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L'amour.....

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Agnès a épousé froidement William pour la vie de privilégiée qu'il lui offrait. Quinze ans et deux fils plus tard, elle est amoureuse d'un artiste anglais. Mais pourra-t-elle rompre et renoncer au luxe auquel elle s'est habituée ?
 

"Il y a deux ans, j'étais arrivée à une overdose de mondanités et d'opulence. Ça peut paraître indécent mais c'est la vérité. Je n'en pouvais plus des grands restaurants, hôtels cinq étoiles et boutiques de luxe. Même William, marathonien des soirées VIP, était arrivé à saturation. Quand il m'a demandé où je voulais fêter mes 40 ans, je lui ai répondu : "Dans un monastère." Je voulais du vide, du silence, de l'essentiel.

Trois mois plus tard, nous nous envolions vers ma "retraite spirituelle". Je ne savais rien, hormis que l'endroit se situait aux Etats-Unis. Nous sommes arrivés à la nuit tombée dans l'Utah. Un chauffeur nous a déposés en plein désert devant une série de pavillons de style contemporain qui se fondaient dans la nature, entourés de petits étangs, des piscines. Je suis restée bouche bée, hébétée par la beauté minimaliste et l'extravagance du concept.

 

Nous étions à Amangiri, l'un des plus beaux spas du monde. "Tu l'as ton monastère zen", a lâché William. Et son petit rire ironique m'a rappelé pourquoi je devais de plus en plus souvent prendre sur moi pour supporter sa tournure d'esprit, sa présence.

Je suis au clair avec mes choix : j'ai épousé William pour le confort luxueux, la sécurité qu'il m'offre, et lui m'a choisie pour mon physique, comme trophée et future mère de ses enfants. C'est notre deal. A une différence notable : je n'ai jamais été attirée par William comme il l'a été par moi. Je le respecte, c'est un homme qui tient parole, qui assume ses responsabilités, qui aime la famille et fidèle en amitié. Mais je n'ai jamais été amoureuse de lui.

Au tout début, je l'ai trouvé assez séduisant, mais il ne me faisait pas vraiment d'effet. Il a une vision assez binaire de la vie, avec les gagnants et les perdants, les ambitieux et les velléitaires. Il sait tout sur tout et déteste la contradiction.

Comment je l'ai rencontré ? J'avais 27 ans, et je revenais d'Allemagne où j'avais vécu une grande histoire d'amour pleine de galères matérielles avec Peter, un metteur en scène de théâtre marié. Le réfrigérateur vide, les coupures d'électricité et les vêtements d'occasion, ce n'est pas pour moi.

 

A Paris comme en Allemagne, j'avais été abordée plusieurs fois par des photographes qui voulaient me booker comme mannequin. Mais à l'époque je ne vivais que pour le théâtre et la peinture. A la fin de cette histoire, je suis rentrée à Paris, j'ai accumulé les petits boulots et puis j'ai retrouvé Daphné, une copine des Beaux-Arts qui avait ouvert une galerie et qui cherchait quelqu'un pour la seconder. C'est à l'occasion d'un vernissage que j'ai rencontré William, qui était en relation d'affaires avec le mari de Daphné.

 

Quelques jours auparavant, elle m'avait appâtée : "Prépare-toi, il y aura de très beaux partis, et un en particulier…" Je m'étais gentiment moquée d'elle, n'empêche qu'elle avait raison. Il faut dire aussi que je venais d'apprendre que mon ex-grand amour allemand avait enfin quitté sa femme pour une comédienne de 19 ans. Au fond, j'ai aussi choisi William pour mettre mon cœur à l'abri.

 

La stabilité plutôt que la passion

William, grand brun sportif avec un sourire ravageur, était sans aucun doute le plus bel homme de la soirée. Toutes les femmes papillonnaient autour de lui. Je l'ai sciemment ignoré. Je le trouvais trop sûr de lui, le parfait cliché du play-boy qui a réussi.

Daphné m'avait détaillé son train de vie, ses affaires florissantes dans l'immobilier international, ainsi que sa rupture récente avec une aristocrate de la jet-set. Bref, je savais qu'il était très riche et, surtout, qu'il cherchait à fonder une famille. Je me souviens m'être dit : "Nous sommes tous les deux déçus et nous cherchons la stabilité, ça pourrait marcher." Il m'a abordée avec un commentaire pertinent sur une œuvre exposée, j'ai répondu avec humour, et nous nous sommes retrouvés à parler de nous. Je n'ai pas flirté ni minaudé. Il n'avait rien du nouveau riche. On sentait une solide éducation derrière ses mots, ses gestes, ses références.

