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La voie vers la Vérité...


jean ghislain

La Vérité...  

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47ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Forumeur alchimiste‚ 47ans
Posté(e)

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », nous dit Descartes dans le Discours de la méthode – et il veut dire par-là que chacun dispose de son jugement pour faire les meilleurs choix possibles dans la vie. Mais seulement est-ce que tout le monde l'utilise – cette capacité à bien juger ? Là réside le problème... qu'est-ce qui fait la différence entre celui qui a tord d'avec celui qui a plutôt raison ? Y a-t-il un moyen pour être le plus souvent dans le vrai que dans le faux ?

Il y en a beaucoup qui recherche la vérité sans jamais la trouver, et même s'ils ont beau lire des centaines et des centaines de livres, ils se perdront toujours dans des pensées vaines, n'arrivant pas aboutir à quoique ce soit. Or, nous dit Descartes dans les Règles pour la direction de l'esprit : « Mieux vaut ne jamais songer à chercher la vérité sur aucune chose, que de le faire sans méthode » . Voilà donc le conseil de Descartes : la méthode, rien que la méthode et toujours la méthode ! Et quelles sont ces règles que l'on doit suivre afin que l'on soit conduit d'une façon sûre à de justes résultats ?

La règle fondamentale de Descartes est le doute. On appelle cela le « doute cartésien » , qu' il ne faudra pas confondre avec le « doute sceptique » (ce dernier est celui des philosophes sceptiques qui doutent de tout, ne voulant donc pas fonder de vérités, et où tout est relatif à de simples opinions). Mais le doute cartésien est plus un examen de la pensée, qui écarte les propositions qui ne tiennent pas debout, les simples conjectures allant contre la logique, et en général tout ce qui dénote de la moindre incertitude sur ce qui est avancé. Alors, après ce doute, il est permis de retenir les propositions vraies qui ont passé le crible de la logique, et de conclure à partir d'elles à de nouvelles propositions – ainsi peut avancer la pensée, selon Descartes, c'est-à-dire avec méthode en suivant le premier principe de pouvoir douter, de remettre en question nos soi-disant certitudes.

Qui plus est, sur ce chemin de la vérité, Descartes nous encourage à développer notre culture scientifique, notamment en se mettant à l'exercice des mathématiques : « Il faut apprendre l'arithmétique et la géométrie […] pour avoir une certitude égale aux démonstrations de l'arithmétique et de la géométrie ». Ainsi on peut acquérir un esprit d'analyse, qui résout les problèmes en les décomposant en autant de difficultés qui viendraient à barrer le cheminement du raisonnement, puisqu'il ferait l'objet d'un doute. À la suite de quoi, en résolvant par ordre de difficulté les embarras qui sont alors décelés, on en vient à éclaircir la voie vers des conclusions justes, auxquelles on ne serait pas parvenu d'emblée sans la méthode de la logique mathématique.

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Samuel_33 Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚
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Vrai

Je suis propriétaire d'un gym et entraineur

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deja-utilise Membre 5 198 messages
If you don't want, you Kant... ‚
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Prenons Descartes à son propre jeu,

à partir du doute il construit sa méthode philosophique, mais il est permis de douter de douter, autrement dit on peut avoir des certitudes. On vient de s'économiser la relecture du bouquin en une ligne!

Ensuite, le souci du raisonnement analytique, comme le syllogisme qui n'en est qu'un cas particulier, c'est que l'on ne peut guère construire de vérité réelle en restant à l'intérieur d'un système de déductions, car contrairement à la mathématique qui n'a pas nécessité de coller à la réalité, la philosophie elle se doit d'y correspondre, et dans ce cas seule l'expérience nous permet d'accéder à celle-ci, il est assez rare de déduire par exemple en physique, en général on construit ou on découvre les lois ou la théorie à partir de constatations, de faits, résultats assemblés en un tout cohérent et qui décrit bien les faits, les mesures, c'est une sorte de condensé, de résumé des observations, où il ne subsiste que l'information pertinente. Parfois, on arrive à faire des analogies non vues d'un premier abord, et rarement on découvre un phénomène prévisible mais non observé, c'est à dire que la méthode analytique est très marginale dans notre compréhension du monde, nos découvertes et notre compréhension sont très largement empiristes.

