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Mon Histoire

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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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J’étais depuis mon jeune âge un garçon turbulent et très instable et aussi trop précoce. Je me souviens que des cousines m’emmenaient au hammam (bain turc) pour que je leur lave le dos. Bien que j’eusse été  très jeune, ma dextérité dans ce domaine était devenue presque légendaire. Mes cousines se disputaient mes services. Je me disais au fond de moi-même pourquoi ne pas en faire un petit métier, ainsi je pourrais m’acheter cette tenue de Zorro qui me nargue à chaque fois que je passais  devant ce magasin pour me rendre à l’école. C’était une idée que j’aie effectivement concrétisée.

« Salim vient vite me laver le dos avant que Manel n’arrive »  je prenais tout mon temps, et je pouvais de mon endroit voir l’impatience de ma cousine qui m’attendait avec un savon et sa lavette dans sa main. « Mais pourquoi tu marches comme ça, ce n’est pas de ton habitude ! » me lança t- elle excédée.

«  Tu ne vois pas que l’endroit est très glissant, d’ailleurs j’en ai marre de travailler pour rien, je vois bien des masseuses qui sont payées à bon prix. Moi je ne demande que la moitie. Ça te va ? »

Ces paroles ont laissé ma cousine abasourdie. Ces yeux déjà trop grands étaient entrouverts comme si elle avait  vu Dracula en personne et sa bouche  restaient entrebâillée, pareilles à ses petits oiseaux qui s’agitent demandant  la pitance à leurs mamans. Elle paraissait comme une fille transformée par une sorcière en statue de marbre. Mais cette image me laissa moi aussi de marbre et je n’étais point impressionné, ma tenue de Zorro, je la veux coute que coute. Sa torpeur estompée, je revenais à la charge quitte à l’envouter une seconde fois.

« Alors que dis-tu de ma proposition ? » en guise d’envoutement c’est un savon sur la figure que j’ai reçu qui m’envoya sur le sol. Je me suis levé, pour sortir tout doucement comme je suis arrivé la première fois, laissant ainsi le temps à macousine de se raviser.

« Arêtes, petit chenapan, d’accord, c’est ok. » mon cœur avait fait un grand bond dans sa cavité. La tenue de Zorro est là devant moi, toute prête à sortir de ce magasin pour s’’offrir à moi. Mais je gardais les pieds sur terre.

« L’argent avant, sinon je repars. » elle m’a bien fixé pour voir que je ne bluffais pas. Puis elle s’est dirigée dans la salle de repos pour extraire ses maudits pécules afin de me les donner.  Elle est revenue, toute triste, en se disant que désormais ce petit diable deviendra un futur Lucky Luciano. Pour les autres cousines, je ne me suis pas donné la peine de les informer de la nouvelle condition de mes services, ni du tarif, Manel s’en est occupée et je lui en suis reconnaissant. Elles me regardèrent étonnées sans plus et j’ai pu avoir le plaisir de gouter à leurs pécules qui ont été extraits de leur petit porte monnaie, comptés sou à sou comme, seules les vieilles femmes savent le faire.

à suivre

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Membre 33ans Posté(e)
Prosarko Membre 1 339 messages
Forumeur alchimiste‚ 33ans
Posté(e)
il y a une heure, safirfarid219 a dit :

J’étais depuis mon jeune âge un garçon turbulent et très instable et aussi trop précoce. Je me souviens que des cousines m’emmenaient au hammam (bain turc) pour que je leur lave le dos. Bien que j’eusse été  très jeune, ma dextérité dans ce domaine était devenue presque légendaire. Mes cousines se disputaient mes services. Je me disais au fond de moi-même pourquoi ne pas en faire un petit métier, ainsi je pourrais m’acheter cette tenue de Zorro qui me nargue à chaque fois que je passais  devant ce magasin pour me rendre à l’école. C’était une idée que j’aie effectivement concrétisée.

« Salim vient vite me laver le dos avant que Manel n’arrive »  je prenais tout mon temps, et je pouvais de mon endroit voir l’impatience de ma cousine qui m’attendait avec un savon et sa lavette dans sa main. « Mais pourquoi tu marches comme ça, ce n’est pas de ton habitude ! » me lança t- elle excédée.

«  Tu ne vois pas que l’endroit est très glissant, d’ailleurs j’en ai marre de travailler pour rien, je vois bien des masseuses qui sont payées à bon prix. Moi je ne demande que la moitie. Ça te va ? »

Ces paroles ont laissé ma cousine abasourdie. Ces yeux déjà trop grands étaient entrouverts comme si elle avait  vu Dracula en personne et sa bouche  restaient entrebâillée, pareilles à ses petits oiseaux qui s’agitent demandant  la pitance à leurs mamans. Elle paraissait comme une fille transformée par une sorcière en statue de marbre. Mais cette image me laissa moi aussi de marbre et je n’étais point impressionné, ma tenue de Zorro, je la veux coute que coute. Sa torpeur estompée, je revenais à la charge quitte à l’envouter une seconde fois.

« Alors que dis-tu de ma proposition ? » en guise d’envoutement c’est un savon sur la figure que j’ai reçu qui m’envoya sur le sol. Je me suis levé, pour sortir tout doucement comme je suis arrivé la première fois, laissant ainsi le temps à macousine de se raviser.

« Arêtes, petit chenapan, d’accord, c’est ok. » mon cœur avait fait un grand bond dans sa cavité. La tenue de Zorro est là devant moi, toute prête à sortir de ce magasin pour s’’offrir à moi. Mais je gardais les pieds sur terre.

« L’argent avant, sinon je repars. » elle m’a bien fixé pour voir que je ne bluffais pas. Puis elle s’est dirigée dans la salle de repos pour extraire ses maudits pécules afin de me les donner.  Elle est revenue, toute triste, en se disant que désormais ce petit diable deviendra un futur Lucky Luciano. Pour les autres cousines, je ne me suis pas donné la peine de les informer de la nouvelle condition de mes services, ni du tarif, Manel s’en est occupée et je lui en suis reconnaissant. Elles me regardèrent étonnées sans plus et j’ai pu avoir le plaisir de gouter à leurs pécules qui ont été extraits de leur petit porte monnaie, comptés sou à sou comme, seules les vieilles femmes savent le faire.

à suivre

Ben on attend la suite alors.. ^^

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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J’étais orphelin de père, ce dernier je ne l’ai jamais connu et ma mère, continuait  à vivre comme une célibataire, elle ne savait peut-être pas qu’elle avait un fils. Je la voyais que rarement et je n’avais, à cette époque, jamais senti qu’elle était ma mère. C’est entre mes grands parents, oncles et tantes maternels, cousins et cousines que je vivais. Etant très discret et solitaire, je ne faisais presque pas parti de ce décor familiale et je n’apparaissais que pendant les repas, blottit dans un coin, seule, éloigné de l’ambiance familiale, à attendre que ma grand-mère allonge son bras pour me présenter mon assiette. Je ne lui ai jamais demandé de me servir un surplus car elle n’aimait pas que je le fasse et elle me faisait peur, bien qu’elle soit très gentille. Il faut dire qu’en ces temps la vie était trop dure.  

