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suite du roman, donnez votre avis bisous les petits loups


cyaon-le-cynique

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cyaon-le-cynique Membre 9 messages
Baby Forumeur‚
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Une pierre siffla à ses oreilles. Ali s'immobilisa tétanisé par ce bruit. Les chrétiens venaient encore de lui tendre une embuscade. Décidément pensa t'il , impossible d'en finir  avec cette maudite engeance.

Il tourna la tête et regarda autour de lui . Toutes les routes étaient coupé. Il était  fait comme un rat. Il respira profondément et se prépara au combat.

Les quatre chrétiens avançaient doucement en se rapprochant pour lui bloquer le passage. Des sourires narquois , cyniques illuminaient leurs visages. Ils supputaient déjà qu’il allait enfin bouter l'envahisseur hors de France et….Cela les vivifiaient.

Ali calcula son coup. C'était simple .Il fallait d’abord démolir les deux premiers et se protéger ensuite des deux autres. Après…Inch Allah.

Le premier des chrétiens arriva à sa hauteur et lui lança un coup de pied mais Ali avait prévu le coup.Il pirouetta sur lui même pour

éviter le godillot ,et frappa le type d’un coup sec au foie. Le chrétien tomba en couinant,  se tenant le ventre a deux mains.

Un de moins se dit il, au suivant.

Pendant ce temps un deuxième tentait de le ceinturer par l'arrière mais mal lui en pris car notre bonhomme connaissait aussi cette façon de faire.

Son coude vif comme l'éclair frappa le second type qui chuta lourdement sur le sol à son tour.

Puis les deux autre se ruèrent sur lui, et le jetèrent à terre. Ali se mît en boule et adopta la position du fœtus.Il n'y avait plus que cela a faire.

Il tendit tous ses muscles pour forcer son corps a devenir dur comme la pierre, et la tête protégé par les mains , il attendit stoïquement la charge. C'était la curée et les gars n'allaient pas se gêner pour servir la bête.

Les  deux types frappaient comme des fous interloqué de tant de résistance mais rien n’y faisait. L’arabe bien protégé dans sa boule semblait invulnérable. 

Les coups devenaient moins violents, c'est le bon moment pensa Ali .

Profitant de l'imperfectible accalmie , Il se releva d'un coup sec en moulinant autour de lui de ses bras et de ses jambes pour libérer le terrain , et se sauva en courant.

Il courait maintenant comme un fou ,et savait que plus personne au monde ne pouvait l'arrêter . Il sauta d'un bond une haie à pieds joints , dégringola une colline et repris sa course effrénée vers la ferme de la grand mère.Ouf !Il était sauvé .

Arrivé devant la porte de la maison, il s'immobilisa pour remettre  de l'ordre dans ses vêtements , et entra sans frapper,

Comme d'habitude la grand mère était  assise devant sa machine à coudre , occupé à ses travaux d'aiguilles.

En le voyant  elle hocha la tête et dit

- toi tu t'es encore battu.Tu as vu dans quel état tu es?. T’as pas honte de toi ?

- Viens t'en  près de moi que je regarde ça de plus près.

Et Ben c'est du joli éructa t'elle.

-T as vu ta chemise ? Y a plus un seul bouton ,et que t'ai t'il encore arrivé?

- C'est les gars de l'école répondit Ali, ils m ont tendu une embuscade. Ils voulaient me casser la gueule.

- Bon sang s'écria la grand mère ,ça finira donc jamais ces histoires?

- Je ne sais pas dit Ali, ils peuvent pas me blairer les gars de l'école parce que je suis arabe, j'y suis pour rien, j'te j'jure.

- Peut être répondit elle pourtant, il faudra ben trouver une solution parce que ça peut pas durer comme ça...

Ali dodelina de la tête. Elle rêvait la grand mère.Il n y avait pas de solutions avec ses autochtones sauf  à les tuer tous ou à mourir.

L'ostrogoth devait leur laisser la place.Beau dire, beau faire, les nuages de sa superbe Normandie n'avaient pas fini d'inonder le blé assoiffé....

Ceci dit , la grand mère tout en parlant avec bien compris la situation mais n’avait pas de solutions pour résoudre ce problème.

