Aller au contenu

Dépénalisation du cannabis : un grand médecin relance le débat


Invité 187

Messages recommandés

Invité 187
Invités, Posté(e)
Invité 187
Invité 187 Invités 0 message
Posté(e)

Dépénalisation du cannabis : un grand médecin relance le débat

Un éminent professeur jette un pavé dans la mare en proposant, ce vendredi lors d'un congrès de pneumologie, de revenir sur l'interdiction de ce stupéfiant.

On ne s'attendait guère à entendre des arguments en faveur de la dépénalisation du cannabis venir de ce côté-là. Le débat est relancé de façon inattendue et cela vient d'un médecin. Le professeur Bertrand Dautzenberg (lire interview ci-dessous), éminent pneumologue, a pris position pour une dépénalisation encadrée de cette drogue dont la consommation ne cesse d'augmenter.

Une des preuves, selon lui, de l'inefficacité de la prohibition totale, en vigueur depuis 1970. Ses propositions vont être débattues ce vendredi à Lille (Nord) lors du 20e congrès de pneumologie de langue française.

Un médecin aura-t-il plus de poids que les politiques, les seuls à avoir parlé de dépénalisation contrôlée, à l'instar d'un Vincent Peillon (PS), alors ministre de l'Education, ou qu'un Daniel Vaillant (PS), alors député de Paris et ancien ministre de l'Intérieur ? « Puisque les politiques n'osent pas bouger, parce qu'il leur est impossible de parler de ça sans se faire descendre en flamme, c'est à la société civile d'initier ce débat », justifie Bertrand Dautzenberg. Dans son livre, « Drogues : sortir de l'impasse »*, Anne Coppel, sociologue et fondatrice de l'AFR (Association française pour la réduction des risques liés à l'usage des drogues), décrit cette sclérose dès l'introduction : « Défenseurs de l'ordre moral d'un côté, libertaires de l'autre, le débat public est enfermé dans des positions de principe. »

Le professeur Dautzenberg, ex-président de l'Office français de prévention du tabagisme, met un sacré coup de pied dans la fourmilière, même si sa position n'est pas unanime parmi ses pairs. Alors que 17 millions de Français ont déjà fumé un joint, que les jeunes reconnaissent sans détour en consommer, plus question de se voiler la face et de ne répondre qu'à ce fléau par une interdiction de façade. Les consommateurs sont hors la loi. La peine se traduit le plus souvent par une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 € mais l'emprisonnement reste exceptionnel.

...

5495891_1.JPG

LE PARISIEN

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

  • 3 semaines après...
Annonces
Maintenant
Membre, 35ans Posté(e)
Snowboarder Membre 12 messages
Baby Forumeur‚ 35ans‚
Posté(e)

Pour : Des milliards dans les caisses de l'Etat (en ces temps de crise, ce serait bienvenu), Un trafic tué dans l'œuf

Contre : La santé publique mise à mal, La mortalité qui grimpe en flèche

Bilan : Essayons ! Ca changera peu du tabac pour les contre.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

au vu du tableau proposé en référence ,il est évident qu'il n'y a pas de hausse de consommation liée à la facilité d'approvisionnement ...

l'interdit joue plutôt un rôle de transgression valorisant ....

les contre la légalisation (comme moi ,il y a quelques années) pronostiquaient une explosion de la consommation de cannabis dans les pays qui autorisent cette légalisation ,or il en a été autrement ....

En revanche est ce que cela a impacté la consommation de drogues "dures" est une question qu'il faut se poser

"Les Pays-Bas n'ont pas assisté à une hausse de la consommation, mais à la naissance du narco-tourisme, susceptible aussi de se développer en France si le cannabis était légalisé. Ceci dit, aux Pays-Bas, le véritable danger réside ailleurs. Bien souvent, quand un usager sort défoncé d'un coffee shop, des dealers attendent un peu plus loin, pour vendre des produits autrement plus dangereux tels que de la cocaïne."

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×