Je crois qu'il était bien trop optimiste avec ces trouvailles, et nos vérités sont valables tant qu'elles ne sont pas remises en cause par une nouvelle expérience/observation, par exemple, jusqu'à présent dans le règne animal, le mâle avait éventuellement un pénis, et la femelle éventuellement un vagin, soit ils en étaient pourvus dans cet ordre, soit il n'en avait pas, jusqu'à ce que l'on découvre récemment une bestiole au Brésil qui remet en cause cette vision muli-centenaire, car c'est la femelle qui possède un pénis, et le mâle un vagin! Comme quoi seule l'expérience, les faits comptent, pas ce que l'on pense, ou du moins dans un marge de manoeuvre assez restreinte, en tout cas pas à la hauteur des attentes de sieur Descartes.

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Invité elbaid
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Invité elbaid
Invité elbaid Invités 0 message
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à partir du doute il construit sa méthode philosophique, mais il est permis de douter de douter, autrement dit on peut avoir des certitudes. On vient de s'économiser la relecture du bouquin en une ligne!

voila j'aime bien , c'est du light .

c'est comme la question du sens . l'homme se pose sans arrêt la question du sens , seulement la question du sens a t'elle un sens ?

J'aime bien le coups du vagin mâle , et la kekete femelle ...

reste à savoir comment on détermine un sexe ? c'est quoi cet animal ? encore une connerie ça...mdr

et la phénoménologie , c'est pas une bonne méthode ?

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36ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 15 617 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
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La règle fondamentale de Descartes est le doute. On appelle cela le « doute cartésien » , qu' il ne faudra pas confondre avec le « doute sceptique » (ce dernier est celui des philosophes sceptiques qui doutent de tout, ne voulant donc pas fonder de vérités, et où tout est relatif à de simples opinions). Mais le doute cartésien est plus un examen de la pensée, qui écarte les propositions qui ne tiennent pas debout, les simples conjectures allant contre la logique, et en général tout ce qui dénote de la moindre incertitude sur ce qui est avancé. Alors, après ce doute, il est permis de retenir les propositions vraies qui ont passé le crible de la logique, et de conclure à partir d'elles à de nouvelles propositions – ainsi peut avancer la pensée, selon Descartes, c'est-à-dire avec méthode en suivant le premier principe de pouvoir douter, de remettre en question nos soi-disant certitudes.

Qui plus est, sur ce chemin de la vérité, Descartes nous encourage à développer notre culture scientifique, notamment en se mettant à l'exercice des mathématiques : « Il faut apprendre l'arithmétique et la géométrie […] pour avoir une certitude égale aux démonstrations de l'arithmétique et de la géométrie ». Ainsi on peut acquérir un esprit d'analyse, qui résout les problèmes en les décomposant en autant de difficultés qui viendraient à barrer le cheminement du raisonnement, puisqu'il ferait l'objet d'un doute. À la suite de quoi, en résolvant par ordre de difficulté les embarras qui sont alors décelés, on en vient à éclaircir la voie vers des conclusions justes, auxquelles on ne serait pas parvenu d'emblée sans la méthode de la logique mathématique.

C'est vrai et faux à la fois de dire que le doute cartésien se distingue du doute sceptique.

Descartes est le premier à poser dans toute son ampleur le doute sceptique avec son hypothèse du malin génie et du Dieu trompeur (et autres scénarios du rêve éveillé qui sont du même acabit). Son objectif est de développer une méthode suffisamment rigoureuse pour que la philosophie, à l'image des sciences, puisse arriver graduellement vers des vérités de plus en plus élaborées et rigoureusement démontrées.

Comme je le disais, tout part chez Descartes de l'hypothèse du malin génie (d'où sortent le cogito et la preuve ontologique). Le doute cartésien est bien identique au doute sceptique, sauf à considérer que la solution cartésienne (cogito + preuve ontologique + dieu trompeur auto-contradictoire) soit la bonne.