Je continuais à me procurer de l’argent ce qui me permettait d’aller voir, James Steward, Clint Eastwood, Sofia Lauren et autres. J’adorais le cinéma, il me permettait de m’évader et comme un schizophrène, je me prenais pour ces héros que j’aimais beaucoup. Cette situation avait marqué ma vie et est resté jusqu’à aujourd’hui. Une fois j’avais vu un film ou il était question  de deux très belle filles qui se battaient dans une rivière à cause de l’acteur principale, j’ai rêvé en dormant cette nuit, qu’elles se battaient pour moi, j’avais pu les réconcilier  et je les ai prises toutes les deux. J’avais, ce jour là, passé la plus belle nuit de ma vie.

Mes parents ne savaient pas que je grandissais, mais ce qui se passa allait ruiner mon commerce. Au bain maure, les corps des femmes désormais me plaisaient beaucoup. Il y en avait de toutes sortes des plus grosses aux plus chétives. Bien sur je commençais déjà par apprécier et faire la différence entre le bon et le moins bon. Ces sortes de tissus collés sur leurs corps, ne cachaient presque rien  et je sentais maintenant un désir qui allait… là ou vous savez… Mes parents, disant adoptives, avaient oublié que normalement je ne devais plus aller au Hammam. Je grandissais et que ces scènes dans la Hammam ne pouvaient me laisser indifférent. Jusqu’au jour ou ma cousine avait remarqué une chose d’inhabituelle au moment où je commençais à lui frotter le dos, alors qu’elle s’était allongée de face sur mes jambes. Une chose dure lui avait caressé la poitrine, elle s’est mise debout horrifiée tout en  me demandant de sortir immédiatement pour aller dans la salle de repos. C’est cette cousine qui avait tiré la sonnette d’alarme, pour que je ne fréquente plus le Hammam au féminin et qu’elle fit remarquer à ma grand-mère que je n’avais pas été encore circoncis, alors que je devenais un homme.

Je connaissais déjà tout de la circoncision et le jour J, le tortionnaire était venu vers moi alors que j’étais sur le lit de la torture, la fête battait son plein, alors que mon cœur avait failli sortir de mes trippes tellement le coupeur des  zizis me faisait peur. Il est arrivé cachant derrière son dos le fameux dougdoug (le couteau ainsi appelé), il m’avait dit de regarder  le bel  oiseau qui volait sous le plafond. En guise de bel oiseau, je regardais sa vilaine gueule de meurtrier. Je lui avais dit : « tu veux me couper mon zizi avec ton couteau derrière ton dos. »  Je commençais à crier et injurier toutes ces personnes qui me tenaient par les bras, les jambes, le torse,  et la tète, en les traitants de criminels. Je proférais des mots grossiers qui ont fait fuir plusieurs personnes parmi mes parents, les parents entres eux ne devaient pas entendre des mots pareils que j’ai appris à la rue, c’est la hchouma disent-ils. J’ai subi ce jour là une torture qui doit-être enseignée dans les services secrets de la police militaire des plus sanguinaires dictatures.  Mais, les femmes, peut-être en recevant, comme trophée, mon misérable prépuce ensanglanté, semblables aux apaches des films westerns, des tréfonds de leurs gorges laissaient jaillir des you you, ils avaient de joie donné libre cours à la leur hystérie. ces cris bizarrement avait un tant soit peu atténué ma douleur et parmi ces cris j’ai reconnu celui de Manel, qui me paraissait un cri vengeur.

Deux autres cousins attendaient leurs tours de supplices, mais ne connaissant pas les mots que moi j’avais appris à la rue, mes oncles n’ont pas pris la poudre d’escampettes. Trois tarbouches rouges sang, semblables à ceux des derviches tourneurs, remplis de billets se trouvaient devant chacun de nous. Mais moi plus voyou que mes deux plus jeunes cousins, je profitais de quelques moments d’inattention de l’assistance, pour soutirer quelques billets des deux tarbouches pour remplir encore plus la mienne

à suivre

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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   Mon oncle plus âgé que moi, avait besoin d’un assistant pour dérober l’épicier du quartier. Ce dernier avait l’habitude, de choisir une place un peu plus lointaine de son commerce pour profiter des rayons du soleil d’Automne. Une aubaine pour mon oncle qui rentrait dans cette épicerie, prenait quelques pièces de sa caisse en bois, placée sur une table, pour ressortir et appeler l’épicier qui se prélassait, la bedaine trop prononcée sur ses jambes, assis sur une chaise qu’on ne voit pas, tellement ses fesses étaient énormes. Il se relevait toujours lourdement et pas du tout content d’avoir était été  privé des caresses languissantes de ces rais lumineux et doux.

« Je rentre avec lui avec ma bouteille de gaz, dans son dépôt pour récupérer la bouteille pleine et toi tu soulèves la caisse en bois, tu vas trouver des billets, prends en  quelques uns seulement et quitte l’endroit de suite.»

C’était mon second chapardage, mon troisième m’avait enlevé toute envie de récidive, j’avais subi de la part d’un autre oncle, ancien combattant contre le colonialisme français, surnommé pendant la guerre de libération le grand blond de Saint Eugène. Il avait été torturé par l’électricité et c’est par ce procédé que j’aie subi ce supplice. Sa femme comme à chaque fois qu’il me tourmente, se tenait droite sur son fauteuil sans dire un mot et sage comme une image. On dirait qu’il voulait lui transmettre un message. Mais cette fois-ci, elle s’est levée, puis la lumière s’est éteinte et le fil électrique ne produisait plus d’électricité. Cette  femme n’a plus donné signe de vue et moi j’avais pu échapper, puis fuguer. Mais au bout de trois jours je fus retrouver par des parents parmi des SDF, loin de chez moi. Une longue histoire que je ne traiterais pas dans ce sujet.

  Ce n’est pas pour autant que mon oncle avait cessé de me supplicier, d’autant plus que je fus la cause de la séparation d’avec sa femme. J’ajouterais  uniquement cette histoire  qui m’a marquée.

« Farid va apporter ces œufs à ton oncle. »

Au cours de route un des œufs a glissé et il me restait que cinq au lieu de six. J’avais trop peur pour avouer cette maladresse à mon oncle. Mais le lendemain je fus invité pour cette histoire d’œufs. La cour représentée par mon oncle avait décidé que je sois ligoté, pour être fouetté par un nerf de bœuf. Il connecta sa radio sur la chaine kabyle et c’est ainsi que les cris avec cette mélodie avait donné un air de rock and roll à la Mick Jagger. Une chanson que j’ai apprise par cœur et est restée inscrite dans le registre de mon subconscient.

