme le rétablissement de la proportionnelle à toutes les élections, le droit de vote des étrangers extra-communautaires aux élections locales, la suppression ou la réforme profonde du Sénat ou encore l'ouverture de l'initiative des lois ouverte aux citoyens, aux organisations syndicales et aux associations. Notifications Recevez une notification dès qu'un article est publié sur les sujets en relation avec : Présidentielles Union européenne Primaire PS Programme Mélenchon Programme économique de Mélenchon Les mesures macroéconomiques de Jean-Luc Mélenchon sont d'inspiration keynésiennes. Le candidat mise sur un plan de relance de 100 milliards d'euros financés par l'emprunt et 173 milliards d'euros de nouvelles dépenses, injectés dans l'économie pour des investissements écologiquement et socialement utiles. Le patron de la France Insoumise assume le fait que le déficit public atteindra 4,8% du PIB en début de mandat, pour ensuite revenir à 2,5% en 2022. Pour faire une métaphore automobile, il s'agirait de remettre "beaucoup d'essence dans le moteur" pour que la voiture hexagonale puisse repartir, analysent Grégoire Biseau et Luc Peillon, journalistes spécialisés à Libération. Programme de Mélenchon sur les 35 heures et le travail Jean-Luc Mélenchon entend "appliquer réellement les 35 heures" en majorant les heures supplémentaires, en revenant sur le forfait jour des cadres (le limitant aux seuls cadres-dirigeants). Il a fait savoir ces derniers mois qu'il souhaitait avoir comme horizon la durée du temps de travail à 32 heures, mais ne s'y engage plus dans son programme. Pour le candidat de la France Insoumise, il faut aussi instaurer une sixième de congés payés. Il veut par ailleurs abroger la loi El Khomri, interdire les "licenciements boursiers", instaurer pour l'Etat français l'obligation de fournir un travail d'intérêt général pour les demandeurs d'emploi ne parvenant pas à sortir du chômage, rediriger l'emploi vers l'agriculture, pour porter le nombre d'actifs dans le secteur primaire à 4 millions. Jean-Luc Mélenchon veut par ailleurs réévaluer le Smic à 1326 euros net (1143 euros aujourd'hui). Le candidat souhaite par ailleurs donner le choix aux artisans, commerçants, indépendants, chefs d'entreprise et auto-entrepreneurs de s'affilier au régime général de la Sécurité sociale s'ils le souhaitent, plutôt qu'au régime social des indépendants (RSI). Programme de Mélenchon sur la retraite Pour le leader de la France Insoumise, il faut réintroduire le départ à la retraite à l'âge de 60 ans, avec 40 annuités de cotisation pour bénéficier d'une pension à taux plein. Jean-Luc Mélenchon souhaite par ailleurs revaloriser les pensions de retraite au niveau du smic pour une carrière complète et porter le minimum vieillesse au niveau du smic, soit 1326 euros net. Rappelons qu'en France, la réforme de 2010 a fixé l'âge de départ à la retraite à 62 ans, et que la retraite à taux plein sera progressivement portée à 43 annuités de cotisation d'ici 2035. Programme de Mélenchon sur les impôts et la fiscalité Pour Jean-Luc Mélenchon, rien ne justifie qu'une personne gagne plus de 20 fois le revenu médian : il propose donc de taxer à 100 % tous les revenus supérieurs à ce plancher. Le candidat de FI défend l'idée d'un "impôt universel" versé par les Français imposables selon les barèmes français, quel que soit son lieu de résidence dans le monde, et ce, dans le but de lutter contre l'évasion fiscale. Il propose par ailleurs de rendre l'impôt sur le revenu plus progressif, avec un barème de 14 tranches, il veut aussi renforcer l'ISF, augmenter les droits de succession sur les patri­moines les plus importants et créer un seuil maximum pour les héritages issus de grosses fortunes. Enfin, le taux de TVA sur les produits de première nécessité sera abaissé. Programme de Mélenchon sur l'environnement C'est aussi l'un des axes forts du programme de Jean-Luc Mélenchon, qui le qualifie parfois de "socio-écologique". Le candidat à la présidentielle souhaite instaurer dans la Constitution une "règle verte" interdisant à l'homme de prélever dans la nature les ressources qui ne peuvent pas se renouveler. Il souhaite également sortir rapidement du nucléaire, "la promotion des initiatives locales visant la sobriété énergétique et la production d'énergies renouvelables". Jean-Luc Mélenchon entend également, entre autres, "soutenir l'agriculture biologique, l'agroforesterie, la permaculture", "intégrer l'écologie aux programmes de l'enseignement secondaire". Programme de Mélenchon sur la santé Côté santé, Jean-Luc Mélenchon compte mettre en place le remboursement à 100% par la Sécurité sociale des soins prescrits, y compris pour les soins dentaires, auditifs et optiques. "Si on ne soigne pas ceux qui sont malades, ils rendent malades les autres. Donc il faut soigner tout le monde !", a notamment déclaré le candidat de la France insoumise au Mans, le 11 janvier dernier. Jean-Luc Mélenchon propose également une solution pour remédier au terrible fléau que sont les déserts médicaux. Pour cela, il souhaite créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires. Ces derniers seraient rémunérés pendant leurs études. Le candidat parle aussi de protéger les données personnelles de santé "contre leur utilisation mercantile". Pour lutter contre les 12% de décès liés à la pollution de l'air, Jean-Luc Mélenchon évoque la mise en place d'un plan national de prévention des maladies qui y sont liées. Quant à la fin de vie, le candidat est en faveur de la promotion du droit au suicide