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Philosophie et autres textes.

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jean ghislain

:plus:

Boum boum boum

Meme les américains comprennent

Boum boum boum

Boum boum boum

Boum boum boum

Qu’importe l’endroit, le contexte

On a toujours un bon prétexte

Pour tomber nos 'fruit of the loom'

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Quand t’es pas là j’fais n’importe quoi

J’prends des kilos des tequilas

Je chante les chansons d’Oum Kalthoum

Je ne pense qu’à nos boum boum boum

Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum

Boum boum boum

Hier on était chez ta mère, elle a failli tomber par terre

En entendant le dressing room quand toi et moi on faisait boum boum boum

Dans les ascenseurs des hotels on s'est montés au 7ème ciel

On envoie balader les grooms quand toi et moi on fait boum boum boum

Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum

Boum boum boum

Quand on reçoit des invités on ne sait meme pas résister

Entre le thé et les Lookoums y a le temps de faire boum boum boum

C'est vrai que les murs ont des oreilles, que tous les voisins se réveillent

Mais c'est comme ça qu'on fait l'amour quand toi et moi on fait boum boum boum

Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire

On a toujours un truc à faire, les étagères font badaboum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum

Boum boum boum

En plus ça, ça fait toujours deux

De plus de ça fait tout ce qu’on veut

C’est comme les coups de Brahim Asloum

Toi plus moi ça fait boum boum boum

Pas la peine d’aller cavaler

Y a plus toi qui me fait voyager

Voir les cocotiers de Touloum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire

On a toujours un truc à faire, les étagères font badaboum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Boum boum, boum boum boum

Quand toi et moi on fait boum boum boum

"fruit of the loom" , c'est les fruits de l'abondance, le plaisir hédoniste, le sexe quoi.

"quand t'es pas là je fais n'importe quoi", clin d'oeil à une chanson des années 80 de Lio.

"tous les bourgeois... pas besoin de zoom". quand on est pas VIP caché dans le 16ème, nul besoin de faire attention aux paparazzi !

"les cocotiers de Touloum", un petit jeu de mot sur Toulon, où il y a bien des cocotiers (c'est la côte d'azur ! lol)

J'adore ! Presque autant que Jabberwocky. Jabberwocky est plus mélodieux, plus recherché, plus philosophique. Hé ! Qui a dit que le cul ne peut pas être philosophique ? :smile2:

jean ghislain

Freud part de l'observation de phénomènes inexplicables du simple fait de la conscience, comme les rêves, les actes manqués (les actes où l'on accomplit autre chose que ce que nous avions l'intention de faire – les lapsus par exemple). En effet, du point de vue de la conscience, ces phénomènes sont incohérents et incompréhensibles. Les rêves ne semblent avoir aucun sens, et les actes manqués ne se réalisent certes pas consciemment.

Freud fait donc l'hypothèse d'un inconscient qui tiendrait une place importante, à côté de la conscience. Inconscient dans lequel demeurerait en état de latence des phénomènes qui doivent être cachés, refoulés et qui permettrait l'équilibre psychique. Si le sujet refoule en effet des représentations – et c'est bien ce qui se passe avec la censure que nous imposent quotidiennement les autres quand nous vivons en société, c'est que l'inconscient possède une grande force de résistance qui s'oppose à ce que les contenus psychiques « immoraux » fassent surface au niveau conscient.

Ainsi on peut expliquer les actes manqués par des processus qui sont loin d'être dû au hasard. Freud y voit l'expression de pulsions et d'un ensemble d'intentions que chacun veut se cacher à sa propre conscience, et qui ont la source la plus profonde dans des désirs intimes, qui peinent ainsi à demeurer secrets ! Quant aux rêves, ce sont encore ces mêmes désirs qui avancent masqués. Ainsi le sens des rêves demeure toujours indéchiffrable puisque même dans le sommeil, quand la conscience offre moins de résistance à l'inconscient, le refoulement joue encore son rôle en défigurant les désirs intimes de façon à ne pas les reconnaître.

Si l'interdit est utile pour vivre en société, Freud fait remarquer que cela peut causer chez certains sujets, qu'il nomme « névrotiques », un affaiblissement de la personnalité. Par exemple quand le surmoi – qui représente l'interdit (souvent d'origine parentale) – entrave toutes actions en maintenant le sujet dans une perpétuelle angoisse qui l'empêche d'accomplir le moindre désir de peur de faire resurgir des pulsions trop violentes.

L'utilité de la psychanalyse est alors de participer à un travail intellectuel d'interprétation visant à un rééquilibrage du psychisme. Le psychanalyste, en jouant le rôle de l'autorité parentale, pousse le sujet dans ses retranchements afin de faire surgir ses pulsions, tout en donnant amenant le sujet à légitimer ses pulsions, quand elles peuvent être acceptées par l'autorité d'un surmoi plus nuancé.

jean ghislain

Heidegger est un philosophe allemand contemporain qui a d'abord eu une formation de théologien puis s'est tourné vers la philosophie, et en particulier la métaphysique. Il faut noter qu'il a eu une grande renommée de son vivant, ce qui est rare pour les philosophes. Son œuvre maîtresse est être et temps. La thèse qu'il développe est la suivante.

L'homme est dans la non-vérité, il passe son existence à se préoccuper de son quotidien, en utilisant au mieux le monde ambiant dans lequel il est plongé, sans pouvoir se projeter librement. Heidegger emploie alors le terme de dévalement, « être-jeté », ce qui veut dire qu'il occupe une position existentielle incorrecte par rapport à ce qu'il pourrait se résoudre de faire de sa vie. Il est donc en faute, et par moment, quand il prend conscience de cet état, vient l'angoisse. Mais surgit aussi à travers l'angoisse l'appel à vivre enfin de façon authentique.

Sartre interprète alors ce dévalement comme une mauvaise foi qui nous maintient dans le contentement d'une existence qui nous échappe. La soumission au destin ou essentialisme doit être dépassé par l'existentialisme, qui consiste à agir librement pour diriger notre vie. Il faut noter que Heidegger se défend d'être existentialiste, qui n'est qu'une simplification de sa philosophie.

En effet, si Heidegger part bien de l'Homme et de son existence, l'essentiel de sa philosophie repose en revanche sur une question métaphysique : la question de l'être. Pour lui, être, ce n'est pas simplement être-là-devant (exister), ou être-avec (vivre en société). Car l'Homme a cet avantage d'avoir un monde, d'être-au-monde (d'agir), alors que les animaux sont pauvres-en-monde, et que la simple matière est dépourvu de ce lien-au-monde. Pour Heidegger, être c'est avant tout être-au, et donc aussi le mode selon lequel l'Homme est-au-monde.

Or l'Homme peut très bien ne pas être-au-monde tel qu'il pourrait l'être. Car il est dans la léthé, c'est-à-dire dans le retrait, la non-vérité. C'est que l'être se retire, ce qui pourrait être passe dans l'oubli. Mais ce qui est oublié ou en retrait peut très bien resurgir. Cette résurgence passe alors par l'angoisse devant la finitude de la vie, de la prise de conscience que la mort peut prendre à tout moment. Devant cet effroi, l'Homme peut alors réagir par la résolution de vivre à temps, comme dit Nietzsche, de ne pas être trop vieux pour ses victoires...

À travers son œuvre, Heidegger nous invite à prendre part entière à notre vie, et pour cela à questionner le fond de notre existence. Le but étant tout simplement de vivre sa vie, ce qui, semble-t-il n'est finalement pas si simple qu'il y paraît.

jean ghislain

Marx part de la situation misérable de l'homme. Pour lui, l'homme vit dans une société, un monde qui souvent l'opprime, l'empêche de réaliser sa vie du fait de conditions sociales défavorables dans la plupart des cas. Or ce monde-là crée de toute pièce la religion qui, n'étant que l'expression de la détresse de l'homme, conduit à donner à l'homme des illusions pour supporter le poids de sa vie. En fait, cette formidable somme encyclopédique de spiritualité n'est pour Marx que la réalisation en l'homme d'une conscience inversé du monde qui maintient l'homme dans l'imaginaire, apaisant ainsi ses souffrances, et qui le détourne ainsi de toute protestation.