Elle biaisa, et dit pour calmer le jeu .

-  Bon , Ben retire ta chemise et va te laver la tête t’es plein de sang, pendant ce temps je vais recoudre  tes boutons.

Ali obéi ,et se dirigea vers la pierre d'éviter.

Il harponna  la bassine qui se trouvait toujours dessous ,la posa à l'intérieur de l'évier , prit la bouilloire qui trônait sur le fourneau et versa l'eau bouillante dans la bassine.

Il mît juste ce qu'il fallait d’eau bouillante , et ajouta de l'eau froide du robinet afin d'obtenir la juste chaleur ou le poids de nature comme le disaient si bien les alchimistes.

Il fit une toilette sommaire car que son travail l'attendait.

En rentrant de l'école c'était toujours le même rituel. Casser du bois qui était entreposé dans le pressoir, ramasser les œufs de la journée ,couper  de l'herbe pour les lapins, et préparer la pâtée aux canards.

Deux petites heures de boulot à peine.

Tout en se lavant ,Ali évitait de regarder sa grand mère.Il ne savait que trop bien que celle ci avait sa gueule de capitaine par vent debout. Qu’elle venait encore de tomber dans les gouffres amères du bateau ivre de Rimbaud…

je dois dire que la grand mère avait horreur des bagarres mais ne maîtrisait pas la situation.Elle savait aussi que Ali était un gentil garçon qui ne faisait que se défendre.Il était inutile de le gronder.

Pourtant, elle avait beau cogiter le cogito comme disait le grand Descartes , elle ne voyait pas comment résoudre le conflit.

Il aurait fallu un homme pour ça mais son mari était mort des suites des souffrances de la guerre .Depuis des années elle était seule.

Il était mort une nuit , terrassé par  la tuberculose.Une horrible maladie pire que la peste et le choléra réunis, et que les gens vivaient comme les coliques de misérées.*

Elle était reste seule, privé du salaire de cantonnier de son époux.

Elle avait une petit ferme, six vaches, un cochon, un âne pour les travaux des champs , des poules et des lapins. Elle raccommodait

aussi les vêtements des habitants de la commune mais même en travaillant douze heures par jour, elle ne pouvait pas joindre les deux bouts.

Il y avait trop de chose à payer. La location des herbages ,le grain pour les poules, le bois , la farine pour les canards.Il faut toujours avoir la main au porte monnaie disait elle.

Mais comme d'habitude la grand mère trouva une solution.L’austérité fait penser c’est bien connu…

Pour gagner un peu d'argent,elle postula comme nourrice auprès de la DASS. La réponse ne tarda pas a venir.Le sauvetage de l'enfance de la ville de l'Aigle cherchait des familles d'accueils.

Une éducatrice se déplaça à son domicile ,et lui dit que le sauvetage de l'enfance avait besoin d'une personne pour recevoir quatre enfants d'une même fratrie mais que c'était des arabes.

La grand mère répondit laconiquement en veille paysanne intelligente qu'elle était que ce n'était pas un inconvénient , que c'était des enfants comme les autres.

 

Pour le coup mal lui en pris car si les enfants étaient comme les autres enfants, certains parents par contre étaient radicalement différents .

Mais la grand mère ne pouvait imaginer un instant qu'elle venait de signer un pacte avec le diable.

Ravie de cette réponse,  l'éducatrice lui promit de lui présenter les enfants très vite. 

La dynamique de l altérité de la grand mère était infaillible , en kairos * habile , celle ci venait de planter son javelot grec dans le mille à deux cent mètres.

Il faut dire que la grand mère c'était le propos extra-ordinaire du fameux Pascal .Le mot s'écrivait avec un tiret , et voulait dire la vérité saine du peuple sain mais je sais que je ne vous apprend rien . Les grands lettrés ès luzernes et fleurs des champs…

Un café scella l'affaire , et l'éducatrice remonta prestement dans sa deux chevaux.

Et voilà comment Ali se retrouva à xxxxx, petit village normand perdu dans l'immensité des  steppes du miséricordieux.