assisté. "Il y a un lien direct entre le droit à l'avortement et le droit au suicide assisté", a estimé fin janvier le candidat lors d'un entretien au Journal du Dimanche. Programme de Mélenchon sur l'Europe Si l'Europe refuse la renégociation des traités, alors Jean-Luc Mélenchon souhaite tout simplement sortir de l'UE. "Au fond, si nous laissons les choses aller comme elles sont et comme elles vont, alors il n'y aura plus qu'une alternative : changer l'Europe ou la quitter", disait-il encore en juin 2016, en réaction au Brexit. Et d'ajouter : "L'idée d'une Union européenne a été tuée par la caste des eurocrates et la politique d'austérité imposée par le gouvernement allemand avec la complicité active des deux présidents français qui, depuis 2005 (et le référendum sur le traité de Constitution européenne ndlr), ont violé le vote de notre peuple". Plus de précisions. Réunir une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution La nouvelle Constitution dont la France a besoin doit être radicalement nouvelle, y compris dans sa méthode d’écriture : elle ne peut être un simple rafistolage de la Ve République, ni se résumer à quelques réformes octroyées par le futur président de la République. C’est le peuple lui-même qui doit s’emparer de la question et s’impliquer tout au long d’un processus constituant. Nous proposons la convocation d’une assemblée spécifiquement chargée de rédiger une nouvelle Constitution sous le contrôle des citoyen-ne-s : une Assemblée constituante. Nous soumettrons à ses travaux des propositions pour une 6ème République démocratique, égalitaire, instituant de nouveaux droits et imposant l'impératif écologique. Convoquer un référendum (article 11 de la Constitution) pour engager le processus constituant (modalités de la composition de l’Assemblée constituante – mode de scrutin, parité, tirage au sort et incompatibilités ; modalités de la délibération ; association des citoyen-ne-s aux travaux...). Aucun parlementaire des anciennes assemblées de la Ve République ne pourra siéger dans cette assemblée constituante. Les délégué-e-s à l’Assemblée constituante ne pourront être candidat-e-s aux élections suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution. Le projet de Constitution proposé par l’Assemblée constituante sera soumis à un référendum d’approbation Balayer l’oligarchie, abolir les privilèges de la caste La démocratie française est malade des privilèges, de l’argent-roi et de la collusion entre politique et finance. Une caste de privilégiés, coupée des réalités de la vie du peuple a confisqué le pouvoir. Cela doit cesser: la vertu doit être au centre de l’action politique. Rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption Supprimer le monopole du déclenchement de poursuites judiciaires par l’administration fiscale en cas de fraude : la justice doit pouvoir enquêter librement et de sa propre initiative même contre l’avis du ministre Combattre la pollution du débat parlementaire par les lobbies, interdire l’entrée des lobbyistes dans l’enceinte du Parlement et les cadeaux faits aux parlementaires Mettre fin au pantouflage : tout haut fonctionnaire souhaitant travailler dans le privé devra démissionner de la fonction publique et rembourser le prix de sa formation s’il n’a pas servi au moins dix ans, supprimer le concours externe de l’ENA pour toute personne n’ayant jamais travaillé. Durcir les règles contre les conflits d’intérêts, allonger les périodes d’interdiction d’exercer une fonction privée après avoir exercé une activité publique dans le même secteur Appliquer les recommandations d’Anticor et Transparency International visant à empêcher la corruption et rapprocher les représentant-e-s des représenté-e-s, notamment obliger un élu à rendre publique sa déclaration de patrimoine transmise à la HATVP et supprimer la réserve parlementaire. Mettre fin à l’usurpation par le MEDEF de la parole des chefs d’entreprise : fonder la représentativité des organisations patronale sur la base d’élections, comme c’est déjà le cas pour les syndicats de salariés. Une République permettant l’intervention populaire Le peuple est systématiquement tenu à l’écart des décisions. Tout au plus a-t-il le droit de voter une fois tous les cinq ans sans possibilité d’intervenir ensuite. Il est temps de faire confiance aux citoyen-ne-s et de permettre le débat et l’expression de la souveraineté populaire en toutes circonstances. Fixer le droit de vote à 16 ans, instaurer le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé et généraliser la représentation proportionnelle Créer un droit de révoquer un-e élu-e en cours de mandat sur demande d’une partie du corps électoral Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens de proposer une loi Rendre obligatoire le recours au référendum pour réviser la Constitution ou ratifier tout nouveau traité européen et garantir le respect de la décision populaire. Reconnaître le droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers en situation régulière comme en bénéficient déjà les ressortissants des pays de l’Union européenne. Rendre effectif le principe du non-cumul des mandats, y compris dans le temps et abroger la loi NOTRe : contre les nouvelles féodalités et l’éloignement du pouvoir des citoyens, refonder l’organisation territoriale de la République et défendre les libertés communales Démocratiser l’accès aux responsabilités politiques en permettant à chacun-e de prendre un « congé républicain », sans risque pour son emploi ou ses droits quels qu'ils soient, en