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Membre 60ans Posté(e)
Good Venins Membre 415 messages
Forumeur survitaminé‚ 60ans
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Bonjour,

Selon toutes ces "aventures",avez-vous  garder quelques séquelles ? en ce qui concerne votre caractère, vos priorités dans la vie ?

en résumé, quel homme êtes vous devenu (tolèrent, méfiant, violant, ou d'une plus grande humanité ?)...

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Il y a 7 heures, Good Venins a dit :

Bonjour,

Selon toutes ces "aventures",avez-vous  garder quelques séquelles ? en ce qui concerne votre caractère, vos priorités dans la vie ?

en résumé, quel homme êtes vous devenu (tolèrent, méfiant, violant, ou d'une plus grande humanité ?)...

La suite montrera que j’ai toujours vécu seul, sans parents. Une expérience qui m’a montré que la vie orpheline vaut mieux qu’une vie avec des parents indignes. Jai toujours pardonné, la vie que nous menions était ainsi très violente. Nous nous battions continuellement pour l’honneur des parents. Mon oncle par exemple m’exhibe comme une mascotte  pour battre le voisin et ceci continuellement. Le sang coulait à chaque fois. Mais je suis resté calme, il m’arrive de sortir de mes gonds et de devenir fou furieux pour uniquement quelques secondes, pour me calmer tout de suite après. Le truc pour se calmer, il faut uniquement s’asseoir et de respirer à fond, tout en, pour ma part, invoquez Dieu. De toute façon si vous suiviez cette histoire, vous allez comprendre mon caractère et c’est réel.

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Je ne savais que des papas faisaient des enfants, je croyais que les mamans en mangeant beaucoup, leurs ventres se gonflaient et donnaient naissance à des enfants. Mais ma mère n’était pas  comme  les autres mamans, elle mangeait surement peu. Tandis que les autres qui vivaient entre mes oncles et cousins, mangeaient tellement qu’elles fabriquaient un enfant par an. J’aimais bien ces moments, en général tout le monde est content et les cadeaux fusent de partout, sans compter les confiseries et autres et les omni présent youyou à la manière des apaches.

Je voulais bien en parler à ma mère sur ce sujet des enfants, mais je n’avais pas osé. A une des fêtes des mères, mon oncle avait offert à sa maman, un parfum, moi qui n’avait rien, j’avais trouvé un croissant dans la cuisine, et croyant bien faire, je le lui ai fièrement présenté. Elle l’a regardé, un  instant, puis avec rage, elle m’a ordonné, que je devienne invisible, hors de ma vue m’avait-elle dit. Je ne sais pas, peut-être que ceux qui n’ont pas vécu des choses pareilles pensent que les enfants n’ont pas de sentiment, mais en réalité je peux l’attester, il n’y a pas plus sensible qu’un petit enfant. Depuis ce jour, je ne sais si c’était par fierté ou par désarroi, j’ai toujours tenu mes distances entre moi et elle.

« Restes ici je reviens dans quelques minutes ». Elle m’avait déposé, chez le photographe, comme un vulgaire sac de pomme de terre, pour qu’elle aille faire une chose qui me hanterait à jamais. Je ne sais pas pourquoi cette action aussi anodine, m’a causée un mal inouï. La  photo prise, je voulais prendre de l’air et attendre ma mère sur le palier du premier étage. Au palier du rez-de-chaussée j’entrevois une femme avec un homme qui l’embrassait, la soulevait, et riaient   ensemble. J’avais reconnu ma mère. Aussitôt un choc  incroyable m’atteignit, je mordais  la rampe d’escalier, songeant que je  mordais cet homme, je pleurais, et les larmes ne voulaient pas sortir, je criais, mais le son refusais lui aussi de suivre mon chagrin pour rester au fond de moi à croitre  afin de me faire exploser. Je glissais sur la rampe des escaliers, je voulais me balancer du haut de ce premier étage pour me retrouver devant eux, gisant entre leurs jambes, et me venger ainsi de cette joie qui animait ces deux personnages. Je ne sais pas c’est peut-être cette joie que cet inconnu lui a procuré qui m’avait fait de la peine, une jalousie envers cet homme qui se permet de soulever ma mère et l’embrasser. La faiblesse au début avait freiné mon vœu de me balancer par-dessus le palier, mais les rires qui montaient, bien qu’ils fussent presque inaudibles, avaient décuplé dans mon cerveau, pour devenir insoutenables et je m’apprêtais à sauter dans le vide quand une main rude m’attrapa par mon pull. Après cette action comme un film censuré dans mon esprit, je revois cet homme à coté de ma mère dans une voiture entrain de rire, je le regardais méchamment, je voulais être un homme pour avoir la capacité de le tuer. J’avais senti qu’ils se moquaient de moi mais je n’avais pour vengeance que l’expression de mon visage et c’est je pense, la raison de leur ironie.

La nuit, de cette même journée mon oncle maternel avait frappé ma mère, il l’avait massacrée, je criais, je pleurais, je le mordais par la jambe, et je m’accrochais à lui pour sauver ma mère, j’étais semblable à cette sangsue qui se balançait au grès de ces mouvements, et d’un seul coup, il m’avait envoyé à quelques mètres de l’accrochage, je revenais à la charge, pour lui planter les dents sur le mollet, mais, il s’est débarrassé de moi, comme d’une mouche trop persévérante. Mais enfin, en voulant prendre ma place de prédilection qui sont les jambes, je recevais une gifle magistrale qui m’assomma. Les mains de mon oncle étaient aussi dures que le granit, il était tôlier et n’utilisait jamais les moyens techniques modernes, il réparait des voiture traditionnellement. C’était un genre de fou, une fois en rentrant chez lui, il a vu sa femme devant le téléviseur qui entendait une chanson, et comme par hasard, le chanteur faisait les éloges de sa bien-aimée qui avait le même prénom que son épouse. Sa femme en le voyant furieux, s’est enfuie, il avait failli la tuer, si ce n’est les voisins et ses frères qui l’ont sauvée.  

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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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C’était un genre de fou, une fois en rentrant chez lui, il a vu sa femme devant le téléviseur qui entendait une chanson, et comme par hasard, le chanteur faisait les éloges de sa bien-aimée qui avait le même prénom que son épouse. Sa femme en le voyant furieux, s’est enfuie, il avait failli la tuer, si ce n’est les voisins et ses frères qui l’ont sauvée.  Le plus beau est que Ma grand-mère avait affirmé que sa bru aimait prendre des coups de son mari.

 je me souvenais toujours de la bagarre, qui s’est produite dans une villa entre ma mère et une autre femme. Le combat était inégal puisque toute ma famille était venue prêter main forte à ma mère et l’enjeu de cette rixe  était l’acquisition d’une villa laissée par un colon et cest ma mère qui en a été l’heureuse bénéficiaire. une belle villa, perchée sur un entresol habitée par une autre famille.