Faire l'amour avec lui était agréable, mais pas au point d'en perdre la tête.

Nous nous sommes revus dans un restaurant chic. Je sentais que je lui plaisais, qu'il aimait le couple que nous formions, moi la blonde élancée aux yeux verts, et lui le grand brun au regard sombre. Il m'a d'ailleurs dit, un soir où nous sortions, face à un miroir : "On dirait une photo dans Gala." Puis nous sommes devenus amants. Faire l'amour avec lui était agréable, mais pas au point d'en perdre la tête. J'avais parfois du désir pour lui, pour l'aura de puissance qui émanait de lui, mais je n'ai jamais été amoureuse.

 

En revanche, tout dans son univers me fascinait. Son duplex dans le 16e arrondissement de Paris, son personnel de maison, ses meubles design, ses œuvres d'art, sa gentilhommière en région parisienne, le jet qu'il a affrété une fois pour m'emmener manger des oursins sur la côte. J'avais l'impression de jouer dans une comédie romantique de luxe, entre Pretty Woman et Diamants sur canapé.

 

Un mariage par intérêt 

C'est pendant un week-end à Venise, alors que nous buvions du champagne dans la chambre de George Sand, au Danieli, que William m'a dit qu'il envisageait très sérieusement de se marier avec moi. Gardant mon sang-froid, je lui ai répondu que j'étais très touchée mais que, comme je ne m'engageais pas à la légère, j'avais besoin de temps.

Très vite j'avais en effet senti qu'avec lui il fallait ne pas montrer ses émotions, la jouer un peu distante, blasée. De temps en temps, il lâchait un : "Ça ne doit pas t'épater, tu as dû en voir d'autres", sous entendu : "Belle comme tu es, je ne dois pas être ta première relation haut de gamme."

Du coup, il en faisait beaucoup pour me bluffer. Comme la fois où, pour célébrer le printemps, il a glissé une montre Poiray dans un bouquet de lilas. Et puis il me disait qu'il trouvait ma froideur très excitante, il m'appelait sa "Grace Kelly". Son grand fantasme avait toujours été les blondes hitchcockiennes, le cliché du "feu sous la glace".

 

La jalousie de William

Bref, quand j'ai demandé à réfléchir à sa proposition de vie commune, il a semblé assez vexé mais s'est vite repris et a dit qu'il comprenait. Deux semaines après, je lui ai proposé une pause pour faire le point sur notre relation. Il a refusé, car pour lui tout était clair. Nous avons frôlé la rupture. Mon amie Daphné me suppliait de ne pas prendre le risque de rater "une telle occasion".

Après notre break, qu'il a respecté, j'ai annoncé à William que j'étais prête à m'engager. Tout est alors allé très vite. Le mariage dans sa gentilhommière, deux cents invités, puis notre voyage de noces à Bali, dans un resort de rêve. Thomas est né, puis Louis, deux ans plus tard.

 

Je n'étais toujours pas amoureuse, mais j'éprouvais de la gratitude pour le confort luxueux de ma vie et la facilité avec laquelle le moindre problème était résolu. C'est terrible comme on s'habitue vite à avoir un compte en banque intarissable. Au début, j'avais été prise d'une frénésie d'achats, sacs et chaussures de luxe, voyages shopping à Milan, New York, Londres… Sans compter les nuits au Ritz et les séjours impromptus dans les plus beaux hôtels de la planète.

 

La tentation de partir

Cette boulimie s'est calmée assez vite, mais mon grand plaisir reste d'offrir des cadeaux inaccessibles à mon entourage : un sac Kelly à ma sœur aînée, un diamant pour les 18 ans de ma nièce, des chaussures ou des vêtements à mes amies. Sans parler des dons aux organisations caritatives. La grande qualité de William est sa générosité.

Je n'ai jamais eu la moindre remarque sur mes dépenses. Il m'offre régulièrement lui-même des montres de luxe vintage, mon péché mignon. Le domaine que nous possédons dans le sud de la France est à mon nom. Quinze ans après notre rencontre, nous sommes toujours ensemble, mais si notre vie de famille est agréable, notre vie de couple est beaucoup plus contrastée.