Car la réalité, c'est bel et bien que l'homme est déprécié de sa valeur. Il l'est par exemple d'autant plus qu'il produit des richesses dans le système économique, paradoxalement. En effet dans ce système, le produit du travail de l'ouvrier ne lui appartient plus, il en est dessaisi. La richesse de sa production lui échappant, l'ouvrier s'appauvrit, même s'il met toute sa force dans son travail. Or l'ouvrier met toute sa vie dans l'objet, toute son activité. Mais alors, nous dit Marx, toute la vie qu'il a mis dans l'objet ne lui appartient plus, lui devient étranger voire hostile, et ainsi peut-on dire que l'ouvrier perd de lui-même par ce travail aliénant.

L'objet acquiert son indépendance, ce qui se traduit par la création entre l'objet et le travailleur d'un intermédiaire qui prend toute une valeur – c'est l'argent. Ainsi l'ouvrier passe de producteur à consommateur, plus ou moins puissant. On peut dire que l'argent devient comme une divinité qui permet de tout acquérir lorsqu'on le possède en suffisance. Ainsi pour s'acheter la plus belle des femmes quand on est laid. Aussi pour être vénéré comme personne de qualité lorsque l'on est des plus malhonnête, l'argent effaçant tout ce qui insupporterait autrui dans un cas normal. L'argent devient donc le lien essentiel qui me rattache aux autres, et par-là à la vie. Ce qui, évidement, pour Marx constitue une énorme confusion dans la vrai nature des liens humains, pour ne pas dire une certaine perversion.

Or dans ce système perverti constitué par l'ensemble religion-travail-argent, l'instrumentalisation de l'ouvrier profite à certains. En effet, ceux qui possèdent l'appareil de production – les capitalistes - arrivent à s'approprier de la grande partie des richesses, lesquelles richesses permettent de perpétuer le système en achetant toujours plus de force au travailleur. On est dans un cercle vicieux, où l'ouvrier doit se contenter de ne rien posséder, de passer son temps au travail, où la vie commence pour lui quand il rentre enfin dans sa pauvre demeure pour sa pitance.

Marx veut changer cet ordre des choses et critique les philosophes qui jusqu'ici n'ont pas agi en conséquence, et sont restés en retrait du monde, se contentant juste de construire des idéaux sans chercher comment les appliquer. Or nous dit Marx, il s'agit bien de transformer le monde plutôt que de se contenter de l'interpréter et le comprendre. Le pire est que certains philosophes se sont compromis au point de légitimer ce système. Ils sont parvenu à détourner l'être humain de la vue de sa misérable condition, en faisant par exemple de l'esprit religieux quelque chose d'immuable comme seule réponse à la misère, allant ainsi contre toute transformation.

La société, que ce soit les structures juridiques ou politiques, est entièrement fondée sur une structure économique, dont elle dépend. Or il y a des époques d'évolution où la production matérielle est bel est bien transformée. Ainsi en est-on passé du mode de production antique (incluant l'esclavage), au mode féodal (propriété de la terre) au mode bourgeois (propriété des moyens de production). Dans tous ces cas se sont toujours opposé des classes sociales en lutte : homme libre et esclave, praticien et plébéien, baron et serf, etc...

Cet antagonisme demeure dans notre société moderne sous la forme de l'opposition entre bourgeoisie et prolétariat. Ce clivage subsiste car la société, même si elle a évolué, ne s'est toujours pas transformée. Comment réaliser cette transformation ? Pas avec l'aide de l'État, qui n'est que l'expression de cette organisation économique déséquilibrée structurant les besoins humains. On ne peut donc attendre de l'État aucune remise en cause de cet ordre des choses. La transformation de la société passe donc par la révolution, faite par la classe prolétaire contre la bourgeoisie, en s'appropriant les moyens de productions.

jean ghislain

Le Plouc.

