-
Compteur de contenus
48 081 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Jedino
-
Mouai. Fait aller voir les dix derniers matchs qu'ils ont fait par rapport à nos dix derniers. Mis à part la Géorgie (qui est trois fois moins bien classé que l'Ecosse au classement Fifa, alors qu'on s'est promenés contre l'Ecosse, nous), franchement, j'y crois pas du tout au hold-up de la Roumanie. Trois victoires, et faut voir les pays en face pour la Roumanie, et une rallonge de nul. A côté de ça, le seul match qu'on a perdu, c'est les Anglais le 17 novembre. Les neuf autres sont gagnés. Alors j'attends franchement de voir ça vu qu'on semble (offensivement) bien plus en forme qu'eux.
-
24 ans et je n'ai jamais eu de copain!
Jedino a répondu à un(e) sujet de DjiDji7 dans Amour et Séduction
Si tu n'en as pas véritablement l'envie, inutile de te forcer. Ce doit être une envie, pas une nécessité. Tu n'as nullement besoin de devoir suivre ce qu'on te dicte de faire comme étant ce qu'il est commode de faire. Cela dit, comme le dit Cryda, la vraie question est de savoir si c'est vraiment de toi que vient toutes ces questions ou si ce sont les questions que l'on veut te faire te poser. Dans le premier cas, il existe pas mal de moyens pour tenter de trouver quelqu'un qui te conviendra. Dans le deuxième cas, il va falloir apprendre à prendre du recul. -
Il n'est pas un choix mais la dernière option, celle qu'il te reste quand rien d'autres dans l'artillerie médicale ne fonctionne. Et le fait est que, même si on parle de "la" dépression, la gravité et la capacité à s'en défaire dépend de chacun et que donc, parfois, il existe des cas que nous ne savons pas gérer. On peut faire le postulat que c'est une méconnaissance de notre part, sans aucun doute. Et donc, du coup, une défaite si tu veux. Le problème, c'est que justement ici on est à mi-chemin entre le psychologique et le physiologique, et nous ne maîtrisons absolument pas cette interaction, en particulier quand ça se met à déconner méchamment. Tu peux donc à la limite le voir comme un état transitoire en attendant de trouver, un jour, quelque chose qui fonctionne et permettra de sortir cette personne de son état chronique qui tend à devenir, je le crains, un état vu comme son état réel avec le temps pour elle. Et une fois que t'es convaincu/persuadé d'être "ça" et que les gens autour de toi essaient des trucs en voulant te montrer que tu fais erreur mais que rien ne marche, en général, c'est terminé. Mis à part cela, il me semble qu'on est plutôt d'accord sur la question. Après, le débat de savoir si le droit de mourir est un droit que nous avons ou non, accomplissant notre liberté totale de et par nous-même, je n'en suis pas convaincu. Ici, l'acte ressemble plus à la volonté de "se libérer de quelque chose" que d'être "libre". Vouloir se défaire de, ce n'est pas être. Ici, c'est donc chercher à se défaire d'une contrainte, une contrainte qui est trop grande et dont la seule solution qu'on estime encore est la mort. Mais être libre, ce n'est pas le fait d'avoir le choix de vivre ou de mourir, d'avoir plus de possibilités qu'hier dans la palette des possibles qui s'offrirait à nous : c'est le fait de ne pas avoir besoin d'avoir à faire ce choix. En cela, elle est un luxe, un luxe auquel on ne pense pas quand on se lève le matin.
-
Je ne connaissais pas ce terme, non. Mais que Kant soit le coupable ne m'étonne pas. Et je vais donc aller lire ça.
