Aaltar

  • billets
    5
  • commentaires
    55
  • vues
    100 433

À propos de ce blog

La boitatruk

Billets dans ce blog

Aaltar

Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

44917775.gif

Petit retour sur cette loi qui était de 3 ans mon ainée et qui aura mis presque 38 ans à parvenir à ma connaissance.

Je ne la découvre que très récemment, nous n'en parlons pas et pourtant c'est l'illustration parfaite que la problématique actuelle n'est pas pour nous systémique mais bien doctrinaire.

Petit rappel de l'article concerné :

L'article 25 : "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France."

Ca parait tout con comme ça, mais en une ligne, on vient de se couper la tête.

Petit rappel contextualisé, en 1973 Giscard alors Ministre des finances, modifie radicalement notre façon d'aborder l'économie. Jusque là, la France, quand elle avait besoin d'argent, empruntait à la Banque de France. Cette dernière étant principalement pourvu grâce à ce que nous français faisons tourner dans l'économie nationale, c'était une sorte d'emprunt interne dont nous avions la responsabilité. Ces emprunts étaient alors réalisés, et c'est là ce qui nous intéresse, à 0%. Oui, on empruntait à l'époque à 0%.

L'arrivée de cette loi 73-7 a alors rendu impossible cette opération et a donc transposer l'emprunt auprès d'organisme privés, les banques, nos amies à 3% d'intérêts (dans les bons jours). Au final, c'est bel et bien le système économique qui va changer mais surtout l'arrivée d'une doctrinaire où on sera à terme forcément perdant : nous ne sommes maintenant plus maître du coût de nos emprunts.

Il y a un choc pétrolier cette année 1973, nos économies chancèlent et on est devant une des premières problématiques de la fin des 30 glorieuses. Les finances inquiètent, l'économie sera modifiée, un premier emprunt sera effectué. "L'emprunt giscard" est alors contracté, 7,5 milliards de francs, et comme on n'est plus à la banque de france, on le prend à 7%... en 15 ans, des 7,5 milliards empruntés, nous rembourseront plus de 90. Cela illustre bien la problématique à venir.

Sur le moment, il est intéressant de voir que ces mesures ont été prise pour éviter une inflation galopante, là où nous serons moins enclin à être conciliant c'est que cette loi sera réaffirmée lors du traité de Lisbonne et de Maastricht alors même que nous connaissons ses effets pervers. C'est en ça que cela devient doctrinaire, on maintient en état un système spoilatif indirect pour les populations (car maintenant ce n'est plus seulement nationale mais communautaire au sein de l'union européene).

Pourquoi spoilatif ? Tout simplement car on transfert par les impacts et les responsabilités le poids financiers sur les populations qui doivent tout de même réinjecter sans cesse dans les banques d'une manière ou d'une autre. Sans cette loi, on aurait du lutter contre l'inflation, avec, ce qu'on ne paye pas en inflation on le paye en dette et donc c'est autant d'amputation dans les réalisations et les domaines gérés par l'état, au final, ce qu'on ne nous prendra pas sur notre pouvoir d'achat, on nous le prendra de toute façon en impôts.

Il faut payer, coute que coute. A.J Holbecq indique que la dette est constitué aujourd'hui à 90% d'intérêts. En 2009, nous devions autour de 1500 milliard d'€ dont la pars d'intérêt s'élève alors à 1340 milliards. Rien n'est solutionné, tout est exponentiel, tout ceci s'aggravera encore avec le temps. Même en étant les plus rigoureux possible, nous ne pourrons pas sortir de ce cercle vicieux.

Alors quoi ? Si nous arrivons à un point où nous nous rendons compte que c'est totalement fou, pourquoi continuer ? Probablement car en définitive c'est maintenant voulu. Les banques sont donc devenues plus puissantes que des états. Elles nous siphonnent, elles jouent en bourse et nous les re-finançons quand elles sont à terre.

