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eklipse

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  1. "JAMAIS JE NE RETENTERAIS L'AVENTURE VERS LA FRANCE" Les migrants tunisiens, fantasmes et réalité Panique à bord ! Les quelques dizaines de milliers de migrants tunisiens arrivés en Europe depuis la révolution tunisienne, passés par l'Italie avant de rejoindre la France, ont conduit à une crise ouverte entre les deux pays. Le week-end dernier, la France a même menacé de suspendre les accords de Schengen. Derrière cette dramatisation orchestrée par le gouvernement français, quelle est la réalité de cette immigration ? Pourquoi et comment ces Tunisiens et d'autres immigrent-ils aujourd'hui ? Combien sont-ils exactement ? Pour répondre à ces questions, quatre invités sur notre plateau : Claire Rodier, présidente de Migreurop, réseau euro-africain d'aide aux migrants ; Khaled Chrigui, migrant tunisien qui vit actuellement dans un square du 19e arrondissement de Paris. Il raconte les conditions, terribles, de sa traversée de la Méditerranée jusqu'à l'île italienne de Lampedusa. A ses côtés, son avocate Samia Maktouf explique la situation judiciaire de ce Tunisien. Enfin, notre dernier invité est François Renaut, journaliste-reporter d'images, et auteur avec la journaliste Alexandra Deniau d'une enquête très fouillée d'Envoyé Spécial sur les voyages de migrants tunisiens, diffusée jeudi 21 avril sur France 2. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3965
  2. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    La dérégulation du marché de l’électricité, entreprise en France et en Europe depuis une vingtaine d’années. Le processus débute en juin 1996 avec la directive européenne ouvrant le marché de l’électricité à la concurrence pour les professionnels Les conséquences de la disparition du monopole de service public d’EDF sont loin d’être négligeables tant pour les usagers – hausse incessante des prix (1), dégradation du service – que pour les salariés et, finalement, pour la sûreté des centrales nucléaires. Or la sûreté de cette industrie ne dépend pas uniquement, comme l’avancent souvent ses opposants, d’une technique plus ou moins efficiente. Elle repose aussi sur la qualité de la tâche effectuée par les salariés qui y travaillent. voir page précédente La pratique du métier mise à mal « Quelle efficacité humaine avec des horaires de travail dépassant de façon quasi quotidienne les 12 heures par jour ? » (Chinon, 2008) « La recherche perpétuelle d’arrêts de tranche [arrêt d’un réacteur pour rechargement et maintenance] de plus en plus courts qui combine augmentation de la pression du temps et réduction des budgets et des ressources. » (Chinon, 2008). « En matière de maintenance, on sait facilement ce qu’on économise en sous-traitant, en externalisant, en ayant recours à des personnels parfois moins formés, moins qualifiés, soumis à forte pression pour redémarrer la production dans les délais prévus. » (Saint-Alban, 2009) « Les conditions de cette externalisation se traduisent par une montée des accidents parmi les salariés de cette sous-traitance. Beaucoup de ses salariés ont été affectés à ces activités, sans formation et pour la plupart sans connaissance des règles de sécurité fondamentales inscrites dans le recueil des prescriptions au personnel. » (Nogent-sur-Seine, 2009) La souffrance au travail « Acculés à faire leur travail malgré tout, les salariés peuvent être amenés à devoir travailler d’une façon qu’ils réprouvent, c’est à dire de “non-qualité”. La honte de cela va alors les ronger, les culpabiliser, car travailler devient pour eux “mal travailler” (…) ». (Civaux, 2009) « Les dégradations des conditions de travail, la surcharge de travail due au manque d’effectif, les objectifs inatteignables, augmentent la souffrance au travail. Ces risques psychosociaux ont un impact direct sur le niveau de sûreté et sur les conditions d’exploitation (…) ». (Cattenom, 2009) « Des politiques de management construisent à marche forcée l’excellence à coups de politiques d’indicateurs déconnectés du travail réel. » (Gravelines, 2009) « Etats de souffrance, épisodes dépressifs notables, états réactionnel aigus, démobilisation professionnelle, troubles du sommeil (…) ». (Paluel, 2009) La sûreté nucléaire en question « Après un