-
En effet :)
-
S'interroger. Sur le temps, sur la vie, sur l'interrogation elle-même. S'interroger sur les raisons qui font que tout s'érode, que tout passe et se meurt, sur le sens unique de l'écoulement des secondes ou l'intérêt de terminer des vies pour en lancer d'autres. S'interroger sur toutes ces choses, et quelques unes à côté encore aussi. Dans quel but ? Assurément trouver des réponses, se rassurer, en somme. Car, en effet, comment concevoir qu'une question formulée ne puisse pas admettre de réponse précise ? Il n'existe de problème que parce qu'il en existe une solution, telle une équation admettant un résultat. Pensée déterministe d'un esprit ô combien cartésien. Tout doit y être ordonné, bien à sa place : l'ordre vaut mieux que le désordre. Il est le seul que nous puissions comprendre, contrôler. Nous serions prêts à effacer des paramètres pour le permettre. La complexité ne mérite d'être étudiée que si elle se simplifie assez pour être appréhendée. Et pourtant, nous ne nous comprenons pas. Que ce soit les autres, que ce soit notre personne, que ce soit même notre corps. N'est-il pas idiot que notre corps, notre personne, accepte sans s'insurger de se laisser mourir ainsi, bêtement ? Qu'il se soumette en toute heure, en tout lieu, à l'inéluctable continuité de notre échec ? Alors que chaque jour, depuis tant d'années, il se défend sans relâche contre les intrus voulant l'abattre. N'y a-t-il pas là un paradoxe ? Certains l'éludent en donnant une suite à notre fin. D'autres la déposent dans un placard, pensant ne plus jamais la voir. Et les derniers s'y soumettent et s'angoissent de la pensée de ne pouvoir vivre assez. Alors que faire ? Peu importe. Peut-être n'est-ce finalement qu'une erreur dans notre raisonnement. Mais cette erreur porte en elle une beauté, celle d'être universelle : que la vie commence après la mort ou qu'elle se termine avec, elle hante l'ensemble de nos cervelles. Ce n'est pourtant qu'une question parmi d'autres. Mais à l'existentiel, complexe par essence, il faut donner une réponse personnelle, à défaut d'avoir la réponse. Personne, cependant, ne se demande si la question elle-même mérite d'être posée. En fait, toutes nos craintes découlent de ce que nous estimons certaines croyances comme véridiques : un événement qui commence doit se terminer ; un événement qui commence ne peut qu'aller de l'avant ; un événement qui existe doit consumer quelque chose pour continuer à exister ; ce qui existe est forcément fait de quelque chose ; etc. Ces lieux communs de notre patrimoine culturel, certains étant érigés au titre de lois et de principes, ne sont jamais remis en cause. Et pourquoi le seraient-ils ? Notre état et nos connaissances ne font que confirmer de jours en jours ces assertions. Imaginons un peu. Prenons le cas d'un être qui, se savant en mesure d'être conscient parce qu'il est conscient, cherche à connaître le lieu où il évolue (afin, entre autres, de mieux le maîtriser). Puisqu'il ne voit aucun autre être ériger quelques lieux de culte à quelques divinités matérielles ou immatérielles, il lui paraît évident qu'il est le seul à en être capable. La conscience est ainsi définie comme étant la faculté à savoir que nous construisons des objets dits complexes. De fait, son raisonnement l'amène à se considérer comme étant le seul être doué de conscience. Un être qui serait en mesure de marcher sur la tête qui définirait la conscience de cette manière n'aurait aucune difficulté non plus à estimer qu'il est le seul à en être doué : en fait, cela consiste à faire d'une caractéristique particulière, singulière, la description universelle de la caractéristique. Autrement dit, cela a autant de sens que de définir le déplacement d'une chose comme étant uniquement la faculté à avoir deux membres. La comparaison ne tient pas ? Vous avez raison. Transposons ce principe à une autre situation. Prenons le cas d'un être qui, cherchant à connaître le monde tel qu'il est (et non tel qu'il le perçoit), ce qui est louable, crée un système lui offrant la possibilité de s'en approcher. Prenons ce même être qui, à force de s'en approcher, a le sentiment qu'il touche de son savoir ce qui est : sa vérité particulière devient dès lors, pour lui, la réalité. Il le confond tellement que les deux termes ne sont à ses yeux que de vulgaires synonymes, remplaçables l'un et l'autre selon son gré. Prenez un tel être, prenez du recul sur sa façon d'être, et vous obtiendrez la même erreur de raisonnement que précédemment : d'une vision singulière qui est la sienne, il cherche à comprendre ce qui est universel ; l'heure d'après, il s'imaginera si proche de ce qui est qu'il fera de sa singularité ce qui est. C'est ainsi qu'arrive les malentendus et les maux, bien entendu : parce que j'ai raison, le tort est ailleurs, et il me faut amener à la raison celui qui a tort. Prenez un peu de recul, et vous verrez : toutes nos constructions, toutes nos manies et croyances, tiennent de ce principe. Religion, science, philosophie, banalités et vies sociales : tout se résume à penser l'autre dans l'erreur à travers notre vision singulière, érigeant notre singularité, notre vérité, au trône de réalité. Vous comprendrez donc pourquoi je me demande comment un philosophe peut prétendre éduquer un profane ; comment un croyant peut prétendre guider une personne ; comment un scientifique peut prétendre décrire la réalité ; comment un dieu peut prétendre nous conter ce que nous ne savons voir ; bref, comment quiconque, sinon par l'erreur, peut prétendre effacer l'autre sous prétexte d'un "moi" bien méconnaissable. Tout cela n'est jamais qu'une intuition, la mienne. Bornée par ma personne, limitée par ma perception, mes croyances et mes connaissances. Mais je me demandais un jour pourquoi je devais considérer que j'allais mourir, comment je pouvais savoir que j'allais réellement mourir avant que ce ne soit effectivement le cas. Aujourd'hui, je ne le sais pas davantage, mais je sais au moins d'où cela vient.
