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Nouveau bac : ce qui change pour les élèves


Invité Vintage

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
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il y a 2 minutes, querida13 a dit :

Je ne trouve pas ça plus mal d'échelonner davantage les épreuves sur deux ans et sur les derniers trimestres de ces deux ans. Je me souviens de l'année du bac, c'était interminable et d'une densité abominable, quelle migraine!J'avais l'impression d'être au gavage des oies!

Mais un examen constitue par essence un rite de passage. Il ne s'agit pas de le simplifier mais d'y préparer. Car il est censé ouvrir sur le monde universitaire, c'est à dire, dans le principe au détriment du réel ces derniers temps, sur l'excellence disciplinaire comme sur l'ambition de tendre à l'universel. Le bac ne doit pas être une fin en soi. C'est une vérification d'étape.

il y a une heure, Noisettes a dit :

J'ai bossé comme une dingue toute l'année, ce qui ne m'a pas empêché de louper ce fichu bac trois années consécutives, dont deux aux rattrapages avec des notes divisées par deux ou trois au moment de l'examen.

C'est toujours sympa de dire que ceux qui ratent leur bac sont des glandeurs...

C'est un examen qui n'est pas adaptée pour tous. S'il y avait eu le contrôle continu, je l'aurai eu du premier coup de foutu exam.

Et considères-tu comme normal et révélant un niveau satisfaisant que de devoir requérir l'arbitrage du seul contrôle continu ? Crois-tu que cela soit de nature à établir une capacité de poursuite d'études supérieures et d'obtention de grades universitaires, dont le bac est censé rester le tout premier ?

Un gouvernement courageux rétablirait le bac de 1852 et annoncerait clairement que l'Université a vocation à recueillir la seule excellence. Subsidiairement, l'absence de massification pourrait laisser espérer une restauration de la qualité du recrutement professoral, en y retrouvant des esprits complets et non de vulgaires techniciens. 

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
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il y a 1 minute, Pirlouit2017 a dit :

Mais un examen constitue par essence un rite de passage. Il ne s'agit pas de le simplifier mais d'y préparer. Car il est censé ouvrir sur le monde universitaire, c'est à dire, dans le principe au détriment du réel ces derniers temps, sur l'excellence disciplinaire comme sur l'ambition de tendre à l'universel. Le bac ne doit pas être une fin en soi. C'est une vérification d'étape.

:good:

Oui, un diplôme NATIONAL, c'est un gage de JUSTICE et d'Egalité en Droits !

L'EN doit y préparer correctement tous les lycéens lesquels seront évalués anonymement sur des épreuves Nationales ! 

Le CCF c'est la porte ouverte aux diplômes "dévalorisés" qui ne sont plus des diplômes NATIONAUX !

 

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 42ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 614 messages
42ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
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à l’instant, Pirlouit2017 a dit :

Mais un examen constitue par essence un rite de passage. Il ne s'agit pas de le simplifier mais d'y préparer. Car il est censé ouvrir sur le monde universitaire, c'est à dire, dans le principe au détriment du réel ces derniers temps, sur l'excellence disciplinaire comme sur l'ambition de tendre à l'universel. Le bac ne doit pas être une fin en soi. C'est une vérification d'étape.

Le bac est un diplôme qui ne prépare pas à l'université.

Il ne faut pas oublié qu'il y a plus de 30% d'échec en première année de licence. Cet échec n'est pas seulement du au niveau des bachelier entrant à la fac mais à l'organisation du travail à la fac. Au lycée,on mâche le travail des lycéen en terme de gestion du temps. Quand tu débarque à la fac, non seulement tu fais toi-même ton emploi du temps (on passe d'une semaine de cours à d'une trentaine d'heures de cours à une vingtaine d'heures en fac), ce qui peut en déstabiliser beaucoup mais en plus, les CM (cours magistraux) et TD (Travaux dirigés), les notions vus demande demande d'être approfondis quand on ne doit pas nous-même compléter les cours en faisant de longues recherches à la bibliothèque car le travail en autonomie n'est pas encouragé au lycée ou tout ce qui importe, c'est le bac.

Le problème du lycée, c'est qu'il ne prépare pas aux études supérieures et c'est pour cela que l'université se casse la figure.

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 42ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 614 messages
42ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
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il y a 13 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Mais un examen constitue par essence un rite de passage. Il ne s'agit pas de le simplifier mais d'y préparer. Car il est censé ouvrir sur le monde universitaire, c'est à dire, dans le principe au détriment du réel ces derniers temps, sur l'excellence disciplinaire comme sur l'ambition de tendre à l'universel. Le bac ne doit pas être une fin en soi. C'est une vérification d'étape.

