La folie, c'est tout, et surtout, n'importe quoi. Je vais m'expliquer.
Mais avant, on a, grosso modo, deux définitions du terme : la passion qu'a mise en lumière le merle, qui est une façon de parler, et la folie, qui serait une déviance par rapport à une certaine norme.
Que l'on soit fou amoureux, ou fou, cela semble être en rapport avec une sorte d'étrangeté.
Je vais pas m'éloigner, ou essayer, alors, je vais m'inspirer de tes questions, femzi.
Tu demandes à partir de quand il est possible d'estimer quelque chose comme illogique. Autrement dit, quand peut-on estimer ce quelque chose comme non logique, c'est-à-dire portant une erreur de raisonnement. Tu présentes les mathématiques, et plus globalement, le sciences. Une erreur de calcul est une preuve de "manque de logique". Une erreur. Si au préalable on considère les axiomes comme valables. A mon avis, tout est "juste". J'entends par là que tu peux tourner le calcul comme tu le veux, si tu as les bons axiomes, cela sera possible, logique. Seulement, il y a le souci de la compréhension entre tous. Et c'est là ce qu'on pose pour se comprendre entre nous. Question de langage, ici.
Si on reporte cette idée à ce que l'on veut, on peut estimer que personne n'est illogique. Mais, comment se comprendre si nous parlons tous un langage différent? Il faut apprendre celui qu'utilise l'autre. Ou inversement. Bref, d'utiliser un moyen commun plus ou moins valable permettant de passer des idées. Voilà, selon moi, ce qui permet de juger ou non de la validité de ce qui est logique : une base estimée universellement accessible. A l'image des mathématiques.
D'un point de vue comportemental, cela semble plus complexe. Aucun "fou" n'est illogique à proprement parler. Ils ont tous, oui, leurs logiques propres, comme quelqu'un l'avait déjà souligné. Cependant, il y a des lois et des règle, écrites ou non, qui organisent la vie sociétale. Autrement dit, une norme, ou une base commune, qu'importe comment on le nomme. Et donc, ce qui est illogique, ou déviant, est estimé en fonction de ce socle.
Si tu veux un exemple, prenons la loi, ou le principe, qui veut que tu ne dois pas tuer quelqu'un. Ceci peut paraître "logique". Comment vivre ensemble si nous risquons notre vie? Et pourtant, ce n'est pas logique pour autant : rien ne motive une quelconque sympathie à l'égard d'un autre homme, sinon la vie en communauté. Je mets en avant cette raison parce qu'on remarque qu'il n'en est pas de même pour les autres animaux (je généralise, il y a bien les espèces protégées, etc...).
Si je devais conclure, je te dirais qu'être "fou", c'est avoir un comportement qui n'est pas jugé raisonnable par rapport à certaines conditions "nécessaires". Mais un "fou" n'est pas illogique en soi : il est illogique seulement selon les conditions utiles à l'intérêt de la communauté. D'où nos lois. D'où la justice. La justice n'aurait pas le moindre sens si nous étions des êtres solitaires (ou plus solitaires que nous ne le sommes, si vous préférez).