redressement de courte durée, sans doute lié à certaines décisions et au changement de direction, les choses à nouveau se dégradent avec une cinétique inquiétante dans le domaine de la sécurité, de l’organisation matérielle et technique du travail. Le nombre global d’accidents a triplé en trois ans. » (Nogent-sur-Seine, 2009) « Concernant l’environnement, malgré le respect des seuils réglementaires, nous continuons à déplorer des quantités non négligeables de rejets. Nous souhaitons que le site continue à diminuer ses rejets afin que son impact environnemental se réduise encore. » (Saint-Alban, 2009) « Pour information, lors de l’incendie des transformateurs au pyralène tranche 3, les sapeurs pompiers sont arrivés sur site en trente minutes, ce qui a contraint les équipes de seconde intervention EDF à attaquer l’incendie, et ainsi à mettre en péril leur propre sécurité. En effet, les équipes de seconde intervention ont attaqué l’incendie sans que les lignes 400 000 volts aient été déconnectées. Pour rappel, déconnecter les lignes 400 000 volts a été le premier geste des sapeurs pompiers, ce qui démontre s’il en était besoin la nécessité de disposer de professionnels du feu. » (Blayais, 2010) « A ce jour, la tranche 2 fonctionne depuis plusieurs mois avec une fuite hydrogène, certes surveillée et inférieure aux critères d’arrêt. » (Saint-Alban, 2009) http://www.monde-dip...BALBASTRE/20357 La mondialisation, la compétitivité, l'économie de marché , la course aux profits met à rude épreuve les employés des centrales nucléaires, qui doivent toujours en faire plus, sans prendre en compte le côté humain! Là aussi la fatigue, le stress, la dépression, peut entacher le travail de ces employés, et provoquer un éventuel drame. De plus des potentiels incidents peuvent être dissimulés sciemment par crainte de perdre la confiance des consommateurs vis à vis du Nucléaire, évitant ainsi de voir leurs concurrents gagner des points à leur détriment. franchement dans le contexte actuel ...une poudrière le Nucléaire.
  3. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    Les conséquences de la disparition du monopole de service public d’EDF sont loin d’être négligeables tant pour les usagers – hausse incessante des prix (1), dégradation du service – que pour les salariés et, finalement, pour la sûreté des centrales nucléaires. Or la sûreté de cette industrie ne dépend pas uniquement, comme l’avancent souvent ses opposants, d’une technique plus ou moins efficiente. Elle repose aussi sur la qualité de la tâche effectuée par les salariés qui y travaillent. Sécurité nucléaire, les risques de la dérégulation Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la catastrophe de Fukushima, au Japon, déclenche en France un débat sur la pertinence et l’avenir de l’atome. Faut-il ou non sortir du nucléaire, faut-il ou non un référendum sur la question, faut-il ou non développer les énergies renouvelables ? Qu’importe à la presse l’importance du débat : l’émotion suffit à légitimer son inscription en tête des priorités politiques. Subordonner la vie démocratique au rythme des catastrophes et des faits divers est un procédé à double tranchant. Il peut conduire à une délibération informée sur l’avenir énergétique d’un pays, mais aussi au vote d’une loi sécuritaire. Par exemple, un « débat » sur la récidive lancé à l’été 2007 après l’enlèvement d’un garçonnet à Roubaix par un pédophile préluda à l’adoption d’une législation liberticide. Au nombre des arguments sur l’avenir du nucléaire avancés par la plupart des protagonistes de cette controverse – politiques, éditorialistes, experts –, un a manqué à l’appel : la dérégulation du marché de l’électricité, entreprise en France et en Europe depuis une vingtaine d’années. Le processus débute en juin 1996 avec la directive européenne ouvrant le marché de l’électricité à la concurrence pour les professionnels. Il se poursuit par la loi du 10 février 2000, votée par le Parlement à majorité socialiste, qui transpose la directive de 1996, puis par la loi d’août 2004 qui privatise partiellement Electricité de France (EDF). Enfin, la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME) de novembre 2010 oblige EDF à céder à ses concurrents une partie de sa production. Entre-temps, une deuxième directive européenne, lancée lors du Conseil