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Mon ami


Naluue

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Membre, 23ans Posté(e)
Naluue Membre 1 154 messages
Mentor‚ 23ans‚
Posté(e)

Mon ami,

Je t'ai connu jeune, un premier amour. J'ai appris avec toi que l'autre n'est pas forcément monstrueux, j'ai appris avec toi que je pouvais être le monstre. 

Aujourd'hui, nous sommes amis, colocataires, nous sommes apaisés, nous sommes là l'un pour l'autre. Tout est réglé, terminé, une page tournée depuis longtemps. Nous avons préservé toute la proximité induite par notre amour passé, et nous avons avancé vers nos vies respectives, en nous sauvant encore l'un l'autre, comme des amis. Toi, ta famille, vous m'avez protégé, vous m'avez empêché de couler, vous avez essayé. Etrange. J'écris à mon ami d'aujourd'hui, un grand merci, et je lui dis que toujours il trouvera auprès de moi une main tendue, une place au chaud. J'imagine avec bonheur sa famille future, je pense avec tendresse à la fille qui aujourd'hui réchauffe son cœur, loin de la solitude.

Mon amour,

Aujourd'hui tu es parti voir cette jolie jeune femme, et j'en suis fort heureuse. Je t'ai laissé pour te libérer, je ne pouvais pas rêver mieux pour toi. Je sais que tu tiens encore à moi, que nous tiendrons toujours l'un à l'autre. Ce que nous avons vécu était beau, fort, tendre, nouveau. C'était un futur, nous deux formions un tout, une entité. Tu me manqueras toujours. Je ne sais pas si je m'en sortirai, mais toi et ta famille je vous remercie.

Je t'ai laissé tomber quand tu avais le plus besoin de moi, je t'ai brisé, blessé à la puissance de mes propres peines, je t'ai repoussé. J'ai repoussé tout ce que nous avions vécu de si doux, j'ai détruis ce que nous étions, jusqu'au jour où je t'ai dis adieu. Je ne voulais plus te blesser, je ne voulais plus que tu me vois sombrer. Te cacher mes cigarettes et mes bêtises, te cacher mes erreurs, te cacher ce que j'étais devenue, loin de la fille que tu avais connue, ou plutôt, la fille qui avait surgit de douleurs qui n'étaient pas de ton fait. J'aurais dû te faire connaître l'ampleur de ma souillure, j'aurais dû te parler plus tôt, j'aurais du croire en nous, croire. J'aurais dû. J'aurais dû. J'aurais dû.

Aujourd'hui je suis une grande fille. Je n'ai plus de problème avec ma solitude, mon vide, ma torture, aujourd'hui, tu sais qui je suis, pas tout ce que j'ai fait, tu m'aimes encore, merci l'ami. Aujourd'hui, je ne vois rien d'autre pour moi que cette confortable souffrance, qui jamais, jamais, jamais ne me laisse vivre. A quoi bon. Pourquoi faire. C'est inutile, inutile, inutile. Je ne suis pas en sécurité, sécurité sécurité. Je veux mourir, mourir, mourir. Ca ira, éteins-toi. Fuis. 

Pour ces fêtes tu es parti rejoindre Toulouse, comme tu le fais régulièrement. L'appartement est vide. Pas de jeu de société, ni personne pour m'embêter dès le matin, ou plier le linge n'importe comment. Personne pour rigoler ou débattre. Ca va. J'aime être seule. Ou pas.

Ce soir, j'ai fait quelque chose. Ta chambre, qui fut un temps notre chambre, reste vide et froide. Je n'y vais pas, je reste au salon, dans mon lit. Mais je pense à tout ce que j'ai perdu, encore et encore. Par dessus tout, je pense à comme c'était beau, nous deux. Je pense à la sensation de tes cheveux, sur ta nuque, je m'en rappelle. Je pense à notre dernier douloureux baisé, je pense à tes larmes quand j'ai mis fin à notre calvaire. Je pense à tous nos rires, à ces milliers de photos auxquelles je ne rattache même plus le souvenir, je pense à toutes ces vidéos qui me réchauffent et me brisent le cœur. Tu étais par dessus tout, mon premier ami. Tu l'es encore, mais quelque part, cette fille là-bas, est morte. Comment ai-je passé tous ces jours ? Comment, pourquoi suis-je encore là ?

J'ai avancé dans l'étroit couloir, j'ai ouvert notre, ta chambre. Vide, désordonnée, le lit défait. Je me suis glissée à la place qui un jour fut la mienne, tiré ta couette autour de moi, pris ton coussin, celui que je te volais, bien plus confortable que le mien, et j'ai regardé le vide dans tes draps. Je ne sais plus ce que ça fait de te sentir près de moi. Et là, de suite, alors que je ne t'aime plus, que tout est loin derrière, que je sais comme nous avons souffert, tu me manques.

J'ai hâte que tu rentres, ça n'y changera plus rien, ce soir, comme demain, je dors dans le salon.

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Membre, 49ans Posté(e)
Maillekeul Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 49ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, Naluue a dit :

Mon ami,

Je t'ai connu jeune, un premier amour. J'ai appris avec toi que l'autre n'est pas forcément monstrueux, j'ai appris avec toi que je pouvais être le monstre. 