vue de se présenter à des élections Abolir la monarchie présidentielle La monarchie présidentielle actuelle marginalise le Parlement. Le Président peut dissoudre l’Assemblée mais celle-ci ne peut le renverser. Conséquence : les députés agissent plus souvent comme des godillots, obligés du monarque, que comme représentants du peuple souverain. Ce système est une anomalie démocratique. Abolir la monarchie présidentielle en instaurant un régime parlementaire stable dans lequel le Gouvernement détient le pouvoir exécutif et est responsable devant le Parlement, transférer le pouvoir de nomination au Parlement. Élire l’Assemblée nationale à la proportionnelle Supprimer le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental et créer une assemblée de l’intervention populaire et du long terme émettant un avis sur l’impact écologique et social des lois Supprimer la Cour de Justice de la République et soumettre les membres du Gouvernement à la justice ordinaire. Une nouvelle étape des libertés et de l’émancipation personnelles Une Constitution, c’est la garantie pour le peuple des droits et libertés qu’il se reconnaît lui-même. La 6e République sera l’occasion de consacrer de nouveaux droits civils et politiques mais aussi personnels, pour une nouvelle étape de l’émancipation humaine. Constitutionnaliser la non marchandisation du corps humain et le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances : liberté de conscience, droit à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse,droit de mourir dans la dignité (y compris avec assistance), accès garanti à des soins palliatifs. Autoriser le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état-civil. Établir la filiation par reconnaissance comme principe par défaut, reconnaître le droit à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes et refuser la gestation pour autrui (GPA), faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant en toute circonstance. Une République universelle Aucune liberté n’est possible sans l’égalité entre les personnes. Assez tergiversé ! Imposons l’égalité des droits ! Punissons ceux qui veulent s'y soustraire. Faisons progresser ensemble l’égalité en droits et en faits dans tous les domaines. Faire France de tout bois : o Défendre le droit du sol intégral pour les enfants nés en France y compris dans les Outre-mer o Faciliter l’accès à la nationalité française pour les personnes étrangères présentes légalement sur le territoire o Rétablir la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence Abolir les ségrégations et lutter contre toutes les formes de racisme : o Introduire le récépissé de contrôle d’identité pour interdire le contrôle au faciès o Assurer l’égalité réelle et combattre les discriminations fondées sur le genre, le handicap, l’apparence, la couleur de peau, l’âge, l'orientation sexuelle, la religion ou la croyance, l’origine sociale ou la fortune Abolir le patriarcat dans l'État et la société : o Imposer l'égalité de conditions entre les femmes et les hommes dans les institutions politiques, administratives, économiques, syndicales et associatives o Renforcer la loi et les moyens contre les violences faites aux femmes et généraliser le planning familial dans ses missions de formation et d’éducation pour la contraception et le droit à l’avortement o Adopter une loi de lutte contre le sexisme o Abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne humaine Assurer l’égalité réelle et combattre les discriminations fondées sur le genre, le handicap, l’apparence, la couleur de peau, l’âge, l'orientation sexuelle, la religion ou la croyance, l’origine sociale ou la fortune. Assurer l’égalité de toutes les familles, de tous les enfants et des couples mariés et pacsés (en matière de succession, funérailles, pensions de réversion, etc.), ouvrir l’adoption plénière conjointe à tous les couples, mariés ou non. Une République laïque La laïcité est attaquée de toutes parts et instrumentalisée par ses adversaires historiques, intégristes religieux et racistes, qui veulent aussi en faire un prétexte pour flétrir les musulmans. La laïcité est la condition de la liberté de conscience de chacun, de l’égalité entre tous les citoyens quelle que soit leur option philosophique ou spirituelle, et de la fraternité. Elle rend possible une action de l’État au service de l’intérêt général. Étendre le bénéfice de l'application de la loi de 1905 à tout le territoire de la République (abroger le concordat d’Alsace+Moselle et les divers statuts pécifiques en vigueur dans les Outre-mer). Garantir la liberté de conscience et l’égalité de toutes les options spirituelles devant la loi. Combattre tous les communautarismes et l’usage politique des religions. Refuser les financements publics pour la construction des édifices religieux, des activités cultuelles et des établissements confessionnels. Refuser de rencontrer d’État à État ceux qui obligent nos ministres femmes à porter des accoutrements contraires à la dignité républicaine. Interdire la présence de ministres et préfet-te-s aux cérémonies religieuses et refuser le titre de «chanoine de Latran» pour la Présidence de la République. La révolution citoyenne dans les médias Il n’y a pas de démocratie possible sans information libre et pluraliste. Nos médias sont bien malades : de l’argent, de la recherche du sensationnalisme et de la tyrannie du buzz. La révolution citoyenne doit être menée sans faiblesse dans les médias ! Faire élire les président-e-s de France Télévision et Radio France par le