européen de Barcelone de mars 2002 et approuvée par le premier ministre et le président de la République française de l’époque, MM. Lionel Jospin et Jacques Chirac, ouvre à la concurrence la fourniture d’électricité au consommateur. Les conséquences de la disparition du monopole de service public d’EDF sont loin d’être négligeables tant pour les usagers – hausse incessante des prix (1), dégradation du service – que pour les salariés et, finalement, pour la sûreté des centrales nucléaires. Etablissement public transformé en société anonyme en 2004 et coté en Bourse, ce « service public » doit désormais rémunérer ses actionnaires (2). De ce débat-là, peu ont entendu parler. Premier producteur mondial privé d’électricité, le propriétaire de la centrale de Fukushima, Tokyo Power Electric Company (Tepco), a falsifié des rapports d’inspection de réacteurs nucléaires durant plusieurs décennies pour couvrir près de deux cents incidents dans les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa. Les circonstances particulières de l’accident survenu au Japon – un tremblement de terre suivi d’un tsunami – focalisent l’attention sur la fiabilité technologique de la production nucléaire. Or la sûreté de cette industrie ne dépend pas uniquement, comme l’avancent souvent ses opposants, d’une technique plus ou moins efficiente. Elle repose aussi sur la qualité de la tâche effectuée par les salariés qui y travaillent. Ainsi, pour M. Michel Lallier, représentant de la Confédération générale du travail (CGT) au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité du nucléaire et ancien secrétaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la centrale de Chinon, la sûreté de la production de l’électricité issue du nucléaire repose sur trois piliers : technologique, social, humain. « Comme pour un tabouret à trois pieds : si vous mettez à mal un de ses pieds, le tabouret ne tient plus vraiment, et les deux autres peuvent céder. C’est ce qui arrive aujourd’hui dans les centrales nucléaires. La sûreté nucléaire a reposé durant des décennies sur un cadre social bien défini pour un personnel qualifié, par la vigilance et le travail de ce personnel et par la cohérence humaine de ce collectif de travail. Or la dérégulation du marché de l’électricité, puis la privatisation partielle d’EDF avec sa course aux économies mettent à mal depuis les années 1990 tout cet édifice. Et, au final, le dernier pied technologique ne peut qu’être menacé à son tour. » Depuis la loi de juin 2006 sur la transparence et la sûreté nucléaire, chacune des dix-neuf centrales françaises doit dresser un rapport annuel sur les incidents et accidents en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection, de rejet dans l’environnement. Le texte rédigé par la direction est suivi d’un « avis » du Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) dont nous publions ci-dessous des extraits avec, à chaque fois, un lien vers le document PDF sur le site de l’opérateur (3). Ces signaux d’alarme, envoyés par les salariés dans une indifférence médiatique d’autant plus inexplicable que ces rapports sont publics, éclairent l’attaque menée par la direction d’EDF contre les deux piliers sociaux et humains qui soutiennent l’édifice nucléaire français. Ils renseignent par conséquent sur la menace qui pèse sur le troisième. Gilles Balbastre. http://www.monde-dip...BALBASTRE/20357
  4. Perso la MORT me terrifie...et juger le suicide d'un homme avec autant de mépris que le votre, me fait penser que c'est votre ignorance, de ce que peut engendrer la souffrance psychique, qui parle! Bien des personnes n'acceptent pas la réalité des souffrances psychiques car c'est une souffrance intérieure qui ne se voit pas, qui n'est pas palpable, pourtant elle peut devenir un calvaire, voir devenir insupportable, engrenage terrifiant qui fait perdre tout espoir à la personne, plongée dans une sorte de puits sans fond avec l'impression qu'on ne pourra plus jamais revoir la lumière. L'harcèlement morale, le management inhumain de certaines sociétés où le dogme est le culte du profit au détriment de l'humain, peut provoquer des souffrances psychiques réelles, voir des suicides, FT et bien d'autres compagnies privatisées à la botte du néolibéralisme en sont des preuves accablantes!
  5. heureuse que cela vous plaise...