 

Tout ce luxe sans amour a en effet un prix. Avec le temps, j'ai découvert un William jaloux, méfiant. Il m'a fait des scènes délirantes et, une fois, m'a même giflée. J'ai alors menacé de le quitter, et il m'a prévenue que si je partais je n'aurais jamais la garde de mes fils. Il y a aussi eu des infidélités un peu trop voyantes. Et puis avec le temps il s'est durci, est devenu désabusé, cynique, mais il continue à vouloir afficher sa réussite familiale et conjugale. C'est sa fierté face à tous nos amis aux familles multi-recomposées.

 

Je n'ai pas envie de recommencer à travailler pour rien ou à être entretenue par un autre homme.

Je partage cette fierté, même si j'ai gâché ma vie affective. Quand j'ai le moral qui flanche, je me dis que lorsque les enfants auront terminé leurs études je reprendrai ma liberté. Il y a quelques mois, je suis tombée amoureuse d'un peintre anglais assez coté. Encore un artiste. Il est plus âgé de treize ans, et il est veuf. Quand je le regarde, je ne peux m'empêcher de penser à Peter, à cette vie d'avant. A cette liberté.

Nous nous retrouvons à Paris, chez lui, dans son studio. C'est une relation très intense. Il veut que je quitte William pour le suivre à Londres. Parfois je suis tentée, mais je joue la montre. Je sais que je vais refuser. Je ne suis pas prête à prendre des risques pour mes fils.

Et puis, je n'ai pas envie de recommencer à travailler pour rien ou à être entretenue par un autre homme. Je suis comme la panthère d'un zoo qui ne saurait plus vivre dans son milieu naturel. ...

 

C 'est beau  l'amour... (Sic).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par Jensen.
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Membre Posté(e)
Enchantant Membre 11 133 messages
Forumeur confit‚
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il y a 49 minutes, Jensen. a dit :

C 'est beau  l'amour... (Sic).

Monsieur Guitry,

Comment voyez-vous la vie amoureuse ?

« C’est très simple : on se veut et on s’enlace, puis on se lasse et on s’en veut… » :D

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)

Certaines femmes profitent de l'incapacité de quelques hommes à voir que la beauté de l'amour n'est pas dans les artifices d'exclamation à découvrir un collier de diamants sur son oreiller, payé par des nuits à exercer le devoir conjugal, pourvu que tout soit beau aux yeux de tous.

Ici la femme se vend, l'homme achète, alors que l'amour est gratuit.

Préférer le confort à l'indépendance est un choix. Le retour en arrière est difficile voire impossible.

Aussi, la définition de l'amour est réinventée. Les larmes sont invisibles, les regrets sont enfouis, le sourire est figé.

Le luxe c'est l'amour véritable entre deux êtres, deux cœurs et deux âmes.     

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Invités Posté(e)
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour Etaine.

Ce fil est une réaction à un autre fil où il est question de pardonner, voire de tout pardonner à son ami-mari-compagnon-partenaire sous couvert d'amour(:o°), histoire peut-être d'en masquer les vraies raisons.

Moi je suis d'avis que les femmes libres, indépendantes,, autonomes, qui s'assument financièrement par le biais  de leur travail  et qui n'ont pas passé leur existence à être "à la charrette" d'un homme pour ne pas dire "assistées" se barrent purement et simplement par respect pour elles-mêmes.:).

 

 

Ces mêmes personnes déclarant que "draguer sur le net" n'est pas tromper.

La coupe était pleine pour moi.:smile2:

 

 

=>

 

 

Modifié par Jensen.
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Membre 56ans Posté(e)
eriu Membre 3 820 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)

Bonjour Jensen 

J'entend et faisant partie de celles qui ont quitté un " confort matériel ", pour une liberté et surtout une paix .. mais pour autant , je n'ai pas de jugement ni de mépris pour celles qui restent en raison de ce dit confort .. je ne suis pas dans leur peau , la peur de manquer , de se sentir en insécurité ou d'être seule n'a pas à être jugé ou méprisé . J'ai toujours travaillé , avec des coupures ( chômage ou congé parentale et mes choix ont toujours été sur des critères de bien être ( enfants , famille  ou moi ) et non matériels .. Notre société , ou plutôt le projet de société dans lequel nous sommes est tout sauf sain et porteur de bien être .. c'est ainsi , on doit s'adapter et on fait comme on peut , avec qui on est :) 

