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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 13/11/2014 dans Billets
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C’est une princesse à la robe noire, aux paillettes brillantes et aux cheveux d’argent, qui laisse parfois tomber son mouchoir blanc. Quel chevalier aura le courage d’attraper le cœur de cette fragile, et de suivre une Voie Lactée pour le lui rendre ? La nuit n’est pas assez sombre ce soir… Mollement perdu, entre ici et un peu plus loin, je vais de divagations nocturnes en réflexions amorphes. La nuit est un refuge. Elle nous cache, nous conseille, nous calme. Elle apaise. Ne parlons pas de ces nuits à se rendre sourd, à partir aux artifices d’autres rêves. Ceux qu’on fait les yeux ouverts. Parlons de cette nuit effrayante, Frissonnante, Diabolique. Elle parle, écrit, lit, pleure, rie, écoute, murmure doucement les ensorcellements de somnambules fantomatiques… Secret pour secret, confidente et discrète, elle est aussi muette que nos tombeau de pierre. Dans ce noir, on tourne nos regards vers nous. On voit un rêveur un peu fou, un clown un peu triste, un amant un peu seul, un imbécile un peu heureux… Qu’importe. La nuit ne ment pas. Elle dévoile. Courte. Intense. Honnête, Silencieuse et imposante. La nuit nous apporte des morceaux d’un lointain, des mythes, des plans sur des comètes. Profonde. Sereine. Ephémère. Elle est vierge. Innexplorée. Froide. Intime. Aux clients du paraître elle brise l’arme. Elle combat sans violence les brulures du monde. Et si les jours sont comptés, la nuit perdurera. Douce. Belle. Unique. C’est une Dame à cheval entre le passé et le futur. Intemporelle. Universelle. Immortelle. Souvent nous nous observons fixement, elle et moi, jusqu’au matin… Comme deux étrangers qui pensent se connaître. Puis elle s’envole … sans jamais parler, sans réalité, elle ne m’emporte pas avec elle, et m’offre simplement sa promesse de retour… Simple. Maternelle. Fragile… C’est une princesse à la robe noire, aux paillettes brillantes et aux cheveux d’argent, qui laisse parfois tomber son mouchoir blanc. Quel chevalier aura le courage d’attraper le cœur de cette fragile, et de suivre une Voie Lactée pour le lui rendre ?1 point
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- Allez, dis quelque chose ! - ... - Fais au moins semblant ! Un geste, si tu veux ! Il tire au même moment sur la ficelle en haut à gauche, faisant bouger son bras. - Ah ! Enfin ! Je te reconnais bien là : une vraie taquine ! Il se lève, va se chercher à boire. Il la regarde, esquisse un sourire. Qu'elle est belle, se dit-il, heureux. Il n'aurait pu rêver meilleure femme. Il revient s'asseoir. - Je repensais à notre premier voyage. Tu te souviens ? Quand nous étions partis ensemble, oh pas très loin, mais bien assez pour se sentir ailleurs ? On faisait encore jeune, à cet âge-là. Regarde-nous maintenant ! Qu'importe. Tu as soif, toi ? Je n'ai pas songé à te le proposer, excuse-moi. J'ai la tête un peu ailleurs, ces derniers temps. Où as-tu mis la tienne, à ce propos ? Aucun changement dans la situation. - Tu ne me facilites pas la tâche, vraiment. J'ai retrouvé tous les morceaux, sauf celui-là. Tu vas me dire que c'est ma faute, et tu n'as pas tort. Je n'aurais pas dû m'énerver ainsi et jeter dans tous les sens tes membres. Tu n'aurais pas dû non plus me mettre en colère, tu sais. Tu me comprends, je pense ? J'ai jamais été de caractère facile, faut se l'avouer. Mais là, tu as exagéré. Attends, ne bouge pas ! Je crois m'en rappeler. Il se lève, prend la porte sur la gauche, sort à l'extérieur, et va fouiller derrière un gros buisson. Effectivement, je n'ai pas regardé là-dessous, se reproche-t-il presque. Et effectivement, elle se cache là, très sage, le visage presque doux. Loin, très loin, du visage accusateur qui l'avait menacé hier de le quitter. Il revient à l'intérieur. - Hey ! Tu la reconnais ? Bien sûr ! C'est toi. Ah ! Je suis content, tu es à nouveau entière. Il place la tête sur le haut du corps. - Tu es tout de même mieux ainsi. Il se lève, va dans la salle de bain et en revient avec sa trousse de toilette. - On va te refaire une beauté ! Comme tu as toujours aimé être. Ni trop, ni pas assez. Juste comme il faut pour me plaire. Une femme magnifique, dans le fond. Je ne sais pas si je te l'avais déjà dit. Mais je le pense, tu sais. Et ils continuèrent à bavarder toute la journée durant, heureux tel un jeune couple. A l'arrivée des policiers, la semaine suivante, ils discutaient toujours autant ensemble. En effet, elle exprimait tant de joie, contait avec tant de conviction, qu'ils ne remarquèrent pas tout de suite qu'elle était seule à converser dans la pièce. Par la suite, elle ne cessera de se défendre contre les accusations, expliquant mille fois qu'elle n'y était pour rien, qu'elle ignorait ce qui était arrivé à sa copine et qu'elle n'avait pas même remarqué son état. Il avait complètement disparu.1 point
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Adieu boulets d’orgueil Qui m’empêchent de pardonner Adieu fardeaux de culpabilité Qui m’empêchent de me pardonner Adieu charges des obligations Poids des conventions Brouillards de doutes Voiles glacés de peurs Vous pouvez lâcher, vous dissiper Cesser de vous agripper Laissez-vous fondre au Soleil... Je n’ai plus besoin de vous Plus besoin de vos œillères, de vos réserves d’illusions Plus envie de vous dans ma vie Il y a tant de mondes à découvrir Tant de beauté, tant d’intensité... Je sais que j’ai tout mon temps Et encore toutes mes dents Mais pourquoi patienter ? La vie, n'est-ce pas maintenant ? Pourquoi attendre ? Qu’attendre ? Qui attendre ? Depuis tout ce temps, c’était moi que j’attendais Je suis venue à ma rencontre Je me suis timidement souris, puis tendu la main J’ai lentement fait ma connaissance Et puis j’ai décidé de prendre les rennes Et de partir au galop, pour voir… Alors j’ai découvert Que toutes les limites de ma vie N’étaient que pures créations de mon esprit1 point
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