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Plasticité mentale

Fraction

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Bonjour, 
Vous croyez tout savoir du doute ? 
Et si on jouait à un jeu ? 
C’est un jeu de plasticité mentale qui va vous plonger dans une cosmologie surréaliste. 

I) Spectacle de l'absurde


Je vais vous énoncer des propositions apparemment absurdes et vous allez les modéliser, envisager leur vérité, concevoir leur déterminisme global. 

_ Vous êtes dans une bibliothèque, vous fixez un livre, vous faites un tour sur vous-même, et tous les livres ont changé d’apparence, à l’exception de celui que vous avez mémorisé. 
Seulement, il vous est, par définition, impossible de le savoir. 

 

_ Vous êtes assis sur une chaise. Mais la chaise que vous touchez et celle que vous voyez sont différentes. C’est votre système interprétatif qui les synchronise en aval, rétroactivement. Un peu comme le cinéaste synchronise le son et l’image initialement dissociés. Ainsi, l’interprétation a posteriori précède votre perception si docile.

Et puisque votre interprétation moule votre perception, elle est définitivement piégée par l’illusion de cette matrice objectivante.

_ Un hypnotiseur vous a convaincu que vous vous appeliez Claude. Ensuite, de retour chez vous, tout votre entourage s’est mis à vous appeler Claude spontanément. 
Seulement, au moment où on vous appelle Claude, vous êtes persuadé de vous appeler ainsi. 

_ Votre mère a appris la langue française en même temps que vous. Elle n’avait qu’une seule leçon d’avance : celle dont vous aviez besoin pour devenir. 
Seulement, vous ne pouviez évidemment pas le déduire. 

_ Lorsque vous faites la vaisselle, que votre esprit est concentré ailleurs, la télévision, restée en bruit de fond, prononce des phrases incohérentes. 

Là où vous n’avez rien vu, il n’y a rien, et là où vous avez vu du flou, il n’y a que du flou. Rien ne s’explique en amont, tout se justifie en aval.
Seulement, votre manque de vigilance ne vous permet pas de le percevoir. 

_ Lorsque vous étiez enfant et que vous lanciez un ballon en l’air, sa trajectoire décrivait un triangle. Puis votre conscience scientifique a mûri, et le ballon a fini par décrire une parabole. Vos médias ont également mûri avec vous. 
Seulement, vous n’auriez pas pu filmer ce phénomène, car votre rétroaction l’aurait censuré. 

 

_ Avec votre femme, la guerre est ouverte. Elle s’est assise à côté de vous alors qu’elle était enrhumée, puis elle a éternué dans votre direction. Vous en avez interprété qu’elle l’a fait exprès pour vous contaminer. C’est faux, elle n’est pas suffisamment perverse. En revanche, si vous n’aviez pas dû interpréter cela, elle ne se serait jamais assise à côté de vous !

C’est le tort majeur et la raison mineure du schizophrène incompris.

 

_ Votre ami a vu un film au cinéma, il vous en a fait la description. Mais, au moment d’aller voir le film, vous avez oublié ce résumé. Le résultat est sans appel : la description n’a rien à voir avec le film.

Vous commencez à cerner : vous êtes la seule référence de vos environnements. Vous, vos mémoires et vos sens critiques.

_ Vous êtes critique ? Vous croyez ce que vous voyez ? Mais sachez que l’inverse est vrai aussi : vous voyez ce que vous croyez. Et voilà ! Le circuit est bouclé. Ce processus circulaire est extrapolatif. C’est-à-dire que votre environnement est, dans une large mesure, une extrapolation de vos croyances. Vous identifiez une réalité, vous la conscientisez, vous la formalisez, et le moteur inconscient l’extrapole et vous la représente encore plus aboutie. La réalité reconnaissable est devenue encore plus réelle et mature qu’avant votre conscientisation. Vos environnements sont des microcosmes culturels intrinsèquement cohérents, mais sans réelle cohésion globale.

Seulement, vous ne pouvez pas en douter sans devenir paradoxal.

 

_ Si vous mettez votre professeur de mathématiques en échec, il utilisera l’argument d’autorité, ou une posture condescendante pour ne pas perdre la face. Jusque-là, on reste dans une humanité cohérente. Lorsque vous contredites vos supérieurs, un scénario transcendantal vous fera perdre votre répartie : votre mémoire, votre vigilance, votre posture, vos nerfs, parce que si vos transcendantaux perdent la face à vos yeux, alors vos environnements deviendront chaotiques, voire un peu mongoliens.