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Invités Posté(e)
Invité Invités 0 message
Posté(e)
il y a 7 minutes, eriu a dit :

Bonjour Jensen 

J'entend et faisant partie de celles qui ont quitté un " confort matériel ", pour une liberté et surtout une paix .. mais pour autant , je n'ai pas de jugement ni de mépris pour celles qui restent en raison de ce dit confort .. je ne suis pas dans leur peau , la peur de manquer , de se sentir en insécurité ou d'être seule n'a pas à être jugé ou méprisé . J'ai toujours travaillé , avec des coupures ( chômage ou congé parentale et mes choix ont toujours été sur des critères de bien être ( enfants , famille  ou moi ) et non matériels .. Notre société , ou plutôt le projet de société dans lequel nous sommes est tout sauf sain et porteur de bien être .. c'est ainsi , on doit s'adapter et on fait comme on peut , avec qui on est :) 

Bonjour eriu.

Tu as raison.

j 'y suis allé un peu fort en parlant de "mépris".

Edit donc. :)

 

Modifié par Jensen.
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Invités Posté(e)
Invité Sound Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 11 heures, Etaine a dit :

Certaines femmes profitent de l'incapacité de quelques hommes à voir que la beauté de l'amour n'est pas dans les artifices d'exclamation à découvrir un collier de diamants sur son oreiller, payé par des nuits à exercer le devoir conjugal, pourvu que tout soit beau aux yeux de tous.

Ici la femme se vend, l'homme achète, alors que l'amour est gratuit.

Préférer le confort à l'indépendance est un choix. Le retour en arrière est difficile voire impossible.

Aussi, la définition de l'amour est réinventée. Les larmes sont invisibles, les regrets sont enfouis, le sourire est figé.

Le luxe c'est l'amour véritable entre deux êtres, deux cœurs et deux âmes.     

L'inverse est vrai également, certains hommes se font grassement entretenir. C'est parfois un choix de vie et pour certains parfaitement choisi et assume par le couple.

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)
Il y a 4 heures, Jensen. a dit :

Moi je suis d'avis que les femmes libres, indépendantes,, autonomes, qui s'assument financièrement par le biais  de leur travail  et qui n'ont pas passé leur existence à être "à la charrette" d'un homme pour ne pas dire "assistées" se barrent purement et simplement par respect pour elles-mêmes.:).

=>

 

 

Bonjour Jensen.,

Oui, chaque individu ne doit pas être dépendant d'un autre, homme ou femme.

Merci pour cette vidéo qui me conforte dans l'idée qu'il y a des jeunes femmes aujourd'hui qui savent qu'elle n'ont pas besoin d'un homme pour s'assumer. A partir de là, l'amour peut être sain.

Il y a 3 heures, eriu a dit :

... Notre société , ou plutôt le projet de société dans lequel nous sommes est tout sauf sain et porteur de bien être .. c'est ainsi , on doit s'adapter et on fait comme on peut , avec qui on est :) 

Bonjour eriu,

Vous avez raison, la vie n'est pas facile, et l'est de moins en moins.

Mais c'est aussi se respecter et respecter l'autre que d'être indépendant.

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, Sound a dit :

L'inverse est vrai également, certains hommes se font grassement entretenir. C'est parfois un choix de vie et pour certains parfaitement choisi et assume par le couple.

Bonjour Sound,

Bien sûr que l'inverse est également vrai.

Oui certains acceptent cet état. J'ai cependant un problème avec le mot "couple" dans le cas où l'entretien se fait payer par des faveurs sexuelles.

Tant qu'il y a de l'amour et du respect, tout est possible. Mais pour moi, si ce n'est qu'une histoire matérielle, il faut passer à autre chose.

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Invité Sound Invités 0 message
Posté(e)
il y a 25 minutes, Etaine a dit :

Bonjour Sound,

Bien sûr que l'inverse est également vrai.

Oui certains acceptent cet état. J'ai cependant un problème avec le mot "couple" dans le cas où l'entretien se fait payer par des faveurs sexuelles.

Tant qu'il y a de l'amour et du respect, tout est possible. Mais pour moi, si ce n'est qu'une histoire matérielle, il faut passer à autre chose.