La spirale dans laquelle on se trouve va continuer de s'engouffrer, on risque d'être prochainement confronté à une grave inflation, que notre système ubuesque ne parvient plus à endiguer. Du fait de son endettement, on est contraint de commencer à impacter notre dette sur notre mode de fonctionnement, elle prend actuellement le second rang au niveau des dépenses publiques (en terme de porte feuille).

Nous avons voulu (nous étant nos dirigeants) cette échappatoire à l'inflation dans les années 70, nous avons constaté rapidement que c'était un système pervers, nous l'avons périclité en élaborant l'Europe sur les mêmes bases, que nous savions mauvaises.

La suite ? C'est très simple à visualiser, il n'y a qu'à regarder comment celà se produit pour un ménage sur endetté, car nous le sommes maintenant dans la mesure où nous n'avons plus les moyens de relancer la machine à hauteur de ce qu'il nous faudrait pour résoudre le problème de la dette. Nous aurons 3 options : faire fie de cette dette, à l'Américaine ; faire fie de cette dette, à la Grecque, ou rogner sur nos dépenses publiques pour pouvoir continuer à emprunter et insister un peu plus sur notre lancée. Dans les trois cas, c'est bien le déclin doctrinaire, systémique et sociétal auquel on est en train d'assister.

Aujourd'hui, nous sommes dans un merdier sans nom, essentiellement à cause de cette toute petite ligne aux conséquences si désastreuses pour notre devenir.Il est fort probable que dans les années qui viennent une forte inflation vienne considérablement aggraver les choses.

Aaltar

La restructuration de la dette Grecque est ubuesque.

54750703.gif

ceci constitue une réponse donnée dans le sujet Si la Grèce restructure sa dette, pas celle envers nous alors!

La seule chose qui est faite est de gagner du temps en attendant je ne sais quoi (enfin si mais bon). Du coup, c'est le puis sans fond, l'instrument qui sert à l'Europe pour établir des réponses d'urgence alors qu'elle aurait du plancher dessus bien avant le début des emmerdes. On préserve l'Europe, la Grèce tout le monde s'en fout royalement. C'est uniquement parce que c'est le premier domino qu'on tente d'éviter de le faire tomber, mais c'est un effort vain puisque ce que l'on redoute est, pour la Grèce, inexorablement nécessaire et obligé de se produire.

La dette Grèque ne sera jugulée que par une seule série de mesure, la sortie de la zone Euro et celle-ci ne sera concédé qu'une fois la faillite de l'état acceptée. Après, ils auront à gérer leur problème comme ils pourront, de toute façon, avec les emmerdes que nous ont aura alors, se sera bien la dernière de nos priorités.

On se contente de soigner la gangrène... parce que c'est pas le moment de couper la jambe. L'échec des réponses apportées, sur le dossier grec (car les mesures économique européennes prises ces derniers temps sont bonnes, mais trop tardive pour la sauver) amènera une frayeur dans toute l'europe politique et élèvera les dissensions allemandes et françaises où chacun songera à défendre sa vision confrontée à celle de l'autre et qu'au final rien n'est concluant. Espérons que l'éclatement de la zone euro ne remettra pas tout le monde à se regarder de travers mais politiquement chacun devra compter avec des partis d'extrème droite et gauche en puissante montée.

Comme on peut l'envisager, le gouffre à fric que l'on ouvre est stérile, on paye pour rien d'autre qu'une histoire de calendrier et la dette Grecque c'est aujourd'hui aussi la notre vu qu'ils ne rembourseront jamais 1 € de toute cette histoire. On tient le malade à la gorge, on oblige les grecs à je sais pas quoi alors qu'il n'est déjà plus capable de rien depuis longtemps. Faible l'Europe s'expose et les répercussions socio-économique comme stratégiques qui sont des plus inquiétantes.

