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aimer ses ennemis


fidel castor

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Membre, 49ans Posté(e)
Fraction Membre 7 171 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)
Le 31/10/2020 à 05:25, fidel castor a dit :
 
un des versets le plus mal compris ... mais d'abord un petit survol de ce qui est compris
 
si il as faim on lui doit de manger idem les vêtements avec une idée que cela est comme des charbon ardents sur sa tête ...c'est dur de continuer a haïr celui qui vient a ton secours ... mais cela c'est pas vraiment aimer c'est être humain ou humaniste ... une demarche philosophique donc plutôt lier a la raison même si cela implique le cœur
au delà de la non violence que cela devrait impliqué il y a le "pardonne leur car ils savent pas ce qu'ils font" ... qui peut être condescendant chez certains hélas ... idem c'est une demarche philosophique qui implique pas toujours le cœur
en fait on est dans la problématique de la charité chrétienne ... qui vas de la solidarité fraternelle a la pitié mal placée ... c'est une facette de l'amour mais pour le sujet pas le plus important
 
alors qu'es ce qui est essentiel ?
 
deux choses ... d'abord Mathieu 5 23 et 24 (23 Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, 24 laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.…) ... plus important que notre culte c'est se réconcilier .... oui cela dépends pas que de nous mais on vas pas vivre avec des ennemis ... c’était la demarche de martin Luther king jr et c'est pour cela qu'il a eu son prix Nobel ... il était pas contre les racistes surtout il les a pas méprisé et encore moins insulté ... il batissait ses discours dans l'espoir de les rallier ... et du coup ses discours etaient irréprochables ... la était un de ses traits de génie
la deuxième chose est dans la demarche de l'abbé pierre et de Guy Gilbert (le prêtre des loubards) ... ils ont tous deux des discours incroyables (il y en as dans les textes a connaitre du groupe) mais surtout ils vivent avec leur public ... cherchent des solutions concrètes (les emmaus pour l"un et la bergerie du faucon pour l'autre) ... tu crois en quelque chose tu agis en conséquence ... sinon cela sert a rien ... on est pas des beaux parleurs ... tu crois en quelque chose tu le vis ...

Bonjour,

La matrice toute-puissante pardonne tout, parce qu'elle est responsable de la causalité.

Nous ne sommes, à ses yeux, que des systèmes de référence aliénés, des plages de temps vierges et sans essence.

 

Dieu, quant à lui, sélectionne le bon grain, parce que l'évolution humaine lui échappe, tout comme l'ontogénèse du devenir et de l'histoire.

Ici, Dieu n'est qu'un choix, et sa transcendance est contractuelle et même concurrentielle : fini l'aliénation, fini l'infantilisation, fini le monopole : le libre arbitre est inaliénable.

 

L'Etat, lui, pardonne à celui qui a payé sa faute, bien que l'idée d'un amour inconditionnel m'apparaisse très peu hygiénique.

Aimer n'importe qui, c'est être n'importe qui.

Parfois le peuple a tort, et c'est à la Nation d'avoir raison sur lui, car la Nation n'est pas qu'une plateforme sans âme.

Cela étant, si blâmer c'est aimer, alors l'amour systématique est justifiable, mais ce n'est alors qu'un amour philosophique et déontologique.

L'Etat n'est responsable d'aucun déterminisme scientifique : ni le déterminisme génétique, ni le déterminisme socio-culturel.

Il n'est responsable que du déterminisme administratif : il a une obligation de moyens et non de fins.

 

Moi, je pardonne à tous les gogols qui m'ont offensé, en reconnaissant même leur irresponsabilité pénale.

Je demande juste à ce qu'on les prive de leurs moyens de nuire, quels qu'en soient les moyens, jusqu'à la mutilation.

Parce que leur insécurité est plus forte que moi, et que son épreuve peut me rendre irrationnel jusqu'à l'hystérie.

 

C'est donc bien le niveau de responsabilité du transcendant et du transcendé qui détermine le devoir d'aimer et de pardonner.

Il est illégitime et immoral de demander à un chrétien, victime de monstruosité, de pardonner à ses ennemis.

La soif de vengeance de la victime est une causalité de la conscience, parfois si naturelle et bien fondée, qu'elle en devient newtonienne, objectivable.

 

Cordialement, Fraction

 

 

 

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