Mais parfois celui paye , paye par peur d'être seul seule, il ou elle paye l'illusion de l'amour, d'une vie normale. L'autre en profite ou fournit ce qui est donné. Presque un troc. Le financier/matériel contre une illusion .

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)
il y a 17 minutes, goods a dit :

À force de chercher l'amour parfait, on s'y perd?

Bonjour goods,

A chercher, oui ^^.

il y a 1 minute, Sound a dit :

Mais parfois celui paye , paye par peur d'être seul seule, il ou elle paye l'illusion de l'amour, d'une vie normale. L'autre en profite ou fournit ce qui est donné. Presque un troc. Le financier/matériel contre une illusion .

Vous avez utilisé deux fois le mot "illusion". Tout est dit.

Je ne dis pas que je ne suis pas en mesure de comprendre, et ne juge pas les choix de chacun.

J'aimerais juste que les gens soient heureux en s'en donnant les moyens, autre que financiers et matériels.

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Invité Sound Invités 0 message
Posté(e)
il y a 5 minutes, Etaine a dit :

Bonjour goods,

A chercher, oui ^^.

Vous avez utilisé deux fois le mot "illusion". Tout est dit.

Je ne dis pas que je ne suis pas en mesure de comprendre, et ne juge pas les choix de chacun.

J'aimerais juste que les gens soient heureux en s'en donnant les moyens, autre que financiers et matériels.

Mais ce n'est pas possible pour tous ou toutes. 

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)
il y a 2 minutes, Sound a dit :

Mais ce n'est pas possible pour tous ou toutes. 

ça ce n'est pas normal, la norme devrait être que tous soient heureux.

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Invités Posté(e)
Invité Sound Invités 0 message
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il y a 16 minutes, Etaine a dit :

ça ce n'est pas normal, la norme devrait être que tous soient heureux.

J ai plutôt la sensation que c'est l'exception pas la règle

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Membre 150ans Posté(e)
Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, Sound a dit :

J ai plutôt la sensation que c'est l'exception pas la règle

Evidemment, et c'est regrettable. 

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Membre Posté(e)
Lowy.. Membre 782 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)
Il y a 21 heures, Jensen. a dit :
 
Agnès a épousé froidement William pour la vie de privilégiée qu'il lui offrait. Quinze ans et deux fils plus tard, elle est amoureuse d'un artiste anglais. Mais pourra-t-elle rompre et renoncer au luxe auquel elle s'est habituée ?
 

"Il y a deux ans, j'étais arrivée à une overdose de mondanités et d'opulence. Ça peut paraître indécent mais c'est la vérité. Je n'en pouvais plus des grands restaurants, hôtels cinq étoiles et boutiques de luxe. Même William, marathonien des soirées VIP, était arrivé à saturation. Quand il m'a demandé où je voulais fêter mes 40 ans, je lui ai répondu : "Dans un monastère." Je voulais du vide, du silence, de l'essentiel.

Trois mois plus tard, nous nous envolions vers ma "retraite spirituelle". Je ne savais rien, hormis que l'endroit se situait aux Etats-Unis. Nous sommes arrivés à la nuit tombée dans l'Utah. Un chauffeur nous a déposés en plein désert devant une série de pavillons de style contemporain qui se fondaient dans la nature, entourés de petits étangs, des piscines. Je suis restée bouche bée, hébétée par la beauté minimaliste et l'extravagance du concept.

 

Nous étions à Amangiri, l'un des plus beaux spas du monde. "Tu l'as ton monastère zen", a lâché William. Et son petit rire ironique m'a rappelé pourquoi je devais de plus en plus souvent prendre sur moi pour supporter sa tournure d'esprit, sa présence.

Je suis au clair avec mes choix : j'ai épousé William pour le confort luxueux, la sécurité qu'il m'offre, et lui m'a choisie pour mon physique, comme trophée et future mère de ses enfants. C'est notre deal. A une différence notable : je n'ai jamais été attirée par William comme il l'a été par moi. Je le respecte, c'est un homme qui tient parole, qui assume ses responsabilités, qui aime la famille et fidèle en amitié. Mais je n'ai jamais été amoureuse de lui.

Au tout début, je l'ai trouvé assez séduisant, mais il ne me faisait pas vraiment d'effet. Il a une vision assez binaire de la vie, avec les gagnants et les perdants, les ambitieux et les velléitaires. Il sait tout sur tout et déteste la contradiction.

