• billets
    69
  • commentaires
    167
  • vues
    46 665

Faites-nous peur !

Marioons

42 vues

Faites nous peur : "la maladie, la vieillesse, la solitude, la mort vous guettent ! "

Infantilisez-nous : "au fond, n'oubliez pas que vous êtes incapables de réfléchir et de prendre de bonnes décisions par vous-mêmes !"

Endormez-nous : "ne vous plaignez pas ! Il y'a bien pire !"

Culpabilisez-nous : "vous n'aviez qu'à manger bio et faire du fitness !"

Orientez nos rêves vers tout ce qui est extérieur à nous : "aaah quand vous serez enfin propriétaires... Quand vous aurez des enfants... Quand vos seins seront refaits... Quand vous aurez trouvé l'Ame soeur... " 

Et tentez ainsi de nous faire oublier à quel point nous sommes des êtres libres, généreux et puissants. 

:angel:




3 Commentaires


Nous ne sommes pourtant ni libres, ni généreux, ni puissants.Car dans l'absolu, ces notions sont relatives.

Malentendus clarifiés, repartons à zéro si tu veux bien ? ;)

Pourquoi selon toi ces notions sont relatives ? Qu'entends tu par là ?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

La liberté est l'illusion suprême, une puissance miroitée devant nos yeux, palpable, sensible mais réellement inatteignable.

La contingence se réduit à chaque seconde d'une vie, à chaque succession infinitésimale d'instants défilant inlassablement. Elle se réduit en un événement précis, à chaque moment, déterminant ainsi la vie et l'existence de toute chose dans cet univers.

La liberté est une notion absolue et relative. Absolue dans le sens où il s'agit d'une idée (qui transcende donc toutes les images que nous pourrions avoir de la liberté et lui apporte son unité), mais relative, car la liberté n'a de sens qu'en chaque être, et elle n'a aucune commune mesure.

La liberté, c'est défier l'oppression du temps, la finitude d'une vie et de la pensée même, cela qui nous définit en tant qu'Hommes. Pourtant, c'est sans doute également l'acceptation de notre condition humaine, puisque défier le temps, c'est défier son inexorabilité, son caractère fataliste : nul besoin de vivre l'infinité pour en moquer sa futilité. L'homme libre n'est-il pas celui qui a accepté de ne pas donner d'importance aux choses car elles lui ont été imposées ? L'homme libre n'est-il pas celui qui a dépassé la recherche du temps perdu ?

Après tout, la liberté n'est mieux approchée qu'en vivant l'instant plutôt qu'en le fantasmant.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant