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problèmes des idées et de la chose


safirfarid219

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Membre, 55ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 2 087 messages
Forumeur forcené ‚ 55ans‚
Posté(e)

 le problème des idées et de la chose.

Le vide cosmique est un compagnon du solitaire. Comment ce dernier compte-t-il le remplir ? Il existe deux façons qui sont issues de sa culture historique. Soit il regarde Vers le bas, vers ses pieds, semblant chercher des choses, pour les accaparer, les modeler, en faire ses Dieux, c’est le Matérialiste, une culture technique. La seconde façon est de regarder vers le haut, semblant chercher un Dieu invisible, pour comprendre un phénomène trop ardu, connaitre uniquement, pour avoir des idées, c’est une culture métaphysique. La troisième façon de remplir ce vide est de regarder en même temps en bas et en haut, mais elle n’existe dans aucune société, et je pense qu’elle n’existera jamais.

L’histoire nous montre que l’Europe, bien qu’elle soit un berceau de tant de grands hommes, semble avoir été exclue du phénomène religieux, au niveau des messagers.  Par contre l’Orient en est le berceau. L’un semble voué au matérialisme, à la chose qui ne laisse que peu de place à la   métaphysique, et l’autre se dirige vers le religieux, peu préoccupé aux choses terrestres, il ne fait que tâtonner dans le noir absolu à la recherche des idées pouvant le conforter dans la justesse  de son choix. Nous pouvons dire que l’européen fera sa synthèse des choses et des formes du beau héritées par les grecs et l’oriental fera la synthèse de deux idées ; du vrai et du bien.

Daniel Defoe et Ibn Tofail, par l’intermédiaire des deux  héros Robinson Crusoé et Hay Ibn Yaqdhan, nous illustrent cette idée de la chose et l’idée.

Comment Robinson, remplit-il son vide cosmique ? Il règle son temps de travail, de repos, de récréation, prendre son fusil pour chasser, se coucher pour récupérer, la soirée il travaille pour profiter de la fraicheur et puis sa fameuse table qui ferait de lui un parfait artisan. Un temps rationnel entre manger, dormir et travailler, strictement utilitaire. Pendant ce temps, tous les moments de solitude qui restent, sont centrés sur le travail d’une « chose », la table.

Hay Ibn Yaqdhan ne devient solitaire qu’après la mort de la gazelle, sa mère adoptive. A la mort de la gazelle, toutes ses fonctions et ses mouvements s’arrêtèrent. Il voulait voir le mal qui a causé la mort de sa mère adoptive, pour la soigner. Il ne trouva pas la place du mal, mais il découvrit l’âme et l’immortalité de l’âme, sa quête de cette métaphysique se poursuivra pour arriver à la perception de l’ordre divin et à une vision intérieure de Dieu et à la conception de ses attributs.

 Hay Ibn Yaqdhan, a surmonté son angoisse, non  en confectionnant quelque chose d’utile, comme une table, mais en découvrant des idées. Son univers au contraire de celui de Robinson, n’est pas minuté, au profit d’une chose.

Tous ce qui est excès produit des effets négatifs. La temporisation ou la dé-temporisation  maximale  d’une société, est un mal qui n’est pas pris en considération par les décideurs. Il produit des robots d’un côté et des assistés de l’autre. Et nous n’en sommes qu’au début, qui peut prédire l’apogée de cette situation ?

Sommes-nous aujourd’hui à la croisée d’un chemin entre une société de temporisation et de dé-temporisation. Se pourrait-il que la société en quête d’idée, obnubilé par l’opulence de la société de la chose, arrive à laisser tout tomber, pour vénérer à son tour uniquement le matériel ? Ou deviendra-t-elle le juste milieu prôné par le messager ?

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Membre, Talon 1, 76ans Posté(e)
Talon 1 Membre 20 253 messages
76ans‚ Talon 1,
Posté(e)

DE L'ORGANISATION DES ETATS DE CONSCIENCE

LA LIBERTE

 

Le mécanisme démêle au sein du fait particulier un certain nombre de lois dont celui-ci constituerait, en quelque sorte, le point d'intersection ; c'est la loi qui deviendrait, dans cette hypothèse, la réalité fondamentale.

Le dynamiste croit apercevoir des faits qui se dérobent davantage à l'étreinte des lois ; il érige donc le fait en réalité absolue, et la loi en expression plus ou moins symbolique de cette réalité.

 

La question de la liberté met aux prises ces deux systèmes opposés de nature, mécanisme et dynamisme.

On aboutit à deux conceptions opposées de l'activité humaine selon la manière dont on entend le rapport du concret à l'abstrait, du simple au complexe, et des faits aux lois.

La conscience nous avertit en effet que la plupart de nos actions s'expliquent par des motifs.

 

Le prétendu déterminisme physique se réduit à un déterminisme psychologique.

 

H. Bergson

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Membre, 54ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

Version occidentale: La chose existe, elle est matière, tangible, mesurable, etc... L'idée et la chose sont distinctes.

Version orientale: La chose est une construction imaginaire essentiellement vide. L'idée crée la chose...

 

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Membre, 55ans Posté(e)
safirfarid219 Membre 2 087 messages
Forumeur forcené ‚ 55ans‚
Posté(e)
Le 14/03/2018 à 11:54, safirfarid219 a dit :

 le problème des idées et de la chose.