Parlement. Adopter une loi anti-concentration des médias, protégeant le secteur des intérêts financiers, favorisant la transformation des médias en coopératives de salariés et de lecteurs/auditeurs/téléspectateurs et attribuer des fréquences aux médias locaux et associatifs. Combattre la «sondocratie»: interdire les sondages dans les jours précédant les élections et adopter la proposition de loi sur les sondages votée à l’unanimité par le Sénat en 2011 et enterrée depuis. Créer un « Conseil national des médias » à la place du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour en faire un véritable contre-pouvoir citoyen garantissant le pluralisme des opinions et des supports ainsi que la qualité de tous les médias. Refonder les aides publiques à la presse pour les réserver aux médias d’information et mutualiser les outils de production (imprimeries, serveurs, distribution, etc.). Protéger les sources et l’indépendance des rédactions à l’égard des pouvoirs économiques et politiques par le renforcement du statut juridique des rédactions et une charte déontologique dans la convention collective. La République garante des biens communs La République est un mot creux si elle ignore les conditions concrètes de la vie des gens. Elle ne peut qu’être sociale. Mais l'impératif écologique exige aussi davantage de République et une République d’un genre nouveau. Le changement climatique menace l’existence de la vie humaine sur la planète. Tous semblables, nous sommes liés par un intérêt général humain: conserver la biosphère qui rend possible la vie humaine. Il est temps que la République soit écologiste. Constitutionnaliser la règle verte: ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter. Protéger les biens communs: l’air, l’eau, l’alimentation, le vivant, la santé, l’énergie, la monnaie ne sont pas des marchandises. Ils doivent être gérés démocratiquement : le droit de propriété doit être soumis à l’intérêt général, la propriété commune protégée et les services publics développés. Constitutionnaliser et rendre effectifs les droits au travail et au logement. Amnistier les syndicalistes et militants associatifs condamnés pour faits de luttes sociales, écologiques ou pour la défense des libertés, protéger les lanceur-se-s d’alerte et investir les salarié-e-s d'une mission d'alerte sociale et environnementale. Une justice au nom du peuple La justice est rendue «au nom du peuple français». Mais trop souvent, le service public de la justice ne peut assumer cette lourde tâche. Les tribunaux sont en voie de «clochardisation», les moyens humains et financiers manquent pour assurer des délais raisonnables; les justiciables comme les professionnel-le-s de la justice sont en droit d’exiger un effort sans précédent. Garantir la protection judiciaire de la jeunesse, la justice des mineurs, la politique de prévention de la délinquance et les sanctions éducatives. Mettre fin à la paupérisation de la justice et de l’administration pénitentiaire. o Mettre en œuvre un plan de recrutement de personnels pour désengorger les tribunaux o Rénover et construire de nouveaux locaux pour les tribunaux o Recruter 2000 agents pénitentiaires pour les escortes des détenus o Mettre fin au tout carcéral par des peines alternatives à la prison et rénover les prisons pour garantir la dignité humaine. Remplacer les instructions ministérielles au Parquet par des lois d’orientation de politique pénale débattues et votées par le Parlement. Remplacer le Conseil supérieur de la magistrature par un Conseil supérieur de la Justice désigné pour partie par les magistrat-e-s et le Parlement, devant lequel il sera responsable. Réformer le dualisme juridictionnel en supprimant la fonction juridictionnelle du Conseil d'État et en créant une juridiction suprême commune aux deux ordres de juridictions (fusionnant la Cour de Cassation et la fonction juridictionnelle du Conseil d’État). Une politique antiterroriste rationnelle La sûreté est un des droits «naturels et imprescriptibles» de l’être humain selon la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. Les odieux attentats commis en France en 2015 et 2016 interrogent : comment protéger la population de meurtres terroristes ? Comment garantir notre liberté dans ce contexte ? En la matière, la surenchère sécuritaire ne protège pas, elle affaiblit et fait le jeu des assaillants. C’est une toute autre politique et une stratégie globale qui sont nécessaires pour vivre en paix. Refuser la logique du choc des civilisations et de la «guerre intérieure» et sortir des guerres déstabilisatrices et des alliances hypocrites avec les pétro-monarchies du Golfe. Améliorer la prévention en engageant une stratégie politique pour renforcer les anticorps républicains et supprimer le terreau des communautarismes par plus de République, de laïcité, d’éducation, de justice sociale et d’implication citoyenne. Refuser la logique de l’exception pour réaffirmer l’État de droit o Permettre la sortie de l’état d’urgence à l’initiative du Parlement, état qui ne protège pas mieux o Faire l’évaluation des lois antiterroristes sécuritaires existantes o Arrêter progressivement les opérations «Sentinelle» pour confier la sécurité des lieux publics à la Police o Garantir le contrôle par le juge judiciaire des opérations de lutte contre le terrorisme et augmenter les moyens de la justice anti-terroriste pour garantir une lutte efficace, durable et respectueuse des droits et libertés fondamentaux. Renforcer le renseignement territorial et humain en revenant sur la fusion