Comment je l'ai rencontré ? J'avais 27 ans, et je revenais d'Allemagne où j'avais vécu une grande histoire d'amour pleine de galères matérielles avec Peter, un metteur en scène de théâtre marié. Le réfrigérateur vide, les coupures d'électricité et les vêtements d'occasion, ce n'est pas pour moi.

 

A Paris comme en Allemagne, j'avais été abordée plusieurs fois par des photographes qui voulaient me booker comme mannequin. Mais à l'époque je ne vivais que pour le théâtre et la peinture. A la fin de cette histoire, je suis rentrée à Paris, j'ai accumulé les petits boulots et puis j'ai retrouvé Daphné, une copine des Beaux-Arts qui avait ouvert une galerie et qui cherchait quelqu'un pour la seconder. C'est à l'occasion d'un vernissage que j'ai rencontré William, qui était en relation d'affaires avec le mari de Daphné.

 

Quelques jours auparavant, elle m'avait appâtée : "Prépare-toi, il y aura de très beaux partis, et un en particulier…" Je m'étais gentiment moquée d'elle, n'empêche qu'elle avait raison. Il faut dire aussi que je venais d'apprendre que mon ex-grand amour allemand avait enfin quitté sa femme pour une comédienne de 19 ans. Au fond, j'ai aussi choisi William pour mettre mon cœur à l'abri.

 

La stabilité plutôt que la passion

William, grand brun sportif avec un sourire ravageur, était sans aucun doute le plus bel homme de la soirée. Toutes les femmes papillonnaient autour de lui. Je l'ai sciemment ignoré. Je le trouvais trop sûr de lui, le parfait cliché du play-boy qui a réussi.

Daphné m'avait détaillé son train de vie, ses affaires florissantes dans l'immobilier international, ainsi que sa rupture récente avec une aristocrate de la jet-set. Bref, je savais qu'il était très riche et, surtout, qu'il cherchait à fonder une famille. Je me souviens m'être dit : "Nous sommes tous les deux déçus et nous cherchons la stabilité, ça pourrait marcher." Il m'a abordée avec un commentaire pertinent sur une œuvre exposée, j'ai répondu avec humour, et nous nous sommes retrouvés à parler de nous. Je n'ai pas flirté ni minaudé. Il n'avait rien du nouveau riche. On sentait une solide éducation derrière ses mots, ses gestes, ses références.

Faire l'amour avec lui était agréable, mais pas au point d'en perdre la tête.

Nous nous sommes revus dans un restaurant chic. Je sentais que je lui plaisais, qu'il aimait le couple que nous formions, moi la blonde élancée aux yeux verts, et lui le grand brun au regard sombre. Il m'a d'ailleurs dit, un soir où nous sortions, face à un miroir : "On dirait une photo dans Gala." Puis nous sommes devenus amants. Faire l'amour avec lui était agréable, mais pas au point d'en perdre la tête. J'avais parfois du désir pour lui, pour l'aura de puissance qui émanait de lui, mais je n'ai jamais été amoureuse.

 

En revanche, tout dans son univers me fascinait. Son duplex dans le 16e arrondissement de Paris, son personnel de maison, ses meubles design, ses œuvres d'art, sa gentilhommière en région parisienne, le jet qu'il a affrété une fois pour m'emmener manger des oursins sur la côte. J'avais l'impression de jouer dans une comédie romantique de luxe, entre Pretty Woman et Diamants sur canapé.

 

Un mariage par intérêt 

C'est pendant un week-end à Venise, alors que nous buvions du champagne dans la chambre de George Sand, au Danieli, que William m'a dit qu'il envisageait très sérieusement de se marier avec moi. Gardant mon sang-froid, je lui ai répondu que j'étais très touchée mais que, comme je ne m'engageais pas à la légère, j'avais besoin de temps.

Très vite j'avais en effet senti qu'avec lui il fallait ne pas montrer ses émotions, la jouer un peu distante, blasée. De temps en temps, il lâchait un : "Ça ne doit pas t'épater, tu as dû en voir d'autres", sous entendu : "Belle comme tu es, je ne dois pas être ta première relation haut de gamme."

Du coup, il en faisait beaucoup pour me bluffer. Comme la fois où, pour célébrer le printemps, il a glissé une montre Poiray dans un bouquet de lilas. Et puis il me disait qu'il trouvait ma froideur très excitante, il m'appelait sa "Grace Kelly". Son grand fantasme avait toujours été les blondes hitchcockiennes, le cliché du "feu sous la glace".

