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Amnésie traumatique : comment peut-on "oublier" un viol ?


Kira

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Animatrice, Fille infréquentable, 84ans Posté(e)
Kira Animatrice 28 965 messages
84ans‚ Fille infréquentable,
Posté(e)

Psychiatre et fondatrice de l'association Mémoire traumatique et victimologie, Muriel Salmona explique comment certaines victimes oublient cet événement traumatique pour continuer de vivre... jusqu'à l'explosion.

amnésie_traumatique.jpg

Plus de vingt ans après l'agression, Flavie Flament raconte dans son livre La consolation (1) comment sa mémoire a détonné d'un coup. Les images, en flash, lui sont revenues, mettant des faits sur une tristesse omniprésente : elle a été violée à 13 ans. Grâce à l'encadrement de psychologues, l'animatrice de RTL a pu dénouer ce passé traumatisant pour s'en libérer, passé 38 ans (et le délai de prescription pour poursuivre son agresseur). La psychiatre et fondatrice de l'association Mémoire traumatique et victimologie, Muriel Salmona nous explique comment l'amnésie post-traumatique peut invisibiliser un épisode aussi dramatique pendant plusieurs décennies.

suite de l'article

http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/amnesie-traumatique-comment-peut-on-oublier-un-viol-251016-117468

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Membre, Posté(e)
Rodolphe YTTRIUM Membre 2 501 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je suis content que l'on re-découvre à cette occasion, ce que l'on sait depuis longtemps : Le viol peut provoquer un traumatisme -surtout chez un enfant- dont la conséquence la plus spectaculaire est l'oubli de l'évènement en question. Malheureusement cet "oubli" ne signifie pas son éffacement dans la mémoire, et il peut revenir soit sous forme de cauchemars que l'on vit endormis mais que l'on oublie aussitôt réveillés ou de mal-êtres inexpliqués dans certaines circonstances évoquant le viol (par exemple). Il en va de même pour un grand nombre d'autres traumas : guerre, attentats, accidents etc.

J'ai le souvenir de quelqu'un qui était entré en collision avec un camion et en était sorti gravement blessé. Des années après, malgré tous ses éfforts, il lui était impossible de se souvenir d'autre chose que le camion avec lequel il était sur le point d'entrer en collision et après : trou noir total et reveil dans une chambre d'hôpital !! Et pourtant il savait très bien "comment" l'accident s'était déroulé, mais c'est comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre...

Les gens qui s'occupent de victimes d'attentats (surtout à la bombe) savent qsu'il est capital que la victime puisse parler aussitôt et raconter ce qu'elle vient de vivre. Sinon le traumatisme va "s'engrammer" dans le cerveau et il sera très difficile voire impossible de le rendre "conscient" à nouveau.

Je ne peux pas m'empêcher de penser aux poilus de la guerre de 14 !!! Il n'y avait pas de "cellules psychologiques" dans ce temps-là !!!

Et cette psy a parfaitement raison : même si ça peut prendre de très nombreuses années, le seul et unique moyen dont on dispose est la parole. Faire "parler" la victime.

Alors évidemment, lorsqu'il s'agit de jeunes enfants encore sous "l'emprise" de l'auteur des faits ...

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

Le refoulement est un mecanisme de defense. Lorsque la conscience est menacée par des affects trop puissants liés à un evenement traumatisant, celle-ci peut, par une sorte de reflexe de protection, les maintenir hors du champ conscient. Tout le problème avec ce qui est refoulé, c'est que celui-ci tôt ou tard peut faire retour. Dans tous les cas,ce qui est refoulé ne disparait jamais. C'est comme de la poussière qu'on aurait mis sous le tapis. Ce n'est pas parce-qu'on ne la voit pas qu'elle a disparu, en quelque sorte.

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Membre, Posté(e)
Rodolphe YTTRIUM Membre 2 501 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Cela dit il ne faut surtout pas, comme je l'ai déjà entendu, considérer le refoulement comme quelque chose de négatif...Bien au contraire il nous "sauve la vie" exactement comme le fait un disjoncteur pour eviter l'incendie d'une maison. C'est plutôt cela que l'on devrait appeller "pêter les plombs". Dans le cas de viols et surtout de simples "gestes déplacés" de la part d'un parent, à en juger par le nombre de filles qui en sont victimes dans le cadre de leur famille, j'ai l'impression que la plupart des victimes "n'ont pas réalisé" ce qui leur était arrivé. J'ai entendu un certain nombre de femmes qui ont "re-découvert" des scènes de leur enfance avec une totale stupéfaction et qui ont mis du temps à accepter que (par exemple) ce père qu'elles aimait tant et en qui elles avaient tellement confiance ait pu "leur faire ça"

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