Seulement, en dépit de votre violence ressentie envers les institutions, les transcendantaux, vous avez comme signé un contrat inconscient de reconnaissance envers eux, qui vous protège davantage qu’il ne vous contraint.


Le Soleil ne peut pas voir son ombre, et votre éveil ne peut pas voir l’incohérence de votre environnement, comme lorsque vous rêvez et que votre rêve s’adapte à votre vigilance. 

 

II) Obsolescence du repère


_ Comment avez-vous pu croire que la matière organique qui vous compose aie pu bâtir spontanément la cathédrale qu’est votre organisme ?

L’ADN, ce n’est jamais que 100 000 gènes sans aucune coordination autre qu’une chimie chaotique, ni aucune motricité autre que la chaleur.

_ Comment avez-vous pu croire qu’avec seulement 100 milliards de neurones, vous auriez pu modéliser l’ensemble de votre être et de vos objets mentaux ?

Essayez de visualiser le nombre incommensurable de caractères de vos mémoires, sans parler de leur structure ultra-plastique.

_ Comment avez-vous pu croire que les milliards d’objets autour de vous ont été conçus par des humains ?

Imaginez le nombre de machines qu’il faut, ne serait-ce que pour construire votre réveil matin, et de surcroît le nombre de machines constructrices de machines, …

Avouez-le, vous y avez cru parce que, dans votre environnement, vous avez rencontré des gens d’une grande qualité intellectuelle, et qui y croient aussi.

Vous leur avez délégué votre esprit critique.

Mais maintenant que vous savez que ce sont des génies, dont le relief n’est qu’illusion, qui croient ce que leur scénario leur dit de croire, vous vous retrouvez bien seul face à votre faculté de juger.

 

Si vous avez compris ce que j’ai dit, si vous avez réussi à le justifier, il est déjà trop tard : vous êtes contaminé. 
Vous êtes soit trop idiot soit trop intelligent pour ce monde. 

Vous disposez maintenant d’un moteur à représentations en singularité formelle, c’est-à-dire que toutes les représentations, tous les concepts, vous sont devenus possibles.

 

III) Rupture dualiste


Ce qui est autour de vous n’est qu’une interface, et ce n’est pas un « quoi », mais un « pour qui ».

Vous allez comprendre.

Les scientifiques qui vous environnent ont su minorer une vérité criante : les couleurs n’existent pas.

Ni l’onde électromagnétique (la lumière), ni vos cônes photorécepteurs (votre rétine), ni vos flux nerveux ne contiennent une quelconque couleur en-soi.

La couleur n’est pas un « quoi » mais un « pour qui ».

Or, si votre environnement a su vous cacher la vraie nature de l’énergie visuelle, pourquoi pas le reste, qui est du même acabit ?

Mais il n’y a pas de conspiration, pas de complot environnemental, pas de Dieu trompeur, pas d’esprit démoniaque, le couple neurone-média évolue dans une parfaite autogestion.

Il a cristallisé dans le scientisme, il a absolutisé la vérité de l’interface, parce qu’elle est intuitivement suffisante et d’une simplicité enfantine.

 

IV) Déterminisme dimensionnel

 

Il manque un cadre à tout cela, et je vais vous le simplifier.

Ce cadre, c’est le dimensionnement de votre conscience.

Je vous en offre une énumération avec une autorité que je vais justifier.

Il vous est techniquement impossible de douter de votre véracité, c’est-à-dire de votre sens du vrai, car ce serait paradoxal.

De la même manière, il vous est impossible de décider contre votre volonté, par définition.

De la même manière, il vous est impossible de dénier votre réalisme, ça tombe sous le sens.

Voici les trois dimensions paradoxales qui animent votre éveil depuis toujours, c’est la matrice de votre existence.

Et ces trois dimensions proviennent d’une seule : votre bien propre.

Parce que, synthétiquement, il vous est impossible de vous administrer votre mal propre, celui que vous conscientisez.

Votre bien propre, c’est votre « qui », et votre environnement c’est votre « pour qui ».

Votre « pour qui » navigue dans les sillons de votre « qui » final.

Votre « qui » répond à une formule simple : la conscience d’avoir conscience.

Cette formule est circulaire, gratuite, explosive et sans limite de plasticité.

C'est ce que j'appelle le moteur paradoxal, mon livre, que je vous invite à lire.

 

La Vérité est un absolu, alors que nous, nous ne sommes que des réels. Il va donc sans dire que nous sommes tous des imposteurs. Mais nos dimensions, projetées dans notre plasticité, peuvent faire de nous des hôtes circonstanciels de la Vérité.