  6. Rémy L., l'employé de France Télécom-Orange de 57 ans qui s'estsuicidé mardi matin en s'immolant par le feu devant son ancien lieu de travail à Mérignac (Gironde), a laissé une trace de son calvaire. En septembre 2009, alors que l'entreprise fait la une des médias à cause d'une série de suicides, ce cadre, père de quatre enfants, avait envoyé un courrier de six pages signé de sa main à la direction du groupe. Mediapart s'est procuré ce document, posté mercredi dans la journée sur notre site Frenchleaks,et en a vérifié l'authenticité. Dans cette «lettre ouverte» à son «employeur et à son actionnaire principal» (l'Etat), Rémy L. dresse un long réquisitoire contre la situation faite aux gens comme lui, les fonctionnaires de plus de 50 ans malmenés par les restructurations incessantes et les «mobilité(s) imposées». Alors cadre en mission, mais sans affectation précise, Rémy L. enchaîne les missions dont il ne voit pas l'utilité. «Il était alors dans un état de désespoir total, confirme un collègue. Les missions qu'on lui confiait n'avaient rien à voir avec ses compétences et ce qu'il aimait faire, la prévention en matière de sécurité et de conditions de travail.» Son syndicat, la CFDT, était intervenu à plusieurs reprises pour signaler son cas à la direction. Sans résultat. Sollicité ce mercredi par Mediapart, la direction du groupe confirme qu'elle a reçu ce courrier par la poste le 18 septembre 2009. Quelques jours plus tôt, une jeune employée de France Télécom vient de se tuer en se défenestrant de son bureau parisien. «Le courrier était adressé au président du Comité national hygiène et sécurité, le directeur des relations sociales Laurent Zylberberg», confirme un porte-parole. Selon France Télécom-Orange, il a ensuite été transmis à Brigitte Dumont, la DRH, alors chargée de suivre les cas les plus délicats, dont le nom écrit au stylo figure en effet sur la lettre. «Un warning s'est allumé, et Brigitte Dumont a transmis ce courrier à plusieurs responsables locaux», affirme le porte-parole. Par la suite, Rémy L. est pourtant resté sans mission définie pendant un an. Ce n'est qu'en octobre 2010 que la nouvelle direction (Stéphane Richard, nommé en mars 2010) avait confié à Rémy L. un poste qui lui convenait: «préventeur» chargé des conditions de travail, le successeur de Didier Lombard ayant décidé de renforcer l'encadrement en ressources humaines sur le terrain. «Mais depuis le début de l'année, il était de plus en plus désabusé sur ce poste», raconte un collègue. «Il avait fait un courriel au mois de février au sujet d'une situation personnelle, et il avait inclus dans ce courriel qu'en tant que garant des conditions de travail à France Télécom, il y avait des choses qui se passaient qui auraient dû être abolies depuis le nouveau contrat social, . Ce mail a été envoyé à la direction au mois de février et il n'y a pas eu de réponse.»Le CHSCT va ouvrir jeudi une enquête sur le suicide de Rémy L. La lettre de septembre 2009 en sera une des pièces «importantes», confirme la direction de France Télécom, qui a diligenté des investigations internes. Une enquête judiciaire a également été ouverte. Le ton de ce courrier, rédigé dans une période sombre, est d'emblée prémonitoire. «Continuons tous, employeur, Etat actionnaire et décideur, syndicats, salariés, à ignorer les vraies causes profondes: dans dix ans on sera encore à traiter de ce même sujet.... enfin non... une certaine catégorie du personnel aura disparu par départ en retraite ou par suicide: et le problème sera réglé, enfin!» «Cette situation est endémique du fait que rien n'est fait pour y faire face: le suicide reste comme étant LA SOLUTION!», écrit-il encore en majuscules à la fin de son courrier. Mardi, sitôt son décès annoncé, des responsables de plusieurs syndicats avaient très vite établi un lien entre cet acte désespéré et spectaculaire, et les conditions de travail de Rémy L. Avec ce courrier, on comprend mieux pourquoi. Sa lettre, écrite d'un ton vif, éclaire avec force détails les dysfonctionnements internes de l'entreprise et le climat social qui y règne, et tente d'expliquer pourquoi des salariés de France Télécom Orange en viennent à se suicider. Elle apparaît comme une volonté désespérée de tirer un signal