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Quelle place "la morale des esclaves" prend-elle dans notre société


Invité Abigaïl.

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Invité Abigaïl.
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Ou quelle juste place lui accorder ? 

Explication sommaire du concept :

Dans le premier  essai, “du Bien et du Mal”, Nietzsche oppose la “moralité du maître” “morale d’esclaves”.  La première est développée par les forts, sains et libres, capables de définir eux-mêmes leur propre valeur et d’inventer leur propre définition du bonheur. Les esclaves sont ceux qui héritent de leurs valeurs, incapables de prendre en main leur système moral.

Dans la seconde partie, Nietzsche parle de la culpabilité et de la mauvaise conscience, les deux traits majeurs de la morale d’esclave. Nietzsche retrace les origines de concepts tels que la culpabilité et la peine, montrant qu’originairement, des sentiments n’étaient pas fondés sur un sentiment de transgression morale. Au contraire, la culpabilité signifiait simplement que la dette était due et la punition était tout simplement une forme de garantie du remboursement. La mauvaise conscience agit selon lui comme une valeur inhibitrice, transmuant la violence potentielle de l’homme à l’égard des autres en violence contre soi-même.

Le troisième essai est dédié à la critique de l’ascétisme, que la morale contemporaine considère, à tort, comme l’expression des volontés fortes. Nietzsche y voit l’expression d’une faiblesse, d’une volonté malade, incapable de se libérer des instincts d’obéissance 

https://la-philosophie.com/nietzsche-genealogie-de-la-morale

 

La morale classique (théologie, métaphysique, religion chrétienne) serait née du ressentiment des esclaves à l’égard des maîtres et des créateurs qui, forts, sains et libres, sont eux capables de définir eux-mêmes leurs propres valeurs et d’identifier leur bonheur. La morale des esclaves, en revanche, fonctionne sur la culpabilité et la mauvaise conscience, des sentiments qui se sont inutilement surajoutés à la punition de la transgression. Nietzsche range également l’ascétisme dans cette morale, parce qu’il renforce l’instinct d’obéissance en le faisant passer pour l’expression d’une volonté forte.

 

 Il y a une morale des maîtres et une morale d’esclaves ; (…) Dans le premier cas, quand ce sont les dominants qui déterminent le concept de « bon », ce sont les états d’âme élevés, orgueilleux qui sont ressentis comme marque de distinction qui détermine la hiérarchie.

Nietzsche ajoute ensuite : 

 « – Les choses sont différentes pour le second type de morale, la morale d’esclaves. (...) Inversement, les qualités qui servent à alléger l’existence de ceux qui souffrent sont mises en relief et inondées de lumière : ce sont la pitié, la main obligeante et charitable, le cœur enflammé, la patience, l’ardeur au travail, l’humilité, l’amabilité qui sont portés – car ce sont les qualités les plus utiles et presque les seuls moyens de supporter l’oppression de l’existence. La morale des esclaves est essentiellement une morale de l’utilité. »

********

PS  : Vous voyez @riad** , "morale des esclaves" n'est pas une expression "raciste" ; ) Elle ne l'est pas davantage quand on y fait référence dans un sujet sur les dérives de l'antiracisme.

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Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 304 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)
il y a 13 minutes, Abigaïl. a dit :

Ou quelle juste place lui accorder ? 

Explication sommaire du concept :

Dans le premier  essai, “du Bien et du Mal”, Nietzsche oppose la “moralité du maître” “morale d’esclaves”.  La première est développée par les forts, sains et libres, capables de définir eux-mêmes leur propre valeur et d’inventer leur propre définition du bonheur. Les esclaves sont ceux qui héritent de leurs valeurs, incapables de prendre en main leur système moral.

Dans la seconde partie, Nietzsche parle de la culpabilité et de la mauvaise conscience, les deux traits majeurs de la morale d’esclave. Nietzsche retrace les origines de concepts tels que la culpabilité et la peine, montrant qu’originairement, des sentiments n’étaient pas fondés sur un sentiment de transgression morale. Au contraire, la culpabilité signifiait simplement que la dette était due et la punition était tout simplement une forme de garantie du remboursement. La mauvaise conscience agit selon lui comme une valeur inhibitrice, transmuant la violence potentielle de l’homme à l’égard des autres en violence contre soi-même.

