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Laissons aux autres ce qui leur appartient

Marioons

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Et si nous cessions de laisser aux autres le soin de nous dicter ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais pour nous ?

Au fond, ce n'est pas tant l'acte qui compte que la façon dont nous le vivons.

Or qui mieux que nous-même est capable de ressentir ce qui se passe en lui lorsqu'il agit de telle ou telle façon, lorsqu'il se retrouve dans telle ou telle situation ?

Tout conseil suggestif que nous donne autrui est biaisé par ses propres peurs, ses propres désirs. Ne les rejetons pas, prenons les pour ce qu'ils sont le plus souvent : une tentative d'aide tout à fait subjective, et concentrons nous sur l'écho qu'ils font en nous plutôt que sur la question "a-t-il raison ? a-t-il tort ?".

Que s'est il passé, que nous a-t-on dit, sous-entendu, pour que l'on ne fasse à ce point plus confiance en notre guide intérieur, en nos ressentis, intuitions, en nos rêves et en nos capacités de les accomplir ? A ce point que l'on ai tellement besoin de l'approbation des autres, d'encouragements, pour oser croire en la pertinence et la légitimité de nos motivations profondes ?


   Alerter


5 Commentaires


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Et bien Marioons je me connecte quelques minutes et je tombe sur ta réflexion et sur ta question.

Et combien elle m'interpelle ta réflexion...

D'autant que tu la conclues par plusieurs questions et il me semble que ce serait la bonne conclusion de ne pas pouvoir conclure sur cette question...

Alors Je te donne ma bribe de réponse, réponse fausse évidemment...

Il me semble que, pour notre malheur, nous sommes humains.

Et j'ai ce sentiment que nous nous masquons derrière notre raison pour nous illusionner sur l'importance et la main mise réelle de notre inconscient et de nos ressentis comme si nous maîtrisions tout ou que nous devions tout maîtriser.

Parce que nous ne saurons jamais qui nous sommes vraiment, nous sommes en quête d'interractions afin d'avoir un écho qui nous renvoie notre image.

Le a t'il raison a t'il tort au final se transforme rapidement en me fait il du bien, m'est il agréable, me valorise t'il, est ce que je me retrouve ?

Et au final, peu importe que ce tueur soit un tueur s'il a fait vibrer une corde sensible qui nous a fait du bien.

On le comprendra, on lui pardonnera tout, sa propre mort peut être...

Aime t'on la personne ? ce qu'elle représente ? Ce qu'elle nous renvoie ?

Je pense qu'on aime se sentir aimé pour s'aimer soi même...

Et je pense qu'au final, cette relation de pouvoir ou cette relation égocentrique qui nous anime toujours quelque part est une illusion dans la mesure où nous faire du bien n'a rien a voir avec faire le bien et que nous nous apercevons que nous ne sommes pas forcément "quelqun de bien" mais quelqun qui cherche son propre bien...

Mais parce que nous sommes humains, on recherchera toujours ce reflet de quelqun qu'on considère être de valeur pour nous, d'autant qu'il nous ferait du bien.

Arriver au stade de la relation où l'on parvient à s'abandonner pour l'autre est d'une rareté inhumaine en réalité.

Une totale abnégation de soi pour un don de soi sans retour pas même la bonne conscience qui nous valorise.

Qui a pratiqué ?

Je n'y parviens pas encore totalement personnellement...

Quand bien même je m'y emploierai avec raison et volonté.

Il faut ce feed-back, toujours...

Et au final, tout rapport est biaisé dans le sens où ce qui fera du bien à l'autre n'est que rarement compatible avec ce qui nous fait du bien pour nous même.

Alors nous nous voilons la face.

Et ce que nous cherchons en l'autre, c'est de combler un vide qu'on se construit en nous.

Ce que je pense, c'est qu'on ne peut se sentir bien que dans la mesure où l'on se sent bien avec soi parce qu'à partir de ce moment là, on devient conscient de ses vides, on les accepte, on cherche toujours à les combler bien sûr, mais on vit avec eux au lieu de s'illusionner de pouvoir les combler au travers de l'autre.

C'est un leurre.

Ce qu'on peut faire avec l'autre c'est avancer ensemble ou tirer chacun quelque chose de l'autre.

C'est un très long chemin de nous rendre compte que l'on est pas ce qu'on pensait être et que l'autre ne fait que valoriser un orgueil qui nous masque le fait d'accepter d'être faillible et imparfait.

Humain je dirais...

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Très intéressant.

"nous ne sommes pas forcément "quelqu'un de bien" mais quelqu'un qui cherche son propre bien..."

"où ce qui fera du bien à l'autre n'est que rarement compatible avec ce qui nous fait du bien pour nous même"

Pour ces deux phrases, je ne serais pas si catégorique au niveau de la dichotomie que tu décris. Et si notre bien-être venait justement de l'alignement entre nos désirs profonds et ceux des autres (ce qui nous ferait du bien aux autres nous ferait du bien aussi), entre qui on est (quelqu'un de bien)et ce que l'on fait pour chercher notre propre bien ?