d'alarme. «Mise à la poubelle» Ce courrier confirme d'abord combien Rémy L. avait souffert ces dernières années à France Télécom. Ancien «agent des lignes» devenu cadre, Rémy L. affirme avoir été victime de «harcèlement subi» il y a une dizaine d'années (il travaillait alors en Dordogne), puis d'une «mise à la poubelle». «Il avait été fragilisé par une décennie de souffrance, les quatre ou cinq dernières années avaient notamment été très difficiles», témoigne un salarié bordelais. Rémy L. est un de ces fonctionnaires de plus de 50 ans à qui des«mobilités» ont été imposées: ils étaient la cible principale des restructurations menées sous la direction de Didier Lombard, PDG jusqu'en mars 2010. Conformément aux objectifs de la direction, la hiérarchie les invitait régulièrement à quitter l'entreprise ou à se recaser par eux-mêmes dans d'autres services. C'est «la population touchée par les suicides», analyse Rémy L. «Je rencontre beaucoup de frustration dans ce contexte là: cadres dépossédés de leur pouvoir: ils ne sont plus rien! Mais ceux qui sont abandonnés et contraints de faire face à l'échec au quotidien sont très mal! Ils sont soucieux de la qualité de leur prestation, rendue impossible, sans voie d'issue!» «Je suis dans ce ce segment là», analyse Rémy L, lucide. «Ratio de gestion de la situation nationale: je suis en trop.» Quand il écrit cette lettre, Rémy L. n'a pas de poste défini. «Voilà je suis en mission: c'est quoi? Personne ne dit, quelles sont les règles?» Il raconte ses tentatives de rebondir ailleurs dans le groupe ou dans la fonction publique territioriale, l'absence de réponse, l'absurdité des situations: «Je postule, je trouve, on n'est plus que deux... le recrutement est annulé par une cellule de pilotage territoriale de l'emploi! Pourquoi pas: mais j'ai cette information parce que je l'ai recherchée avec insistance et pas d'explications données! (...) Vous ouvrez la porte et vous découvrez des tonnes de non-dits: la douche est dure! A côté de cela vous postulez vers la fonction publique territoriale: (...) une évaluation des compétences affirme que vous êtes super! (...) Je postule plusieurs fois sans suites favorables, et je découvre fortuitement lors d'une confrontation avec les décideurs du Conseil général que ma candidature pourtant vue là comme très intéressante, n'a pas été transmise par décision de FT.» Une situation kafkaïenne qu'ont vécue nombre d'employés du groupe. Mais dans cette lettre, Rémy L. (quelqu'un de «très sympa», «il ne supportait pas l'injustice», selon des collègues) ne parle pas que de lui. Il tente au contraire d'analyser très finement les causes de la crise sociale, et ce qui pousse certains de ses collègues au suicide. Il balaie les explications trop simplistes à son goût, comme «le management par la terreur». En revanche, à l'aide d'exemples régionaux (à Périgueux, Agen, Bordeaux, etc.) ou de situations qu'il a vécues, il explique que «le management n'a jamais été pris en compte comme facteur de réussite». «La base (...) n'est jamais entendue, n'est pas reconnue! n'est pas soutenue!», dit-il. «On forme à tour de bras et de façon inadaptée: personne ne s'en soucie. Puis on jette en activité sans évaluation à chaud, sans accompagnement et sans évaluation à froid. Cela marche ou cela casse: pas de garde-fou ni de soutien: c'est une machine à fabriquer des déséquilibrés, ensuite il suffira d'agiter un peu.» Il épingle aussi «les grands diplômés qui (...) (ont) oublié le management: ils ne risquaient d'y penser car c'était terre inconnue pour eux-mêmes!». Ayant exercé quelques années plus tôt des fonctions liées à la prévention, Rémy L. insiste avec justesse sur le désarroi des techniciens entrés voilà plusieurs décennies aux PTT, livrés à eux-mêmes dans le grand bain des restructurations, surtout dans la dernière période, sous la présidence de Didier Lombard: «La population qui se sent mal est principalement issue du technique, analyse-t-il. (...) Elle se trouve mise en comparaison avec d'autres dont le cursus n'a pas eu de rupture aussi récemment. Sa culpabilité est évidente et elle n'a rien à dire: elle sort de formation... appropriée, d'efficacité mesurée... non elle est simplement coupable de vouloir du changement! (...) Ayant réalisé des campagnes de double écoute sur des plateaux d'accueil client, mon constat est qu'il existe des personnes en situation à fort risque: elles voient qu'elles ne sont pas à la hauteur des collègues placés en comparaison, elles n'attendent plus aucun soutien, elles n'attendent plus rien. Elles ont conscience qu'aucune prise en charge par leurs responsables n'est envisageable. elles sont livrées en pâture aux clients.» Finalement, Rémy L. dresse un verdict implacable: «En conclusion et cause profonde (des suicides, ndlr): Indigence managériale dès qu'il s'agit de l'humain, par manque de compréhension et de respect humain, par peur des actions à engager ou des responsabilités à prendre! Les cadres supérieurs (...) ont compris qu'il vaut mieux vivre au jour le jour, prendre du gâteau tant que le plat est posé devant soi! Le restant, ce ne sont que des emmerdes qui ne peuvent que nuire à la carrière. On vit, on cueille la rémunération et l'on oublie sa lâcheté managériale! Lâcheté, indigence, manque de responsabilité managériale.» Un an et demi après avoir écrit cette lettre en forme d'alerte, Rémy L. a mis fin à ses jours devant les locaux où il travaillait il y a trois ans encore. Mercredi, ses collègues, très émus, lui ont rendu hommage à Mérignac et à Bordeaux. http://www.mediapart.fr/journal/france/270411/remy-l-le-suicide-de-france-telecom-orange-je-suis-de-trop?page_article=2
  7. Merci Luc de nous faire partager votre monde, et de nous parler de cette maladie la Skyzophrénie, qui est invalidante et mal connue. La maladie mentale ostracise souvent les malades, fait peur aux "valides", car ce qu'on ne comprend ou ceux qui sont différents , nous effraie la plupart du temps, réaction humaine. Mieux faire connaitre ces maladies au grand public, permettrait de mieux comprendre les personnes atteintes par ces pathologies et d'en avoir moins peur, et de faciliter leur insertion dans la vie de tous les jours et ne pas les "ghettoïser". Bravo à vous.
  8. Il faut différencier la violence réelle, d'une fessée occasionnelle(qui ne laisse pas de séquelles) Il y a des parents défaillants, immatures, ou qui n'ont pas confiance en eux, qui utilisent continuellement la violence comme mode de communication, d'éducation, et là c'est un réel danger pour la construction d'un enfant. Un enfant qui ne connait que ce mode de communication dans sa famille, va grandir de manière défaillante, et risque à son tour de devenir violent. J'ai eu une mère maltraitante car atteinte d'une maladie psychiatrique, elle n'avait aucune maitrise de ses nerfs, psychothymique. La violence verbale, les cris, parfois la violence physique était son mode de communication, et mon père à bout, a fini par nous laisser seules, ma soeur et moi avec notre mère à l'âge de 9 et 8ans, quel courage! Il venait nous rendre visite quand l'orage était passé! Pour moi mon père est coupable de non assistance à personnes en danger, pour l'instant je ne lui pardonne pas sa fuite! Mais de là...à lui faire un procès, c'est trop tard pour moi, les dégâts psychologiques sont là! Il est primordial de dénoncer un parent qui maltraite continuellement ses enfants aux services sociaux, car cet enfant risque de grave séquelles physiques ou psychiques. mieux vaut prévenir...que guérir!
  9. Pincez moi, pincez moi, Phob c'est adressé à moua... (comme quoi l'espoir fait vivre)
  10. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    Mais oui, mais oui, ne dénonçons rien, ne punissons pas la corruption, continuons à spolier l'uranium, et comme Aaltar trouve le Nucléaire formidable enterrons les déchets sous sa maison, et si une centrale explose par malheur, ben Aaltar fataliste et pragmatique (lol) nous dira le risque zero n'existe pas, acceptons cela avec philosophie...AH AH!
  11. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    Fukushima c'est un Tsunami qui l'a provoqué et la centrale n'a toujours pas explosé. Tchernobyl c'est une erreur humaine... Mais parcontre, j'aimerais bien savoir se que propose le sponsor de l'Oréal, de Total... que propose le sieur Hulot. En tout cas il prend le risque de perdre certains de ses sponsors en affichant cette intention de sortir du Nucléaire...au moins il fait preuve d'indépendance...du moins pour le moment...
