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Ankhesenamon, la femme qui voulut régner seule sur l’Egypte.

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Membre Posté(e)
goods Membre 31 317 messages
.‚
Posté(e)

Ankhesenamon, la femme qui voulut régner seule sur l’Egypte.

Mariée à son père puis à son frère, la reine Ankhesenamon aurait tenté de prendre le pouvoir… à son grand-oncle !

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Elle est née aux alentours de 1350 avant notre ère, dans une ville construite peu après sa naissance et abandonnée avant sa mort. Ses parents l’ont nommée Ankhesenpaaton, ce qui en Egyptien antique signifie « elle vit pour Aton », ce dieu unique inventé par son père, le pharaon « hérétique » Akhenaton qui a rompu avec les puissants clergés des dieux d’Egypte pour adorer cette seule manifestation du Soleil. Troisième fille dans une civilisation qui donnait le pouvoir aux mâles, c’était presque la recette assurée pour l’oubli.

Pourtant, Ankhesenamon – le nom qu’elle a adopté après la mort d’Akhenaton – a été élevée comme une princesse et a vécu comme une reine, tentant de le rester malgré de terribles oppositions.

Akhenaton, Néfertiti et trois de leurs filles – dont peut-être Ankhesenamon. (Wikimedia Commons)

Akhenaton, Néfertiti et trois de leurs filles – dont peut-être Ankhesenamon.

Fille de Néfertiti

De son enfance, on ne voit que des tableaux montrant des scènes de famille royale, Akhenaton, Néfertiti et leurs filles, dont elle fait partie. Un autre élément mis en avant est son probable mariage avec son père, Akhenaton. La coutume n’était pas rare chez les pharaons, et c’était – aussi – un moyen de transmission du pouvoir royal par les femmes. Akhenaton pouvait avoir une autre motivation : assurer la présence d’un héritier mâle. Il y avait certes son fils Toutankhamon, mais la santé des enfants était fragile dans l’Antiquité, et un accident – ou une maladie – pouvait interrompre une lignée.

Ce qui semble aujourd’hui admis par de nombreux spécialistes, c’est qu’Ankhesenamon était bien la fille de Néfertiti.

Les Empires hittite et égyptien, deux rivaux pour la domination du Levant. (Enyavar / Wikimedia Commons)

Les Empires hittite et égyptien, deux rivaux pour la domination du Levant.

Il y a encore aujourd’hui beaucoup de suppositions sur le véritable rôle de Néfertiti auprès de son époux Akhenaton. On ne connaît même pas avec certitude la filiation de la reine ! Mais certaines inscriptions laissent supposer qu’elle régnait aussi, au même titre que son mari. Dans sa titulature complète (la liste des noms qui lui étaient protocolairement attribués), on remarque aussi le nom de Néfernéferouaton, que l’on va ensuite retrouver dans la liste des pharaons… mâles. La pratique n’est pas inconnue, on la voit aussi dans le cas de la reine Hatchepsout, qui a assumé le rôle et les pouvoirs d’un pharaon au masculin.

La succession d’Akhenaton est obscure. Outre Néfernéferouaton, un certain Smenkhkarê est mentionné comme pharaon (ou co-pharaon) un peu avant. Comme le suggèrent l’égyptologue britannique Aidan Dodson dans son ouvrage « Amarna Sunset » (le crépuscule d’Amarna, non traduit en français) et l’écrivain James Allen dans « the Amarna succession » (l’héritage d’Amarna) , il pourrait s’agir d’un frère cadet d’Akhenaton associé au trône de son vivant, mais qui serait mort avant lui. Il y aurait donc eu une phase intermédiaire, après le décès d’Akhenaton, durant laquelle Néfertiti-Néfernéferouaton aurait régné avec les pleins pouvoirs avant de transmettre le trône à l’héritier désigné, Toutankhamon… ou plutôt à sa propre fille, Ankhesenamon qui a épousé son frère après la mort de son père.

« Toutankhamon a occupé le trône d’Egypte très jeune et il est tout à fait probable que sa grande épouse royale, Ankhesenamon, ait été son aînée de plusieurs années », analyse R.V. Hamar dans une thèse honorifique présentée à l’université de l’Etat de Washington. « Elle pourrait avoir agi comme la régente de son jeune mari, dirigeant le pays à sa place. » La théorie n’est pas absurde : les femmes, surtout en temps de régence, avaient toute leur place à la tête de l’Egypte pharaonique. Mais aucune preuve ne vient l’étayer – ni la démentir.

Le célèbre buste de Néfertiti montre à la fois la beauté et la majesté de la reine d’Egypte. (Glenn Ashton / Wikimedia Commons)

Le célèbre buste de Néfertiti montre à la fois la beauté et la majesté de la reine d’Egypte.

Toutankhamon et Ankhesenamon n’auraient pas eu de descendance, ce qui devait compliquer la succession. Surtout lorsqu’une puissance étrangère entrait en jeu.

8q6d.jpg

Parmi le mobilier funéraire de Toutankhamon, ce dessin le représente probablement en compagnie d’Ankhesenamon. 

Source.

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Membre 40ans Posté(e)
Noah le seul et unik Membre 624 messages
Forumeur forcené‚ 40ans
Posté(e)
il y a 50 minutes, goods a dit :

Ankhesenamon, la femme qui voulut régner seule sur l’Egypte.

Mariée à son père puis à son frère, la reine Ankhesenamon aurait tenté de prendre le pouvoir… à son grand-oncle !

