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« La France est un pays sans avenir pour les jeunes chercheurs » : à l’université, le désarroi des nouveaux docteurs.


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Membre+, Posté(e)
goods Membre+ 35 581 messages
Posté(e)

« La France est un pays sans avenir pour les jeunes chercheurs » : à l’université, le désarroi des nouveaux docteurs.

Alors que le nombre de postes de maître de conférences ouverts à candidatures est en baisse, l’entrée dans la carrière universitaire devient de plus en plus compliquée dans le système français.

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En septembre, Joana, 32 ans, n’a pas fait sa rentrée d’enseignante à l’université. Docteure récompensée du premier prix de thèse de son université en 2019, normalienne major de promotion et agrégée d’espagnol, elle a décidé d’abandonner sa quête de titularisation au sein du monde universitaire et de la recherche. Découragée face au constat « d’absence totale de postes ». Epuisée, aussi, par des années de précarité, à enchaîner les candidatures et les cours comme contractuelle pour 1 500 euros net mensuels.

Joana a été pendant trois ans attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) au département d’études hispaniques de l’université de Dijon – ces contrats courts qui permettent aux jeunes chercheurs d’enseigner en attendant d’avoir un poste. Elle a vu trois enseignants permanents partir à la retraite : « Deux postes ont été remplacés par des ATER, le dernier a été supprimé. » Cette année, on lui avait proposé des vacations dans une autre université pour « l’équivalent d’un smic »… à bac + 8.

« On me dit de m’accrocher. Mais des gens avec mon CV qui restent sur le carreau, j’en connais des dizaines. » Mère d’un enfant, Joana ne se projette plus dans le rôle de « professeur TGV », « à combler les besoins abyssaux des facs pour des cacahuètes ». Terminé l’université : elle enseigne depuis septembre dans un lycée du sud de la France.

Source et suite de l'article.

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Membre, 58ans Posté(e)
SpookyTheFirst Membre 4 137 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)
il y a 14 minutes, goods a dit :

« La France est un pays sans avenir pour les jeunes chercheurs » : à l’université, le désarroi des nouveaux docteurs.

Alors que le nombre de postes de maître de conférences ouverts à candidatures est en baisse, l’entrée dans la carrière universitaire devient de plus en plus compliquée dans le système français.

image.thumb.png.0025a673f3ac9a97b633a29c952594f3.png

En septembre, Joana, 32 ans, n’a pas fait sa rentrée d’enseignante à l’université. Docteure récompensée du premier prix de thèse de son université en 2019, normalienne major de promotion et agrégée d’espagnol, elle a décidé d’abandonner sa quête de titularisation au sein du monde universitaire et de la recherche. Découragée face au constat « d’absence totale de postes ». Epuisée, aussi, par des années de précarité, à enchaîner les candidatures et les cours comme contractuelle pour 1 500 euros net mensuels.

Joana a été pendant trois ans attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) au département d’études hispaniques de l’université de Dijon – ces contrats courts qui permettent aux jeunes chercheurs d’enseigner en attendant d’avoir un poste. Elle a vu trois enseignants permanents partir à la retraite : « Deux postes ont été remplacés par des ATER, le dernier a été supprimé. » Cette année, on lui avait proposé des vacations dans une autre université pour « l’équivalent d’un smic »… à bac + 8.

« On me dit de m’accrocher. Mais des gens avec mon CV qui restent sur le carreau, j’en connais des dizaines. » Mère d’un enfant, Joana ne se projette plus dans le rôle de « professeur TGV », « à combler les besoins abyssaux des facs pour des cacahuètes ». Terminé l’université : elle enseigne depuis septembre dans un lycée du sud de la France.

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Ce n’est malheureusement pas nouveau j’ai quitté la France il y a 25 ans à cause de cela…

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Membre, 35ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 026 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)

Ça me fait chaud au cœur de voir que je ne suis pas le seul à ramer. Me voilà au chômage car la seule offre que j'ai eu, c'était 14h d'enseignement à donner en anglais par semaine à des licences et des masters, le tout payé 1500 euros par mois. Je réfléchis à faire autre chose car il y a plein de chose dans le monde académique qui me dérange de plus en plus (outre le manque de poste et la galère à en avoir un).

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