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Il y a 80 ans... la fin de la drôle de guerre.


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Gouderien Membre 18086 messages
Obsédé textuel‚ 68ans
Posté(e)

Alors que la guerre embrasait la Norvège et que le Danemark était envahi, le front ouest quant à lui demeura tout à fait calme jusqu’au 10 mai 1940.

Au printemps 1940, le sous-secrétaire d’État américain Sumner Welles fit une tournée des capitales en guerre, passant par Londres, Paris et Berlin (et aussi Rome) pour tenter de trouver une solution au conflit. Mais ce fut en vain.

Début avril 1940, Staline ordonna qu’on fusille les milliers d’officiers et de notables polonais qui avaient été capturés après l’entrée de l’Armée rouge en Pologne, en septembre 1939. Plus de 10.000 officiers polonais furent abattus par le NKVD et enterrés dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Les Allemands trouvèrent ces charniers au printemps de 1943, et aussitôt accusèrent le régime stalinien. Moscou répliqua en rejetant ce crime sur les nazis. Ce fut pendant longtemps la version officielle… jusqu’à ce que les Russes, après la chute de l’URSS, reconnaissent que c’étaient bien eux les coupables. Cette affaire devait contribuer à envenimer les relations entre le gouvernement polonais en exil de Londres et l’Union soviétique.

Débutée le 9 avril, la campagne de Norvège tourna rapidement à la débâcle pour les Alliés. L’évacuation d’Andalsnes et de Namsos, les 1er et 2 mai, allait avoir de profondes répercussions politiques, surtout en Grande-Bretagne. Le 7 mai, devant la Chambre des communes, Neville Chamberlain fut incapable de s'expliquer sur l'échec des Alliés en Norvège. Le vote d'une motion de censure fit apparaître un effondrement de la majorité du Premier ministre, auquel le député Leo Amery déclara (reprenant une phrase célèbre de Cromwell) : "Au nom du ciel, allez-vous-en !" Deux jours plus tard, soit la veille du déclenchement de l’offensive allemande à l’Ouest, Chamberlain tenta de prendre la tête d'une coalition unioniste, afin de remplacer sa majorité conservatrice qui n'existait plus. Devant l'échec de cette manœuvre, il comprit qu'il allait lui falloir s'effacer. Seuls lord Halifax et Winston Churchill pouvaient prétendre à lui succéder.

En France, ce même 9 mai, encouragé par le colonel de Gaulle, Paul Reynaud décida de destituer le généralissime Gamelin. Devant le refus de Daladier, Reynaud déclara le cabinet démissionnaire - ce qui fait qu'à la veille de l'offensive allemande à l'Ouest, les deux pays alliés n'avaient plus de gouvernement !

Hitler avait d’abord fixé le jour de l’attaque au 6 mai, puis il changea encore une fois d’avis et le repoussa au 8. Il y eut encore un nouveau report en raison du mauvais temps – le dernier -, et le jour « J » fut cette fois fixé de façon irrévocable au 10 mai 1940.

Les Alliés allaient être surpris… mais ils n’auraient pas dû. Les signes précurseurs furent innombrables. Un aviateur français en mission de reconnaissance aperçut de nuit, près de la frontière du Luxembourg, une immense chenille lumineuse, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, qui se dirigeait vers le sud : c’était une colonne de chars allemands qui roulaient, tous phares allumés, pour aller gagner leurs positions de départ. Dans plusieurs pays neutres, des diplomates allemands se montrèrent trop bavards, et dévoilèrent le jour et l’heure de l’attaque. Mieux, l’amiral Canaris, chef de l’Abwehr (les Services secrets de l’armée allemande), qui était un opposant clandestin au régime nazi, fit transmettre cette même information à l’attaché militaire hollandais à Berlin.

Dans les ambassades d'Italie et de Suisse à Berlin, des bruits circulaient concernant l'offensive allemande à l'Ouest, que chacun croyait imminente. A Paris, Pierre Laval parlait de "l'imminence de l'attaque allemande".

Le 7 mai, les permissions furent suspendues dans l'armée hollandaise, tandis que les défenses côtières étaient renforcées.

Devant les renseignements concordants qui s'accumulaient, le commandant Baril, du 2e Bureau français, proposa au général Colson, chef d'état-major, de rappeler les permissionnaires. Le général refusa... Ainsi, malgré tous les avertissements reçus, l'armée française allait être attaquée par surprise.

Le 9 mai à 23h30, comme il était devenu manifeste que des mouvements de troupes se produisaient aux frontières, l'alerte générale fut déclenchée en Belgique, et Londres et Paris furent prévenus.

Le contre-torpilleur français "Bison", coulé par la Luftwaffe pendant l'évacuation de Namsos.

Bison.png

          Char allemand Panzer II.

PZII.png

Modifié par Gouderien
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pila Membre 18367 messages
Forumeur alchimiste‚ 60ans
Posté(e)

Quand vous lisez les journaux d'époque, des semaines avant le 10 mai 1940, on ne parlait que de cela : l'invasion prochaine de la Belgique et des Pays-Bas.

Dès février 1933, il aurait fallu envahir l'Allemagne. Les propos d'Hitler étaient clairs depuis ses débuts (1920). Et les évènements qui se succédèrent à partir de cette date ne firent que confirmer : assassinats, intimidations, création des groupes para-militaires...

A problèmes extrêmes solutions extrêmes.

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boeingue Membre 3725 messages
Forumeur alchimiste‚ 70ans
Posté(e)

surtout ,que Hitler n'a jamais caché ses intentions belliqueuses !

dans Mein Kampf , l'extermination des juifs , est clairement mentionnée !

quand les services secrets français prévenaient notre ,déja , glorieuse ,classe politique , que les usines d'armement tournaient à plein régime ,la réponse était la suivante =

" les avions perdent leurs hélices ,les chars perdent leurs chenilles ,les navires perdent leurs hélices " !!!!!!!!!!!!

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