Le bac ce n'est que du bachotage qui ne sert pas à grand chose à la fac. C'est bien beau de se gargariser d'un taux de réussite au bac de plus de 85% mais on tait les 30% d'échec en première année de licence et pire, de la disparition d'étudiants entre le premier et le second semestre de la L1.

A la fac, on demande aux étudiants d'être autonome dans leur travail universitaire, chose qu'on n'apprend pas au lycée. Et l'autonomie peut faire peur à beaucoup quand on n'y est pas préparé. C'est l'une des raisons qui explique le taux d'échec à la fac.

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il y a 21 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Un gouvernement courageux rétablirait le bac de 1852 et annoncerait clairement que l'Université a vocation à recueillir la seule excellence. 

C'est votre conception de l'enseignement supérieur. Ce n'est pas la seule. Pour ma part, je conçois l'université comme accès au savoir critique, donc faisant partie du cursus citoyen à rendre accessible à ceux qui le veulent, sachant que l'enseignement secondaire n'est pas forcément un révélateur des vocations ou des talents. 

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 42ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 614 messages
42ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
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il y a 25 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Et considères-tu comme normal et révélant un niveau satisfaisant que de devoir requérir l'arbitrage du seul contrôle continu ? Crois-tu que cela soit de nature à établir une capacité de poursuite d'études supérieures et d'obtention de grades universitaires, dont le bac est censé rester le tout premier ?

Un gouvernement courageux rétablirait le bac de 1852 et annoncerait clairement que l'Université a vocation à recueillir la seule excellence. Subsidiairement, l'absence de massification pourrait laisser espérer une restauration de la qualité du recrutement professoral, en y retrouvant des esprits complets et non de vulgaires techniciens. 

40% de contrôle continu couplé avec 60% de les notes au bac m'aurait permis d'avoir le bac en 2005 et non en 2008 (année du bicentenaire de la création du bac) et de ne pas perdre trois ans bêtement. Parce que voir toutes ses notes de l'année divisées par deux voire trois sur une seule épreuve et ruiner un avenir dans les études supérieures a été pour moi une injustice en plus.

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
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Il y a 2 heures, Noisettes a dit :

Le bac est un diplôme qui ne prépare pas à l'université.

Il ne faut pas oublié qu'il y a plus de 30% d'échec en première année de licence. Cet échec n'est pas seulement du au niveau des bachelier entrant à la fac mais à l'organisation du travail à la fac. Au lycée,on mâche le travail des lycéen en terme de gestion du temps. Quand tu débarque à la fac, non seulement tu fais toi-même ton emploi du temps (on passe d'une semaine de cours à d'une trentaine d'heures de cours à une vingtaine d'heures en fac), ce qui peut en déstabiliser beaucoup mais en plus, les CM (cours magistraux) et TD (Travaux dirigés), les notions vus demande demande d'être approfondis quand on ne doit pas nous-même compléter les cours en faisant de longues recherches à la bibliothèque car le travail en autonomie n'est pas encouragé au lycée ou tout ce qui importe, c'est le bac.

Le problème du lycée, c'est qu'il ne prépare pas aux études supérieures et c'est pour cela que l'université se casse la figure.

Le bac était prévu comme la sanction d'une culture classique suffisamment étendue pour permettre son approfondissement universitaire. Le bac était conçu comme justement le premier des grades universitaires, porte d'entrée sur l'enseignement en faculté.

Le taux d'échec en faculté résulte du fait qu'on a drastiquement abaissé le niveau d'exigence requis lors du sas, au point que certaines filières tentent de rétablir un barrage. D'où l'accentuation de la privatisation et autres Grands Etablissements. Quand l'Université, depuis l'époque médiévale, se voulait un modèle d'excellence fondé sur le travail et non sur le paiement de frais d'inscription délirants.

Il n'est pas normal qu'on fasse croire à une personne de 18 ans qui est incapable de travailler seule et d'acquérir une culture générale personnelle qu'elle est apte à intégrer l'Université. Il est sidérant d'octroyer un diplôme supérieur à une personne qui pense sincèrement qu'il faut attendre des consignes et non chercher par soi-même. L'Université était justement réservée aux esprits curieux. Elle n'a pas vocation à formater des masses de subordonnés attendant passivement les ordres.