J'aimerai toujours être amener à en reparler à la fin de la décennie pour constater que je me suis planté et inquiété pour rien, mais quelque soit le déroulement dans les 9 années qui viennent, ça va être de plus en plus difficile, de plus en plus compliqué et de plus en plus inquiétant.

C'était la minute anxiogène offerte par les anti dépresseurs tatar.

En conclusion, bouffez, baisez, tentez de dormir du mieux que vous pouvez parce qu'en définitive, aujourd'hui tout va bien.

PS. les banques, les instances économique, la doctrine capitaliste dominante, j'en ai rien à branler, c'est pas notre système qui se casse la gueule, c'est toutes nos sociétés et c'est largement plus grave qu'un simple choix politique !

Aaltar

La Chine va t elle vers l'ère Showa ?

20052868.gif

Petit retour en arrière et traversons un peu la mer de Chine pour nous retrouver au Japon médiéval. Au japon, comme en Chine du reste, le temps se découpe en ères et époques. Les périodes qui vont nous intéresser se situent au début de l’époque d’Edo, vers 1600.

L’époque d’Edo voit de profonds changements se profiler pour l’Empire du soleil levant, les occidentaux arrivent, partagent leur culture et s’implantent sur l’archipel nippon. Les japonais sont plutôt ouvert vis-à-vis de cette arrivée, ils laissent même les religions venir prendre place au sein d’une culture pourtant déjà très riche de code et de croyances. C’est ce qui va poser des problèmes aux occidentaux et aux japonais, le catholicisme ne s’intègre pas avec le mode de vie des japonais, la culture est trop décalée et occasionne une série de problématiques qui ne trouveront de solutions qu’avec l’externalisation. C’est ainsi qu’après s’être ouvert sur ce monde qui venait à lui, le Japon décide de se refermer et de revenir à sa vie propre. La période Sakoku, replonge le Japon dans une vie féodale, le moyen age pour ce pays, ils y resteront 250 ans, coupés du monde, hermétique à toute intrusion, hostiles à toute dilution.

Et puis, les occidentaux évoluent de leur coté et le Japon doit un jour se rendre à l’évidence qu’il ne peut continuer à contracter ce décalage qui s’opère. C’est le début de la période Bakumatsu. L’isolationnisme va prendre fin, le Japon va à nouveau s’ouvrir sur le monde, reprendre la grande histoire commune.

Le Japon n’a pour ainsi dire pas évolué en 250 ans, alors qu’en Europe/Amérique il y a eu les révolutions, les lumières, l’industrialisation. Conscient de son effroyable retard, l’Empire se constitue derrière une unité nationale qui va le porter sur 3 étapes successives les ères modernes.

L’Ere Meiji, 1868-1912, est le début d’une formidable aventure pour le Japon. Ils s’ouvrent sur tout et ont soif de modernité. Ils désirent actualiser dans tous les domaines. Bien que très attaché à leur culture, ils voudront apprendre l’économie, l’industrie, l’art de la guerre. Ils se rapprochent des plus efficaces dans tous ces domaines. Oeuvreront avec les britanniques pour apprendre la marine, avec les allemands pour apprendre la guerre (la victoire de 1870 sur la France les place comme les plus efficaces), les américains pour leur apprendre l’industrie, l’économie. Ils sont riches d’une croissance formidable, d’une détermination exaltée, d’une réussite et d’une efficacité. En peu de temps, ils parviennent même à faire mieux que ce que les meilleurs sont venus leur apprendre. Ils vendent des bien de consommation à des pays qui jusque là étaient leader, pour illustrer il faut regarder qu’ils vendaient même de la bière aux allemands.

Après être sorti de leur isolationnisme castrant, le Japon a donc eu soif d’évolution et a parfaitement su s’y adonner, l’ère Taisho couvrant la période 1912-1926 est une sorte d’intermède où ils seront « suiveurs ». La première guerre mondiale ayant éclaté et s’étant alignés sur la position du Royaumes Unis, ils n’ont pas réellement de directive. De là naitra une frustration, car après la conférence de Versailles (dont on sait les répercutions qu’elle a eu en Europe avec les prétextes revendicatifs nazis), ils n’ont pas eu de place décisionnaire, ils vivront politiquement très mal ce laissé de coté.