Prenons Descartes à son propre jeu,

à partir du doute il construit sa méthode philosophique, mais il est permis de douter de douter, autrement dit on peut avoir des certitudes. On vient de s'économiser la relecture du bouquin en une ligne!

Bonsoir,

Je ne sais pas d'où vient que ce sophisme soit si répandu, car il me semble bien qu'il s'agisse d'un sophisme qui contrevient à l'expérience de doute quotidienne la plus courante.

Douter de douter que P? Il faudrait plutôt parler de doute à l'égard du fait que les raisons de douter que P soient les bonnes. Mais douter que nos raisons de douter soient véritablement les bonnes n'annule pas le doute, bien au contraire il le rend plus dramatique et frustrant encore.

Prenons un exemple : J'ai vu la silhouette d'un singe qui grimpait rapidement dans un arbre lorsqu'il a remarqué ma présence et j'ai cru reconnaître un singe à queue préhensile. C'est là que surgit le doute (qui surgit toujours avec sa raison propre) : je suis en Europe et les singes à queue préhensile sont tous habitants de l'Amérique du sud. Et là je peux même douter des propres raisons de mon doute : peut-être ce singe se serait-il échappé du zoo qui est tout proche?

Au final, je ne suis pas plus assuré de ma première impression à la première ou à la seconde étape. Comme je tente souvent de l'expliquer, douter que les raisons de douter que P soient de bonnes raisons, c'est encore douter que P.

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deja-utilise Membre 5 198 messages
If you don't want, you Kant... ‚
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nothing.pngdeja-utilise, le 02 juillet 2014 - 17:31, dit :

Prenons Descartes à son propre jeu,

à partir du doute il construit sa méthode philosophique, mais il est permis de douter de douter, autrement dit on peut avoir des certitudes. On vient de s'économiser la relecture du bouquin en une ligne!

Je ne sais pas d'où vient que ce sophisme soit si répandu, car il me semble bien qu'il s'agisse d'un sophisme qui contrevient à l'expérience de doute quotidienne la plus courante.

Douter de douter que P? Il faudrait plutôt parler de doute à l'égard du fait que les raisons de douter que P soient les bonnes. Mais douter que nos raisons de douter soient véritablement les bonnes n'annule pas le doute, bien au contraire il le rend plus dramatique et frustrant encore.

Hello,

Je t'ai effectivement déjà vu expliciter la chose, que je ne remets pas en cause, sauf que si tu regardes bien, j'ai expressément écrit douter de douter, et non pas douter de douter que/de...

C'est l'acte lui même de douter dont je discute, pas sur quoi il porte!

Si par exemple je remplace douter, par "remettre en cause", il vient: remettre en cause ( le fait de ) remettre en cause, ou encore par " je ne suis pas sûr", cela donne: je ne suis pas sûr que je ne sois pas sûr. C'est à dire qu'on peut avoir la possibilité de ne pas remettre cause ou d'être sûr au final, ce n'est pas exclu. c'est presque la négation de la négation, mais comme elle n'était pas totale au départ, le résultat ne peut pas être entièrement positif, mais on a inversé la position/les proportions, car moins j'étais persuadé, et plus cette incertitude se renversera elle-même en s'appliquant à elle, elle s'auto-annihile, et donc plus la résultante sera probable, on est quelque part entre c'est faux que c'est faux ( donc c'est vrai ), et c'est vrai que c'est vrai , où faux représente le doute "certain", et le vrai ce qui n'est pas douteux. Tu vois?

C'est de la logique pure, mais floue. ( comme une porte qui ne touche plus le dormant, n'est ni ouverte ni fermée, mais elle est plus proche de l'état ouvert ou fermé, et donc l'inverse de ce constat, conduit à avoir une porte plus proche de fermée, resp. ouverte )

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36ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 15 617 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

Je comprends mieux alors, mais mettre en cause le fait même de pratiquer le doute c'est moins mettre en cause Descartes que mettre en cause la philosophie elle-même et la pratique intellectuelle de son raisonnement (qui procède bel et bien par le doute et l'examen généralisé des opinions).