-
Salut salut,
Juste histoire de te dire que ça m'a fait plaisir de te recroiser ^^
-
Un Français enraciné dans ses croyances, sans doute.
-
Parce que le costard vous permet d'être mieux assis qu'un jean ou qu'un short ? Vous voulez rire. Vous en ririez si bien qu'un mec qui viendrait vous parler de votre prêt en tong, vous lui demanderiez d'aller voir ailleurs. C'est donc pas qu'un simple vêtement : vous y donnez de la valeur, du crédit. Tout comme toutes les autres tenues qui n'ont absolument aucune fonction autre que de donner l'impression (symbolique) de quelque chose. C'est vrai du curé, c'est vrai du banquier. La seule différence, c'est que vous ne l'acceptez pas. Et entre nous, si la République a pour devoir de faire respecter ma liberté propre, pourquoi suis-je contraint socialement par le fait de devoir être, je cite le terme, "présentable" ? Faut arrêter les fixettes sur la religion. Qu'on fasse le nécessaire pour la sécurité, ça va de soi. Ca ne justifie pour autant pas de faire n'importe quoi à l'égard de gens qui n'ont rien demandé et rien fait, ce qui est l'essentiel des personnes concernées par la religion dont on parle. Pour ce qui est des extrêmistes, peu importe lesquels, c'est le travail de l'Etat, en effet. Je ne vois cependant pas en quoi je serai plus en sécurité si cette personne ne porte pas de voile (le dernier que j'ai vu, à vrai dire, c'est celui d'une bonne soeur, et pourtant je suis en ville). Entre nous, je ne vois pas ce qu'est un "vrai" Français. En tous les cas, je n'ai jamais eu vent des faux. Et faites attention quand vous traverserez la rue demain : c'est le meilleur moyen de vous protéger, en effet. Le problème, c'est qu'on apprend rien alors qu'on nous le martèle des années et des années. C'est pourtant pas bien difficile de voir qu'on fait une fixette à l'égard de gens qui ne demandent qu'une chose : qu'on leur foute royalement la paix histoire de pouvoir vivre tranquille comme tous les autres Français. Ma réaction n'est qu'une réponse à la réaction d'une autre personne qui délirait elle-même sur la jeunesse, son pathos exacerbé et son inculture infinie. D'où la citation à chaque fois de la personne concernée. Pour le reste, l'affaire ne m'intéresse pas. C'est de l'actualité, ça ne mérite pas un débat. Je ne vous oblige nullement à les lire.
