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La procureur générale de Paris s’inquiète de l’avenir de la justice financière.

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La procureur générale de Paris s’inquiète de l’avenir de la justice financière.

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Catherine Champrenault est procureure générale près la cour d'appel de Paris

Au terme d’une carrière consacrée presque exclusivement au ministère public, Catherine Champrenault, première femme nommée procureure générale près la cour d’appel de Paris, a pris sa retraite le 30 juin, « avec le sentiment du devoir accompli ».
Le ressort du parquet général de Paris, le plus grand de France, couvre six départements, neuf parquets dont deux nationaux, le Parquet national financier (PNF) et le Parquet national antiterroriste (PNAT). Mme Champrenault revient sur les attaques dont la justice, notamment financière, a été la cible ces derniers mois.

le 2 juillet 2021

La rédaction : Vous avez été la première femme nommée procureur générale de Paris. Comment avez-vous vécu cette nomination ?

Catherine Champrenault : Je suis la première femme à avoir occupé ce poste de procureur général de Paris. J’ai fait une carrière plutôt en province. J’ai l’habitude de dire que je ne m’attendais pas à être nommée à Paris et que Paris ne m’attendait pas non plus. Cela a été une double surprise.

À l’époque, je crois que ce qui a été privilégié, c’est que j’étais une femme et un magistrat de terrain. Christiane Taubira voulait peut-être un peu changer le style de gouvernance et avoir à la tête du parquet général de Paris quelqu’un qui venait de juridiction de tailles bien plus modestes mais qui savait travailler en proximité.

Ce qui m’avait été dit c’est qu’au parquet général de Paris, il y avait beaucoup de talents. J’ai pu le constater et l’apprécier, mais qu’il y avait une certaine tendance à travailler chacun dans sa spécialité. Il y avait certainement un travail à entreprendre pour plus de transversalité entre les différents services. C’est pour ça que j’ai été, me semble-t-il, choisie pour ce poste.

La rédaction : Regrettez-vous le manque de représentation des femmes à des postes de responsabilité dans la magistrature ?

Catherine Champrenault : Longtemps, les fonctions de procureur, et je ne parle même pas des fonctions de procureur général, ont été exercées par des hommes parce qu’à une certaine époque l’autorité rimait avec le masculin. L’on considérait que les fonctions de procureur étaient peut-être trop rudes pour être exercées par des femmes. Cette perception a évolué parce que la magistrature s’est féminisée.

Les femmes qui étaient peut-être dans un premier temps plutôt attirées, ou affectées, aux fonctions du siège, réputées plus tranquilles, ont exercé des fonctions d’accusation. Elles ont montré qu’elles savaient requérir avec fermeté, qu’elles savaient surmonter le choc d’une scène de crime et qu’elles savaient manager. Petit à petit, les femmes se sont imposées, ont été reconnues et aujourd’hui, accèdent à des postes en responsabilité.

Ce n’est plus un obstacle aujourd’hui d’être une femme dans la magistrature pour accéder à des hautes fonctions. Et c’est très bien. Le corps judiciaire à toujours à gagner à une certaine parité. Il faut qu’il puisse représenter la société et que la société puisse se reconnaître dans les magistrats.

La rédaction : Depuis plusieurs mois, les syndicats de police ne cessent de mettre en cause l’institution judiciaire. Ne pensez-vous pas que ces critiques récurrentes sapent la confiance que le citoyen peut avoir dans la justice ?

Catherine Champrenault : (Soupir) C’est une vaste question. Vous avez raison de dire que ce sont les syndicats de police qui ont mis en cause la justice dans une formule assez choquante, le problème de la police, c’est la justice. Je pense que cette idée n’est pas partagée par l’ensemble des services de police et par les enquêteurs.

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