Aller au contenu

Yvelines: le mur d'enceinte de la vétuste prison de Poissy s'écroule


Bluehawk

Messages recommandés

Membre, NegMarron, 30ans Posté(e)
Bluehawk Membre 2 757 messages
30ans‚ NegMarron,
Posté(e)

Si personne n'a été blessé et qu'aucune fuite de détenus n'a été constatée, le maire de la ville, Karl Olive, a exprimé sa «colère», après avoir alerté plusieurs fois le ministère de la Justice sur l'état de la maison centrale.

À la maison centrale de Poissy, une entreprise missionnée par le ministère de la Justice travaillait depuis plus d'un mois à la réhabilitation des murs d'enceintes de cet établissement pénitentiaire des Yvelines. Mais ces travaux n'ont pas empêché une partie de ce mur de s'écrouler jeudi, aux alentours de midi, sur l'avenue des Ursulines. Sur les photos publiées par la mairie sur les réseaux sociaux, on aperçoit que l'éboulement s'étend sur quelques dizaines de mètres. La circulation a été coupée jusqu'à nouvel ordre et un périmètre de sécurité a été mis en place.

Une quarantaine de détenus condamnés à perpétuité

Selon nos informations, l'effondrement n'a fait aucun blessé et aucun détenu n'a pris la fuite. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'éboulement pourrait avoir été causé par une injection trop forte de béton ayant poussé ce mur, provoquant sa chute. «Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, il y a un second mur de protection», a indiqué au Figaro l'administration pénitentiaire, évoquant toutefois une situation «préoccupante». Quatre unités des équipes régionales d'intervention et de sécurité(ERIS) ont été dépêchées sur les lieux pour venir en aide aux forces de l'ordre. La sécurité a également été renforcée à l'intérieur de l'établissement, l'éboulement ayant eu lieu près du chemin de ronde. «Il n'y a pas d'incidence sur la vie en détention. L'ensemble des activités est maintenu. Un cloisonnement provisoire va être rapidement mis en place. Les forces de sécurité resteront sur place jusque-là», a souligné le ministère de la Justice au Figaro.

» LIRE AUSSI - La sûreté des prisons françaises en question

La maison centrale de Poissy accueille actuellement 223 personnes, uniquement des hommes majeurs condamnés à de longues peines. On y trouve une quarantaine de condamnés à perpétuité et douze détenus particulièrement signalés (DPS). Ilich Ramirez Sanchez, dit «Carlos», terroriste vénézuélien condamné trois fois à perpétuité pour des attentats en France dans les années 70 et 80, fait partie des prisonniers. On y trouve également Alfredo Stranieri, surnommé «le tueur aux petites annonces», condamné à perpétuité pour le meurtre de quatre personnes, ou encore Dany Leprince, auteur d'un quadruple meurtre à Thorigné en 1994.

État de vétusté générale

Construite en 1821 dans les locaux d'une ancienne abbaye, la maison centrale de Poissy a été agrandie en 1975 avec de nouveaux bâtiments d'hébergement. Dans le cadre du plan lancé par le gouvernement pour construire davantage de places de prison, la prison des Yvelines va être prochainement agrandie de 60 places supplémentaires. Mais son état pose sérieusement question depuis plusieurs années. «Je suis très en colère. La vétusté est telle que la centrale est sous avis défavorable de la commission départementale de sécurité depuis le 17 octobre 2014», s'indigne le maire LR, Karl Olive, contacté par Le Figaro.

» LIRE AUSSI - Les surveillants de prison exigent plus de sécurité

 

L'édile pisciacais a alerté en mai 2018 le ministère de la Justice, réclamant le déplacement de la prison. «On ne nous a pas répondu», déplore-t-il. «Il ne nous a pas mis en demeure ou fait des propositions de terrains ou de financement pour une reconstruction sur un autre site. La fermeture de l'établissement n'a jamais été envisagée. Seul son “déclassement” en qualité de maison centrale est à l'étude», précise le ministère.

Karl Olive a envoyé un nouveau courrier le 30 octobre 2018 au directeur interrégional des services pénitenciers de Paris, Etienne Caillat, dans lequel il fait état de «nombreux morceaux de matériaux qui se détachent du mur d'enceinte». «Je vous demande de mettre en place, de toute urgence, les mesures conservatoires adaptées afin d'assurer la sécurité du public et la pérennité du bâti, ceci sous un délai maximum de huit jours», écrivait-il dans cette lettre, consultée par Le Figaro. Si les travaux ont finalement été engagés au début de l'année 2019, évitant une procédure de péril, ceux-ci n'ont visiblement pas suffi. «On attend d'une entreprise missionnée pour réparer le mur d'enceinte qu'elle le renforce, pas qu'elle ne le fasse s'écrouler», se désole une source pénitentiaire.

 
Pour une fois qu'il se passe, quelque chose excitant près de chez moi... j'avais envie de poster.
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Beluga-Pangolin, Posté(e)
BELUGA Membre 15 220 messages
Beluga-Pangolin,
Posté(e)

Castaner et Beloubet doivent se faire des cheveux blancs!:smile2:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 53ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 90 860 messages
53ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)
il y a 17 minutes, BELUGA a dit :

Castaner et Beloubet doivent se faire des cheveux blancs!:smile2:

Oui une injection trop importante de béton , le ministre doit démissionner :smile2:

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×