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Schéma (2)

Reo

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Agresser, étymologiquement, c’est «avancer vers» : l’agressivité animale n’est, en fait, rien d’autre que l’esprit de découverte, de conquête, orienté, il est vrai, par la recherche de ressources alimentaires _ qui peuvent être des proies vivantes.
 Que l’on retrouve chez l’humain qui, curieusement, n’en retient que cette dernière image, en réservant le terme d’agression à la violence exercée sur personnes (cf Blogapart-1). C’est le mirage de la ligne droite, considérée comme le chemin le plus facile, parce que le plus court _ même s’il est semé d’embûches _ pour parvenir à ses fins....

 Cela, à première vue, peut interroger, quand nous savons, grâce à la faculté d’anticiper que nous permet notre mémoire, disposer de moyens d’évitement souvent plus économiques pour atteindre nos objectifs.
 Mais de ce fait, notre cerveau possède l’intelligence, qui ouvre aussi la voie à l’utilisation de moyens qui, non seulement, nous dispensent de puiser dans nos réserves, mais nous procurent une puissance infiniment supérieure à nos ressources musculaires ou mentales.

 Ce qui explique que, dans notre impatience du présent ou notre crainte du lendemain, nous soyons le plus souvent tentés de faire fi des pertes et des risques encourus.

 D’où ce déséquilibre persistant entre un désir d’organisation et une volonté de domination, au profit de cette dernière, privilégiant le développement au détriment de la cohésion, et trop souvent, l’agression plutôt que la concertation.


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2 Commentaires


Bonne thématique de lecture.

Je relève ceci: 

" Mais de ce fait, notre cerveau possède l’intelligence, qui ouvre aussi la voie à l’utilisation de moyens qui [...] nous procurent une puissance infiniment supérieure à nos ressources musculaires ou mentales. "

Cela signifie-t-il que l'intelligence n'est pas une ressource mentale ?

E.

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 Merci pour le commentaire et pour la question.

 Si j’interprète correctement celle-ci, cela suggère que les moyens mis en œuvre grâce à l'exercice de notre intelligence en seraient une partie intégrante, ou tout au moins un prolongement : par conséquent, il ne conviendrait pas de faire une distinction entre la puissance de l'intelligence et celle des moyens qu'elle nous a permis d'utiliser.
 Cependant, beaucoup de faits aujourd'hui m'inclinent à écarter ce point de vue, la maîtrise des applications des progrès techniques nous échappant de plus en plus : c'est le syndrome de l'apprenti sorcier, ou de Frankenstein, un temps démodé, mais réapparu en force avec la bombe thermonucléaire, et qui a tendance à se développer à l'heure actuelle avec les intelligences artificielles, les divers travaux en génétique humaine, sur les nanoparticules, les semences hybrides, ou même la poursuite d'activités classiques, mais dont la pertinence écologique ou économique est désormais sérieusement mise en doute.

 Le fait que l'on puisse faire l'amalgame entre l'intelligence et ses applications techniques, telles la plupart de celles qui existent actuellement, me donne à penser qu'on a eu tendance à oublier qu'elle ne consistait pas uniquement à créer et construire, mais aussi à organiser et faire le suivi, tant il est vrai que l'esprit le plus puissant est incapable de prévoir toutes les conséquences de ses actes.
 A plus forte raison lorsqu'il s'agit _ comme c'est presque toujours le cas _ de la collaboration d'acteurs multiples.
Ai-je répondu à ton attente ?

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