Hiro Hito, sera l’empereur de l’ère Showa (1926-1989) mais la période qui nous intéresse est celle qui précèdera la seconde guerre mondiale. Avec l’arrivée d’Hiro Hito, le Japon est mure pour regarder au-delà de ses frontières. Ils ont prospéré depuis maintenant 50 ans, se sont modernisés et commencent à entreprendre une vision impérialiste au-delà de l’archipel. Les géostratèges japonais élaborent ce qui sera appelé la sphère de coprospérité de la grande asie orientale. La vision est d’amener cette formidable sphère à un fonctionnement commun et autonome. C’est symbolisé par une sorte de chapiteau qui recouvre l’asie et dont le pillier serait évidement le Japon.

L’impérialisme Japonais prend forme, s’élabore, s’articule. Là où Adolf Hitler n’est pas encore au pouvoir, le Japon se lance déjà dans l’annexion de la Manchourie, première étape du plan d’ensemble. Cette agression caractérisée les amènera à quitter la SDN (équivalent de l’ONU de l’époque) suite à des molles critiques. L’interventionnisme impérial nippon est maintenant en marche.

Le cheminement ultérieur est celui que l’on connaît, bien qu’il faille prendre conscience que des guerres successives en Chine ont lieue dés les années 30 alors que nous même sommes encore en train d’à peine penser aux Sudètes dont il va pourtant falloir se défaire, symbole de notre propre peur et refus de faire face à l’inacceptable. Rappelons que la Chine perdra 12 000 000 de vies durant la guerre contre le Japon, autant que l’URSS durant la seconde guerre mondiale, 2 fois l’holocauste et tout ça dans l’indifférence de faits généralisée.

Ce cheminement du Japon « moderne » le sortant de l’isolationnisme pour le mener vers l’impérialisme est dans une certaine mesure à mettre en parallèle avec le cheminement actuel de la Chine. Toute la question de ce petit rappel d’Histoire, pousse à poser l’interrogation qui motive mon intervention : La Chine finira t elle aussi par avoir son ère Showa, l’impérialisme chinois émergera t il après sa formidable croissance ? Le monde devra t il un jour regarder, résigné, l’Empire du Milieu prendre son envol au-delà de ses frontières ? Sommes nous à l'aube d'un destin dont nous ne seront plus instigateurs, condamné à regarder, effrayés, la soif démesuré d'un Empire ferme et déterminé ?

Aaltar

Guerre mondiale ?

Nous sommes ici dans le spéculatif, aussi, l'énoncé de la théorie qui va suivre ne doit pas être prise pour argent comptant mais pour ce qu'elle est : une simple vision possible.

23623862.gif

La troisième guerre mondiale, ce mythe dorlotée durant toute la guerre froide est toujours à conserver comme possible. Évidement puisque maintenant, les conflits majeurs entres les "empires" sont à échelle planétaire depuis près d'un siècle, avec 2 épisodes fratricides. Maintenant qu'on a mondialisé, décolonisé, tout globalisé, si un dérèglement s'opère il faut bien prendre conscience que la conséquence sera d'une ampleur autrement plus lourd que tout ce qu'on a connu.

Pour revenir sur la 3eme guerre mondiale, elle s'est produite mais de manière sourde, la guerre froide était la 3eme guerre mondiale, sans trop d'éclatement mais c'était une vraie logique de guerre. Celle que l'on anticipe aujourd'hui, faute de perspectives chantantes en est finalement l'extension.