 

La jalousie de William

Bref, quand j'ai demandé à réfléchir à sa proposition de vie commune, il a semblé assez vexé mais s'est vite repris et a dit qu'il comprenait. Deux semaines après, je lui ai proposé une pause pour faire le point sur notre relation. Il a refusé, car pour lui tout était clair. Nous avons frôlé la rupture. Mon amie Daphné me suppliait de ne pas prendre le risque de rater "une telle occasion".

Après notre break, qu'il a respecté, j'ai annoncé à William que j'étais prête à m'engager. Tout est alors allé très vite. Le mariage dans sa gentilhommière, deux cents invités, puis notre voyage de noces à Bali, dans un resort de rêve. Thomas est né, puis Louis, deux ans plus tard.

 

Je n'étais toujours pas amoureuse, mais j'éprouvais de la gratitude pour le confort luxueux de ma vie et la facilité avec laquelle le moindre problème était résolu. C'est terrible comme on s'habitue vite à avoir un compte en banque intarissable. Au début, j'avais été prise d'une frénésie d'achats, sacs et chaussures de luxe, voyages shopping à Milan, New York, Londres… Sans compter les nuits au Ritz et les séjours impromptus dans les plus beaux hôtels de la planète.

 

La tentation de partir

Cette boulimie s'est calmée assez vite, mais mon grand plaisir reste d'offrir des cadeaux inaccessibles à mon entourage : un sac Kelly à ma sœur aînée, un diamant pour les 18 ans de ma nièce, des chaussures ou des vêtements à mes amies. Sans parler des dons aux organisations caritatives. La grande qualité de William est sa générosité.

Je n'ai jamais eu la moindre remarque sur mes dépenses. Il m'offre régulièrement lui-même des montres de luxe vintage, mon péché mignon. Le domaine que nous possédons dans le sud de la France est à mon nom. Quinze ans après notre rencontre, nous sommes toujours ensemble, mais si notre vie de famille est agréable, notre vie de couple est beaucoup plus contrastée.

 

Tout ce luxe sans amour a en effet un prix. Avec le temps, j'ai découvert un William jaloux, méfiant. Il m'a fait des scènes délirantes et, une fois, m'a même giflée. J'ai alors menacé de le quitter, et il m'a prévenue que si je partais je n'aurais jamais la garde de mes fils. Il y a aussi eu des infidélités un peu trop voyantes. Et puis avec le temps il s'est durci, est devenu désabusé, cynique, mais il continue à vouloir afficher sa réussite familiale et conjugale. C'est sa fierté face à tous nos amis aux familles multi-recomposées.

 

Je n'ai pas envie de recommencer à travailler pour rien ou à être entretenue par un autre homme.

Je partage cette fierté, même si j'ai gâché ma vie affective. Quand j'ai le moral qui flanche, je me dis que lorsque les enfants auront terminé leurs études je reprendrai ma liberté. Il y a quelques mois, je suis tombée amoureuse d'un peintre anglais assez coté. Encore un artiste. Il est plus âgé de treize ans, et il est veuf. Quand je le regarde, je ne peux m'empêcher de penser à Peter, à cette vie d'avant. A cette liberté.

Nous nous retrouvons à Paris, chez lui, dans son studio. C'est une relation très intense. Il veut que je quitte William pour le suivre à Londres. Parfois je suis tentée, mais je joue la montre. Je sais que je vais refuser. Je ne suis pas prête à prendre des risques pour mes fils.

Et puis, je n'ai pas envie de recommencer à travailler pour rien ou à être entretenue par un autre homme. Je suis comme la panthère d'un zoo qui ne saurait plus vivre dans son milieu naturel. ...

 

C 'est beau  l'amour... (Sic).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On dirait un roman à  l'eau de rose.  Ça vends ?.Je ne crois pas.

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eriu Membre 3 820 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
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Il y a 8 heures, Etaine a dit :

Bonjour Jensen.,

Oui, chaque individu ne doit pas être dépendant d'un autre, homme ou femme.

Merci pour cette vidéo qui me conforte dans l'idée qu'il y a des jeunes femmes aujourd'hui qui savent qu'elle n'ont pas besoin d'un homme pour s'assumer. A partir de là, l'amour peut être sain.

