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Le procès qui transforma Hollywood


January

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 552 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Si aujourd’hui les stars de cinéma peuvent imposer leurs conditions aux producteurs, elles le doivent à une femme : Olivia De Havilland. La douce Mélanie de « Autant en emporte le vent » est à l’origine d’une jurisprudence décisive pour la défense des droits des acteurs contre l’arbitraire des studios…

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Pendant l’âge d’or d’Hollywood (1930-50), la quasi-totalité des acteurs de renom sont employés à temps plein par l’un des grands studios : MGM, Warner, Paramount, Fox, RKO. Ils n’ont pas le choix de leurs films et les cadences sont infernales. Endormis chaque soir à coup de somnifères, réveillés le matin aux amphétamines et maintenus debout par l’alcool et la cigarette, beaucoup paient d’un décès prématuré cette existence délirante. « Nous n’avions pas de syndicats et on nous faisait travailler jusqu’à la mort », a raconté dans ses mémoires Myrna Loy, l’une des stars les plus sensuelles de l’époque. « Mon contrat est ridicule. Je n’ai aucune protection », écrit en 1939 Bette Davis, alors vedette la plus célébrée du cinéma américain, à Jack Warner, patron et fondateur du studio qui porte son nom.

Parmi les quatre frères Warner, Jack était le plus intraitable avec ses salariés, c’était aussi le plus dur en affaires et le plus malin. Plusieurs coups de génie lui ont permis d’imposer son studio comme le challenger de la toute-puissante Metro Goldwyn Mayer. Tout d’abord en pariant sur le cinéma parlant. La sortie du Chanteur de Jazz, le 6 octobre 1927, préfigure une révolution qui, en trois ans, va bouleverser l’industrie du film et donner une longueur d’avance à son studio. Mais un film Warner, c’est aussi un ton inimitable. Au début des années 30, alors que l’Amérique est plongée dans la grande dépression, la Warner se distingue en produisant un cinéma avec un regard social, de la brutalité, du sexe – aux antipodes de la doucereuse usine à rêves de la MGM.

A partir de 1934, Hollywood applique un code d’autocensure sévère, inspiré par les ligues de vertu. Jack Warner se positionne alors sur des films à grand spectacle, où les femmes ne sont pas le moteur de l’action mais où une présence féminine apporte le piment indispensable. Il recrute un quasi-inconnu, l’Australien Errol Flynn, pour incarner le rôle-titre du Capitaine Blood dans ce qui restera un des films de « flibuste » fondateurs. Pour lui donner la réplique, Warner choisit également une débutante : Olivia De Havilland.

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Jack Warner est sensible à l’allure de porcelaine fragile de cette jeune Anglaise de 19 ans, née à Tokyo et installée en Californie. Il l’a rencontrée grâce au metteur en scène autrichien Max Reinhardt, et lui a offert son premier rôle au cinéma dans l’adaptation filmée du Songe d’une nuit d’été. Le producteur ne sait pas encore combien, malgré les apparences, elle va lui donner de fil à retordre, sonnant le glas de la domination arbitraire que les patrons de studios exerçaient sur leurs acteurs…

Suite http://www.lesechos....ood-1185935.php

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 552 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Olivia de Havilland hier, aujourd'hui, 99 ans.

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Membre, Posté(e)
Rozmador Membre 59 messages
Baby Forumeur‚
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Mais les gens ici ont vraiment 90 et 100 ans?

(Désolé si ce fut vexant)

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Membre, 44ans Posté(e)
Maxence22 Membre 8 789 messages
Forumeur accro‚ 44ans‚
Posté(e)

Tu n'es pas vexant, juste hors sujet.

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