-
Que vous préfériez vivre dans votre coin et seul est votre droit. N'allez pas pour autant mépriser ceux qui se pensent capable de se supporter autrement qu'avec des yeux de hyènes, s'attendant à une menace et ne se sentant rassuré qu'avec un fusil sur l'épaule. J'ai pas connu l'époque des "prolos", c'est un concept parfaitement vide de sens puisque je ne le mets dans aucun contexte propre. Vous usez de concepts qui ne me concernent nullement. Bref, vous ergotez. Hahaha ! Mais nous pouvons discuter Histoire si vous le souhaitez. Je vous en prie, lancez-vous. A moins de croire à l'une, elles se valent toutes, si. Sauf s'il existe une jauge que j'ignore permettant de juger objectivement de la valeur d'une religion par rapport à une autre. Que ce soit le texte, l'intention ou les actes, toutes les religions sont globalement semblables, toute proportion gardée selon l'influence historique par rapport à la masse de la population. Car il est vrai que la religion du canton de machin aura, espérons-le, moins eu le temps de rêver de gloire et de puissance (un pêché bien humain) par rapport à une religion millénaire dans sa durée et large dans son influence. Je suis étonné de votre connaissance de mon propre mode de vie : je trouve ça assez admirable. Mais si là encore, nous en sommes à un conflit intergénérationnel, je n'irais pas dire que nous sommes les premiers à abuser d'un système qui est ce que l'on hérite de VOUS. Car, jusqu'à preuve du contraire, je ne l'ai effectivement pas encore influencé autant que vous. Bref, encore une quête de division. Mis à part ça, j'attends les arguments explicitant les amalgames. Soyez concrets, nous ne sommes pas dans un cours de latin. Admirable ! Vous savez ce que j'ignore, aussi. Ce qui est plus beau encore, c'est que vous faites de l'Histoire sur des "si" : "si untel avait eu ceci ou cela, il aurait fait ça". J'appelle ça de la spéculation, non de la science. Mais je n'ai prétendu nul part, sinon, que le monde oriental est un monde de bisounours. J'ai uniquement dit que nous n'en étions pas non plus. Qu'importe la situation du Juif ailleurs dans le monde. Je vous parle du Juif chez nous. Je doute qu'un Chrétien français soit le Chrétien d'ailleurs dans le monde. Mais donc, vous estimez que les musulmans ont découvert l'Europe de là voilà un siècle ? J'ai quelques doutes sur l'estimation. Certes, il a fallu qu'on se promène partout dans le monde pendant un temps certain pour que ça vienne par chez nous plus intensément, bien que ce ne soit pas le premier flux migratoire qu'on ait connu. Concernant l'antisémitisme et le concept de race, ce n'est pas une question de science mais de croyance, et vous le savez. Quand on veut croire en quelque chose, on est prêt à refuser une croyance par la démonstration/observation qu'est la science. Et, enfin, pour le nationalisme, on a quand même pas découvert ça au XXeme siècle non plus. La seule chose qu'il fait, c'est qu'il évolue. Ou alors "la Nation une et indivisible" n'est plus un concept inventé fin XVIIIeme, je peux bien évidemment me tromper. Un territoire n'existe pas, je ne le conçois en effet pas. Une personne existe, un groupe de personnes existe, pas un territoire. Sauf si vous pensez être la terre que vous foulez, mais là, je ne peux rien pour vous. Autrement dit, le territoire n'accepte ou ne refuse rien à la population : seule la population décide de ce qui est bonne ou mauvaise pour elle. Et cette population dépendant d'un monde qui n'accepte que les formes adaptées à son environnement, si vous n'évoluez pas, vous finissez par mourir. Votre "territoire", votre "culture", peut mourir, et elle le peut par l'isolement, qu'il soit voulu ou non. Nous serions dans la naissance d'une culture chez nous, j'aurais compris. Mais là, on parle de quelque chose qui existe depuis un certain temps et, surtout, qui n'a de cesse d'avoir des influences venant de l'extérieur. Que ce soit par les gens, que ce soit par le mode de vie apporté d'ailleurs comme ce fut le cas pendant et après la deuxième Guerre mondiale par les Américains, que ce soit par les produits "exotiques" que nous injectons dans notre façon de se vêtir ou, plus encore, de se nourrir. Bref, on vivrait cloisonné, hors de toute influence, on s’appellerait Corée du Nord. Encore que même elle se laisse influencer, très légèrement, ici et là, par des entrées et sorties, quand bien même elles sont cadrées. Une culture n'est pas une statuette figée dans le sol et qui a vocation à y rester. Elle n'est pas un chaos non plus, ou alors je vous plains sincèrement. En tous les cas, je n'ai nullement le ressenti d'un chaos culturel chez nous. La seule chose que je vois, c'est la peur que des