Après  avoir passé huit ans d'abord dans un bidonville puis dans un HLM en seine saint Denis Ali, avec les chrétiens, allait découvrir le chaud soleil de la Sibérie...le chant de l'Oural,les pleines de la Volga , les orgues de Staline…

Sa toilette achevé , il se mît à table , et prit sa collation.Il goûta de pain ,de beurre ,et de confitures de coings.

- Bon ! C'est pas l'tout dit la grand mère  , va t'en a ton travail  ,il ne se fera pas tout seul.

Ça Ali le savait mais la grand mère maniait souvent le truisme ... Elle  aimait les banalités d'évidences, et répéter les mêmes choses

toute la journée auréolé son ataraxie bucolique d'une sérénité toute Alexandrine (il n'y a pas de mal à se faire du bien...)

Son goûter avalé , Ali se leva prestement , sorti de la maison et commença par le bois. il avait de la méthode le gamin. Il avait déjà lu Descartes, et savait que rien de bien ne se faisait sans méthode.

Voir,distinguer,discriminer ,et enfin prendre était devenu l'un de ses crédos.

Arrivé dans le grand pressoir , il commença à fendre le bois à la hache.Il en fallait deux sacs de cinquante litres pour une journée .Du

bon bois de toutes essences ,et de toutes tailles, c'était l'unique façon de faire des feux qui tenaient longtemps.

Il tria méticuleusement le chêne du charme , du frêne  , du poirier, et empli son premier sac qu'il porta dans le bûcher qui se trouvait dans un coin de la maison. Il recommença l'opération, et s'en était fini du bois.

Puis, il coupa l'herbe aux lapins , et récolta les œufs.

Il gardait toujours la pâtée aux canards pour la fin car c'était le travail le plus délicat ,le plus difficile , le plus ingrat.

Il fallait d'abord commencer par retrouver ce maudit gant indispensable pour cueillir les orties que le gamin posait toujours n'importe ou.

La pâtée de canards c'était tout simplement des orties pillés mélangé à de la farine.

Il coupait les orties le plus raz possible, et en faisait une grosse botte qu'il liait avec une ficelle.

Ensuite il fallait mettre les orties dans une auge , et l'on tapait dessus comme un malade avec une bêche pour en faire de petits tronçons.

Pour finir, il mettait tout ça dans un grand seau et mélangeait intimement la farine , l'eau et les orties. C'était bien comme le disait la grand mère, travail de femmes et jeux d'enfants…

Entendant le bruit nourricier, les canards s'agitaient frénétiquement dans leur parc.

Et c'est  la que les choses se compliquaient...Il faut savoir que les canards c'est plus sale que des cochons. Leur  parc était un

cloaque immonde, plus glissant que le verglas , plus perfide que la doxa de Becker…Il fallait toujours être sur ses gardes.

Il poussa la porte qui tenait par l'effet du St esprit comme disait encore et toujours la grand mère, et prudent, commença la distribution.

La vieille expression de goulu comme un canard de ferme n’était pas usurpé. Il faut voir des canards manger pour goûter le suc de cette expression .

Les bestioles le cou tendu vers le ciel  avalaient la pâtée jusqu'au fond du gosier . C'était pour eux l’Ubris prométhéenne ou , le top du top comme spalmodiait le sous-prolétariat.

Mais bon ! Ce n’était pas étonnant, qui ne sait pas encore que cette classe sociale gobe pratiquement tout ? Marx aurait dû dire en

parlant de ces classes sociale face aux bourgeois, et aux dominants, comme le renard libre dans un parc à canards libres, l'ortie c'est

l'opium du peuple.la substantive moelle du lumpen-prolo…

Mais tu le sais aussi bien que moi ô hypocrites et belles lectrices comme le disait si bien  le grand Charles .Toi la délicieuse femme

avide de romans qui va mettre son eco dans la sébile de l'arabe sémillant que Marx avait raison.

Mais bon ! Pas de panique.Je vais vous en donner pour votre argent .

Vous aurez ces lits pleins d'odeurs légères

Ces divans profonds comme des tombeaux

Et ces étranges fleurs sous les étagères

Écloses pour vous sous des cieux plus beaux..

Bref, bien que tout ceci sois  bien long....Passons!

Son travail était fini mais Ali n'était pas pressé de revenir à la maison.  Il connaissait bien sa grand mère, et savait que celle ci avait une sainte horreur comme elle le disait elle même des fainéants.