Bonjour eriu,

Vous avez raison, la vie n'est pas facile, et l'est de moins en moins.

Mais c'est aussi se respecter et respecter l'autre que d'être indépendant.

Bonjour Etaine 

Bien sûr , l'indépendance , je parlerais aussi  d'autonomie dans l' "esprit" en tant que personne , et donc un certain détachement .. là je ne parle pas d'indépendance matérielle mais dans l'identité . 

Et comment l'être dans des sociétés ou tout s'inverse , déjà en ce qui concerne  nos besoins . Si ce n'est pas inversé , c'est remplacé . On nous a construit des besoins , des normes , des qualités etc .. que nous sommes sensés avoir et des avoirs qui sommes sensés nous dire qui nous sommes .. 

Nous sommes des sommes de critères , nous devons être " vendables" " consommables " .. additions , soustractions égale , une note .. et ça nous concerne tous(tes) . 

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Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
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il y a 2 minutes, eriu a dit :

Bonjour Etaine 

Bien sûr , l'indépendance , je parlerais aussi  d'autonomie dans l' "esprit" en tant que personne , et donc un certain détachement .. là je ne parle pas d'indépendance matérielle mais dans l'identité . 

Et comment l'être dans des sociétés ou tout s'inverse , déjà en ce qui concerne  nos besoins . Si ce n'est pas inversé , c'est remplacé . On nous a construit des besoins , des normes , des qualités etc .. que nous sommes sensés avoir et des avoirs qui sommes sensés nous dire qui nous sommes .. 

Nous sommes des sommes de critères , nous devons être " vendables" " consommables " .. additions , soustractions égale , une note .. et ça nous concerne tous(tes) . 

J'ai toujours été à peu près bonne élève, mais les maths n'ont jamais été mon fort. Alors me préoccuper d'une note qui n'a rien à voir avec un devoir... ^^.

Mais je comprends ce que vous voulez dire, à partir du moment où l'on est sociabilisé, il est difficile d'échapper à ces "règles".

Une technique imparable cependant :

image.png.36f51319d3986c14c27443ebf9678af2.png

 

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Etaine Membre 989 messages
Forumeur accro‚ 150ans
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Je viens de lire un article concernant la parution d'une BD, sur la vision de l'amour sur deux générations.

Je trouve qu'il colle bien avec le thème de ce topic, d'autant plus qu'il y a aussi une interview de trois femmes, d'âges différents, sur la vision du couple dans cet article.

Aussi je n'ai pas jugé bon de faire un nouveau sujet pour l'exposer.

@Jensen.si tu n'aimes pas la démarche, dis-le moi, je déplacerai ou ferai déplacer ce post.

*************

Lors de l’enterrement de son grand-père, Noémie s’étonne de découvrir que sa grand-mère, Suzette, n’est pas aussi triste qu’elle aurait pu l’être. En lui rendant régulièrement visite, Noémie se rend compte que ce mariage qu’elle prenait en exemple n’était pas si heureux que ça.

À sa grande surprise, Suzette lui annonce même qu’elle n’a pas oublié son amour de jeunesse ! Il n’en fallait pas plus à Noémie pour tenter de retrouver l’heureux élu et de partir à sa rencontre. Un voyage qui les mènera toutes les deux en Italie…

Dans cette très belle histoire par Fabien Toulmé, qui signe ici son huitième ouvrage, deux générations de femmes et deux visions du couple se confrontent. Doit-on forcément être amoureux pour être heureux en couple ? Le sexe dans le couple est-il un pilier essentiel ? Ne peut-on avoir qu’un seul grand amour dans sa vie ? La notion de couple est-elle la seule manière de s’épanouir en amour ?

Le livre pose les bonnes questions et c’est une bouffée d’air frais ! Évidemment, les réponses ne vous seront pas apportées sur un plateau, mais vous aurez tout de même de jolies pistes de réflexion. Et justement : pour aller plus loin, nous avons discuté « couple » avec trois femmes d’âges très différents qui nous ont raconté leur quotidien, ce qu’elles auraient voulu faire différemment dans leur relation avec un homme et à l’inverse, ce pourquoi elles sont heureuses…

https://www.madmoizelle.com/nous-faisions-ca-en-cachette-3-femmes-de-generations-differentes-nous-parlent-de-leur-couple-1135926

 

 

image.png

 

 

Modifié par Etaine
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