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De l'âme d'un objet

Jedino

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Un éclair, et voilà l'inspiration, l'idée qui te sauvera de l'angoisse de ne rien avoir à coucher sur le papier. Parait qu'un monsieur glisse dans nos têtes ces trucs-là, un peu comme le type qui va engrosser une urne avant qu'elle ne soit vidée, comme celui qui passe son temps à rendre sa cervelle intelligente en sachant pertinemment que tout cela ne servira, finalement, à rien. Mais je suis de mauvaise foi. Il le faut bien. Car si nous n'engraissons pas les dindons, comment allons-nous en extraire la farce? C'est bien le but, non? En ajouter, en ajouter, jusqu'à se faire bouffer? Si ce n'est par le ridicule, c'est pas l'absurdité ou l'évidence de son ignorance?

Parait aussi que t'as ceux qui sont doués en art, et ceux qui sont doués en science. Qu'un génie qui se respecte ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Vinci, il est temps de nous montrer qui tu es : un imposteur. D'ailleurs, j'ai toujours voué une véritable admiration pour les gauchers. Surement parce que je le suis aussi en partie. Ou bien parce que ça me donne une sorte de particularité qui me permet de caresser dans le bon sens mon petit égo à la panse affirmée.

Pour tout vous dire, j'ai faim, là. Dans le genre, je crève la dalle. Je pourrais m'amuser à faire semblant de savoir écrire de jolies phrases, mais il paraît également que je n'ai pas le sens du verbe. Alors, autant cesser le paraître pour préférer l'être, n'est-ce pas? Tout le monde n'est pas Barthes ou Hugo, deux auteurs dont la lecture m'inspire qu'une chose : l'envie de maigrir. Oh, ce n'est pas qu'ils sont moins bons ou tout aussi mauvais que les autres, non. Seulement, je fais une fixation sur deux ou trois types que je n'encadre pas.

Enfin! Qui suis-je, pour en parler? Un moins que rien qui prétendrait discuter de ce qu'il méconnait? Allons, il faut y aller à coup de concepts et de références variées, mon ami. Soyons clairs, soyons précis! Soyons ce qu'il faut pour être compris. Et ne manquons pas, si déjà nous y sommes, de démystifier nos rêves. A quoi bon rêver, ma foi, si nous pouvons apprendre? Le rêve est l'art du fainéant. Le martèlement, celui du sérieux.


   Alerter


9 Commentaires


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D'ailleurs, j'ai toujours voué une véritable admiration pour les gauchers. Surement parce que je le suis aussi en partie.

Oui, moi aussi, je suis gaucher en partie, à une lettre près pour être exact.

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