  12. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    Hulot: la sortie du nucléaire, "un objectif prioritaire" Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 25/04/2011 à 11:08 Lors de sa déclaration de candidature, Nicolas Hulot n'avait pas évoqué le nucléaire, ce que lui avait reproché Eva Joly, sa concurrente au sein d'Europe Ecologie-Les Verts. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE C'est la première fois que le candidat écolot se prononce fermement contre l'énergie nucléaire. Le candidat écologiste à la présidentielle Nicolas Hulot a déclaré lundi que la sortie du nucléaire était désormais "un objectif prioritaire", soulignant que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre. "Fukushima est une démonstration qui achève de me convaincre que le nucléaire ne peut plus être la réponse à l'avenir énergétique de la planète", a déclaré Nicolas Hulot, qui devait participer à Strasbourg à une manifestation pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim. "L'objectif de sortir du nucléaire est un objectif prioritaire. C'est un changement d'état d'esprit", a reconnu le candidat à la présidentielle. "Je faisais partie de ceux qui accordaient une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires. Leurs arguments s'émoussent aujourd'hui à l'épreuve des faits", a-t-il poursuivi. "Je chemine. Je ne suis pas un dogmatique. Je suis horrifié par ce qui se passe à Fukushima et horrifié par le désarroi immense des acteurs politiques et scientifiques" face à cette catastrophe, a-t-il poursuivi. "On s'est trompés" Nicolas Hulot, à qui sa rivale Eva Joly avait reproché de ne pas avoir mentionné la question du nucléaire dans sa déclaration de candidature, s'est défendu de prendre position pour faire plaisir à son camp. "Je n'affûte pas mes convictions à l'aune de ce que les militants écologistes ont envie d'entendre (...) La réalité a fait une démonstration implacable qu'on s'est trompés", a-t-il dit. Il a estimé "envisageable" de sortir du nucléaire en "quelques décennies", tout en mettant en garde contre toute "précipitation" et en plaidant pour le "pragmatisme". "Il faut faire jaillir un mix énergétique digne de ce nom, orienter les investissements en terme de recherche et de développement des énergies renouvelables, favoriser l'efficacité énergétique", a-t-il souligné.
  13. eklipse

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    http://www.youtube.com/watch?v=N5w_eBFjZL4&feature=related
  14. +1 J'ai aussi été libre sexuellement, pas t'en veux en v'là mais quand même, mariée 2 fois, pas très longtemps, très amoureuse deux fois ensuite. A part avec mon 2è mari où notre sexualité était épanouie, tendre et joyeuse, je peux dire qu'avec tous les autres, c'était à se demander s'ils connaissaient le sexe d'une femme, quant aux quelques rencontres de passage, il y en a eu des brutales, assorties de mots, de phrases, vraiment dévalorisants (le mot est faible) Et bien sûr, plus de son plus d'image par la suite (après avoir écouté gentiment, humainement, avec compassion et compréhension,les doléances de ces messieurs sur leurs couples qui se cassaient la figure) Moi, c'est bizarre, lorsque j'ai osé me permettre d'émettre quelques confidences personnelles un peu tristes, je n'ai pas eu vraiment l'impression que ça les touchait vraiment.. Une fois, je suis allée pleurer ailleurs, chez moi, dans la nuit. Je n'ai eu droit qu'à une phrase très dure le lendemain avec mes yeux bouffis. Il n'y avait aucun argent demandé dans ces expériences. Je suis indépendante économiquement depuis mes 19 ans. Les disputes de mon beau-père avec ma mère presque tous les jours pendant 7 ans de mon adolescence pour l'argent , alors que ma mère travaillait et avait un salaire correct, n'était pas dépensière, mais très sensée (en plus d'être belle et gaie), plus la mort de mon père jeune l'année de mes 6 ans, m'ont permis de comprendre très jeune et toute seule qu'avoir son indépendance financière était important. A l'époque, il n'y avait pas les problèmes de chômage actuels. Et je fais partie des salopes qui ont avorté (à 2 mois 1/2) quand c'était interdit (je ne savais rien de la pilule ni des revendications féministes qui avaient commencé. Je voulais juste continuer mes études, et ne pas faire d'enfant malheureux, sans père, avec une mère misérable. A l'époque, avant 1968, être fille-mère était très mal vu, si je l'avais gardé, c'était mise à la porte par mon beau-père (il l'a fait 1 an après) + ouvrière en usine comme avenir pour mon gosse et moi que je ne voyais que possible si j'arrêtais mes études) . Ce n'est pas un souvenir très réjouissant non plus. Voilà . Une autre histoire de femme (sans féminisme radical ) Un sincère et beau témoignage que le tiens Caminde. Moi aussi j'ai avorté, deux fois et je me considère en aucun cas du mot dont tu t'es affublé injustement, la vie est complexe, la psychologie et la sexualité de tout être lambda aussi, alors il serait temps qu'on arrête de qualifier les femmes de mots rabaissants, moralisateurs, et jugeurs dès que le comportement de l'une d'entre elle ne sied pas à la "bien pensance" majoritaire et ostracisante du moment!!