L’accès se faisait par un escalier balancé extérieur qui donne directement à un grand salon qui constitue la moitie de l’habitation, avec deux portes qui mène au corridor  desservant un WC et un débarras de part et d’autre des deux extrémités et deux chambres l’une à droite et l’autre à gauche de ce passage.  une petite cuisine ente les deux chambres  souvre sur  un très beau jardin, d’une grande surface. Un contraste entre la modicité en surface de la maison et l’étendu du jardin qui lui aussi comporte des escaliers,  garnis de part et d’autres par des plantes et beaucoup de rosiers, qui mène vers un lot de terrain plein d’arbres fruitiers  deux orangers, deux citronniers, deux grands figuiers, un grand amandier et d'autres arbres.

Mon oncle quant à lui, en qualité de Moudjahid, avait squatté auparavant une autre villa juste en face de la sienne, pour en faire profiter ma mère. il pouvait ainsi la surveiller de près, une femme sans mari c'est mal vu chez nous et les racontars sont des poisons meurtriers pour une famille musulmane.   ma mère n'avait  pas attendu une seule seconde, avec ses frères elle a détruit la serrure pour la changer et devenir ainsi la propriétaire de cette jolie villa. elle savait très bien qu'une autre famille l'avait squattée avant elle, mais en ces temps c'était la loi du plus fort.  je me souvenais toujours de cette bagarre, qui s’est produite dans cette villa entre ma mère et une autre femme. Le combat était inégal puisque toute ma famille était venue prêter main forte à ma mère. 

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tison2feu Membre 2 648 messages
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Le 21/09/2021 à 16:12, safirfarid219 a dit :

La suite montrera que j’ai toujours vécu seul, sans parents. Une expérience qui m’a montré que la vie orpheline vaut mieux qu’une vie avec des parents indignes. Jai toujours pardonné, la vie que nous menions était ainsi très violente. Nous nous battions continuellement pour l’honneur des parents. Mon oncle par exemple m’exhibe comme une mascotte  pour battre le voisin et ceci continuellement. Le sang coulait à chaque fois. Mais je suis resté calme, il m’arrive de sortir de mes gonds et de devenir fou furieux pour uniquement quelques secondes, pour me calmer tout de suite après. Le truc pour se calmer, il faut uniquement s’asseoir et de respirer à fond, tout en, pour ma part, invoquez Dieu. De toute façon si vous suiviez cette histoire, vous allez comprendre mon caractère et c’est réel.

 

Bonjour,

Sur le plan littéraire, ces scènes de vie autobiographiques ont la saveur du genre picaresque né en Espagne au XVIe siècle. Le pícaro, souvent orphelin et très futé, est une sorte d'anti-héros. C'est un régale de te lire.

 

Modifié par tison2feu
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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Il y a 2 heures, tison2feu a dit :

 

Bonjour,

Sur le plan littéraire, ces scènes de vie autobiographiques ont la saveur du genre picaresque né en Espagne au XVIe siècle. Le pícaro, souvent orphelin et très futé, est une sorte d'anti-héros. C'est un régale de te lire.

 

merci beaucoup Tyson venant de vous c'est un plaisir et un encouragement à continuer.

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Ce qui m’intéressait dans cette villa, était le débarras, j’étais intrigué par cet endroit car ma mère ne voulait pas l’ouvrir. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais chez elle une certaine réticence à l’approcher et elle m’interdisait formellement de toucher à sa porte. Mais c’était plus fort que moi, ma petite cervelle est ainsi faite, cette interdiction au lieu m’éloigner, elle avait renforcé mon intention de voir ce qui se trouvait dans cette grotte d’Al Baba et j’ai décidé formellement d’y pénétrer, quitte à l’épier pour lui voler les clés de la maison, vu que nous logions toujours chez nos grands parents. ce fut un jeu facile pour de lui voler, disant de les lui emprunter,  et comme Ali Baba j’avais ouvert cette grotte mais En guise d’or et de diamant, j’ai trouvé plein de valises qui étaient pêle-mêle balancées dans ce réduit, il y avait plein de disques  48 et  78 tours d’ancien chanteurs comme Tino Rossi, Maurice Chevalier, Joséphine Baker…mais aussi des chanteurs algériens du chaabi  (chant populaire, comme la country music) et autres genre. J’avais ouvert une valise qui me paraissait jolie, mais ce n’était pas une valise, j’avais su plus tard qu’il s’agissait d’un tourne disque appelé vintage. Ce qui avait attiré mon attention dans ce fatras de valises c’était des cartes postales, il y en avait des milliers et aussi des timbres, plein de timbres. Plus tard j’avais su que le propriétaire était un collectionneur, j’avais continué son œuvre de philatéliste, c’était magnifique tu apprends beaucoup de chose par ce genre de collection. Les timbres et les cartes postales t’apprennent par exemple l’histoire, la culture, le tourisme… de tous les pays du monde. Mais un beau jour ma mère avait tout brulé. C’était comme si elle avait brulé une partie de moi.

 Dans un coin du débarras il y avait quelque chose de caché dans un sac, en l’ouvrant j’avais trouvé trois fusils de guerre, mon cœur avait chaviré, je ne sais si c’est l’adrénaline, mais  une joie indescriptible avait envahi toute mon âme. Des fusils que je voyais dans les films de guerre entre les mains des allemands, américains, et russe, Exactement les mêmes. Je  les avais trainé, jusqu’au fond du jardin, après avoir emprunté la porte de la cuisine, pour les enfouir ensuite dans une fosse que j’ai creusé uniquement par mes mains.

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Ma mère faisait des allées retour et ma grand-mère l’interrogeait sur son problème.

« Je suis sur que je les avais posé dans ce vase ».

 « Qui peut les prendre, il n’y avait personne, mis à part ton fils ? » lui avait répliqué  ma grand-mère.

« Mon fils ? » elle avait mis un certain temps d’arrêt, je pense de réflexion, quand la porte de la chambre fut ouverte. J’étais sous le lit à attendre le moment idéal pour remettre les clés à leur place quand je voyais les pieds de ma grand-mère, que j’ai reconnues grâce à leur embonpoint et le henné sur tout leur pourtour et ceux de ma mère plus  fins, faire des allées et retours dans cette pièce, puis à ma grande satisfaction elles sont sorties  en courant vers la villa. A cette époque les femmes étaient beaucoup plus libres qu’aujourd’hui, elles sortaient dans le quartier à n’importe quel moment et parlaient avec tout le monde. Toujours est-il que je me suis libéré de ma retraite pour remettre les clés mais en dessous et non à l’intérieur du vase.