de la direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux (RG), en privilégiant l’infiltration par rapport au tout technologique, en renforçant les moyens d’analyses des renseignements collectés et imposer aux autorités chargées du renseignement de rendre comptes devant une commission parlementaire permanente. Lutter contre l’embrigadement et soutenir les démarches de signalement par les proches et les programmes de prise en charge des personnes suspectées. Instaurer une peine de déchéance des droits civiques en cas de fraude fiscale ou d’activités illicites permettant le financement d’activités terroristes, punir les financements des trafics alimentant les réseaux terroristes et réquisitionner les entreprises qui collaborent avec les agresseurs. Garantir la sécurité et la sûreté intérieures La République a besoin d’une justice. Elle a aussi besoin d’une police; une police républicaine, agissant pour protéger les libertés individuelles et collectives. La politique de sécurité doit être refondée en lien avec la population, par l'intégration des conscrits, loin des coups de mentons et du «deux poids deux mesures». Objectif: une politique de sûreté publique commençant par le renforcement de la sécurité sociale et des services publics. Refonder la politique de sûreté publique sur la base du triptyque «prévention, dissuasion, sanction» et y ajouter l’implication citoyenne et resocialisation des détenus, et réaffirmer son caractère national : o En finir avec la politique du chiffre et supprimer les primes aux résultats dont les montants seront redistribués progressivement aux différentes catégories d’agents o Réhabiliter la police de proximité en refondant les objectifs des polices municipales et affirmant la distinction entre les missions nationales et locales o Démanteler les BAC(Brigades Anti-criminalité) qui ne font que du flagrant délit et ne permettent pas d'assurer une bonne relation police/population o Intégrer au service public certaines fonctions de sécurité aujourd’hui privatisées (sécurité aéroportuaire notamment) o En finir avec la politique du chiffre et supprimer les primes aux résultats dont les montants seront redistribués progressivement aux différentes catégories d’agents. Faire la police républicaine : o En finir avec la police et la justice à deux vitesses en augmentant nettement les effectifs de police en charge de la délinquance en col blanc en lien avec le fisc, les douanes et la justice financière o Donner la priorité au démantèlement des trafics (drogues, armes, prostitution, êtres humains ...) et à la lutte contre la délinquance financière, la corruption et le terrorisme o Désencombrer l’action policière par la contraventionnalisation de la consommation de stupéfiants et la légalisation de l’usage du cannabis o Faire évaluer la police avec des questionnaires de satisfaction des usagers o Apaiser les conflits existant au sein de la police par des instances de dialogue internes, améliorer l'accueil du public et diminuer le temps d'attente pour la prise en compte d'une plainte ainsi que les durées d'investigation ensuite o Abroger les lois sécuritaires inefficaces et renforcer les politiques de prévention o Réécrire le code de déontologie et y insister lors de la formation des forces de police et rétablir les missions de «défense des Libertés et de la République» supprimées par Manuel Valls en 2014 o Interdire les tasers et flash-balls ainsi que les grenades de désencerclement pour favoriser la désescalade des affrontements. Renforcer les moyens humains et matériels des forces de sécurité, en quantité et qualité o Mettre en place un plan d’amélioration qualitative de la police et gendarmerie :  Recruter des agents administratifs pour libérer policiers et gendarmes aptes à aller sur le terrain qui travaillent sur des postes administratifs  Ramener les effectifs de policiers et gendarmes à ceux de 2007  Doubler les effectifs de la police technique et scientifique  Supprimer le statut précaire et peu qualifié des 11 000 adjoint-e-s de sécurité en permettant la formation et la titularisation de celles et ceux qui le souhaitent  Porter à deux ans la durée de formation des élèves gardiens de la paix o Lancer un plan de rénovation et de construction de commissariats de police pour lutter contre la «clochardisation» du bâti et l’abandon de certains territoires o Dotation des services en moyens techniques et matériels suffisants, renouvellement général du parc informatique sous contrainte de sécurité des échanges. La jeunesse au service de l’intérêt général et de la sûreté de la Nation : créer un service citoyen obligatoire et une garde nationale Aujourd’hui, de nombreuses tâches indispensables à la sûreté et à l’intégrité de la Nation ne sont pas assurées. C’est vrai aussi bien du point de vue de la Défense et de la sûreté que de l’intégrité écologique, de la solidarité et du secours à la population. Ces préoccupations ne peuvent être abandonnées aux marchands ni aux seuls agents des services concernés. C’est la Nation tout entière qui doit y faire face, pour les tâches civiles comme militaires. Créer un service citoyen obligatoire : o Pour les femmes et pour les hommes o Par conscription avant 25 ans, proche du lieu de vie, en limitant le «casernement» aux fonctions qui l’exigent réellement o D’une durée totale de neuf mois, comprenant une formation militaire initiale incluant un droit à l’objection de conscience o Rémunéré au smic o Affecté à des tâches d’intérêt général : secours à la population, sapeurs-pompiers, sécurité