Le troisième essai est dédié à la critique de l’ascétisme, que la morale contemporaine considère, à tort, comme l’expression des volontés fortes. Nietzsche y voit l’expression d’une faiblesse, d’une volonté malade, incapable de se libérer des instincts d’obéissance 

https://la-philosophie.com/nietzsche-genealogie-de-la-morale

 

La morale classique (théologie, métaphysique, religion chrétienne) serait née du ressentiment des esclaves à l’égard des maîtres et des créateurs qui, forts, sains et libres, sont eux capables de définir eux-mêmes leurs propres valeurs et d’identifier leur bonheur. La morale des esclaves, en revanche, fonctionne sur la culpabilité et la mauvaise conscience, des sentiments qui se sont inutilement surajoutés à la punition de la transgression. Nietzsche range également l’ascétisme dans cette morale, parce qu’il renforce l’instinct d’obéissance en le faisant passer pour l’expression d’une volonté forte.

 

 Il y a une morale des maîtres et une morale d’esclaves ; (…) Dans le premier cas, quand ce sont les dominants qui déterminent le concept de « bon », ce sont les états d’âme élevés, orgueilleux qui sont ressentis comme marque de distinction qui détermine la hiérarchie.

Nietzsche ajoute ensuite : 

 « – Les choses sont différentes pour le second type de morale, la morale d’esclaves. (...) Inversement, les qualités qui servent à alléger l’existence de ceux qui souffrent sont mises en relief et inondées de lumière : ce sont la pitié, la main obligeante et charitable, le cœur enflammé, la patience, l’ardeur au travail, l’humilité, l’amabilité qui sont portés – car ce sont les qualités les plus utiles et presque les seuls moyens de supporter l’oppression de l’existence. La morale des esclaves est essentiellement une morale de l’utilité. »

********

PS  : Vous voyez @riad** , "morale des esclaves" n'est pas une expression "raciste" ; ) Elle ne l'est pas davantage quand on y fait référence dans un sujet sur les dérives de l'antiracisme.

Ne pensez-vous pas que vos deux topics auraient plus leur place dans la rubrique "Philosophie" ?

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Invité riad**
Invités, Posté(e)
Invité riad**
Invité riad** Invités 0 message
Posté(e)

Je vois que beaucoup de personnes sur ce forum s'intéressent à la philosophie de Nietzsche, Moi je connais rien en ce domaine, bien sur j'ai lu des trucs par ci et par là quand j'étais jeune, j'ai vu aussi les vidéos de Tibo (Mr. Phi) sur youtube, eh bien oui c'est interssant, mais moi je m'intéresse plus à sa moustache qu'à sa philosophie, j'estime que nous connaissons aujourd'hui le fonctionnement, même, du cerveau humain (globalement, pas dans les details) nous sommes  capables de simuler son fonctionnement sur nos ordinateurs, donc je préfère lire un livre de Staneslas Deahen que de lire les délires des philosophes du néolithique, je suis sûr que ma fille de six ans connais des choses que Nietzsche ne connaissait pas.
 

Voici la vidéo de Tibo :

 

 

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Invité riad**
Invités, Posté(e)
Invité riad**
Invité riad** Invités 0 message
Posté(e)

J'ajoute à ce que dit la vidéo que Nietzsche, bien qu'il ait au début du 20ᵉ une influence mondiale (y compris dans le monde arabe à travers Jubran Khalil Jubran) n'était pas à proprement parler un philosophe, ou du moins, n'a pas intéressé les philosophes, il a été critiqué par plusieurs d'entre eux (Bertrand Russell par exemple) et c'est pas par hasard qu'il a été récupéré par les nazis (et aussi par les racistes de tout genre aujourd'hui).
 

La deuxième Partie de la vidéo :

 

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Membre, 55ans Posté(e)
fidel castor Membre 3 358 messages
Mentor‚ 55ans‚
Posté(e)

toutes morales est de la méritocratie donc de élitisme donc de la haine pour ceux qui sont pas dans les critères de la dites morale ... la juste place de la morale c'est a mon avis nul part ...comme dit bidar nous avons besoin d'une fraternité universelle pas communautaire ...  nous avons besoin de nous unir pas de nous diviser sur je ne sais quelles valeurs

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