« Viens ici chenapan, ou as-tu mis les clés de la villa » ma mère avait tiré mes oreilles, elle ne m’avait jamais battu de sa vie et ce geste de tirer les oreilles était le summum de son irritation, elle ne lavait fait que quatre fois et à chaque fois à cause des bagarres entre moi et des enfants, mais cette dernière punition était la plus vigoureuse.

« Je jure que … » avant de terminer ma phrase, ma grand en libératrice avait interpellé ma mère.

« Laisse ton fils et avant de le punir, vient voir  petite écervelé» ma mère n’en croyait pas ses yeux les clés étaient bien là devant ses yeux. Elle est restée hébétée un bon moment, les yeux et la bouche entrouverts quand le sort jeté par ses clés fut désenvouté par ma grand-mère 

« Moi aussi j’ai constaté des choses anormales dans cette maison, demain je vais voir Khalti Adawya pour qu’elle vienne exorciser ces lieux. » khalti Dawya était la sorcière du quartier, elle me faisait très peur. Elle me rappelait les contes des sorcières et des loups garous que nous racontait  la sœur de mon grand père qu’on appelait Nana, le soir quand nous nous mettons au l

Dans le WC, hachakoum, je n’aime pas perdre mon temps et jusqu’à aujourd’hui avant d’entrer je prends toujours avec moi un livre, le cachant derrière moi, sous le pantalon pour que ma femme ne le voit. A défaut de livre qui pourrait m’occuper, ce jour là, je commençais à scruter tout ce qui était autour et au dessus de moi. Juste au dessus de la cuvette, où je payais mes dettes, au niveau du plafond j’avais aperçu un carré de plafond délimitait par un trait presque invisible. Ma curiosité est légendaire et c’est pourquoi j’avais décidé de résoudre cette énigme. Après une gymnastique des plus rocambolesques, j’avais réussi à toucher ce carré qui a bougé, c’était une trappe du grenier. Je l’avais déplacé pour voir ce qui se passait dans ce grenier. Il faisait tellement sombre, que je n’ai rien vu. L’idée m’aie venu de cacher mes fusils dans cette trappe. Je suis redescendu, et en ouvrant la porte je rencontre ma mère, en face de moi mère qui me regardait intriguée.

« Que faisais-tu dans ce WC ? » ma réponse était téméraire, mais il fallait jouer le jeu.

« Ce n’est pas une question maman, je faisais ce que tu ne peux pas faire à ma place »

Elle m’a poussé un peu pour regarder dans cette salle, et ne trouvant rien de particulier, elle m’interrogea sur la provenance des bruits quelle avait entendu.

« Moi aussi je les avais entendu, ils provenaient du voisin Oncle  Manou. » c’était notre voisin un virtuose de grande envergure. Elle se retira, avec une moue qui démontrait sa méfiance sur des arguments pas convaincant, mais elle ne possédait ni l’arme et ni le mobile du crime.   

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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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J’avais profité de l’absence de ma mère pour placer, avec l’’aide de mon cousin ces armes dans ce grenier. Et plusieurs fois quand j’étai seul j’invitais mon cousin à venir jouer, avec moi avec ces armes de guerre, pour les remettre ensuite dans cette grotte et c’est ainsi jusqu’à mon mariage, ces armes étaient cachées dans cette endroit sans qu’aucune personne mis à part mon cousin, ne la sache. Je laisserais le soin à la suite de cette autobiographie de révéler le sort de ces armes. Pour le savoir, il faudrait que vous assistiez à mon mariage.

Oiseau de mauvais augure

Nous disons, oiseau de mauvais augure pour quelqu’un qui amène avec lui des mauvaises nouvelles ou que lui-même est incarné par le malheur et je pense que ma mère pense que je suis l’incarnation du malheur. Je l’avais su quand une fille plus vieille que moi de six ans est venue m’emmener chez elle.

« Je le rendrai dans deux jours d’accord ? »

ma mère comme heureuse de se débarrasser de moi lui avait dit qu’elle pouvait le laisser autant de jour qu’elle le voudrait. Cette fille que je n’avais jamais vu auparavant a commencé à m’embrasser toute contente de m’emmener chez elle. Je n’avais rien compris, mais autant la suivre pour découvrir d’autres horizons. J’ai découvert une très belle villa, avec un grand jardin bien entretenu, des roses partout et quelques arbres fruitiers délimitant des lopins de terre gazonnées. Un espace en macadam avait été prévu spécialement pour placer des sièges avec une grande table au milieu. Tout autour de cette table quelques arbres   pour lutter contre la chaleur de l’été méditerranéen, certaines personnes  qui s’y trouvaient me regardaient de loin, me scrutant cherchant je ne sais quoi sur ce physique d’enfant. Je jouais  au mannequin devant des spectateurs avides de nouvelles découvertes.  Un homme, deux femmes, dont une vieille, souriaient à mesure que je progressais vers eux, tandis que deux garçons paraissant maussades se tenaient droits devant cette vieille femme. Cette dernière commença à pleurer et l’homme, avec cette jeune dame devant lui, affichaient deux grands sourires. Je m’avançais curieux et je ne sais pourquoi, craintif en même temps.

« C’est lui craché », disait la vieille à l’homme tout en s’essuyant ces larmes. 

Il opina de la tête sans se départir de ce sourire qui irradiait son visage. La vieille m’avait prise entre ses bras et commençait à m’embrasser fougueusement partout, sur mes cheveux, mon visage, mes oreilles, mon front…partout elle ne s’arrêta que lorsque l’homme à son tour me serra entre ses bras, m’embrassa, puis me dit. 

«  Assieds-toi mon fils »

Ouf je me suis dit, enfin libre. Il me présenta les deux garçons, qui sont Omar et Ali

« tu ne les connais pas je suppose. »

je répondis en hochant  craintivement et négativement ma tête, car je commençais à me demander si je n’étais pas entouré d’aliénés.

« Omar a neuf ans, Ali en a onze et cette fille qui t’a emmenée en a treize et toi tu as sept ans. »

il s’est arrêté un instant  puis après avoir repris un souffle qui ressemblait à un apaisement, il me dit :

« Ces deux enfants sont tes frères et cette fille est ta sœur, moi je suis ton oncle paternel et cette femme est ta grand-mère »

Après cette présentation Ma grand-mère a soudainement repris ses sanglots. Quant à moi, je suis resté de marbre, je ne sais si c’est l’émotion ou l’indifférence. Je me pencherai plutôt sur la deuxième, car de famille, je ne connaissais que celle de ma mère et cette notion de père m’était inconnue, et  frères et sœur pour moi ne signifient rien.

Mon oncle, continua les présentations : 

« celle-ci, en me présentant la femme qui se tenait devant lui, souriante aussi comme les autres, est ma femme Noura. » elle m’embrassa en disant.