publique, défense, sécurité civile, protection et réparation de l’environnement, appui à des associations labellisées d’intérêt général o Présence sur tout le territoire, y compris les Outre-mer, les zones rurales et les quartiers populaires o Comprenant un bilan de santé, une évaluation des capacités d’écriture, lecture et calcul avec leur éventuelle mise à niveau, la formation gratuite à la conduite et l’examen du permis de conduire. Créer une garde nationale placée sous commandement civil et composée o Des jeunes en service citoyen obligatoire ayant choisi d’intégrer la réserve pour la protection de la sûreté et de l’intégrité de la Nation o Des unités existantes labellisées : réserve de sécurité nationale, réserve de sécurité civile, réserve citoyenne. Reconnaître la citoyenneté dans l’entreprise et des droits nouveaux aux salariés Comme le disait Jean Jaurès, «la grande Révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise ». Le contrat de travail étant le seul contrat de subordination dans notre pays, il est temps de faire rentrer la citoyenneté dans l’entreprise. Accorder de nouveaux droits de contrôle aux comités d'entreprise sur les finances de leur entreprise. Instaurer le droit pour les salariés à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprises ou des projets stratégiques. Renforcer le pouvoir d’intervention des salariés contre les licenciements économiques par un droit de veto suspensif des comités d’entreprises, réformer les tribunaux de commerce et les procédures de sauvegarde et liquidation pour donner plus de pouvoirs aux salariés et à leurs représentants, refondre la procédure judiciaire de contestation des licenciements économiques pour qu’ils ne puissent être effectifs avant épuisement des recours. L’égalité réelle pour les Outre-mer Les Outre-mer sont la chance de la France. Ils pourraient être des pointes avancées de la planification écologique et du progrès humain, avancer vers un développement endogène. Au lieu de quoi, ils sont maintenus dans la dépendance d’un système inégalitaire d’économie de comptoir et de pauvreté de masse. La République doit vivre partout et pour tous ! Faire vivre la République, l’égalité, le métissage et le droit du sol contre le racisme et l'ethnicisme : o Assurer la tenue démocratique du référendum d’autodétermination prévue en Nouvelle-Calédonie en 2018. o Étendre la laïcité dans les Outre-mer, en appliquant la loi de 1905 là où elle ne l'est pas o Soutenir l'enseignement des langues et cultures d'Outre-mer pour ceux qui en font la demande et mettre en valeur avec les populations la diversité des patrimoines culturels et linguistiques qu'apportent les Outre-mer. Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique o Élaborer et mettre en œuvre un plan d’autonomie énergétique de chaque territoire d’Outre-mer à partir des énergies renouvelables disponibles, terrestres (géothermie, solaire, éolien) et marines (éolien, utilisant les différences de températures, géothermie...) o Faire des Outre-mer des territoires pilotes de l’économie de la mer, doter chacun d’eux d’au moins un lycée professionnel maritime et des formations supérieures nécessaires à ce développement o Préserver les trésors de biodiversité des Outre-mer (renforcer les moyens d’études et de protection). Assurer l’égalité et la présence de l’État o Garantir la continuité territoriale (desserte de service public à tarifs réglementés), l’interconnexion régionale et le désenclavement intra-territorial (Guyane notamment) o Engager un plan pluriannuel d’investissement et de développement des services publics (transports, éducation, santé, logement, culture) o Supprimer les exemptions fiscales bénéficiant aux ultra-riches pour les investissements Outre-mer (notamment sur l’ISF). Favoriser un développement endogène en rupture avec le modèle actuel d’économie de comptoir o Libérer les Outre-mer des monopoles privés et de la captation de la richesse par la rente en développant des circuits de distribution publics et la production en coopératives o Protéger les économies locales par un bouclier douanier : préserver l’octroi de mer et renforcer la protection commerciale des productions locales (taxe kilométrique pour promouvoir les productions locales, privilégier les importations à faible emprunte écologique, préférence commerciale pour les produits d'Outre-mer en métropole et en Europe, partenariats commerciaux équilibrés avec les voisins régionaux) o Atteindre l’autosuffisance alimentaire en soutenant le développement d’une agriculture paysanne et des filières de transformation agro-alimentaire locales. Faire des Outre-mer des leviers d’alternative à l’échelle mondiale o Faire des Outre-mer des pôles régionaux de co-développement : transfert de technologie auprès des pays voisins, aide logistique et scientifique, investir dans des établissements de formation de haut niveau (santé) bénéficiant à la fois aux étudiants ultra-marins et à ceux des pays voisins o Rejoindre les coopérations régionales dans une démarche de co-développement écologique et social et de progrès humain: par exemple l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) pour les Antilles et la Guyane française, l’Afrique australe pour Mayotte et La Réunion... o Construire des points d'appui des combats écologiques d'intérêt universel : appui à la préservation des forêts (Guyane pour l'Amazonie); appui aux populations du Pacifique et de l’Océan indien menacées par la montée des eaux; défense des fonds marins contre la prédation pétrolière.
