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Numérique et utopie soixantehuitarde


Lineole

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Pour l'historien Fred Turner, qui retrace la filiation entre les idéaux communautaires des années 60 et la vision d'un Internet comme espace de salut pour l'individu et le collectif, le pouvoir de fascination des réseaux est plus vivant que jamais et nourrit l'idéologie de l'économie numérique autant que les marges d'Internet. Selon lui, tant que la politique sera laissée de côté, aucun ordinateur ne changera le monde.

L’historien américain Fred Turner, de passage à Paris pour donner deux conférences, revient sur sa thèse iconoclaste: selon ce chercheur qui enseigne au département des sciences de la communication de l’université de Stanford, tous les éléments de l’utopie numérique, qui voit dans l’avènement de la micro-informatique et des réseaux dématérialisés le moyen pour l’individu de s’émanciper d’une société hiérarchique, bureaucratique et aliénante, remontent à la contre-culture développée par les hippies de la côte Ouest dans les années 60.

http://www.slate.fr/story/95899/fred-turner-technologies

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Membre, 155ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 155ans‚
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Ce type raconte que des conneries, voilà ce que j'en pense.

-Deja c'est une connerie de faire des espèces d'analyses sociologiques des hippies, comme si quelque chose d'autre que la jeunesse et l'envie d'autre chose les reliait : ça venait de partout et touchait toutes les classes etc.

-Ensuite les amalgamer dans une identité c'est complètement crétin aussi, dans la mesure ou l'identité en question avait en gros une gueule de rêve et basta.

-Ensuite faire d'un mouvement énorme une préfiguration de je-ne-sais qu'elle communauté internet parce que quelques pelés se sont branchés web ensuite ça continue à être n'importe quoi.

-Ensuite c'est pas des envies de communautés qui font passer aux communautés numériques, mais ça va pas la tête, quel rapport ?

-Ensuite je passe les clichés à deux balles sur les communautés "incroyablement conservatrices", quelle idiotie, quelle propagande de merde ! Pourquoi les types auraient été plus "reacs" que les autres ? Le n'importe quoi continue. Simplement quand ça commençait à prendre l'eau, les types sortaient du rêve avec leur connerie spécifique comme tout un chacun, avec la désillusion en plus... faute sans doute d'avoir été confrontés à autre chose que ce rêve. L'éducation et les conditionnements culturels des uns et des autres ressortaient alors sans solution de rechange, devant la triste désagrégation du rêve et le retour à la case départ : bonjour la redescente chez "merde in USA"

-Ensuite faudrait voir combien ça faisait de personnes, le mouvement hippie, par rapport à la population etat-unienne, avant que de dire que les entrepreneurs et fans de web ne pourraient être que les descendants des hippies. Un sur cent ? Et ce serait précisément ceux-là qui auraient squatté tous les postes ? Ouais ouais ouais. Ils ont pas des historiens aux States ?

-Pour finir, entre les années 60 et aujourd'hui, il s'est écoulé le même laps de temps qu'entre l'avant-guerre de 14 et les hippies. Devrait faire les liens de causes à effets le gars, qu'on rigole...

Enfin bref, on serait pas très étonné que ce genre de publication participe du mot d'ordre actuel de rayer de la carte toute cette période de l'histoire pour bien faire passer les mots d'ordres individualistes, réac et moraux qui foisonnent aujourd'hui. Un devoir de mémoire pour la 2° guerre mondiale dont ils savent pas quoi comprendre, un devoir d'oubli pour les années 60 dont on dirait qu'ils ont plus envie d'éviter le retour que celui de l'autre, les chatons qui nous gouvernent.

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Membre, Posté(e)
voileux Membre 7 181 messages
Mentor‚
Posté(e)

Ce type raconte que des conneries, voilà ce que j'en pense.

-Deja c'est une connerie de faire des espèces d'analyses sociologiques des hippies, comme si quelque chose d'autre que la jeunesse et l'envie d'autre chose les reliait : ça venait de partout et touchait toutes les classes etc.

-Ensuite les amalgamer dans une identité c'est complètement crétin aussi, dans la mesure ou l'identité en question avait en gros une gueule de rêve et basta.

-Ensuite faire d'un mouvement énorme une préfiguration de je-ne-sais qu'elle communauté internet parce que quelques pelés se sont branchés web ensuite ça continue à être n'importe quoi.

-Ensuite c'est pas des envies de communautés qui font passer aux communautés numériques, mais ça va pas la tête, quel rapport ?