Il n'aurait pas passé le pas de la porte qu'elle l'aurait chopé par l'aileron pour lui trouver encore des bricoles à faire.

Goguenard et primesautier , notre héros malgré lui se dirigea vers la rivière qui coulait benoîtement au fond de la cour de la ferme.

La rivière c'était toute sa vie. Elle contenait des truites, des vairons, des écrevisses à foison. Ali était pêcheur, et ne se lassait pas de contempler le trésor qui reposait au fond du champ.

Il arriva silencieusement en levant bien les pieds pour éviter d être repéré par la faune qui la peuplait.

Arrive à dix métres du bord, il s'arrêta et jeta un ample  regard sur le cours d'eau..

Le mois de juin tirait à sa fin , et les truites hystériques mouchaient comme des malades..

Il s'accroupit, avança le plus délicatement possible.Il voulait  savoir quelle mouche la truite convoitait.

Il ne mît pas longtemps à obtenir la bonne réponse.Les belles montaient sur le jaune donc, sur la mouche à mouton .

Fort de ce renseignement précieux jeudi , à la tombée de la nuit , il allait les cartonner les belles en robe jaunes cloutées de points rouges , et le futur repas a venir serait un festin des dieux.

Le tout serait copieusement arrosé d'Ambroisie , le divin nectar qui rend immortel, et pendant une heure pleine et entière , Il entrerait dans l'immortalité ,et connaîtrait à son tour l'univers et les dieux.

Notre sarrasin récalcitrant savait donc que Les truites étaient déjà sur le feu... Hocus pocus comme disaient les magiciens,leur sort était jeté .

Le bruit de l'angélus le sorti de ses méditations toutes Pascaliennes ou de ses toutes Pascaliennes méditations....(Au choix!)

Le bruit des cloches annonçait aussi que c'était la bonne heure , que  c était l'heure de la traite des vaches. La maison allait être enfin libre et débarrassée de la grand mère.

Le bougnoul comme l'appelaient les chrétiens rebroussa chemin, et entra dans la maison. Celle ci, en plus d'être confortable

contenait deux immenses trésors.La bible et le dictionnaire, et Ali était féru de lecture.Il passait les deux heures de la traite à étudier

ces deux ouvrages.

Il y avait beaucoup de livres aussi à l'école mais on ne pouvait en emprunter que deux ce qui était complètement insuffisant pour lui

car il lisait à une vitesse prodigieuse.

Il trouva rapidement le moyen d'avoir autant de livres qu'il voulait, et ce moyen c'était les filles.

Ali avait vite remarqué qu'une fille ça ressemble à un canard…Ca pisse, ça cacate, ça rigole, et ça bouffe tout le temps.

Il allait les tenir par la panse ces gloutonnes.

Pour mener à bien son projet , il confectionna des pâtes de fruits avec des pommes , du sucre et de la vanille puis, il enrobait

délicatement les sucreries dans du papier transparent que la grand mère utilisait pour recouvrir les pots de confiture.

Il monta donc un petit commerce à la recréation , et échangeait généreusement cinq pâtes de fruits contre deux livres.

Comme les filles avait aussi le droit à deux ouvrages ,et quelles ne lisaient pas, il troquait ses aliments contre les livres, c'était donc

( bis) tout simple.

 Il avait ainsi toute le bibliothèque de l'école à sa disposition donc ( ter) ,il ne se priva pas de la piller. Et Ali, en bon voleur, se disait que

pour une fois, le magot était honnête .

Ali , lisait tout les livres qui lui tombait sous la main , et lorsqu'il ne comprenait pas un mot il avait recours au dictionnaire.

Après voir lu des romanciers comme Balzac et Maupassant, il s'attaqua à des livres nettement plus ardu.

Cinq auteurs lui plaisait singulièrement.Le premier c'était Pascal.Le deuxième c'était Descartes, le troisième s'appelait Nietzsche,le

quatrième Marx ,le cinquième Freud.