Cordialement, Fraction



9 Commentaires


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@Fraction

Salut,

Ton sujet m'éveille la curiosité, il doit contenir beaucoup de clefs intéressantes et en même temps je n'arrive à en saisir le sens. Je n'ai pas tout lu car je me suis vite heurtée à un problème de compréhension. Je n'ai pas très bien compris comment il faut interpréter les exemples.

Citation

Vous êtes dans une bibliothèque, vous fixez un livre, vous faites un tour sur vous-même, et tous les livres ont changé d’apparence, à l’exception de celui que vous avez mémorisé.  Seulement, il vous est, par définition, impossible de le savoir.

Je n'ai pas bien compris cet exemple, où sommes-nous et pourquoi les livres ont-ils changés d'apparence ? Est-ce un jeu d'esprit ? Le paranormal (ou surnaturel) m'intrigue et m'intéresse pas mal, ces exemples ne me laissent pas indifférente.

PS : Je suis peut-être complètement à côté de la plaque ! :d

Modifié par Niou

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Salut Fraction.

Ton petit jeu est marrant, même si tout ne m'a pas forcément convaincu (disons que c'est une question subjective).

Une réflexion cependant m'a évoqué un fait "réel" (ou pas ?) de mon enfance :

Citation

_ Lorsque vous étiez enfant et que vous lanciez un ballon en l’air, sa trajectoire décrivait un triangle. Puis votre conscience scientifique a mûri, et le ballon a fini par décrire une parabole. Vos médias ont également mûri avec vous. Seulement, vous n’auriez pas pu filmer ce phénomène, car votre rétroaction l’aurait censuré. 

 

Quand j'étais enfant, un jour, jouant avec un boomerang, je l'ai fait atterrir dans un arbre. Au bout de quelques secondes, il a fini par tomber au sol. Seulement, et n'étant pourtant pas très loin, je suis convaincu de n'avoir entendu le bruit de l'impact que plusieurs secondes après.

Je n'ai jamais su expliquer ce phénomène, et quand ma connaissance scientifique a mûri, j'ai effectivement conclu à une erreur d'observation de ma part... Cependant, tout cartésien que je suis, cet événement n'a jamais quitté mon esprit et si mon imagination en a probablement reformulé (voir refoulé) une partie, j'ai toujours douté, et ne me l'explique pas (ni le phénomène, ni le doute). 

Bel appel à la réflexion en tout cas.

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Le 27/02/2019 à 21:48, Niou a dit :

@Fraction

Salut,

Ton sujet m'éveille la curiosité, il doit contenir beaucoup de clefs intéressantes et en même temps je n'arrive à en saisir le sens. Je n'ai pas tout lu car je me suis vite heurtée à un problème de compréhension. Je n'ai pas très bien compris comment il faut interpréter les exemples.

Je n'ai pas bien compris cet exemple, où sommes-nous et pourquoi les livres ont-ils changés d'apparence ? Est-ce un jeu d'esprit ? Le paranormal (ou surnaturel) m'intrigue et m'intéresse pas mal, ces exemples ne me laissent pas indifférente.

PS : Je suis peut-être complètement à côté de la plaque ! :d

Bonjour,

Mon billet vise à pousser le doute à son paroxysme.

Le déterminisme que nous connaissons à travers les sciences exprime une réalité qui se véhicule de l’amont de notre environnement vers l’aval de notre perception.

Or, le déterminisme que je tente d’exprimer se véhicule de la perception vers l’entendement.

Il n’y a rien en amont de nos sens, notre mémoire et notre entendement sont les références absolues de ce que nous percevons, ils fonctionnent un peu comme un moule, avaliste, négatif.

Cordialement, Fraction

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Merci pour la réponse.

Si j'ai bien compris, vous essayez de montrer (ou de faire comprendre) une réalité qui se base sur nos ressentis, notre perception plutôt que sur notre environnement.

Reprenons le premier exemple qui m'intrigue beaucoup :

Citation

Vous êtes dans une bibliothèque, vous fixez un livre, vous faites un tour sur vous-même, et tous les livres ont changé d’apparence, à l’exception de celui que vous avez mémorisé.  Seulement, il vous est, par définition, impossible de le savoir.

J'ai refait de pensée l'expérience en supposant tous les livres rouges, à l'exception de celui qu'on mémorise, qui est bleu. On fait un tour sur nous-même. Tous les livres (sauf le bleu) ont changés de couleur : ils sont par exemple tous verts. Puisqu'on n'a pas mémorisé la couleur des autres livres, il nous ait impossible de savoir s'ils ont changés.