« Qu’il est beau, c’est le portrait craché de ton frère. »

sans répondre, mon oncle acquiesça  en hochant la tête et ma grand-mère, à ces mots, me ravit, pour ne plus me lâcher pendant au moins deux heures. Les deux frères ne cessaient pas de me dévisager comme s’ils voulaient trouver quelques choses qu’ils ont perdus sur mon faciès, ou plutôt à cause d’une naissance de la jalousie à mon égard.  Comment cet enfant vient d’accaparer tout cet amour en quelques minutes. Cet amour que je n’ai presque jamais connue de ma vie et qui me paraissait démesuré, car aucun sentiment à l’égard de cette famille, malgré tout cet étalage de sensation, n’avait atteint mon cœur. Ce n’était que surprise que je ne comprenais pas. Ma grand-mère commençait à combler le vide d’ignorance de ma lignée. Elle m’avait appris que mon père était mort quand j’avais six mois, c’est alors que ma mère avait préféré  vivre avec sa famille en me prenant avec elle. Et ne pouvant plus m’allaitait, à cause du choc reçu par la mort tragique de mon père, j’avais gouté alors à différents laits des femmes du voisinage, ce qui fait que je devais faire attention plus tard à ne pas essayer de séduire les filles du voisinage, car elles sont mes sœurs par allaitement.

Tout en entendant cette histoire, je songeais à ma mère et sa maman, assise tout autour d’un kanoun (sorte de fourneau en argile séchée), accompagnées d’une sorte de sorcière, qui lisait l’avenir  en fondant du plomb qu’elle mettait sur le kanoun, puis elle le jetait dans l’eau afin de le récupérer et lire sur les traces de ce métal l’avenir de ces deux femmes.  Ma mère de tout temps croyait à ces genres de choses et au mauvais augure,  j’en est déduit que j’en étais un pour elle. Je venais enfin de découvrir pourquoi ma mère ne m’aimait pas. J’étais en fait un oiseau de mauvaise augure qui est responsable de la mort de son mari et qui lui avait brisé sa vie, si je n’étais pas né, mon père serait encore vivant, et elle serait presque une reine dans cette jolie villa. Ce n’est que très tardivement qu’elle avait apprise à m’aimer, alors que moi je ne l’ai toujours aimée.

 

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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Mon inscription à l’école avait subi le même sort que celui de ma circoncision et ce n’est que marche forcée à grande vitesse et harassement derrière ma mère  que des images défilent dans mon cerveau. J’imagine que cette course poursuite était en fait une quête d’une école qui ferait la charité de prendre un élève de sept ans dans une de ses classes. Après trois journées de suite et après de longs pourparlers avec des directeurs, une école avait enfin acceptée à contre cœur mon inscription. Et quelle école ! Je me suis retrouvé parmi des hommes, j’étais le plus jeune d’entre tous ces élèves.  Je pense que les tranches d’âge allaient de sept à 16 ans.

 

Le professeur, un rouquin qui ne dépassait pas un mètre soixante. Des cheveux bouclés d’une couleur carotte bien rouge, avec une face qui a surement reçue une décharde de chevrotine dont la poudre a complètement maculée cette frimousse  par des tâches de rousseur. Ces yeux clairs, ce menton prononcé, et ce visage jovial, nous renseignent sur un homme qui doit avoir une forte personnalité, avec un moral en acier  trempé.

« Bonjour tout le monde »

Après ce salamalec Il est monté sur l’estrade pour regarder son spectacle. Il était étonné, il nous donnait l’air de réfléchir, puis tout d’un coup il sort pour revenir avec le directeur de l’établissement. Ce dernier, lui aussi avait commencé par nous contempler tout en réfléchissant. Puis Tout à coup il a commencé par nous changer de place. Le résultat était une disposition par rangées suivant l’âge des élèves. La première rangée où je me trouvais était occupée par les plus petits, les deux autres à la droite du professeur, les plus grands.

« Ça va comme ça ? »

A l’encontre de cette question bien prononcée, le rouquin répondit au directeur par un oui mitigé. Mais la suite nous va apprendre que le rouquin va agir suivant son entendement. Il ne savait pas à qui faire des cours pour les grands enfants ou les petits. Mais les plus jeunes étant minoritaires,  ils doivent-être sacrifiés, la démocratie dit qu’il faut suivre la majorité. Nous devions  donc accepter la majorité quitte à ne rien comprendre à ce personnage venu du monde des peaux rouges tout au long de l’année.

Mais il, n’était pas à court d’arguments, il savait mener sa baraque. En guise d’enseignement, nous faisions la fête et notre instituteur est devenu, non notre prof, mais un camarade et l’ami des élèves. Il nous donnait tous de bonnes notes bien que nous étions tous des bourriques avec des grandes oreilles. Nous ne faisions que raconter des blagues et des conneries et quand nous rentrons à la maison, tout allait bien madame la marquise. Maman était fière de mes notes et je profitais de certaines friandises et des desserts qui étaient  à cette époque des denrées rares. Elle n’en croyait pas ses yeux, elle me chouchoutait maintenant, je suis devenu à ses yeux un enfant Hors pair, un futur Einstein. Et en plus ce qui lui plaisait le plus c’était que j’aimais l’école, j’étais impatient de rentrer dans cette classe. comment ne pas aimer une école aussi comique et agréable. C’était ma meilleure époque que je regrettais le plus et ce … jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à maintenant où je suis entrain d’écrire.

La seconde année, vu  ces résultats des plus inouïs, les responsables avaient décidé de me faire passer directement en troisième année,  pour compensation de mon année perdue. Ma mère avait pleuré de joie et moi de peur et de chagrin, car tous mes défauts vont apparaitre et notre rouquin  ne viendra pas me secourir.

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safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
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Dans cette classes il n’y avait plus cette différence d’âge et le professeur d’arabe, un égyptien avec une moustache en forme de croissant lunaire, une bouche qui en guise de lèvres, laissait pendre deux bifteck qui feraient un bon plat après leurs cuisson sur une grille de méchoui. Des yeux de fouine  qui biglaient, fouinaient constamment, et partout à le recherche d’une proie qui ne connaissait pas la conjugaison ou ne pouvait faire une analyse de texte. Des joues tellement grosses et un peu flasques, qu’elles dansaient dés qu’il se déplaçait avec sin son gros ventre. On dirait un énorme  éléphant de mer qui fuyait devant un orque.  Et ce bâton qui ne le quittait jamais, était sa joie, son honneur. Un criminel qui a fait des milliers de kilomètres pour faire peur aux enfants. Quand il passait devant toi, il te donnait l’impression de vouloir te caresser le dos avec ce bâton, instinctivement tu esquivais  un éventuel coup de bâton, de ce maitre du Kung fu . Il s’enorgueillissait de cette crainte à son encontre et comme un macaque, il bombait le torse, fier de mater une classe de troisième année primaire.