En effet, après la chute de l'URSS, l'Amérique toute puissante domine le monde, elle sait qu'elle ne peut continuer que dans l'adversité puisque finalement la logique de guerre instaurée par la guerre froide leur permet de faire tourner une économie et une industrie sans cesse déclinée en industrie d'armement. Alors que la guerre froide se termine et que tout le monde repart à la détente, l'Amérique continue de faire croitre ses dépenses militaires durant toutes les années 90 alors que rien de vient légitimer la nécessité de ce fait. Pourquoi ?

L'industrie lourde américaine, l'industrie aéro-nautique a équipé les grandes flottes civiles durant tout le boum des années 50 à 80, les fameux boeing volent partout mais les usines doivent tourner... vitale pour l'économie du pays. Alors au fil de la décroissance de la demande il aura bien fallut compléter les trous dans les carnets de commandes, l'investissement civile s'est donc reconverti en investissement militaire et c'est ainsi que se développe le paradoxe comme quoi la paix entraine une hausse de la production militaire.

A partir des années 70, la bascule est déjà faite, c'est un choix stratégique mais il faut se remettre dans la mentalité de l'époque, la guerre froide était encore active et la guerre du Viet Nam a toujours couvée l'adversité EST-OUEST. Ce qu'Eisenhower exprimait avec son fameux "Nous devons prendre garde à l'acquisition d'une influence illégitime, qu'elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d'un développement désastreux d'un pouvoir usurpé existe et persistera" est devenu au fil du temps une réalité : l'Amérique n'a d'autre choix pour subsister que de surenchérir dans son armée.

Ce constat étant fait, et sans qu'il n'amène vraiment de critique, on comprend que l'Amérique a au bout d'un moment besoin de se crisper autour de ses axes stratégiques extérieurs. Marchés communs, acquisitions de ressources et bientôt lutte d'influence.

Durant les années 90, c'est calme, on aura finalement eu droit à une vraie période de paix, hormis la guerre en Irak 1 dont l'intervention de l'OTAN était nécessaire et celle dans les Balkans du même ordre, la grande machine à canon n'aura pas eu à rugir.

Arrive un tournant dans l'histoire du monde : la bascule démocrate > républicain avec l'arrivée de G. Bush.

Les grands idéologues américains veulent pointer un cap, le manque d'adversité peut leur faire perdre leur avance et ils savent déjà qu'un géant émerge à une vitesse faramineuse. Et oui fin des années 90 on regarde la Chine avec angoisse car elle avance et les courbes indiquent bien qu'elle va prendre un envole sans précédent.

L'Amérique donc, choisit d'anticiper. Il n'est pas question de lubies ou d'instinct guerrier, les gens qui sont au coeur des choses, les théoriciens géostratégiques sont éminemment plus froid et efficace que nous pouvons l'être dans notre propension à en juger. Ne remettez à aucun moment en doute la valeur des choix qu'ils font, ça nous dépasse, c'est vital et au final, ces questions là ne sont pas faites pour être contestées.

Que se passe t il alors ? L'Amérique cible sur 20 ans la croissance de la Chine avant que le stade atteint ne soit alarmant. Avec 10 ans de plus on remarquera qu'effectivement, c'est plus que bien avancé. La décision est prise pour que durant ces 20 années, la guerre se prépare car elle sera de toute façon inévitable. Pourquoi ? je vais y revenir, pour le moment regardons le comment :

L'Amérique, après le 11/09, provoqué probablement, se lance dans du néo-colonialisme sauvage, cessons de penser en terme de grandeur humaine, oui c'est dégueulasse, mais oui dans leur logique c'est vitale.

Il ne s'agit pas là d'aller piller pour le plaisir d'en avoir plus, non. C'est un positionnement stratégique, tout le monde a déjà entendu l'expression "c'est toujours ça que les boshs auront pas" et bien les boshs là peuvent être remplacé par les chinois. Chaque point acquis est un point de moins pour l'autre. La Chine est dans une démarche similaire mais avec une autre méthode, la finalité reste la même pour les deux : partager le monde en sphère d'influence pour que l'approvisionnement en matière première puisse être garantit.