0chr.jpg

Elle est née aux alentours de 1350 avant notre ère, dans une ville construite peu après sa naissance et abandonnée avant sa mort. Ses parents l’ont nommée Ankhesenpaaton, ce qui en Egyptien antique signifie « elle vit pour Aton », ce dieu unique inventé par son père, le pharaon « hérétique » Akhenaton qui a rompu avec les puissants clergés des dieux d’Egypte pour adorer cette seule manifestation du Soleil. Troisième fille dans une civilisation qui donnait le pouvoir aux mâles, c’était presque la recette assurée pour l’oubli.

Pourtant, Ankhesenamon – le nom qu’elle a adopté après la mort d’Akhenaton – a été élevée comme une princesse et a vécu comme une reine, tentant de le rester malgré de terribles oppositions.

Akhenaton, Néfertiti et trois de leurs filles – dont peut-être Ankhesenamon. (Wikimedia Commons)

Akhenaton, Néfertiti et trois de leurs filles – dont peut-être Ankhesenamon.

Fille de Néfertiti

De son enfance, on ne voit que des tableaux montrant des scènes de famille royale, Akhenaton, Néfertiti et leurs filles, dont elle fait partie. Un autre élément mis en avant est son probable mariage avec son père, Akhenaton. La coutume n’était pas rare chez les pharaons, et c’était – aussi – un moyen de transmission du pouvoir royal par les femmes. Akhenaton pouvait avoir une autre motivation : assurer la présence d’un héritier mâle. Il y avait certes son fils Toutankhamon, mais la santé des enfants était fragile dans l’Antiquité, et un accident – ou une maladie – pouvait interrompre une lignée.

Ce qui semble aujourd’hui admis par de nombreux spécialistes, c’est qu’Ankhesenamon était bien la fille de Néfertiti.

Les Empires hittite et égyptien, deux rivaux pour la domination du Levant. (Enyavar / Wikimedia Commons)

Les Empires hittite et égyptien, deux rivaux pour la domination du Levant.

Il y a encore aujourd’hui beaucoup de suppositions sur le véritable rôle de Néfertiti auprès de son époux Akhenaton. On ne connaît même pas avec certitude la filiation de la reine ! Mais certaines inscriptions laissent supposer qu’elle régnait aussi, au même titre que son mari. Dans sa titulature complète (la liste des noms qui lui étaient protocolairement attribués), on remarque aussi le nom de Néfernéferouaton, que l’on va ensuite retrouver dans la liste des pharaons… mâles. La pratique n’est pas inconnue, on la voit aussi dans le cas de la reine Hatchepsout, qui a assumé le rôle et les pouvoirs d’un pharaon au masculin.

La succession d’Akhenaton est obscure. Outre Néfernéferouaton, un certain Smenkhkarê est mentionné comme pharaon (ou co-pharaon) un peu avant. Comme le suggèrent l’égyptologue britannique Aidan Dodson dans son ouvrage « Amarna Sunset » (le crépuscule d’Amarna, non traduit en français) et l’écrivain James Allen dans « the Amarna succession » (l’héritage d’Amarna) , il pourrait s’agir d’un frère cadet d’Akhenaton associé au trône de son vivant, mais qui serait mort avant lui. Il y aurait donc eu une phase intermédiaire, après le décès d’Akhenaton, durant laquelle Néfertiti-Néfernéferouaton aurait régné avec les pleins pouvoirs avant de transmettre le trône à l’héritier désigné, Toutankhamon… ou plutôt à sa propre fille, Ankhesenamon qui a épousé son frère après la mort de son père.

« Toutankhamon a occupé le trône d’Egypte très jeune et il est tout à fait probable que sa grande épouse royale, Ankhesenamon, ait été son aînée de plusieurs années », analyse R.V. Hamar dans une thèse honorifique présentée à l’université de l’Etat de Washington. « Elle pourrait avoir agi comme la régente de son jeune mari, dirigeant le pays à sa place. » La théorie n’est pas absurde : les femmes, surtout en temps de régence, avaient toute leur place à la tête de l’Egypte pharaonique. Mais aucune preuve ne vient l’étayer – ni la démentir.

Le célèbre buste de Néfertiti montre à la fois la beauté et la majesté de la reine d’Egypte. (Glenn Ashton / Wikimedia Commons)

Le célèbre buste de Néfertiti montre à la fois la beauté et la majesté de la reine d’Egypte.

Toutankhamon et Ankhesenamon n’auraient pas eu de descendance, ce qui devait compliquer la succession. Surtout lorsqu’une puissance étrangère entrait en jeu.

8q6d.jpg

Parmi le mobilier funéraire de Toutankhamon, ce dessin le représente probablement en compagnie d’Ankhesenamon. 

Source.

L'idéalisme supérieur, s'il n'y avait dans l'équation, comme un truc, restant coincé en travers d'la gorge, pourquoi, sinon comment, ou comment transformer le vent (terre et air), en feu, ou le feu, en vent (terre et air), ou le féminin en masculin, ou le masculin en feminin, un beau carré d'as, résultat d'une logique tétravalente, si l'on y ajoutait évidemment l'eau au moulin, élémentaire, mon cher Watson ... 

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Membre 43ans Posté(e)
Maxence22 Membre 8 742 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
Posté(e)

 

Il y a 5 heures, goods a dit :

 

Le célèbre buste de Néfertiti montre à la fois la beauté et la majesté de la reine d’Egypte. (Glenn Ashton / Wikimedia Commons)

eeeuuuuuuhhhhh.... c'est le buste de Nefertiti ça, pas Anksounamoun.

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