Alors celui la c'était un Nobel..S’il brisait les totems, renversé les tabous , dénonçait les malaises dans la civilisation…

En fait, Freud se demandait comme l’homme pouvait rester en bonne santé dans une société malade.. Quand je vous

dis que c’était un nobel…

Ce qui unissait ces auteurs c'est que tout ces types avait eu mailles à partir avec les chrétiens.

Le plus virulent était Nietzsche .Il disait que le chrétien était un animal malade, et annonçait que Dieu était mort.

Il disait aussi que la compassion c'était la praxis du nihilisme ,et qu'il fallait être sans pitié avec ces animaux , sinon on était foutu.

Il annonçait aussi qu'un jour l'aube se lèverait sur le surhumain.

Il avait raison le Nietzsche.Les chrétiens finalement ,sous des travers de gens doux et compatissants étaient des monstres froids , des tueurs en série , des hyène sanguinaires.

Depuis  son arrivée à la campagne tout lui prouvait que Nietzsche disait vrai. Les  chrétiens n'avaient en effet qu'une envie, et c'était de le tuer. Nietzsche à propos de la religion, clamait

que le sang du peuple Allemand était pollué par la croyance , et que l'Allemagne allait devenir un monstre.

Tout les intellectuels se moquaient de lui en disant que l'avenir s'annonçait radieux.

Pourtant, l'Allemagne s'engagea dans deux immenses guerres boucheries qui firent des millions de morts.Il avait mis dans le mille  le Nietzsche ,et l'avenir prouva que ses prophéties

étaient fondées.

Le second , Pascal , c'était lui aussi battu contre l'église car il n'avait pas la grâce efficace,celle ci étant réservé uniquement aux gens d'église de fait, privé de cette grâce particulière , il n'irait jamais au paradis.

Ca lui avait brise la vie cette découverte à Pascal ,et il ne se gênait pas de le dire. Détruit par une telle doxa, il se mît à genoux, fit semblant de croire ,et se mît à croire en dieu...

Il avait écouté les dosoxophes de l'église *( l'opinion de ceux qui se croient savants*),et leur doxa *( discours trompeur *),avait corrompu son âme et son esprit. détruit par cette sentence , il se mît à genoux, fit semblant de croire et se mît à croire en dieu. (Amen )

Le troisième qui se nommait Descartes  n'était pas content non plus. L’église n'aimait pas son génie , et le condamna perfidement à l'enfer. 

Il faut dire que L'église à son époque n'aimait pas la science car  la science réalisait  les miracles que l'église disait faire sans jamais n'en faire aucun.

Pascal brisé lui  aussi par tant de violence avait fini par demander l'assistance de l'église à la fin de sa vie, et l'église ne manqua pas de le porter à connaissance.

Celui qui n'aimait pas les libéraux comme il les appelait c'était Marx . Il leur reprochait d'avoir volé les terres aux paysans pour instaurer un monopole sur les grains.

Devenu propriétaires de toute la nourriture, ils tenaient le peuple en esclavage. Ils étaient même responsable de millions de morts ,et Marx disait que la seule solution pour vaincre ces

affameurs c'était la force collective.Tout les individus ne devaient faire plus qu'un et se battre ensemble contre cette poignée de voleurs .Il appelait ça , instaurer la dictature du prolétariat.

Un couillon de philosophe qui s'appelait Proudhon lui avait fait parvenir un courrier contenant une phrase laconique.

 Philosophie de la misère...Mais,le Marx qui était malin comme un renard lui avait répondu lui aussi en une seule phrase qui devait rester célèbre dans l'histoire .Misère de la philosophie..Ca c'est ce que l'on appel l'effet boomerang , et le pédant philosophe se ramasse une belle pierre dans sa troche de cake.

En fait, Marx signifiait au dandy métro-sexuel de Proudhon , ce défenseur des riches ,et jaloux de surcroît , qu'il pouvait toujours aller se faire voir chez les grecs, et en profiter au passage pour reprendre des

cours de philosophie car ,s'il ne s'abusait  pas, un philosophe c' est d' abord un homme qui fait la révolution..Donc ,appelant le lumpen prolo à la révolte, c'est bien lui qui se comportait comme un

philosophe.. Et toc dans sa gueule au Proudhon..Il se retrouva avec les couilles toute bleue..

