Aller au contenu

Messages recommandés

existence Membre 5722 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Il semble que l'on ait que deux options : soit on serait fasciste, soit on serait internationaliste. Le fascisme étant évidemment le Mal et et l'internationalisme le Bien.

Par exemple, la sortie de l'Union Européenne et la souveraineté nationale serait fasciste. Pourtant, le fascisme désigne historiquement des régimes politiques de certains pays, notamment l’Allemagne et l’Italie, qui étaient en guerre avec d’autres pays, notamment l’Angleterre et les États-Unis, qui eux n’avaient pas de gouvernement fasciste. Considérer que conserver des frontières nationales serait fasciste est donc un contre-sens historique. D'ailleurs l'Allemagne était expansionniste dans ce sens n’était pas du tout dans un repli national. Pierre Laval, numéro 2 du régime vichyste, disait ceci : « Nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation ».

Un telle erreur sur le fascisme me semble faire le jeu de l'extrême droite. Cela correspond à la rhétorique de l’empoisonnement du puits : vous n’allez tout de même pas mettre en avant cette idée qui par ailleurs est exprimée par le Front National ? En effet, si l'on souhaite l'indépendance nationale, on est automatiquement associé à ce parti. D'une part, cela peut décourager les gens par peur d'être calomnié par association, d'autre part, cela peut faire croire aux gens qui souhaitent l'indépendance nationale que la seule voie possible serait l'extrême droite.

Dans les faits, la principale différence entre l'extrême droite et les gouvernements "propres" n'a rien à voir avec la droite. Les gouvernements qui se succèdent vont tous dans la direction de la droite, y compris le Parti dit Socialiste. Non la différence est plutôt la xénophobie, voire le racisme affiché.

Les deux options sont donc en réalité : racisme ou internationalisme. Il me semble évident qu'il s'agit d'une prise d'otage des gens considérés comme étrangers pour promouvoir une idéologie globalisante. Dans les faits, le seul internationalisme qui gagne est celui du capitalisme. Au final donc, nous sommes sommés de choisir entre le racisme et la mondialisation capitaliste.

Il y a pourtant de nombreuses raisons qui peuvent susciter l'opposition à la mondialisation capitaliste :

- le refus des délocalisations et du chômage qui en résulte
- l'aspiration à la liberté des humains, contraire à l'exploitation à l'étranger effectuées par les multinationales
- l'aspiration aux minima sociaux et aux services publics, impossible à tenir dans un contexte de concurrence globale
- le refus de la pollution que les multinationales peuvent engendrer, soit par l'absence de réglementations dans d'autres pays soit par les transports sur de longues distances
- un désir de proximité et de modération dans la consommation des ressources naturelles

Il y a bien entendu l'alternative théorique d'une mondialisation socialiste, avec la prise de contrôle de l'Union Européenne par des forces socialistes et l'instauration d'un gouvernement mondial socialiste. Cependant, on peut ne pas croire à un tel projet, étant donné les faits : l'Union Européenne est un marché et instaure l'austérité et la compétition sauvage, quoi qu'en disent les eurodéputés socialistes. Et du fait de l'obligation à la circulation des marchandises et des capitaux, elle entraîne des délocalisations, non seulement en Europe, mais dans le monde entier.

Dans tous les cas, il y a en fait quatre options :

- direction socialiste à l'échelle mondiale: FI, PS?
- direction socialiste à l'échelle nationale: PRCF, UPR?
- capitalisme à l'échelle mondiale: LREM, LR, RN
- capitalisme à l'échelle national: Les Patriotes, ex-FN

Note sur le classement:

- je classe le PS dans socialisme, juste par comparaison, mais je ne suis pas convaincu que ce parti soit socialiste
- je classe l'UPR du côté socialiste parce que les premières décisions seraient à gauche (augmentation du SMIC, restauration des services publics). Bien entendu, le PRCF irait plus loin dans le socialisme.
- je classe le RN du côté mondial du fait du revirement pro-européen
- je classe la FI du côté mondial du fait de l'engagement à vouloir changer l'Europe, le plan B étant théorique et de toutes façons envisagé comme un rapport de force européen.

Mon classement est subjectif, mais le but ici est de montrer ce qui est absent des média, à savoir la gauche ou le centre au niveau national, dont les principaux partis sont le PRCF et l'UPR. Cette absence et la rhétorique de la contamination par l'extrême droite est à l'origine d'un blocage mental pro-internationaliste.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
Invité narcejo
Invité narcejo Invités 0 message
Posté(e)

Moi, j'en reviens pas, que l' Allemagne entre en guerre contre la B.C.E, j'ai pas cliqué davantage, juste je trouve ça beau, ça faisait partie à la base des conditions d'adhésion au traité. Si un pays est "mieux" que l' Europe, alors il peut. C'est ce qu'on appelle une adhésion du bas vers le haut (à opposer à la façon dont est sortie la Grèce, par exemple). 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
existence Membre 5722 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Hmm peux-tu développer ta pensée ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
mig72 Membre 1770 messages
Forumeur alchimiste‚ 28ans
Posté(e)
Le 15/05/2020 à 13:20, existence a dit :

Il semble que l'on ait que deux options : soit on serait fasciste, soit on serait internationaliste. Le fascisme étant évidemment le Mal et et l'internationalisme le Bien.