lignes évoluent par pur traditionalisme (et ça, peu importe l'âge ou la croyance, on en trouve partout des gens comme cela). Ce n'est pas parce que je ne bois pas d'alcool que je suis dans le juste et les autres dans le faux. Ce n'est pas pour ça non plus que je crains leur façon d'être. Or, vous m'expliquez ici que la venue de personnes ayant connu une autre culture chamboulent nécessairement la "nôtre". Vous m'excuserez, mais c'est que compte tenu de son ancienneté, elle est bien fragile alors, et donc trop peu adaptée à son époque. Et ce qui n'est pas adapté finit par mourir sans évolution. C'est aussi simple que ça, aussi niais et simpliste qu'un dinosaure, trop volumineux, à côté d'un petit rien ressemblant à un hamster. Et, finalement, si les choses ne parviennent pas à évoluer d'elles-même, ça finit, en effet, par finir mal. Le "normalement" n'évoque pas un doute, seulement une incertitude sur le concept en lui-même : il est tellement déformé, bafoué, tiré dans tous les sens qu'au fond, il en perd du sens. Tel qu'entendu dans la loi de 1905, il n'a pas voeu à diviser mais à égaliser tout le monde a même niveau. Il n'y a pas la ligne "sous prétexte que nous sommes dans un pays historiquement chrétien, il sera fait exception de". Sauf que, et vous le savez si vous avez les connaissances que vous prétendez, il n'est pas question de se radicaliser (mis à part quelques situations exceptionnelles, notamment dans les années qui entourent son vote), mais d'arriver à une paix sociale. Là, c'est plutôt une arme pour tirer en face. Donc en effet, le concept de laïcité qu'on met en avant actuellement n'est pas celui que je partage. D'où le "normalement". Vous me faites sourire doucement, sincèrement. Entre nous, qu'importe ce que veulent ces gens que je ne magnifie pas, ce n'est en tous les cas pas à moi de juger ce qu'ils souhaitent s'ils ne font rien pour m'empêcher de vivre en paix. Vous savez, je préfère de loin un indifférent qui laisse son monde tranquille qu'un engagé qui ne cesse de vouloir monter les uns contre les autres pour des raisons fallacieuses. Mais je vous l'accorde, la pression sociale, qui est d'autant plus forte que le milieu est conservateur (du style faut s'habiller ainsi, faut penser cela, faut éviter ces gens-là parce qu'ils peuvent être dangereux et qu'ils sont pas comme nous, etc.), a une influence certaine sur ma personne, et il m'est difficile de comprendre en quoi un banquier paraît plus sérieux et sympathique s'il a une cravate bien nouée. En général, ma réaction à la symbolique des vêtements tient à cela : "ce n'est que du tissu". Pour le reste, mettez-y les croyances que vous voulez tant que, vous m'excuserez du terme, me faites pas chier. Car ce qui affligeant, ce n'est pas de croire en quelque chose, c'est de vouloir à tout prix l'imposer à l'autre. A vrai dire, je ne fais aucune différence entre porter un voile et mettre une cravate pour faire bien au mariage ou devant le patron. La seule différence, c'est que l'un semble anormal pour certains, l'autre paraît évident pour tout le monde. Mais dans les deux cas, ce n'est que de la symbolique attachée à un truc qui brûle pas trop mal. Mais bien évidemment, cela n'a aucun rapport, le social étant dénué de croyances et de principes implicites, n'est-ce pas ?
-
Au vu de l'analyse, je suis rassuré d'être ce jeune crédule et idiot. Sinon, en effet, on se dit que pour qu'un mec nous respecte un minimum, eh bien, il faut que ça aille dans les deux sens, indépendamment de l'origine qui semble être un paramètre essentiel pour considérer la "valeur" d'une personne et de l'égard qu'on lui doit. Quant au fait qu'on met sur le même pied les religions, c'est en effet le cas : on rappelle aisément que ça commet des horreurs au nom d'une religion, mais on balaie rapidement un passé (?) qui a duré quand même un certain temps. Mais en effet, on voit une constante : peu importe l'extrême dont on parle, qu'il soit politique, religieux ou n'importe quoi d'autres, ça a une fin qui est rarement heureuse, quand bien même l'idée est bonne au départ. Donc ouai, ce n'est pas une affaire de religion "bonne" ou "mauvaise", comme on aimerait nous le faire penser parce que ici les écrits seraient plus violents que là, parce que ça porte de la barbe ou non (tic). Non, le problème, c'est qu'on a des gens qui finissent par gober au point d'y donner crédit et foi des conneries énormes (on appelle ça des fanatiques), et plus encore, on en a qui apprécie le fait de les faire gober, que ce soient pour des raisons de fanatisme ici aussi, ou par simple calcul froid. Et donc, quand on voit qu'un parti nationaliste progresse autant, parti qui n'a pas la réputation d'être le parti