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Introspection lubrique


Blaquière

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 16 325 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
Posté(e)

Le sujet d'à côté dans "philo" m'a fait penser à ça :

 

 

Introspection lubrique

 

Ursula qui n’était pas ma sœur avait pourtant même fonction qui faisait littéralement éclater en moi mes instincts plus primaires.

Était-je donc à ce point LUBRIQUE ?

C’est alors que Pincette aux lèvres fines et au cul large et rond moulé d’un tissu de lin blanc vint me voir. J’étais vendeur de cadeaux-souvenir. Pincette voulait offrir à une amie, pas Ursulette, ni ma sœur, bien sûr, un cadeau d’une brique !

(Pas une brique en argent, une de terre cuite ! Où serait donc mon intérêt commercial de vendre une brique, une brique ?)

Oui ! Une brique c’est beau ! Même une brique creuse ! Sauf si elle est ébréchée sur tout un grand côté par où ses tubulures creuses et carrées et ses cloisons intérieures se révèlent. Ce qui était le cas et me tourmentait fort. Toutes mes briques-souvenir non-ébréchées ayant déjà été vendues.

Plutôt qu’une brique, j’ai alors proposé à Pincette une petite statuette de danseuse. Aussi ébréchée, d’ailleurs, la statuette, mais un tout petit peu seulement. Car une statuette de danseuse ébréchée, ça n’est pas du tout la même chose ! Pour peu que l’ébréchure soit de la robe, on pourrait voir par en dessous... Et là est le mystère puisqu’il ne s’agit que d’une statuette et qu’il n’y a rien à voir par en dessous. Il n’y a que le vide. Un vide de statuette creuse. Ce qui était le cas comme on le voit dans ces moulages de plâtre. Mais un vide toujours meublable à sa fantaisie. Hé ! Hé ! Tandis que l’intérieur d’une brique creuse n’est qu’un silence rigoureusement rectiligne.

Pincette ne voulut rien entendre au sujet de la statuette de danseuse à-la-robe-ébréchée-creuse-par-en-dessous et qui s’en trouva donc quand je la reposai, ramollie jusqu’à s’affaisser comme un chewing-gum. Elle tenait à sa brique.

Souvenons-nous : pour l’offrir à une amie.

Puis, elle me présenta sur la table les livres que je lui avais demandés (me dit-elle). Était-ce vrai ? Était-ce pour faire un échange ? Dont celui en plusieurs volumes sur la Révolution Française de ma sœurette. Ces livres, reliés, posés à plat sur la table ressemblaient certes à des briques mais avec des couvertures cartonnées, solides, épaisses, de couleur plutôt dans les bleu ciel et à la surface souple où le doigt pouvait s’enfoncer...

Des livres que je n’avais pas lus.

Lu-brique ?

Ursula-Statuette ?

Sœurette ?

Objet de ma lubricité ?

 

J’en restais atterré. Mes désirs les plus fondamentaux, que je m’épuisais à légitimer n’étaient que de tout petits mots rébulisables à merci...

Susceptibles tout au plus d’être mal orthographiés.

jeudi 16 janvier

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Membre, Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé, Posté(e)
azad2B Membre 4 747 messages
Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé,
Posté(e)

erreur de ma part, j'ouvre un autre sujet. Pardon.

 

 

 

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 16 325 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, azad2B a dit :

erreur de ma part, j'ouvre un autre sujet. Pardon.

De rien ! ça fera une brique !

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