Le Plouc n'aime pas bouger. Il contemple le paysage.

Dans le fin-fond de sa brousse, il se lève avec le chant du coq.

Ah l'air pur ! Ah le calme ! Ah la vraie vie !

Non, le plouc n'aime pas ce qui bouge.

Pourtant, il va ce soir au bal, parce que son frère, il joue de l'accordéon.

Il a mis ses bretelles du dimanche.

Il ne sait pas ce que c'est la grande ville.

Ibiza ? Mais, c'est une saucisse espagnole ? Haha !

Le Plouc, il l'aime bien, sa vie.

Au moins, il trime pas comme ses cousins de la ville.

Ses cousins, ils vont à l'usine.

"Qu'il est bon mon pain.

Qu'elle est belle ma campagne.

Vive la France.

Et la France aux français", pense-t-il.

"J'irai voir Marine, si je vais à Paris."

Marine, il l'aime.

Parce que elle, c'est pas François Hollande,

Elle aime pas les pd.

C'est pas bien les pd !

Et puis surtout les étrangers.

Haha, ben oui, les étrangers.

Ah qu'elle est belle ma douce France.

Cher pays de mon enfance.

Fin.

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jean ghislain

Tu prêches qu'il faut se détourner de la vie.

Ta bête sauvage se plaît à mortifier.

Si tu rencontres un cadavre, tu t'en vas crier au monde : - la vie est réfutée !

Mélancolie, souffrance, voilà tes plaisirs sacrés.

Tu voudrais bien te voir débarrassé de ta vie.

Mais à défaut, tu t'en prends aux autres.

Tu prêches qu'il faut se détourner de la vie.

Arrête-toi, faux-monnayeur,

Car tu farderais ta maladie

Et les zombies qui habitent ton esprit,

Même à ceux qui pourraient les extirper.

Non, tu n'es pas grand.

Tu prêches qu'il faut se détourner de la vie.

Mais moi, j'enfonce une pointe dans ton ventre d'enflé.

Voilà ce que j'appelle un sage divertissement !

Et je ris, car je continue mon chemin,

Pourquoi m'auras-tu tenté ?

jean ghislain

Son monde était souffrant, comme une perpétuelle contradiction. A tant vouloir la perfection, il s'hallucinait de chimères. Il se crut Dieu, oui, le Tout-Puissant. Or il n'était tout au plus qu'un fantôme parcourant la vie. Fatigué, d'une fatigue pauvre et ignorante même, il voulait sauter dans un autre monde. Un bond désespéré vers le néant céleste ? L'autruche aime se cacher la tête dans le ciel.

Pourtant je suis indulgent pour les malades. Avec douceur nous devons toucher les convalescents. Ils se languissent de perdre leurs illusions. Ils ne croient même plus en eux-mêmes. Mais bientôt ils reviendront. Alors ils parleront d'une voix plus pure, et avec un esprit plus terrestre.

Car s'il rêvait d'un au-delà, aussi malade qu'il était, son souhait secret n'était que d'être en paix avec la Terre.

jean ghislain

Amour.

Je t'ai laissé à des kilomètres, je ne ressens plus ton souffle. On dirait des années et je suis seul et factice. Si ce monde est trop petit pour y être deux, c'est un monde qui n'a pas de sens si je suis sans toi. Regarde le jeu de notre vie, tu n'as jamais pris tous les dés ! Après tout, le rideau tombe. En attendant l'espoir, mon bébé, il n'y a plus de lumière dans mon ciel. J'inventorie tes mensonges. Maintenant tu n'as rien à dire, jusqu'à ce que je force la limite ! Le démon viendra ce soir.

(une chanson de Jabberwocky, l'original étant en anglais)