le plus au centre du pays, on se pose en effet des questions. Pourquoi se pose-t-on des questions ? Parce qu'on a peut-être moins tendance à oublier encore à cet âge-là que le nationalisme n'a que rarement une fin joyeuse au bout du compte. Ce n'est pas une question d'être "mal vu" ou "bien vu", c'est juste qu'on considère que c'est très con de penser qu'un mec qui aurait pas le même teint ou pas les mêmes croyances devraient être moins chez lui que nous. Parce que ouai, on a tendance à penser que la connerie n'est pas une affaire d'origine, qu'elle soit ethnique ou sociale d'ailleurs. Pour le reste, on est toujours dans le même débat ridicule que cherche à alimenter quotidiennement le FN. Quand quelqu'un demande à bouffer un truc, c'est un drame national. Quand t'as une connerie symbolique en mairie ou non, c'est un drame national. Bref, c'est un débat aussi élevé que de parler du nouveau veston de François ou même de son scooter : en fait, il est inexistant. Entre nous, la culture, je ne vois pas où elle est quand il s'agit de dire un "ici, c'est chez moi", sous prétexte de l'artillerie argumentaire de l'histoire et de la culture. C'est dramatique de croire que les problèmes viennent d'ailleurs : un tel manque de culture historique est gravissime. Regardez cent ans en arrière, les gens pensaient déjà la même chose, mais pour le Juif. Sauf que ce dernier, pour l'essentiel, on l'a balayés après qu'un type s'est mis à pousser à l'extrême ces conneries. Et seulement à ce moment-là ça s'est dit : "quand même, j'ai été un peu con sur ce coup". Parce que non, les types qui viennent nous envahir, qui viennent voler notre argent, qui viennent je ne sais quelle autre idiotie pas possible, c'est du déjà vu et revu. Sauf que c'est le genre de choses dont on se rappelle le moins, curieusement. Préférant (tic) la grandeur de la France ! Ô toi ma belle France ! Il serait temps de se questionner un peu sur notre passé, y compris récent, avant d'aller faire les malins. Parce qu'il serait bien facile de jeter la faute sur "eux" les immigrés venant investir nos quartiers (tic) et qui mettent à mal notre si beau pays qui allait si bien sans eux. Bien trop facile. Mais face à un échec, il est "normal" de faire un déplacement sur une personne extérieure car il est difficile d'admettre ses propres torts. Et le premier est de croire que l'adoration naïve d'un concept, la Nation, justifie tout. Le deuxième étant sans doute de ne pas oublier qu'un concept n'a ni couleur ni origine : s'il est bien construit, sous couvert de symbolisme, il peut rassembler beaucoup de monde, pour le meilleur ou pour le pire. Mais le concept n'est qu'une construction. Le reste est une affaire d'homme. Il ne suffit pas de brandir des idées ou des croyances en un concept (Dieu, la Nation, ou celui qu'on préfère) pour rassembler. Il faut non seulement y croire, mais accepter qu'un autre le puisse aussi. Bref, ouai, on a tendance à penser que l'essentiel réside moins dans l'idée que dans l'humain, l'idée n'étant qu'un vecteur pour atteindre le réel but : la cohésion (sociale). Faire de cette idée une barrière est une façon de rejeter l'autre, et cela influe négativement. D'où notre méfiance à l'égard de la Nation qui, dans le discours de ceux qui la portent, est un vecteur de division. La façon d'en parler compte. Il n'y a donc aucune honte de "notre" culture, il y a simplement son ouverture à d'autres pour l'enrichir. La culture n'a pas pour rôle d'être un cloisonnement. D'où la laïcité qui, par retrait de l'Etat, souhaite ouvrir le champ des possibles à tous. Ce n'est normalement pas un vecteur de division, comme cela devient que trop le cas dans le discours. Sous couvert de crainte par manque d'ouverture parce que, ô tristesse, une femme ne se promène pas en jupon et, l'homme, lui, ne se permet pas un costard et un menton bien rasé. Faudra m'excuser, mais ce type de "raisonnement", je les trouve, mais ça ne tient qu'à moi, assez primaires. Mais je ne doute pas un instant que vous saurez fustiger mon point de vue, m'expliquant que je ne comprends rien. Sous couvert de dangers grandiloquents, sous couvert de justifications qui devraient me convaincre que, finalement, rien ne vaut un bon Français. Parce qu'il est bien connu qu'un Français (blanc et chrétien, un non immigré bactérien quoi) ne va jamais massacrer des gens hors de chez lui. Qu'il est toujours le premier à protéger son prochain. Qu'il est, en somme, le porteur d'une universalité, mais seulement si cette universalité reste bien chez elle, dans "son" pays qui n'est pas le "nôtre". Ma parole, que je reste aussi con qu'en ma jeunesse, empoisonné à ces idées anti-racistes et par mon inculture évidente.