Par exemple, la sortie de l'Union Européenne et la souveraineté nationale serait fasciste. Pourtant, le fascisme désigne historiquement des régimes politiques de certains pays, notamment l’Allemagne et l’Italie, qui étaient en guerre avec d’autres pays, notamment l’Angleterre et les États-Unis, qui eux n’avaient pas de gouvernement fasciste. Considérer que conserver des frontières nationales serait fasciste est donc un contre-sens historique. D'ailleurs l'Allemagne était expansionniste dans ce sens n’était pas du tout dans un repli national. Pierre Laval, numéro 2 du régime vichyste, disait ceci : « Nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation ».

Un telle erreur sur le fascisme me semble faire le jeu de l'extrême droite. Cela correspond à la rhétorique de l’empoisonnement du puits : vous n’allez tout de même pas mettre en avant cette idée qui par ailleurs est exprimée par le Front National ? En effet, si l'on souhaite l'indépendance nationale, on est automatiquement associé à ce parti. D'une part, cela peut décourager les gens par peur d'être calomnié par association, d'autre part, cela peut faire croire aux gens qui souhaitent l'indépendance nationale que la seule voie possible serait l'extrême droite.

Dans les faits, la principale différence entre l'extrême droite et les gouvernements "propres" n'a rien à voir avec la droite. Les gouvernements qui se succèdent vont tous dans la direction de la droite, y compris le Parti dit Socialiste. Non la différence est plutôt la xénophobie, voire le racisme affiché.

Les deux options sont donc en réalité : racisme ou internationalisme. Il me semble évident qu'il s'agit d'une prise d'otage des gens considérés comme étrangers pour promouvoir une idéologie globalisante. Dans les faits, le seul internationalisme qui gagne est celui du capitalisme. Au final donc, nous sommes sommés de choisir entre le racisme et la mondialisation capitaliste.

Il y a pourtant de nombreuses raisons qui peuvent susciter l'opposition à la mondialisation capitaliste :

- le refus des délocalisations et du chômage qui en résulte
- l'aspiration à la liberté des humains, contraire à l'exploitation à l'étranger effectuées par les multinationales
- l'aspiration aux minima sociaux et aux services publics, impossible à tenir dans un contexte de concurrence globale
- le refus de la pollution que les multinationales peuvent engendrer, soit par l'absence de réglementations dans d'autres pays soit par les transports sur de longues distances
- un désir de proximité et de modération dans la consommation des ressources naturelles

Il y a bien entendu l'alternative théorique d'une mondialisation socialiste, avec la prise de contrôle de l'Union Européenne par des forces socialistes et l'instauration d'un gouvernement mondial socialiste. Cependant, on peut ne pas croire à un tel projet, étant donné les faits : l'Union Européenne est un marché et instaure l'austérité et la compétition sauvage, quoi qu'en disent les eurodéputés socialistes. Et du fait de l'obligation à la circulation des marchandises et des capitaux, elle entraîne des délocalisations, non seulement en Europe, mais dans le monde entier.

Dans tous les cas, il y a en fait quatre options :

- direction socialiste à l'échelle mondiale: FI, PS?
- direction socialiste à l'échelle nationale: PRCF, UPR?
- capitalisme à l'échelle mondiale: LREM, LR, RN
- capitalisme à l'échelle national: Les Patriotes, ex-FN

Note sur le classement:

- je classe le PS dans socialisme, juste par comparaison, mais je ne suis pas convaincu que ce parti soit socialiste
- je classe l'UPR du côté socialiste parce que les premières décisions seraient à gauche (augmentation du SMIC, restauration des services publics). Bien entendu, le PRCF irait plus loin dans le socialisme.
- je classe le RN du côté mondial du fait du revirement pro-européen
- je classe la FI du côté mondial du fait de l'engagement à vouloir changer l'Europe, le plan B étant théorique et de toutes façons envisagé comme un rapport de force européen.

Mon classement est subjectif, mais le but ici est de montrer ce qui est absent des média, à savoir la gauche ou le centre au niveau national, dont les principaux partis sont le PRCF et l'UPR. Cette absence et la rhétorique de la contamination par l'extrême droite est à l'origine d'un blocage mental pro-internationaliste.

L'entreprenariat sociale et l'écologie de marché est une autre alternative à la Mondialisation sauvage. 

 On peut réinventer la puissance régalienne de l'Etat par des territoires et une administration fiscale à énergie positive

Le consommateur socialement responsable jouera aussi un très grand rôle dans l'écologique de marché(durabilité de l'emploi écologique + prise d'initiatives pour le bien-être social en entreprise = + de gains de productivité par une croissance verte des territoires = justifie le fait que les acteurs sociaux fluidifient les mobilités professionnelles en entreprise +justifie la réforme des retraites universelle à points + justifie une réforme sur l'équité sociale à l'école pour une plus grande spécialisation des métiers = c'est la politique du gouvernement macron 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement

×