D'autre part il me semble que nous ne choisissons pas de douter ou de ne pas douter. Cela me semble une absurdité, car il n'y a que deux alternatives : soit nous percevons un scénario alternatif pour expliquer les faits, et nous ne pouvons plus ignorer ce scénario, et nous doutons, soit nous ne percevons pas de scénario alternatif, et nous croyons savoir (peut-être même sans en être conscients).

Le doute ne se choisit pas : il est comme ces pièges à loups qui se referment d'autant plus serré que l'individu se débat (ou débat avec lui-même). Ce qui peut se choisir (et là encore je n'en suis pas sûr) c'est de "cesser de se prendre la tête" comme on dit couramment.

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deja-utilise Membre 5 198 messages
If you don't want, you Kant... ‚
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c'est comme la question du sens . l'homme se pose sans arrêt la question du sens , seulement la question du sens a t'elle un sens ?

Dans la même veine, en tout cas.

J'aime bien le coups du vagin mâle , et la kekete femelle ...

reste à savoir comment on détermine un sexe ? c'est quoi cet animal ? encore une connerie ça...mdr

http://www.scilogs.fr/best-of-bestioles/inversion-sexuelle-pour-couple-bresilien/

et la phénoménologie , c'est pas une bonne méthode ?

Si, elle est appliquée en science, mais pas uniquement.

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deja-utilise Membre 5 198 messages
If you don't want, you Kant... ‚
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D'autre part il me semble que nous ne choisissons pas de douter ou de ne pas douter. Cela me semble une absurdité, car il n'y a que deux alternatives : soit nous percevons un scénario alternatif pour expliquer les faits, et nous ne pouvons plus ignorer ce scénario, et nous doutons, soit nous ne percevons pas de scénario alternatif, et nous croyons savoir (peut-être même sans en être conscients).

Le doute ne se choisit pas : il est comme ces pièges à loups qui se referment d'autant plus serré que l'individu se débat (ou débat avec lui-même). Ce qui peut se choisir (et là encore je n'en suis pas sûr) c'est de "cesser de se prendre la tête" comme on dit couramment.

Je ne suis pas convaincu qu'il faille un autre scénario pour que le doute naisse, et si je reprends René dans ces tergiversations, il stipulait que l'animal n'était qu'un automate, et à l'époque où j'ai lu son oeuvre, et sans autre modèle explicatif, je me suis mis à douter fortement de cette affirmation ( bien avant les dernières découvertes éthologiques confirmant mes soupçons ).

De même pour le tout génétique, il n'y avait aucun autre modèle explicatif, et pourtant le doute s'est immiscé dans la tête des chercheurs il y une dizaine d'années.

Le doute peut devenir un comportement, dû au fait d'avoir subi d'innombrables déboires par le passé, que ce que l'on tenait pour acquis c'est révélé faux ou erroné, c'est à dire que face à une nouvelle connaissance, et même si rien ne la contredit pour l'heure, on peut être sceptique sur sa véracité, émettre des réserves. Ainsi en va t-il, d'un nouvel homme/femme politique, comme dans la mesure où nous n'avons pas plus d'informations que ça sur cette personne, mais que la très grande majorité de politiciens de sont révélés non fiables, on peut raisonnablement douter de cette nouvelle recru.

Et même si le fait est unique, comme l'intrication quantique, on peut encore avoir des réserves sur la pertinence des explications, alors qu'il n'y a aucun autre référent, ni eu d'antécédent.

Le doute peut donc s'imposer à nous, ou on peut le provoquer, car comme "on ne trouve que ce que l'on cherche", on ne doute que de ce que l'on cherche à comprendre, celui ou celle qui reste à l'intérieur de la sphère des connaissances ne ressentira pas nécessairement le besoin/envie de douter, contrairement à ceux qui viendront titiller les frontières de celles-ci.

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