  15. :smile2: j'appelle cela un dialogue de sourd... bienvenue au cloub
  16. Ils dealent de la drogue. Ben...non, Zemmour qui a la science infuse a dit que c'était les "Noirs et les Arabes" de banlieues qui dealaient ! Alors Maintenant les bons petits Français de souche dealent aussi...Notre chère France est tombée bien bas...merci saint Sarko!
  17. D'ailleurs je me posais une question, comment font les garçons étudiant pour survivre eux??? Car si l'Etat n'aide pas assez les étudiants, n'est ce pas la même chose que ce soit pour les garçons ou pour les filles? non? Pourtant les Etudiants arrivent à s'en sortir, non? Alors que les Etudiantes, elles ne s'en sortent pas, donc sont forcées de se prostituer! pffff, c'est bien un CHOIX qu'elles font, je ne les juge pas du tout, mais arrêtons de les victimiser, qu'elles se battent plutôt pour leurs droits aux études!
  18. C'est vrai c'est pas en victimisant ces jeunes femmes, qu'elles vont devenir responsables de leurs vies. Personne n'a mis un pisolet derrière leur tempe pour les forcer à se prostituer (contrairement à certaines femmes issues de l'immigration clandestine qui sont forcées par des enfoiré(e)s profiteurs à se prostituer pour rembourser leurs dettes ou celles de leur famille) A une époque quand je sortais à Cannes, le nombre de petites bimbos qui se prostituaient avec des Saoudiens ou autres mecs blindés, pour se faire payer restaurants, fringues de luxe, et ballades en Bateaux.. dire qu'elles sont des pauvres innocentes victimes..mouarf...des filles accros à la société de consommation et du paraitre..oui! Et bien qu'elles assument leur choix et addictions!...et viennent pas pleurnicher après.
  19. eklipse

    Sortir du nucléaire ?

    Bien sûr du commerce...sauf que souvent le dirigeant de ces pays Africain est bien souvent corrompu par les occidentaux, et que l'argent de la vente de ces matières premières bénéficie peu au peuple, mais plutêt à ces même dirigeants et leurs sbires et en plus parfois investi dans du bien mal acquis (immobilier, etc...) (encore un tit pavé:D) Selon le Centre national de coopération au développement (CNCD), en Belgique, les biens mal acquis sont « tout bien meuble ou immeuble, tout avoir ou fonds susceptible d’appropriation privative soustrait illégalement du patrimoine public et qui a pour effet d’appauvrir le patrimoine de l’État. ». Ce sont le produit d’activités délictuelles ou criminelles qui ont permis à des dirigeants un enrichissement que leurs revenus ne peuvent justifier. Ils sont le résultat de détournements de fonds1, de vols ou de transferts illicites d’argent public entre les comptes nationaux et leurs comptes personnels, de la corruption et de l’octroi de rétrocommissions. Les auteurs des infractions utilisent souvent les mécanismes d’évaporation des capitaux opaques, garante d’impunité, grâce notamment aux paradis fiscaux et judiciaires et à la complicité de pays développés. Une étude du Comité catholique contre la faim et pour le développement, publiée en mars 2007, évalue entre 100 et 180 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants au cours des dernières décennies 2. Ainsi Mobutu, dirigeant du Zaïre de 1965 à 1997, a une fortune personnelle estimée à sa mort en 1997 entre 5 et 6 milliards de dollars, et a laissé à l’Etat une dette publique de 13 milliards. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_mal_acquis
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