:« Eh toi »

il louchait un peu et c’est pourquoi je croyais qu’il s’adressait à mon compagnon de table.

« Réponds lui c’est à toi qu’il s’adresse »

Mon compagnon s’est levé, mais cet énergumène d’Egyptien, s’adressait à moi.

« Non l’autre qui est assis près de toi »

 Je me suis levé très difficilement en me demandant ce qu’il me allait me dire,  alors que je ne connais rien, il m’avait demandé de le rejoindre tout en gribouillant une phrase sur le tableau.

« Fais-moi cette analyse de cette phrase »  

Je ne comprenais rien, C’est quoi analyse et c’est quoi  phrase. Et faire quoi avec cette phrase.  Je commençais à regarder les élèves,  le plafond, par terre, les murs quand un formidable brouhaha de rire avait éclaté dans cette classe. Il faut dire qu’en première année nous étions des véritables cancres, et je n’ai rien appris et il me sort des choses  dont je n’avais jamais entendu parler.

 « Tu veux me ridiculiser?! Qu’est ce que tu fais »

Candidement je lui avais répondu par cette phrase qui l’avait mise hors de lui.

« J’ai rien trouvé monsieur, je suis entrain de chercher ,  ni  analyse ni phrase monsieur »

C’est alors qu'un autre tonnerre joyeux avait remplit la classe, qui m'avait valu  quelques  violents coups de bâton sur mon dos, pour ensuite aller rejoindre un angle entre deux murs, une jambe  levé comme les flamands rose dans une marre d’eau et les mains sur la tête, à l'instar des prisonniers de guerre. J’étais sur que c’était un tyran, ce genre de tête ne valait rien de bon, et il fallait que je devrais la supporter toute une année. Mais heureusement pour moi, j’étais délivré par le directeur qui m’avait expulsé de cette école. Il avait compris que je ne valais pas un sou et indigne de son école qui ne pouvait produire que des cerveaux.

Ma mère qui avait désormais changé sa manière de me voir, d’Einstein je suis devenu subitement un âne avec d’énormes oreilles, et les friandises et les desserts ont soudain disparus de la zone de ma vision, La trilogie pâte, couscous et haricots  avait refait surface  avec quelques fois, une viande qu'il fallait pour la voir faire appel au télescope du mont Wilson.

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Rien de rien Membre 65 messages
Forumeur en herbe‚
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Le 20/09/2021 à 06:13, safirfarid219 a dit :

J’étais depuis mon jeune âge un garçon turbulent et très instable et aussi trop précoce. Je me souviens que des cousines m’emmenaient au hammam (bain turc) pour que je leur lave le dos. Bien que j’eusse été  très jeune, ma dextérité dans ce domaine était devenue presque légendaire. Mes cousines se disputaient mes services. Je me disais au fond de moi-même pourquoi ne pas en faire un petit métier, ainsi je pourrais m’acheter cette tenue de Zorro qui me nargue à chaque fois que je passais  devant ce magasin pour me rendre à l’école. C’était une idée que j’aie effectivement concrétisée.

« Salim vient vite me laver le dos avant que Manel n’arrive »  je prenais tout mon temps, et je pouvais de mon endroit voir l’impatience de ma cousine qui m’attendait avec un savon et sa lavette dans sa main. « Mais pourquoi tu marches comme ça, ce n’est pas de ton habitude ! » me lança t- elle excédée.

«  Tu ne vois pas que l’endroit est très glissant, d’ailleurs j’en ai marre de travailler pour rien, je vois bien des masseuses qui sont payées à bon prix. Moi je ne demande que la moitie. Ça te va ? »

Ces paroles ont laissé ma cousine abasourdie. Ces yeux déjà trop grands étaient entrouverts comme si elle avait  vu Dracula en personne et sa bouche  restaient entrebâillée, pareilles à ses petits oiseaux qui s’agitent demandant  la pitance à leurs mamans. Elle paraissait comme une fille transformée par une sorcière en statue de marbre. Mais cette image me laissa moi aussi de marbre et je n’étais point impressionné, ma tenue de Zorro, je la veux coute que coute. Sa torpeur estompée, je revenais à la charge quitte à l’envouter une seconde fois.

« Alors que dis-tu de ma proposition ? » en guise d’envoutement c’est un savon sur la figure que j’ai reçu qui m’envoya sur le sol. Je me suis levé, pour sortir tout doucement comme je suis arrivé la première fois, laissant ainsi le temps à macousine de se raviser.

« Arêtes, petit chenapan, d’accord, c’est ok. » mon cœur avait fait un grand bond dans sa cavité. La tenue de Zorro est là devant moi, toute prête à sortir de ce magasin pour s’’offrir à moi. Mais je gardais les pieds sur terre.

« L’argent avant, sinon je repars. » elle m’a bien fixé pour voir que je ne bluffais pas. Puis elle s’est dirigée dans la salle de repos pour extraire ses maudits pécules afin de me les donner.  Elle est revenue, toute triste, en se disant que désormais ce petit diable deviendra un futur Lucky Luciano. Pour les autres cousines, je ne me suis pas donné la peine de les informer de la nouvelle condition de mes services, ni du tarif, Manel s’en est occupée et je lui en suis reconnaissant. Elles me regardèrent étonnées sans plus et j’ai pu avoir le plaisir de gouter à leurs pécules qui ont été extraits de leur petit porte monnaie, comptés sou à sou comme, seules les vieilles femmes savent le faire.

à suivre

Magnifique tu dois éditer un livre. Tu as ce don. 

Le 20/09/2021 à 11:51, safirfarid219 a dit :

J’étais orphelin de père, ce dernier je ne l’ai jamais connu et ma mère, continuait  à vivre comme une célibataire, elle ne savait peut-être pas qu’elle avait un fils. Je la voyais que rarement et je n’avais, à cette époque, jamais senti qu’elle était ma mère. C’est entre mes grands parents, oncles et tantes maternels, cousins et cousines que je vivais. Etant très discret et solitaire, je ne faisais presque pas parti de ce décor familiale et je n’apparaissais que pendant les repas, blottit dans un coin, seule, éloigné de l’ambiance familiale, à attendre que ma grand-mère allonge son bras pour me présenter mon assiette. Je ne lui ai jamais demandé de me servir un surplus car elle n’aimait pas que je le fasse et elle me faisait peur, bien qu’elle soit très gentille. Il faut dire qu’en ces temps la vie était trop dure.  

Je continuais à me procurer de l’argent ce qui me permettait d’aller voir, James Steward, Clint Eastwood, Sofia Lauren et autres. J’adorais le cinéma, il me permettait de m’évader et comme un schizophrène, je me prenais pour ces héros que j’aimais beaucoup. Cette situation avait marqué ma vie et est resté jusqu’à aujourd’hui. Une fois j’avais vu un film ou il était question  de deux très belle filles qui se battaient dans une rivière à cause de l’acteur principale, j’ai rêvé en dormant cette nuit, qu’elles se battaient pour moi, j’avais pu les réconcilier  et je les ai prises toutes les deux. J’avais, ce jour là, passé la plus belle nuit de ma vie.