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éh éh, parce qu'il n'y a pas de vérité mais seulement des points de vue, j'apprécie ta manière de voir les choses.

Il me semble que l'alignement entre ce qui nous fait du bien et ce qui fait du bien à l'autre est générateur de bien être, oui.

A l'extrême, appelons cela l'amour quel que soit la nature de cet amour.

Mais tu remarqueras que cette recherche passe quand même par ce qui nous fait du bien à nous mêmes...

Si tu peux faire du bien à l'autre sans y éprouver une réciprocité, poursuis tu aussi intensivement la relation dans tous les cas ?

Le coeur du sujet reste de se faire plaisir à soi même que la motivation soit intellectuelle, sentimentale, émotionnelle ou autre...

L'excellent communiquant que je ne suis pas sait prendre son "ascenceur émotionnel" pour se mettre dans le profil qui recharge l'énergie de son interlocuteur sans y perdre la sienne...

A ce titre, ne voir les choses que sous une seule et unique facette ne fera pas le bonheur...

Il faut savoir parfois parler opinion, organisation, jardin secret, attention individuelle, jeux d'esprit ou enclencher l'action sans bla bla.... selon qui on a en face et selon les circonstances sans rester figé sur un arbre de béton soi même.

Au final, je regarde mon propre bilan énergétique dans ma relation à la personne.

M'a t'elle rechargée en énergie ? M'en pompe t'elle ?

Bien souvent c'est "malgré la personne" que cette magie opère en ce sens qu'elle n'en a pas forcément conscience rationnelle.

ça me rappelle un peu ce que j'avais appris dans la process communication qui considère que nous sommes une pyramide de profils chacune avec ses caractéristiques qui lui sont spécifiques et dont "ce qui recharge son énergie" ou "ce qui est générateur de stress" est différent selon ces profils.

Et dans la relation, selon qu'on soit en face de l'un ou de l'autre de ces profils, selon ce qu'on est soi même, on y trouve son "bien être" ou une "source de stress" parce que ce qui est un driver positif pour l'un serait négatif pour l'autre.

A deux femmes qui travaillent avec moi, si je dis qu'elles sont élégantes, la première pourra me voir comme un imbécile qui ne sait pas apprécier la qualité de son travail et qui ferait mieux de se focaliser la dessus quand la seconde pourra trouver que je suis élégant et que j'ai une forme d'attention qui lui donne un sens pour ce qu'elle est au dela de son rôle social.

La même action peut générer des réactions différentes... il est généralement bon de savoir à qui on a affaire sans perdre son naturel pour autant...

J'attire ton attention sur ta formulation pour te convaincre de l'égoisme de notre manière de penser (inconsciente, mais selon que la personne soit belle ou moche, élégante ou défroquée, sûre d'elle ou maladroite, tu agiras malgré toi différemment....)

"(ce qui nous ferait du bien aux autres nous ferait du bien aussi)"

Auras tu remarqué que tu écris ce qui NOUS ferait du bien aux autres ?

Ton inconscient vient de faire ce qu'on appelle un acté manqué qui te rappelle à lui :)

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"Parce qu'il n'y a pas de vérité mais seulement des points de vue" : j'aime bien cette phrase ;)

Oui en effet, petit plaisantin d'inconscient va ^^. Cela illustre bien au fond mon impossibilité d'appréhender mon bien et celui des autres comme deux choses séparées et indépendantes.

Je suis d'accord, nous restons le "coeur" du sujet pour nous-même, et je ne prône pas une fuite vers l'altruisme au détriment de soi. "Charité bien ordonnée commence par soi-même"...

Je ne vois cet alignement avec les autres dont je te parle que comme un résultat naturel, automatique, provenant d'un état de bien-être qui a d'abord lieu en soi. Je suis loin de penser que c'est en satisfaisant les désirs des autres à la pelle et en s'oubliant que l'on accède au bonheur.

Je pense que nous avons une fâcheuse tendance à confondre égoïsme et égocentrisme :

L'égoïsme serait une forme de repli sur soi par peur de l'extérieur, d'avidité par peur de manquer, aussi nocif à soi qu'aux autres.

L'égocentrisme, c'est se recentrer en soi, pour mieux s'aligner avec nos désirs profonds, et immanquablement être en harmonie avec le monde. Parce qu'on n'aura plus peur des conséquences des actes extérieurs sur soi, parce qu'on sera bien "ancré" en soi, mais dans une ouverture totale au monde.

A l'inverse, l'égoïste n'ayant pas de racine, pas d'ancrage, il compense illusoirement en se forgeant une carapace, qui bloque les énergies dans un sens comme dans l'autre, et ne fait que renforcer ses peurs.

Et en effet chacun est différent et réagit différemment à la stimulation d'une autre personne. Ceci dit, il me semble qu'une personne totalement ancrée, dans l'amour de soi et de l'autre, diffuse autour d'elle une lumière qui met à l'aise la majorité de son entourage. Et ceux qui ne supportent pas la lumière fuient tout simplement.

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