-Ensuite je passe les clichés à deux balles sur les communautés "incroyablement conservatrices", quelle idiotie, quelle propagande de merde ! Pourquoi les types auraient été plus "reacs" que les autres ? Le n'importe quoi continue. Simplement quand ça commençait à prendre l'eau, les types sortaient du rêve avec leur connerie spécifique comme tout un chacun, avec la désillusion en plus... faute sans doute d'avoir été confrontés à autre chose que ce rêve. L'éducation et les conditionnements culturels des uns et des autres ressortaient alors sans solution de rechange, devant la triste désagrégation du rêve et le retour à la case départ : bonjour la redescente chez "merde in USA"

-Ensuite faudrait voir combien ça faisait de personnes, le mouvement hippie, par rapport à la population etat-unienne, avant que de dire que les entrepreneurs et fans de web ne pourraient être que les descendants des hippies. Un sur cent ? Et ce serait précisément ceux-là qui auraient squatté tous les postes ? Ouais ouais ouais. Ils ont pas des historiens aux States ?

-Pour finir, entre les années 60 et aujourd'hui, il s'est écoulé le même laps de temps qu'entre l'avant-guerre de 14 et les hippies. Devrait faire les liens de causes à effets le gars, qu'on rigole...

Enfin bref, on serait pas très étonné que ce genre de publication participe du mot d'ordre actuel de rayer de la carte toute cette période de l'histoire pour bien faire passer les mots d'ordres individualistes, réac et moraux qui foisonnent aujourd'hui. Un devoir de mémoire pour la 2° guerre mondiale dont ils savent pas quoi comprendre, un devoir d'oubli pour les années 60 dont on dirait qu'ils ont plus envie d'éviter le retour que celui de l'autre, les chatons qui nous gouvernent.

Je partage entièrement ton avis, de plus le titre est trompeur car 68 tard sous entend français et dans ce cas précis ils ne sont pas concernés...De plus voir un rapport entre l'amérique (parait il fasciste ) j'avoue rester perplexe..http://fredturner.stanford.edu/

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Membre, 68ans Posté(e)
jacky29 Membre 21 988 messages
Maitre des forums‚ 68ans‚
Posté(e)

Ce type raconte que des conneries, voilà ce que j'en pense.

-Deja c'est une connerie de faire des espèces d'analyses sociologiques des hippies, comme si quelque chose d'autre que la jeunesse et l'envie d'autre chose les reliait : ça venait de partout et touchait toutes les classes etc.

-Ensuite les amalgamer dans une identité c'est complètement crétin aussi, dans la mesure ou l'identité en question avait en gros une gueule de rêve et basta.

-Ensuite faire d'un mouvement énorme une préfiguration de je-ne-sais qu'elle communauté internet parce que quelques pelés se sont branchés web ensuite ça continue à être n'importe quoi.

-Ensuite c'est pas des envies de communautés qui font passer aux communautés numériques, mais ça va pas la tête, quel rapport ?

-Ensuite je passe les clichés à deux balles sur les communautés "incroyablement conservatrices", quelle idiotie, quelle propagande de merde ! Pourquoi les types auraient été plus "reacs" que les autres ? Le n'importe quoi continue. Simplement quand ça commençait à prendre l'eau, les types sortaient du rêve avec leur connerie spécifique comme tout un chacun, avec la désillusion en plus... faute sans doute d'avoir été confrontés à autre chose que ce rêve. L'éducation et les conditionnements culturels des uns et des autres ressortaient alors sans solution de rechange, devant la triste désagrégation du rêve et le retour à la case départ : bonjour la redescente chez "merde in USA"

-Ensuite faudrait voir combien ça faisait de personnes, le mouvement hippie, par rapport à la population etat-unienne, avant que de dire que les entrepreneurs et fans de web ne pourraient être que les descendants des hippies. Un sur cent ? Et ce serait précisément ceux-là qui auraient squatté tous les postes ? Ouais ouais ouais. Ils ont pas des historiens aux States ?

-Pour finir, entre les années 60 et aujourd'hui, il s'est écoulé le même laps de temps qu'entre l'avant-guerre de 14 et les hippies. Devrait faire les liens de causes à effets le gars, qu'on rigole...

Enfin bref, on serait pas très étonné que ce genre de publication participe du mot d'ordre actuel de rayer de la carte toute cette période de l'histoire pour bien faire passer les mots d'ordres individualistes, réac et moraux qui foisonnent aujourd'hui. Un devoir de mémoire pour la 2° guerre mondiale dont ils savent pas quoi comprendre, un devoir d'oubli pour les années 60 dont on dirait qu'ils ont plus envie d'éviter le retour que celui de l'autre, les chatons qui nous gouvernent.

bonjour chapati, je me souviens de la lecture "des clochards célestes" et de "sur la route"... sans oublier les premières manifs contre la guerre du Vietnam et pour soutenir l'égalité des droits entre blancs et noirs... que de souvenirs!!!! à+, jacky.

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