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Freud et son hypothèse de l'Inconscient.

jean ghislain

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Freud part de l'observation de phénomènes inexplicables du simple fait de la conscience, comme les rêves, les actes manqués (les actes où l'on accomplit autre chose que ce que nous avions l'intention de faire – les lapsus par exemple). En effet, du point de vue de la conscience, ces phénomènes sont incohérents et incompréhensibles. Les rêves ne semblent avoir aucun sens, et les actes manqués ne se réalisent certes pas consciemment.

Freud fait donc l'hypothèse d'un inconscient qui tiendrait une place importante, à côté de la conscience. Inconscient dans lequel demeurerait en état de latence des phénomènes qui doivent être cachés, refoulés et qui permettrait l'équilibre psychique. Si le sujet refoule en effet des représentations – et c'est bien ce qui se passe avec la censure que nous imposent quotidiennement les autres quand nous vivons en société, c'est que l'inconscient possède une grande force de résistance qui s'oppose à ce que les contenus psychiques « immoraux » fassent surface au niveau conscient.

Ainsi on peut expliquer les actes manqués par des processus qui sont loin d'être dû au hasard. Freud y voit l'expression de pulsions et d'un ensemble d'intentions que chacun veut se cacher à sa propre conscience, et qui ont la source la plus profonde dans des désirs intimes, qui peinent ainsi à demeurer secrets ! Quant aux rêves, ce sont encore ces mêmes désirs qui avancent masqués. Ainsi le sens des rêves demeure toujours indéchiffrable puisque même dans le sommeil, quand la conscience offre moins de résistance à l'inconscient, le refoulement joue encore son rôle en défigurant les désirs intimes de façon à ne pas les reconnaître.

Si l'interdit est utile pour vivre en société, Freud fait remarquer que cela peut causer chez certains sujets, qu'il nomme « névrotiques », un affaiblissement de la personnalité. Par exemple quand le surmoi – qui représente l'interdit (souvent d'origine parentale) – entrave toutes actions en maintenant le sujet dans une perpétuelle angoisse qui l'empêche d'accomplir le moindre désir de peur de faire resurgir des pulsions trop violentes.

L'utilité de la psychanalyse est alors de participer à un travail intellectuel d'interprétation visant à un rééquilibrage du psychisme. Le psychanalyste, en jouant le rôle de l'autorité parentale, pousse le sujet dans ses retranchements afin de faire surgir ses pulsions, tout en donnant amenant le sujet à légitimer ses pulsions, quand elles peuvent être acceptées par l'autorité d'un surmoi plus nuancé.


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