Bien entendu ,Marx était aussi haïs de l'église qu'il décrivait comme un poison violent, une drogue à accoutumance qui rendait bête comme un mouton, et qui brisait tout velléité de révolte.

Finalement, compte tenu de la purge ,Ali se disait que le paradis devait être vide, et que l'avenir de l'homme c'était la rencontre avec Belzébuth .

Le cinquième qui était Freud par contre ne semblait se soucier de la religion. Il avait étudié l Égypte ancienne, et parlait de métempsycose...

La métempsycose c’était un truc tout simple aussi. Il s'agissait simplement de traverser un fleuve avec une barque, et arrivé de l'autre côté,on revenait à la vie.Cool, non ?

Mais bon, c'était une simple parabole pour illustrer sa théorie à venir.

Il avait étudié les grecs aussi ,et avait inventé une science qui s'appelait la psychanalyse. Médecin de profession , de riches  bourgeoises de Vienne venaient consulter dans son cabinet en

lui disant qu'elles avaient des choses horribles a dire mais qu'elles avaient honte de le dire.Invoquant un mal être, elles demandaient à s'allonger.Comme Freud avait un divan dans son

cabinet , il invitait ces femmes à s'en servir.

Confortablement installé, elles invoquaient une lumière trop crue.

Pour calmer ces cinglées, Freud tirait les rideaux, et protègé par la pénombre, les nanas disaient que leurs pères les avaient violé lorsqu'elles été enfants.

Ce n'était  pratiquement que des filles de militaires , et le médecin se disait que ces types étaient quand même de grands malades à se fourvoyer ainsi dans l'inceste.

Puis, au fil du temps, il se rendit compte que les nanas ne racontaient que des salades. Elles avaient simplement eu envie du sexe de leur père ,et que ce n'était que de simples pulsions

sexuelles tout à fait normales. Il appela ça le complexe d'Oedipe.

Mais qui était Œdipe ? Et pourquoi œdipe?

Vous ne le savez pas ? C’est fou ça ! Il faut vraiment tout vous dire .Vous êtes nuls mais grave quand même..Beau dire,beau faire, vous ramez vilain, mes belles lectrices…

Bref, Si Freud avait choisi Œdipe c'était tout simplement ce type qui avait voulu sauter sa mère.

Un branleur de la pire espèce quoi ! Et ce, comme toutes ces viennoises qui faisaient la queue à son cabinet pour lui raconter des supplices qu'elles n'avaient jamais subit.

Pour couronner le tout , ces femmes voulaient tuer leurs mère devenu des rivales comme œdipe avait voulu tuer son père.( C'te salade...)

Le type qui avait écrit cette pièce de théâtre ( œdipe roi ) ,s'appelait Sophocle. 

C'était un philosophe qui a la fin de sa vie , voulu se crever les yeux en s'apercevant que le logos ( la parole collective) n'était plus au centre de la cité .Chacun racontait n'importe quoi,

c'était devenu idios logos ce qui voulait dire, le discours le discours fou.

Il disait que les plus riches, les oligarchies qui dirigeaient le pays n'entendaient plus la parole du peuple, et déconnecté des réalités ,faisaient n'importe quoi. Sophocle à travers sa pièce de théâtre

rappelait les décideurs à l'ordre, les tenait informé du désordre à venir.

Il y en avait un autre de ces grecs qui s'appelait Socrate, et qui avait inventé un dieu unique tuant ainsi tout les dieux de l'olympe pour le remplacer par un seul qui était con comme une valise ,et vilain comme une teigne.Le monothéisme que cela s'appelait.

Le fameux dieu des chrétiens.

Les grecs n'avaient pas aimé que l'on tue leurs dieux et l'avait condamné à mort.Le Socrate du boire un poison qui était la sigue  , et creva comme un rat. Fallait pas déconner quand

même...Ceci dit, les grecs étaient gentil, et avaient préparé un breuvage qui permit a Socrate de mourir sans souffrance.