Mes parents ne savaient pas que je grandissais, mais ce qui se passa allait ruiner mon commerce. Au bain maure, les corps des femmes désormais me plaisaient beaucoup. Il y en avait de toutes sortes des plus grosses aux plus chétives. Bien sur je commençais déjà par apprécier et faire la différence entre le bon et le moins bon. Ces sortes de tissus collés sur leurs corps, ne cachaient presque rien  et je sentais maintenant un désir qui allait… là ou vous savez… Mes parents, disant adoptives, avaient oublié que normalement je ne devais plus aller au Hammam. Je grandissais et que ces scènes dans la Hammam ne pouvaient me laisser indifférent. Jusqu’au jour ou ma cousine avait remarqué une chose d’inhabituelle au moment où je commençais à lui frotter le dos, alors qu’elle s’était allongée de face sur mes jambes. Une chose dure lui avait caressé la poitrine, elle s’est mise debout horrifiée tout en  me demandant de sortir immédiatement pour aller dans la salle de repos. C’est cette cousine qui avait tiré la sonnette d’alarme, pour que je ne fréquente plus le Hammam au féminin et qu’elle fit remarquer à ma grand-mère que je n’avais pas été encore circoncis, alors que je devenais un homme.

Je connaissais déjà tout de la circoncision et le jour J, le tortionnaire était venu vers moi alors que j’étais sur le lit de la torture, la fête battait son plein, alors que mon cœur avait failli sortir de mes trippes tellement le coupeur des  zizis me faisait peur. Il est arrivé cachant derrière son dos le fameux dougdoug (le couteau ainsi appelé), il m’avait dit de regarder  le bel  oiseau qui volait sous le plafond. En guise de bel oiseau, je regardais sa vilaine gueule de meurtrier. Je lui avais dit : « tu veux me couper mon zizi avec ton couteau derrière ton dos. »  Je commençais à crier et injurier toutes ces personnes qui me tenaient par les bras, les jambes, le torse,  et la tète, en les traitants de criminels. Je proférais des mots grossiers qui ont fait fuir plusieurs personnes parmi mes parents, les parents entres eux ne devaient pas entendre des mots pareils que j’ai appris à la rue, c’est la hchouma disent-ils. J’ai subi ce jour là une torture qui doit-être enseignée dans les services secrets de la police militaire des plus sanguinaires dictatures.  Mais, les femmes, peut-être en recevant, comme trophée, mon misérable prépuce ensanglanté, semblables aux apaches des films westerns, des tréfonds de leurs gorges laissaient jaillir des you you, ils avaient de joie donné libre cours à la leur hystérie. ces cris bizarrement avait un tant soit peu atténué ma douleur et parmi ces cris j’ai reconnu celui de Manel, qui me paraissait un cri vengeur.

Deux autres cousins attendaient leurs tours de supplices, mais ne connaissant pas les mots que moi j’avais appris à la rue, mes oncles n’ont pas pris la poudre d’escampettes. Trois tarbouches rouges sang, semblables à ceux des derviches tourneurs, remplis de billets se trouvaient devant chacun de nous. Mais moi plus voyou que mes deux plus jeunes cousins, je profitais de quelques moments d’inattention de l’assistance, pour soutirer quelques billets des deux tarbouches pour remplir encore plus la mienne

à suivre

Tu dois donner des leçons au diable. 

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Rien de rien Membre 65 messages
Forumeur en herbe‚
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Il y a 10 heures, le merle a dit :

bonjour

il d'écrit et écrit très bien .c'est un plaisir de le lire .

bonne journée

Oui c est vrai  et ce sont des qualitës rares. 

à l’instant, Rien de rien a dit :

Oui c est vrai  et ce sont des qualitës rares. 

Dommage j attend toujours la suite il n apparait plus depuis un bon moment sur ce forum

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  • 2 semaines après...
Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
Posté(e)
Le 03/10/2021 à 11:00, le merle a dit :

bonjour

il d'écrit et écrit très bien .c'est un plaisir de le lire .

bonne journée

merci beaucoup mon ami pour ton encouragement

Le 03/10/2021 à 21:55, Rien de rien a dit :

Oui c est vrai  et ce sont des qualitës rares. 

Dommage j attend toujours la suite il n apparait plus depuis un bon moment sur ce forum

Nouvelle recrue dans ce forum et déjà un réel plaisir pour moi, ce n’est que bénèf. J’ai récolté par ta présence une multitude de bons points. Pour mon absence, je dirais que je me déplace beaucoup surtout dans le sud et dans ces coins la connexion est difficile voir inéxistante.

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Membre 54ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 1 944 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
Posté(e)

Un oncle maternel que j’aimais beaucoup avait réussi à me trouver une place en seconde année primaire dans une école des  pères blancs à Notre Dame d’Afrique, il s’agissait du ‘’Petit Séminaire, école de Notre Dame d’Afrique’’ un ancien monastère  débaptisé pour se transformer, grâce au père Jeannet en une école privée, payante. Les frais été déboursés par mon oncle.

La première année était catastrophique, j’étais parmi les derniers de la classe. Je ne voyais pas l’utilité d’apprendre, pourquoi apprendre ces lettres de a jusqu’à z et de alif jusqu’à ya pour l’arabe. Pourquoi apprendre le français et l’arabe alors qu’à la maison on parlait Kabyle entre eux et en dialecte avec nous les enfants ? C’est chiffres à quoi servent-ils, je savais compter les billets et les dinars dans ma langue de tous les jours. Je trouvais l’école trop ennuyeuse et je n’ai rien vu qui puisse me la rendre intéressante. C’est toujours cet oncle qui a volé à mon secours. Constatant mon ignorance  dans ce domaine de l’instruction, Il avait chargé une de mes nombreuse cousines à me donner des cours.

 Avec elle je pouvais avoir des libertés, elle m’avait expliqué que les lettres au début étaient des sons, et qu’il existait une tribu en Afrique qui parlait avec des sons. Elle disait qu’avec uniquement 14 quatorze sons on pouvait faire une langue et le français possédait 26 vingt six et que je dois les apprendre pour former des mots. Elle m’avait piqué avec une épingle quand un formidable ‘’Aie’’ avait surgit de ma gorge.

Elle m’avait dit tout en riant que c’est le premier son qu’en fait je connaissais qui provient du fond de ma gorge.

« Si c’est ça ta méthode de m’apprendre les lettres, je reviendrai dans 25 jours. si je dois apprendre une lettre par jour. sinon tu m'nseignes la langue de cette tribu d'Afrique.   »

 

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