L'Amérique n'a pas totalement besoin de ce qu'elle capte, mais il est autrement plus important que la Chine n'en dispose pas, sa seule faiblesse étant justement l'entrée des ressources vitales et nécessaires à la croissance de l'Empire.

Voilà pourquoi on assiste à tout ces placements, c'est du positionnement stratégiques destinés à endiguer.

Au terme des 20 ans, le monde aura été partagé, l'affrontement commencera alors pour commencer à capter les ressources de l'autre.

Celà pourra prendre beaucoup de formes différentes, y compris les conflits armés, localisés ou non. Chacun se prépare à l'escalade, nous ne faisons pas exception, la russie relancera durant la décennie à venir un ambitieux programme militaire pour être à jour, les autres pays sont aussi dans une démarche de croissance. Vous verrez, les dépenses militaires globales vont augmenter considérablement dans les 5-7 ans qui viennent.

La troisième guerre mondiale est donc possible, probable, logique et même en préparation. La propagande fera son boulot, chacun évoluant comme il le peut pour que nous passions un certain cap idéologique et ne vous y trompez pas, le camps qui est le votre est bien celui où vous avez les pieds, une erreur d'interprétation sur cela amènera l'échec et nous serons dominé.

Désolé pour le pavé, merci à ceux qui ont eu le courage de tout lire.

Ce billet est une réponse dans le sujet Possible guerre mondiale ?

Aaltar

A quoi pouvait bien penser Sisyphe ?

15116211.gif

Je me suis souvent demandé à quoi cela pouvait bien servir de vouloir œuvrer sans déterminer de perspectives. Cherchant à motiver mon envie d’y croire quand face au reflux de la mer, tenir une position devenait difficile.

Sisyphe, dont je rejoins régulièrement le destin, n’est il pas une leçon d’optimisme, d’espoir, de nécessité d’y croire ? Etait il stupide et vain ou gardait il secrètement l’envie de dépasser sa calamité ?

Personnage de la mythologie grecque, il avait déjoué la mort, trompant Thanatos afin de s’extirper de l’inéluctable. Se jouant des Dieu, il fût condamné à une éternité d’absurdité. Son châtiment serait de faire rouler un roche jusqu’en haut d’une colline, mais éternellement le rocher ne parviendrait pas au sommet pour redescendre, amenant Sisyphe à toujours renouveler l’action vaine.

Le mythe de Sisyphe est plus compliqué que la simple évocation de l’absurde ou même la vision du labeur interminable. Comment considérer la pensée de Sisyphe lui-même face à l’inéluctable sensation d’échec et de frustration ? Comment imaginer recommencer l’ascension après que le rocher fût revenu en bas de la colline ? A quoi pouvait il bien penser en remontant inlassablement le fil de son espoir sachant très bien qu’il conduirait à un nouveau désespoir.

Sisyphe croyait il qu’il finirait un jour à toucher le sommet ? Avait il la perspective de ce que ça pourrait représenter que d’accomplir ce qu’il savait pourtant vain ? S’entreprenait il résigné ou volontaire ?

Albert Camus y voit quelque chose de profond, le pourquoi de la vie, il explique dans le « mythe de Sisyphe » que le héros en proie à un destin sempiternellement absurde continue toutefois de vivre. Il exprime quelque chose que je considère comme l’ode à l’optimisme vain, car en décrivant Sisyphe dans sa condamnation comme une illustration du fait que la vie vaut la peine d’être vécue, il explique pour faire comprendre sa pensée : « il faut s’imaginer Sisyphe heureux ».

Ce dernier pouvait il vraiment l’être ? Cette question me hante souvent. Comprendre comment on peut trouver la force de toujours avancer malgré la chute. Se réjouissait il chaque fois se rapprochant du sommet, avait il l’espoir, était il résigné ? A quoi pouvait bien penser Sisyphe ?