  5. C'est la question que je me pose et que je pose aussi aux distributeurs de tracts qui sont de droite (fillon/macron/lepen) à voire leurs débines, ce ne sont pas des friqués. Certains sont payés, c'est clair. Mais ici sur ce forum, faut pas qu'on veuille nous faire croire que certains sont riches, d'ailleurs que feraient-ils sur un forum ? Donc si l'on est de la france d'en bas, pourquoi voter à droite. C'est comme le salarié qui en fait plus que son patron ne lui demande, alors que son patron lui, vit du travail de ses employés. Franchement y en a qui réclameraient presque le retour à l'esclavage pour mieux servir leurs maîtres .....
  6. Face à l'inculture quelques éléments de réflexion. Martin Niemöller (14 janvier 1892 - 6 mars 1984) est un pasteur et théologien allemand. Il combat lors de la Première Guerre mondiale. Arrêté en 1937, par les nazis, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941 il est transféré au camp de Dachau. Libéré en 1945, il devient militant pacifiste et consacre le reste de sa vie à la reconstruction de l’Église protestante d’Allemagne.
  7. Pourquoi les gens de droite ne défendent-ils pas le programme du candidat pour qui ils vont voter au lieu de ne s'attaquer qu'au candidat Mélenchon. A croire qu'ils en rêvent la nuit, cela me fait doucement rire quant en plus ils se prennent pour des intellos .... pppppfffff
  8. Mélenchon n'est pas communiste, il ne l'a jamais été, et le communisme n'a jamais été mis en pratique ....... bon, mais comme d'autres tu hurles avec les loups parce que nous sommes à moins d'une semaine du premier tour. Tu préfères peut-être les dictatures genre franco, samlazar, mussolini, le chili, afrique du sud, ou tout simplement le 3eme reich .... dans tous ces pays les communistes étaient passés par les armes. Tiens un joli poème pour parfaire tes connaissances. Poème de Martin Niemöller Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait personne pour protester
  9. Exact, on voit fleurir à longueur de page une épidémie de topics anti-Mélenchon, limite délire, provenant de la droite et du camp macron. Cette fébrilité, démontre s'il en était besoin, qu'ils ont la trouille que leurs candidats ultra-libéraux se prennent une bonne gamelle. Le fait que JLM soit à 20% leur donne de l'urticaire, j'ai même lu un topic, où son auteur écrivait qu'en cas de victoire de Mélenchon, il parti rait en allemagne ? Bon voyage et long retour.
  10. C'est bien, c'est bien, mais pourquoi l'allemagne ? L'autriche c'est pas mal aussi ... Mais ton topic indique clairement la trouille que tu as si JLM était élu président. Cela montre aussi, que tu penses qu'il peut y parvenir, et là nous sommes bien d'accord.
  11. La cote de Jean-Luc Mélenchon affole les puissants Les partisans d’un choix électoral réduit à Macron, Fillon, Le Pen perdent leurs nerfs, jusqu’à la caricature… François Hollande a choisi le magazine conservateur le Point pour sortir de son silence préélectoral. « Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications », avertit-il. La menace de l’extrême droite ? Même pas. Dit-il cela pour soutenir le candidat issu de la primaire de son camp ? Il ne cite pas plus le nom de Benoît Hamon… Comme si la seule crainte du locataire de l’Élysée en fin de bail était de voir s’éloigner un second tour Macron–Le Pen ! La dynamique de campagne et les idées de progrès portées par son programme et les forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon bousculent la donne. Tous ses adversaires en deviennent fébriles. Jusqu’au Figaro qui, hier, sur trois pleines pages agitait les figures de Robespierre, Lénine et Chavez pour tenter de ressouder un (é)lectorat désertant les rangs de son champion. Et donc, de François Fillon à Emmanuel Macron, on ressort la peur du « communiste ». Un hommage involontaire à l’apport du PCF, pour le pays et son peuple… « L’effort, la mobilisation doivent se tourner vers la qualification de Jean-Luc Mélenchon » au second tour, a appelé, hier, Pierre Laurent sur France Inter. « J’espère que le maintien de la candidature de Benoît Hamon – c’est pour ça que j’ai appelé à un rapprochement – ne coûtera pas cette qualification », a-t-il précisé.
