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Santé publique: il faudrait genrer la prévention


soisig

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)

Pour que les hommes soient davantage impliqués dans la protection collective et que les femmes ne soient plus les victimes collatérales d'une crise sanitaire, comme celle du Covid-19.

Lorsque l'on dresse un bilan provisoire de la pandémie de Covid-19 afin de considérer s'il serait possible de mieux faire pour la suite et/ou en vue d'une éventuelle autre pandémie, la question de la prévention est fondamentale.

En décortiquant le sujet, on en vient à se demander si cette prévention ne gagnerait pas à être genrée –ou tout du moins à prendre davantage en compte les inégalités hommes-femmes qui ont été exacerbées au cours des trois dernières années de pandémie.

Différences de comportement

Le recul et les études menées sur le sujet mettent en avant de nombreuses disparités de genre. D'abord, il apparaît que ce sont les hommes qui sont le plus à risque de développer des formes graves de la maladie et d'en mourir. En mars 2022, deux chercheurs de l'Institut national d'études démographiques (INED) ont publié un article sur le sujet, dans lequel ils montrent que la surmortalité liée au Covid était plus importante chez les hommes, tout particulièrement à partir de 55 ans.

S'il existe des disparités d'ordre purement biologique –les femmes semblent intrinsèquement moins à risque de développer des formes graves–, les chercheurs pointent aussi du doigt des facteurs sociaux et comportementaux. «Les femmes sont biologiquement moins fragiles que les hommes, mais les écarts viennent surtout de leurs activités et leurs comportements. Tout au long de la vie, les hommes prennent plus de risques que les femmes et ont plus fréquemment des comportements nocifs pour la santé –notamment, ils fument plus et boivent davantage d’alcool. Les femmes, de leur côté, sont en général plus attentives à leur santé et consultent plus souvent les médecins», pointent Gilles Pison et France Meslé. Dès lors, les hommes ont davantage de comorbidités –diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires, dyslipidémies– qui les exposent davantage aux risques de formes graves de Covid.

En outre, l'étude conduite lors de la première vague montre que, s'il y a eu une plus forte mortalité par Covid-19 chez les hommes âgés entre 25 et 34 ans, celle-ci a surtout concerné «des personnes nées à l'étranger, en particulier en Afrique ou en Asie, car résidant souvent dans les régions les plus touchées par cette vague (Île-de-France ou Grand Est), et exerçant des métiers ne permettant pas le télétravail et exposant beaucoup à l'infection».

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Invité Jim69
Invités, Posté(e)
Invité Jim69
Invité Jim69 Invités 0 message
Posté(e)

Mouais… pas convaincu pour ma part.

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Membre, Un oiseau la tête en bas !, Posté(e)
Sittelle Membre 12 711 messages
Un oiseau la tête en bas !,
Posté(e)
il y a 52 minutes, Jim69 a dit :

Mouais… pas convaincu pour ma part.

Surtout à l'heure ou tous nos efforts tendent à réduire les stéréotypes de genre .. 

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Membre, 126ans Posté(e)
chanou 34 Membre 26 386 messages
Maitre des forums‚ 126ans‚
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il y a une heure, Jim69 a dit :

Mouais… pas convaincu pour ma part.

si si. Y a clairement des pathologies dont les symptômes ( et les facteurs "favorisants") peuvent différer pour les femmes et les hommes, comme l'infarctus du myocarde par exemple.

https://www.jacc.org/doi/10.1016/j.jacc.2018.09.085

les médecins ne sont pas assez formés sur ces différences.

edit ; un lien en français ;

https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/genetique/un-premier-facteur-genetique-identifie-dans-une-forme-atypique-dinfarctus-du-myocarde

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