L'Université a été trahie par les politiques publiques. Et chaque réforme empire le niveau global des postulants à son accès, qui viennent chaque fois la tirer un peu plus vers le bas. Pour le plus grand profit des vampires des business schools et autres "law schools", une hérésie au pays de Jean Bodin. 

Il y a 2 heures, Noisettes a dit :

40% de contrôle continu couplé avec 60% de les notes au bac m'aurait permis d'avoir le bac en 2005 et non en 2008 (année du bicentenaire de la création du bac) et de ne pas perdre trois ans bêtement. Parce que voir toutes ses notes de l'année divisées par deux voire trois sur une seule épreuve et ruiner un avenir dans les études supérieures a été pour moi une injustice en plus.

Il conviendrait plutôt que tu t'interroges sur les raisons profondes de ton échec à disserter sur des sujets généraux, corrigée non par un prof pouvant avoir de l'empathie mais par des anonymes qui ne vérifieront (en principe) que ta capacité à les traiter en utilisant et organisant tes connaissances. 

Ce n'est pas au bac de s'abaisser mais aux postulants bacheliers de s'y élever. Et l'accès au Supérieur n'est en rien un droit automatique mais un honneur. En tout cas, c'était la vieille conception de l'Université, avant que ses diplômes ne se transforment en chiffons de papier. 

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Invité
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il y a 27 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Quand l'Université, depuis l'époque médiévale, se voulait un modèle d'excellence fondé sur le travail et non sur le paiement de frais d'inscription délirants.

Relisez Jacques Verger plutôt que de nous dépeindre ainsi une université médiévale qui accueillait principalement la noblesse, dans toute sa diversité, et plus tard seulement les bourgeois et les enfants de paysans aisés. Les étudiants pauvres du XIIIe s. (pauvre = sans ressource régulière pour faire face aux dépenses des études : achat de manuels, logement, honoraire des profs) étaient relégués dans les collèges construits à proximité des universités, encore que ces collèges n'existaient qu'à Paris... 

Pour entrer à l'université, fallait savoir écrire (logique puisque la pédagogie était basée sur la lectio du maître.... fallait prendre des notes et recopier les manuels), compétence que vous n'acquériez non pas par vos efforts mais généralement par l'éducation propre à votre statut social. Ce qui excluait du monde.

Le mérite et le travail hein ? :rofl: 

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 42ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 614 messages
42ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
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il y a 41 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Il conviendrait plutôt que tu t'interroges sur les raisons profondes de ton échec à disserter sur des sujets généraux, corrigée non par un prof pouvant avoir de l'empathie mais par des anonymes qui ne vérifieront (en principe) que ta capacité à les traiter en utilisant et organisant tes connaissances. 

Ce n'est pas au bac de s'abaisser mais aux postulants bacheliers de s'y élever. Et l'accès au Supérieur n'est en rien un droit automatique mais un honneur. En tout cas, c'était la vieille conception de l'Université, avant que ses diplômes ne se transforment en chiffons de papier. 

Je sais pourquoi je me suis plantée par trois fois au bac et les problèmes initiaux que j'avais n'a jamais été pris en compte par la majorité de mes profs. Être inadapté au système scolaire telle qu'il est est une chose, mais avoir une phobie scolaire que les profs tournaient en dérision (au début des années 2000, c'était un truc d'inconnu) qui s'est transformée en une peur panique quasiment handicapante du moindre devoir écrit ou du moindre examen est beaucoup plus problématique. Les différences de note entre un devoir maison et un devoir sur table étaient flagrants (je n'ai jamais été sous-notée ou au contraire, sur-notée) mais personne ne s'étaient interrogée sur des différences. Les seuls devoirs sur table que je réussissais au lycée étaient ceux en histoire-géographie en première car le prof ne prévenait jamais lorsqu'il prévoyait un devoir sur table.

Les notes que j'ai eu au-dessus de 15 au bac étaient sur des sujets sur lesquels j'avais fait des impasses monumentales.

A la fac, je me suis retrouvée dans mon éléments car les méthodes de travail, ainsi que l'organisation de mon travail, étaient adaptées pour la fac mais pas pour le lycée. Mais le problème de la grosse différence de notes entre les devoirs maison et les devoir sur table est restée et qu'à la fac, les examens comptent pour 60% de la note globale et le contrôle continu pour 40% qui conditionne le passage au niveau supérieur quand on est inscrit en examen avec contrôle continu.

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