Le vide cosmique est un compagnon du solitaire. Comment ce dernier compte-t-il le remplir ? Il existe deux façons qui sont issues de sa culture historique. Soit il regarde Vers le bas, vers ses pieds, semblant chercher des choses, pour les accaparer, les modeler, en faire ses Dieux, c’est le Matérialiste, une culture technique. La seconde façon est de regarder vers le haut, semblant chercher un Dieu invisible, pour comprendre un phénomène trop ardu, connaitre uniquement, pour avoir des idées, c’est une culture métaphysique. La troisième façon de remplir ce vide est de regarder en même temps en bas et en haut, mais elle n’existe dans aucune société, et je pense qu’elle n’existera jamais.

L’histoire nous montre que l’Europe, bien qu’elle soit un berceau de tant de grands hommes, semble avoir été exclue du phénomène religieux, au niveau des messagers.  Par contre l’Orient en est le berceau. L’un semble voué au matérialisme, à la chose qui ne laisse que peu de place à la   métaphysique, et l’autre se dirige vers le religieux, peu préoccupé aux choses terrestres, il ne fait que tâtonner dans le noir absolu à la recherche des idées pouvant le conforter dans la justesse  de son choix. Nous pouvons dire que l’européen fera sa synthèse des choses et des formes du beau héritées par les grecs et l’oriental fera la synthèse de deux idées ; du vrai et du bien.

Daniel Defoe et Ibn Tofail, par l’intermédiaire des deux  héros Robinson Crusoé et Hay Ibn Yaqdhan, nous illustrent cette idée de la chose et l’idée.

Comment Robinson, remplit-il son vide cosmique ? Il règle son temps de travail, de repos, de récréation, prendre son fusil pour chasser, se coucher pour récupérer, la soirée il travaille pour profiter de la fraicheur et puis sa fameuse table qui ferait de lui un parfait artisan. Un temps rationnel entre manger, dormir et travailler, strictement utilitaire. Pendant ce temps, tous les moments de solitude qui restent, sont centrés sur le travail d’une « chose », la table.

Hay Ibn Yaqdhan ne devient solitaire qu’après la mort de la gazelle, sa mère adoptive. A la mort de la gazelle, toutes ses fonctions et ses mouvements s’arrêtèrent. Il voulait voir le mal qui a causé la mort de sa mère adoptive, pour la soigner. Il ne trouva pas la place du mal, mais il découvrit l’âme et l’immortalité de l’âme, sa quête de cette métaphysique se poursuivra pour arriver à la perception de l’ordre divin et à une vision intérieure de Dieu et à la conception de ses attributs.

 Hay Ibn Yaqdhan, a surmonté son angoisse, non  en confectionnant quelque chose d’utile, comme une table, mais en découvrant des idées. Son univers au contraire de celui de Robinson, n’est pas minuté, au profit d’une chose.

Tous ce qui est excès produit des effets négatifs. La temporisation ou la dé-temporisation  maximale  d’une société, est un mal qui n’est pas pris en considération par les décideurs. Il produit des robots d’un côté et des assistés de l’autre. Et nous n’en sommes qu’au début, qui peut prédire l’apogée de cette situation ?

Sommes-nous aujourd’hui à la croisée d’un chemin entre une société de temporisation et de dé-temporisation. Se pourrait-il que la société en quête d’idée, obnubilé par l’opulence de la société de la chose, arrive à laisser tout tomber, pour vénérer à son tour uniquement le matériel ? Ou deviendra-t-elle le juste milieu prôné par le messager ?

 

Hay Ibn Yaqdhan en quête du mal qui lui enleva sa gazelle, trouva l’immortalité de l’esprit et l’idée de son  producteur et se mit à essayer de le reconnaitre en découvrant ses attributs.  L’angoisse de cette solitude de Hay est ainsi surmontée non en essayant de construire une chose utile comme la table, mais en découvrant des idées qui feraient phagocyter un temps illimité au profit de rien.

’Le temps industriel, minuté, continu ne laissait jamais la personne isolée face à elle-même’’ professeur  Sicard. La journée de Robinson a été remplie par une table. Quiconque dans un chaine de production sait que la machine qui produit la chose, ne te laisserait aucune minute à toi. Pourtant Robinson, pouvait avoir une minute à soi. Mais il incarne la volonté de s’accaparer son temps par une chose utile.

‘’Les instants de vie’’  donc de vide ainsi dénommés par Sicard sont innombrables dans les pays en voie de développement. Le temps n’est comptabilisé que dans l’Univers des choses. La vie n’a de sens que dans la production, pour les pays développés. Un excès de dé-temporalisation pour les uns et un excès de temporalisation pour les autres.

La question est ; sommes-nous à un stade de périgée pour les deux cultures. Si nous parlons des civilisations, nous remarquerons qu’elle commença avec une culture orientale, puis occidentale, puis orientale, pour redevenir aujourd’hui occidentale. Grèce et Rome ne furent que l’isthme qui a relié l’Orient à l’Occident.

Avant Lucrèce et Planck et après la pensée quantique, du positivisme d’Auguste comte, du matérialisme de Marx, la pensée occidentale semble graviter autour du pondéral, du quantitatif. Quand elle a dévié et tomba dans l’excès, elle trouva fatalement le matérialisme sous ses deux formes : la forme bourgeoise de la société de consommation et la forme dialectique de la société soviétique.  

La société musulmane semble sortir de son orbite naturelle, pour sombrer  dans le mysticisme, le vague, le floue, l’imprécision, le mimétisme aveugle, et l’engouement pour la chose de l’occidentale. Tout en oubliant l’impulsion initiale qui l’avait mis dans l’orbite pour aller partager ses connaissances avec autrui. Elle a gravité en ces temps avec l’idée et la chose. Mais en oubliant sa mission qui est de faire le bien et de réprimer le mal, ils sont revenus à l’état initial, qui est la Djahilia. Cette société est-elle elle aussi à son périgée de décadence ?

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