Cool, je pense avoir compris le premier exemple.
Le deuxième semble trivial.
Le troisième, j'ai l'impression qu'il manque un mot (bilingue) à la fin de la première phrase :

Citation

Votre mère a appris la langue française en même temps que vous. Elle n’avait qu’une seule leçon d’avance : celle dont vous aviez besoin pour devenir. 
Seulement, vous ne pouviez évidemment pas le déduire. 

Et enfin, pour terminer, qu'entendez-vous par « plasticité » ?

Merci.

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Il y a 1 heure, Niou a dit :

Merci pour la réponse.

Si j'ai bien compris, vous essayez de montrer (ou de faire comprendre) une réalité qui se base sur nos ressentis, notre perception plutôt que sur notre environnement.

Reprenons le premier exemple qui m'intrigue beaucoup :

J'ai refait de pensée l'expérience en supposant tous les livres rouges, à l'exception de celui qu'on mémorise, qui est bleu. On fait un tour sur nous-même. Tous les livres (sauf le bleu) ont changés de couleur : ils sont par exemple tous verts. Puisqu'on n'a pas mémorisé la couleur des autres livres, il nous ait impossible de savoir s'ils ont changés.

Cool, je pense avoir compris le premier exemple.
Le deuxième semble trivial.
Le troisième, j'ai l'impression qu'il manque un mot (bilingue) à la fin de la première phrase :

Et enfin, pour terminer, qu'entendez-vous par « plasticité » ?

Merci.

Bonjour,

La plasticité c’est l’adaptabilité du matériau envers sa conception, son concepteur, son concept.

Les concepts sont des outils de production qui plastifie leurs représentations filles en fonction de leur malléabilité et leurs vertus intrinsèques.

Je vous demande d’envisager que l’industrie, que vous connaissez, a un homothétique, un analogue, un homologue rationnel : la conceptualisation.

Les concepts que vous possédez en votre esprit vous offrent la possibilité de plastifier vos représentations intimes, vos idées.

Mais ils vous offrent également la possibilité de plastifier les représentations filles de votre environnement que vous avez réussi à rendre esclaves, notamment par votre antériorité ontologique.

Si vous n’avez pas tout compris (oui, je suis un peu hermétique parfois ) et que vous souhaitez comprendre, n’hésitez pas à me questionner.

Cordialement, Fraction

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Je ne sais pas si ce que tu dis est intéressant ou pas, c'est encore une fois, une proposition qu'on peut pas vérifier la véracité, "sur ce dont on ne peut pas parler, il faut se taire", toute fois la perception des couleurs, entre autres, c'est quelque choses qui me trouble depuis des années.
 

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il y a 29 minutes, riad** a dit :

Je ne sais pas si ce que tu dis est intéressant ou pas, c'est encore une fois, une proposition qu'on peut pas vérifier la véracité, "sur ce dont on ne peut pas parler, il faut se taire", toute fois la perception des couleurs, entre autres, c'est quelque choses qui me trouble depuis des années.
 

Bonjour,

Je vous cite : "sur ce dont on ne peut pas parler, il faut se taire".

Mais si la preuve, et non la particule, était l’atome de la réalité, comme le stipulent certaines thèses idéalistes, alors que pourrait-on encore prouver ?

Faudrait-il, selon vous, se taire à jamais et sur tous les sujets ?

 

Je propose ce qu’on appelle une abduction.

C’est-à-dire qu’à partir de la même expérience que vous (en fait pas exactement), j’offre un modèle de réalité explicatif différent du vôtre.

La raison et le tort peuvent se cerner et se discerner par la nécessité et la suffisance du modèle à expliquer l’expérience (d’une vie).

Entre deux modèles, deux cosmologies, c’est à celui qui axiomatise le premier qu’incombe la primeur de la charge de la preuve.

Or, ce n’est pas toujours celui qu’on croit.

C’est ensuite la factorisation des improbabilités (improbabilité du Big bang * improbabilité de l’évolution * improbabilité de la neurologie biologique * etc…) qui est censée offrir une cohérence causale au Tout.

Or, dans la thèse idéaliste, on fait le chemin inverse : on part du Tout pour aller au particulier.

La cohérence et la complexion ne sont tributaires d’aucune précarité élémentariste, mais d’un bienfondé dimensionnel.

Cordialement, Fraction.