Aujourd'hui, nous sommes amis, colocataires, nous sommes apaisés, nous sommes là l'un pour l'autre. Tout est réglé, terminé, une page tournée depuis longtemps. Nous avons préservé toute la proximité induite par notre amour passé, et nous avons avancé vers nos vies respectives, en nous sauvant encore l'un l'autre, comme des amis. Toi, ta famille, vous m'avez protégé, vous m'avez empêché de couler, vous avez essayé. Etrange. J'écris à mon ami d'aujourd'hui, un grand merci, et je lui dis que toujours il trouvera auprès de moi une main tendue, une place au chaud. J'imagine avec bonheur sa famille future, je pense avec tendresse à la fille qui aujourd'hui réchauffe son cœur, loin de la solitude.

Mon amour,

Aujourd'hui tu es parti voir cette jolie jeune fille, et j'en suis fort heureuse. Je t'ai laissé pour te libérer, je ne pouvais pas rêver mieux pour toi. Je sais que tu tiens encore à moi, que nous tiendrons toujours l'un à l'autre. Ce que nous avons vécu était beau, fort, tendre, nouveau. C'était un futur, nous deux formions un tout, une entité. Tu me manqueras toujours. Je ne sais pas si je m'en sortirai, mais toi et ta famille je vous remercie.

Je t'ai laissé tomber quand tu avais le plus besoin de moi, je t'ai brisé, blessé à la puissance de mes propres peines, je t'ai repoussé. J'ai repoussé tout ce que nous avions vécu de si doux, j'ai détruis ce que nous étions, jusqu'au jour où je t'ai dis adieu. Je ne voulais plus te blesser, je ne voulais plus que tu me vois sombrer. Te cacher mes cigarettes et mes bêtises, te cacher mes erreurs, te cacher ce que j'étais devenue, loin de la fille que tu avais connue, ou plutôt, la fille qui avait surgit de douleurs qui n'étaient pas de ton fait. J'aurais dû te faire connaître l'ampleur de ma souillure, j'aurais dû te parler plus tôt, j'aurais du croire en nous, croire. J'aurais dû. J'aurais dû. J'aurais dû.

Aujourd'hui je suis une grande fille. Je n'ai plus de problème avec ma solitude, mon vide, ma torture, aujourd'hui, tu sais qui je suis, pas tout ce que j'ai fait, tu m'aimes encore, merci l'ami. Aujourd'hui, je ne vois rien d'autre pour moi que cette confortable souffrance, qui jamais, jamais, jamais ne me laisse vivre. A quoi bon. Pourquoi faire. C'est inutile, inutile, inutile. Je suis ne pas en sécurité, sécurité sécurité. Je veux mourir, mourir, mourir. Ca ira, éteins-toi. Fuis. 

Pour ces fêtes tu es parti rejoindre Toulouse, comme tu le fais régulièrement. L'appartement est vide. Pas de jeu de société, ni personne pour m'embêter dès le matin, ou plier le linge n'importe comment. Personne pour rigoler ou débattre. Ca va. J'aime être seule. Ou pas.

Ce soir, j'ai fait quelque chose. Ta chambre, qui fut un temps notre chambre, reste vide est froide. Je n'y vais pas, je reste au salon, dans mon lit. Mais je pense à tout ce que j'ai perdu, encore et encore. Par dessus tout, je pense à comme c'était beau, nous deux. Je pense à la sensation de tes cheveux, sur ta nuque, je m'en rappelle. Je pense à notre dernier douloureux baisé, je pense à tes larmes quand j'ai mis fin à notre calvaire. Je pense à tous nos rires, à ces milliers de photos dont je ne rattache même plus le souvenir, je pense à toutes ces vidéos qui me réchauffent et me brisent le cœur. Tu étais par dessus tout, mon premier ami. Tu l'es encore, mais quelque par, cette fille là-bas, est morte. Comment ai-je passé tous ces jours ? Comment, pourquoi suis-je encore là ?

J'ai glissé dans l'étroit couloir, j'ai ouvert notre, ta chambre. Vide, désordonnée, le lit défait. J'ai glissé à la place qui un jour fut la mienne, tiré ta couette autour de moi, pris ton coussin, celui que je te volais, bien plus confortable que le mien, et j'ai regardé le vide dans tes draps. Quelle image clichée. Je ne sais plus ce que ça fait de te sentir près de moi. Et là, de suite, alors que je ne t'aime plus, que tout est loin derrière, que je sais comme nous avons souffert, tu me manques.

J'ai hâte que tu rentres, et en même temps, ça n'y changera plus rien, ce soir, comme demain, je dors dans le salon.

Extrêmement touchant. Empli de sincérité et d'émotion...

Je n'en dirai pas davantage malgré le flot de pensées qu'il peut inspirer...

 

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Membre, 23ans Posté(e)
Naluue Membre 1 154 messages
Mentor‚ 23ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Maillekeul a dit :

Extrêmement touchant. Empli de sincérité et d'émotion...

Je n'en dirai pas davantage malgré le flot de pensées qu'il peut inspirer...