  12. François Fillon est toujours domicilié à Matignon Le candidat réside toujours dans le VIIe arrondissement, à quelques centaines de mètres de la demeure du Premier ministre, qu’il a quitté en 2012. Mais il aurait dû se réinscrire sur les listes électorales, avec sa nouvelle adresse. Comme tout citoyen. François Fillon aurait-il lui aussi une phobie administrative ? C’est ce que se demande "le Canard enchaîné" dans son édition à paraître ce mercredi, rajoutant à la listes des affaires qui l’entourent . Le journal satirique révèle que le candidat de la droite et du centre est toujours inscrit au bureau de vote correspondant au locataire de Matignon. En effet, l’ancien Premier ministre n’aurait pas procédé à son changement d’adresse lorsqu’il a rendu les clés du 57 rue de Varennes, il y a cinq ans. Son inscription sur la liste du 7e arrondissement l’atteste encore aujourd’hui, assure le "Canard Enchaîné". https://www.lesechos.fr/elections/f...
  13. Electeurs de gauche, le vote Macron est inutile L’essayiste Thomas Guénolé invalide la nécessité du vote « utile » en faveur du candidat d’En marche qui, selon lui, s’éloigne des fondamentaux de la gauche. Des électeurs de gauche envisagent de voter pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, par « vote utile anti-FN ». Electeur de gauche comme eux, je pense que c’est une erreur. Sans les juger, ce texte s’adresse à eux pour les en convaincre. L’argument du « vote utile anti-FN » repose sur l’état des sondages. Or, si l’on admet cet outil, alors il faut aussi constater deux choses. D’une part, compte tenu des marges d’erreur autour des scores annoncés, les fourchettes à la fois de Marine Le Pen, d’Emmanuel Macron, de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon se croisent : cela implique une probabilité raisonnable que n’importe quel duo se qualifie au second tour. D’autre part, tous les sondages indiquent que Marine Le Pen est sèchement battue en finale par n’importe lequel de ces trois adversaires : ceci, même par Jean-Luc Mélenchon, qui la battrait 57-43 selon un sondage Kantar Sofres du 9 avril, soit une confortable avance de 14 points. Donc, puisque l’identité des deux finalistes est hautement incertaine et puisque face à Marine Le Pen n’importe quel finaliste potentiel gagnerait largement, il n’y a aucune raison à un vote utile anti-FN au premier tour pour Emmanuel Macron. http://www.liberation.fr/debats/201... Macron, le spasme du système « Je vais être très clair »… Probablement ignorant des logiques élémentaires du symptôme, Emmanuel Macron semble ne pas voir combien cette manière répétitive de commencer chacune de ses réponses trahit le désir profond de recouvrement qui anime toute sa campagne. « Entre le flou et le rien, continuez de baigner », voilà ce qu’il faut entendre en fait à chacune de ses promesses de clarté. À sa décharge, on admettra que déférer à l’obligation de parler quand on a surtout l’intention de ne rien dire est l’un de ces fléaux de la « démocratie » contre lequel on n’a pas encore trouvé d’antidote satisfaisant. On objectera que la plupart des candidats finissent par s’accommoder de ce long et mauvais moment à passer, et que le mensonge de campagne est un genre bien établi qui ne devrait plus rien avoir pour surprendre quiconque. Le problème pour Emmanuel Macron prend cependant des proportions inédites car il ne s’agit plus simplement de faire passer en douce une ou deux énormités, fussent-elles du calibre de « la finance, mon ennemie » : c’est sa campagne dans son intégralité, et jusqu’à sa personne même comme candidat, qui constituent une entreprise essentiellement frauduleuse. http://blog.mondediplo.net/2017-04-...
  14. Quand M. Macron annonce le saccage de la fonction publique Et revoilà la rémunération au mérite des fonctionnaires. Et comme de bien entendu, c’est M. Macron qui remet l’idée sur le tapis. Dans une interview publiée dans Acteurs publics, le leader d’En marche !, préconise également d’ouvrir le recrutement de la fonction publique à des cadres supérieurs de l’administration privé. Bref de faire voler en éclat ce qui définit le statut de la fonction publique, associant vulgairement celui-ci à un privilège quand il prévient au contraire contre le clientélisme et la corruption et qu’il est une garantie de l’intérêt général. Rémunération au mérite, rétablissement du jour de carence, recrutements de droit privé, le tout assorti d’un coup de rabot de 60 milliards (Mds) d’euros de dépense publique avec – 25 Mds pour l’Etat, à nouveau – 10 Mds pour les collectivités locales et la suppression de 120.000 fonctionnaires : pas de doute, pour M. Macron, les fonctionnaires sont les ennemis à abattre. Le mépris suinte dans ses propos lorsqu’il confirme, comme M. Fillon, être favorable au rétablissement d’un jour de carence dans la fonction publique, estimant que sa suppression est source d’inéquité en raison d’un système de contrôle plus laxiste des absences dans la fonction publique : « C’est à cette différence que je souhaite m’attaquer. Ma proposition est la suivante : restaurer le jour de carence dans le public tant qu’un dispositif de contrôle équivalent à celui du privé n’aura pas été mis en place ». Il n’y a décidément que le vocabulaire policé de la bonne société qui l’empêche d’exprimer plus clairement sa pensée en ces termes : les fonctionnaires sont des tire-au-flanc. Et tant qu’à aligner, le privé doit bien sûr pour lui servir de modèle. https://cocq.wordpress.com/2017/04/...
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