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il y a 50 minutes, Fraction a dit :

Bonjour,

Je vous cite : "sur ce dont on ne peut pas parler, il faut se taire".

Mais si la preuve, et non la particule, était l’atome de la réalité, comme le stipulent certaines thèses idéalistes, alors que pourrait-on encore prouver ?

Faudrait-il, selon vous, se taire à jamais et sur tous les sujets ?

 

Je propose ce qu’on appelle une abduction.

C’est-à-dire qu’à partir de la même expérience que vous (en fait pas exactement), j’offre un modèle de réalité explicatif différent du vôtre.

La raison et le tort peuvent se cerner et se discerner par la nécessité et la suffisance du modèle à expliquer l’expérience (d’une vie).

Entre deux modèles, deux cosmologies, c’est à celui qui axiomatise le premier qu’incombe la primeur de la charge de la preuve.

Or, ce n’est pas toujours celui qu’on croit.

C’est ensuite la factorisation des improbabilités (improbabilité du Big bang * improbabilité de l’évolution * improbabilité de la neurologie biologique * etc…) qui est censée offrir une cohérence causale au Tout.

Or, dans la thèse idéaliste, on fait le chemin inverse : on part du Tout pour aller au particulier.

La cohérence et la complexion ne sont tributaires d’aucune précarité élémentariste, mais d’un bienfondé dimensionnel.

Cordialement, Fraction.

Je pense que les choses n'ont pas d'explication native et propre, c'est comme un fichier informatique, une image n'est rien d'autre qu'une série de chiffres (souvent comprise entre 0 et 255 par convention), une chanson c'est exactement la même chose, si tu passes ton image à un décodeur du son tu entendras un bruit, si tu passes ta chanson à un décodeur d'image tu verras une salade de pixels, ce qui fait de l'image une image et de la chanson une chanson, c'est notre interprétation, ce qui fait d'un atome un atome et d'un électron un électron c'est encore notre interprétation, autrement dit l'univers entier ni n'est plus ni moins que de l'information à interpréter.

Et après est ce que ça change quelque chose? je pense pas, tous ce qu'on peut déduire c'est qu'on a atteint les limites de notre logique, de notre système d'interprétation.

Reste la question de l'origine, qu'elle est l'origine de tous ça? qui a écrit le fichier univers? ça on le sait pas et on le saura jamais, je ne suis même pas sûr que c'est une vraie question, et c'est sur cela qu'il faut se taire.

 

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il y a 23 minutes, riad** a dit :

Je pense que les choses n'ont pas d'explication native et propre, c'est comme un fichier informatique, une image n'est rien d'autre qu'une série de chiffres (souvent comprise entre 0 et 255 par convention), une chanson c'est exactement la même chose, si tu passes ton image à un décodeur du son tu entendras un bruit, si tu passes ta chanson à un décodeur d'image tu verras une salade de pixels, ce qui fait de l'image une image et de la chanson une chanson, c'est notre interprétation, ce qui fait d'un atome un atome et d'un électron un électron c'est encore notre interprétation, autrement dit l'univers entier ni n'est plus ni moins que de l'information à interpréter.

Et après est ce que ça change quelque chose? je pense pas, tous ce qu'on peut déduire c'est qu'on a atteint les limites de notre logique, de notre système d'interprétation.

Reste la question de l'origine, qu'elle est l'origine de tous ça? qui a écrit le fichier univers? ça on le sait pas et on le saura jamais, je ne suis même pas sûr que c'est une vraie question, et c'est sur cela qu'il faut se taire.

 

Bonjour,

On ne pourra jamais prouver, de façon péremptoire, ni l’existence ni l’inexistence de ce qu’on n’a jamais vu, de ce qui est physiquement ou métaphysiquement hors-champ.

Mais la preuve n’est que la dimension objective de l’évidence.

La démonstration (utopique mais formalisable) et l’intuition (informelle mais hyper-vigilante) sont les deux autres dimensions essentielles de l’évidence.

Or, c’est par cette approche plurielle de l’évidence que je fonde une légitimité interprétative, et non sur la qualité probante d’instruments de mesure que je déclare ontologiquement inefficients.

Vous avez lu mon discours et votre vigilance mentale a peut-être perçu une évidence, même fictionnelle, virtuelle, une esthétique mentale sans faute de style, une cohérence rationnelle sans contradiction.

C’était, en tout cas, mon objectif.

L’énergie que je prends à votre environnement, à votre « univers » imaginaire, c’est pour mieux vous la rendre, la rendre à votre référentiel, pour vous émanciper.

Cordialement, Fraction.

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