 

Merci, bonne soirée, ou nuit.

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 16 heures, Naluue a dit :

Mon ami,

Je t'ai connu jeune, un premier amour. J'ai appris avec toi que l'autre n'est pas forcément monstrueux, j'ai appris avec toi que je pouvais être le monstre. 

Aujourd'hui, nous sommes amis, colocataires, nous sommes apaisés, nous sommes là l'un pour l'autre. Tout est réglé, terminé, une page tournée depuis longtemps. Nous avons préservé toute la proximité induite par notre amour passé, et nous avons avancé vers nos vies respectives, en nous sauvant encore l'un l'autre, comme des amis. Toi, ta famille, vous m'avez protégé, vous m'avez empêché de couler, vous avez essayé. Etrange. J'écris à mon ami d'aujourd'hui, un grand merci, et je lui dis que toujours il trouvera auprès de moi une main tendue, une place au chaud. J'imagine avec bonheur sa famille future, je pense avec tendresse à la fille qui aujourd'hui réchauffe son cœur, loin de la solitude.

Mon amour,

Aujourd'hui tu es parti voir cette jolie jeune femme, et j'en suis fort heureuse. Je t'ai laissé pour te libérer, je ne pouvais pas rêver mieux pour toi. Je sais que tu tiens encore à moi, que nous tiendrons toujours l'un à l'autre. Ce que nous avons vécu était beau, fort, tendre, nouveau. C'était un futur, nous deux formions un tout, une entité. Tu me manqueras toujours. Je ne sais pas si je m'en sortirai, mais toi et ta famille je vous remercie.

Je t'ai laissé tomber quand tu avais le plus besoin de moi, je t'ai brisé, blessé à la puissance de mes propres peines, je t'ai repoussé. J'ai repoussé tout ce que nous avions vécu de si doux, j'ai détruis ce que nous étions, jusqu'au jour où je t'ai dis adieu. Je ne voulais plus te blesser, je ne voulais plus que tu me vois sombrer. Te cacher mes cigarettes et mes bêtises, te cacher mes erreurs, te cacher ce que j'étais devenue, loin de la fille que tu avais connue, ou plutôt, la fille qui avait surgit de douleurs qui n'étaient pas de ton fait. J'aurais dû te faire connaître l'ampleur de ma souillure, j'aurais dû te parler plus tôt, j'aurais du croire en nous, croire. J'aurais dû. J'aurais dû. J'aurais dû.

Aujourd'hui je suis une grande fille. Je n'ai plus de problème avec ma solitude, mon vide, ma torture, aujourd'hui, tu sais qui je suis, pas tout ce que j'ai fait, tu m'aimes encore, merci l'ami. Aujourd'hui, je ne vois rien d'autre pour moi que cette confortable souffrance, qui jamais, jamais, jamais ne me laisse vivre. A quoi bon. Pourquoi faire. C'est inutile, inutile, inutile. Je ne suis pas en sécurité, sécurité sécurité. Je veux mourir, mourir, mourir. Ca ira, éteins-toi. Fuis. 

Pour ces fêtes tu es parti rejoindre Toulouse, comme tu le fais régulièrement. L'appartement est vide. Pas de jeu de société, ni personne pour m'embêter dès le matin, ou plier le linge n'importe comment. Personne pour rigoler ou débattre. Ca va. J'aime être seule. Ou pas.

Ce soir, j'ai fait quelque chose. Ta chambre, qui fut un temps notre chambre, reste vide et froide. Je n'y vais pas, je reste au salon, dans mon lit. Mais je pense à tout ce que j'ai perdu, encore et encore. Par dessus tout, je pense à comme c'était beau, nous deux. Je pense à la sensation de tes cheveux, sur ta nuque, je m'en rappelle. Je pense à notre dernier douloureux baisé, je pense à tes larmes quand j'ai mis fin à notre calvaire. Je pense à tous nos rires, à ces milliers de photos auxquelles je ne rattache même plus le souvenir, je pense à toutes ces vidéos qui me réchauffent et me brisent le cœur. Tu étais par dessus tout, mon premier ami. Tu l'es encore, mais quelque part, cette fille là-bas, est morte. Comment ai-je passé tous ces jours ? Comment, pourquoi suis-je encore là ?

J'ai avancé dans l'étroit couloir, j'ai ouvert notre, ta chambre. Vide, désordonnée, le lit défait. Je me suis glissée à la place qui un jour fut la mienne, tiré ta couette autour de moi, pris ton coussin, celui que je te volais, bien plus confortable que le mien, et j'ai regardé le vide dans tes draps. Je ne sais plus ce que ça fait de te sentir près de moi. Et là, de suite, alors que je ne t'aime plus, que tout est loin derrière, que je sais comme nous avons souffert, tu me manques.

J'ai hâte que tu rentres, ça n'y changera plus rien, ce soir, comme demain, je dors dans le salon.

"Je dors dans le salon"

Pourquoi ces quelques mots si simples sonnent si fort ?...

Tout y et dit et je ne sais pas pourquoi...

(Je ne veux pas le savoir.)

... "et c'est triste de n'être plus triste

sans vous..."

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