Aller au contenu

Paul B. Preciado : «Hier, le lieu de la lutte était l’usine, aujourd’hui c’est le corps»


Invité fx.

Messages recommandés

Invité fx.
Invités, Posté(e)
Invité fx.
Invité fx. Invités 0 message
Posté(e)

1142051-preciado_libe_defjpg.jpg?modifie

Le philosophe et chroniqueur de «Libération» se demande comment créer une nouvelle grammaire du désir après le mouvement #MeToo.

 

...

Pourquoi est-ce aussi une remise en cause du désir hétérosexuel masculin ?

Le désir hétérosexuel masculin s’est construit historiquement sur la possession et la violence. Le désir n’est pas naturel, il est construit, culturel, il se nourrit de l’asymétrie du pouvoir entre les hommes et les femmes : il est donc interrogeable et critiquable. On pourrait même dire que les hommes et les femmes ne sont rien d’autre que les fictions politiques qui résultent de cette asymétrie. Critiquer cette construction, c’est déclencher une crise politique, sexuelle et institutionnelle majeure et s’interroger : dans l’hétérosexualité, qui a le droit de désirer ? Les hommes oui, les femmes non. Selon les codes amoureux, même s’ils sont en train de changer, une femme qui désire et séduit est une salope. La séduction repose encore aujourd’hui sur l’asymétrie du pouvoir. Comment construit-on un désir qui ne reproduit plus cette inégalité face au pouvoir ? La question politique centrale est : peut-on désirer autrement ? Peut-on apprendre à désirer en dehors des normes de genre et des asymétries politiques ?

...

http://www.liberation.fr/debats/2018/07/20/paul-b-preciado-hier-le-lieu-de-la-lutte-etait-l-usine-aujourd-hui-c-est-le-corps_1667833

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

"Ce qui caractérise la position des hommes dans nos sociétés technopatriarcales et hétérocentrées, c’est que la souveraineté masculine est définie par l’usage des techniques de violence (contre les femmes, contre les enfants, contre les hommes non blancs, contre les animaux, contre la planète dans son ensemble). Nous pourrions dire, en lisant Max Weber avec Judith Butler, que la masculinité est à la société ce que l’Etat est à la nation : le détenteur et l’usager légitime de la violence. Mais il n’y a rien de naturel ici. Cette violence masculine s’exprime socialement sous forme de domination, économiquement sous forme de privilèges, sexuellement sous la forme de l’agression et du viol. "

là je vois mieux où tu veux en venir ....

ce parallèle entre la sexualité " porno et la violence dans les rapports sociaux peut se comprendre de plusieurs façons ...

un abruti qui tabasse sa femme ,aura aussi des rapports sociaux compliqués ...un producteur de cinéma ,ou un petit chef pourra user de sa position dominante ...

je vois au contraire dans notre société ,des personnes intelligentes qui ne considèrent pas leur femme comme une pute ,leurs enfants comme des punchingball ,et les hommes non blancs comme d'autres hommes respectables ,alors que dans les classes populaires ,ou pour des religieux là on sera plus dans la citation...

c'est donc plutôt une histoire d'intelligence et de savoir vivre en société ,qu'une histoire de pouvoir ...;

non vraiment ,il n'y a pas de relation directe entre violence et argent ....Peut être que l'argent permet d'acheter des relations sexuelles ,chose que ne peut pas faire celui qui n'en a pas ....

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 57ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 206 messages
Forumeur balbutiant‚ 57ans‚
Posté(e)

L'ennui avec la queue des males, c'est qu'elle est encore nécessaire pour faire des enfants. Mais aussi, ces hormones conquérantes, dont il ne faut pas abuser (comme tout), sont fort utiles pour faire face à un environnement redevenant agressif.

J'observe la nuisance des parfums et autres cosmétiques ; je dénonce l'attitude désinvolte face à l'atrocité.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 55ans Posté(e)
kilitout Membre 2 738 messages
Mentor‚ 55ans‚
Posté(e)
Le 24/07/2018 à 21:56, fx. a dit :

1142051-preciado_libe_defjpg.jpg?modifie

Le philosophe et chroniqueur de «Libération» se demande comment créer une nouvelle grammaire du désir après le mouvement #MeToo.

 

...

Pourquoi est-ce aussi une remise en cause du désir hétérosexuel masculin ?

Le désir hétérosexuel masculin s’est construit historiquement sur la possession et la violence. Le désir n’est pas naturel, il est construit, culturel, il se nourrit de l’asymétrie du pouvoir entre les hommes et les femmes : il est donc interrogeable et critiquable. On pourrait même dire que les hommes et les femmes ne sont rien d’autre que les fictions politiques qui résultent de cette asymétrie. Critiquer cette construction, c’est déclencher une crise politique, sexuelle et institutionnelle majeure et s’interroger : dans l’hétérosexualité, qui a le droit de désirer ? Les hommes oui, les femmes non. Selon les codes amoureux, même s’ils sont en train de changer, une femme qui désire et séduit est une salope. La séduction repose encore aujourd’hui sur l’asymétrie du pouvoir. Comment construit-on un désir qui ne reproduit plus cette inégalité face au pouvoir ? La question politique centrale est : peut-on désirer autrement ? Peut-on apprendre à désirer en dehors des normes de genre et des asymétries politiques ?

...

http://www.liberation.fr/debats/2018/07/20/paul-b-preciado-hier-le-lieu-de-la-lutte-etait-l-usine-aujourd-hui-c-est-le-corps_1667833

 

Dans le monde actuel, le problème n'est aucunement le désir mais la SATISFACTION du désir/ toutes sortes de désirs et particulièrement (ref/ votre message) le désir de l'autre (comprendre: "désirer autrui") et donc, l'APPROPRIATION de TOUT ce qui fait cet autre pour SATISFAIRE des envies/pulsions PERSOS /égoïstes/ égotiques. Nuance!

Conclusion: NIET!.... SANS consentement mutuel!!  

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×