Ces gens n'étaient pas des barbares puisqu'ils parlaient grec, et le barbare c'est justement celui qui ne parle pas le grec. Re toc, les incultes…

C'est qu'ils étaient peinards tout ces grecs avec leurs dieux qui passaient leur temps a se jalouser et se taper dessus.Et voilà que ce Socrate sortait de sa poche un dieu unique qui

condamnait le moindre fait et geste.Mais, Comme  c'étaient pas des chrétiens, et qu'ils se  battaient grave  les burnes de la morale. Ils se moquaient de leurs dieux qui leur ressemblaient

trop et qui en définitive comme eux , n'étaient que de sales gosses qui ne pensaient qu'à se faire la guerre ,qu’à se tirer la gueule ,qu’à tringles des gonzesses. Alors, pour sortir du tragique

de la vie ils faisaient des orgies.

Les orgies c'était des pièces de théâtres avec des mises en scènes orgiaques comme le disait si bien le mot. Jucher sur des planches de bois , des hommes sodomisaient des chèvres, des

cochons , se barbouillaient de peinture violette, violaient à plusieurs une femme consentante , et lui mettaient leurs quequettes dans tout trous.Ils mangeaient aussi comme des porcs ,et

jetaient les restes de nourriture n'importe où , pissaient sur les rideaux , cacataient partout, et se torchaient le cul avec des poussins vivants ou des petits canards.

ils faisaient aussi l'amour en groupe battant ainsi en brèche tout ce que la morale réprouve.C'était vachement élaboré leur philosophie.Comme tout le  monde faisait l'amour ensemble, et

bien il n'y avait  pas de cocus, et pas de crimes pour adultère.La cité était paisible et tout le monde y trouvait son compte.

Il était donc  stupide de jeter l'anathème, d'excommunier , de montrer du doigt l'autre dans ses travers puisque le salace était dans la nature de l'homme ,et qu'il ne fallait surtout pas le

masquer mais au contraire le mettre au grand jour car , dissimuler ses envies , ses pulsions sexuelles, ses désirs de meurtres ,  c'était une lutte épuisante qui menait inexorablement vers le

mal être, et la maladie maladie mentale.En jouant les scène primitives de l'être qui est en nous, il devenait possible de s'accepter.

Ils déconnaient aussi dans les cimetières qu'ils appelaient  nécropole ,ce qui voulait dire la cité des morts, et comme une cité c'est vivant, et bien les morts étaient vivants aussi.Ce peuple

truculent avait tout simplement trouvé  le moyen de concilier les morts et les vivants..Le fameux chaînon manquant. Ces types c'était des génies Mais bon! Ce n'est  pas rien non plus que

l'on parle du génie grec...

Mais , pour en revenir à œdipe et à la folie , Freud qui était aussi neurologue se disait qu'il était plus que temps  d'aller voir ce qui se passait dans les cerveaux humains.Pour comprendre

ça, il utilisa le rêve qu'il appela la voir royale de l'inconscient. C'était simple comme bonjour en fait. Si une femme rêvait de revolvers , de serpents sur son corps par exemple, c'est qu'elle

manquait de sexe.Si elle rêvait de tomber dans un trou, d'être attaqué par des essaims d'insectes c'est qu'elle était angoissé etc , etc

Finalement, ce que le conscient ne pouvait dire , l'inconscient le disait dans le rêve.lorsque le cauchemar devenait insupportable, l'individu se réveillait. Le cauchemar qui réveille c'est tout

bonnement une soupape de sécurité qui évite que la cocote minute n'explose.Sans le cauchemars, vous mourrez ….

Freud ,en décodant les symboles de l'inconscient de ces femmes avait accès à leur conscient ,et pouvait ainsi leur donner des remèdes pour les guérir ou les soulager de la maladie

mentale.

Il appela ces bonnes femmes de différents noms compte tenu des symptômes de leur pathologie. Il était précis le Freud .  Comme Descarte , il ne mélangeait pas tout. Il y avait des

névrotiques , des hystériques, des psychotiques et pleins de trucs en hic...Pour bien tenir son affaire ,il vint en France , rencontra un autre gars qui s'appelait Charcot ,et ensemble ils

s'attaquèrent a l'hôpital de la pitié Salpétriere a une terrible maladie qui se nommait l'hystérie, et pratiquèrent des expériences sous hypnose .Le bon papa Freud, en soignant des hystérique

démolisait le discours dominant de l’église qui attribuait cette folie a la possession de ces femmes par le démon.il venait tout simplement d'envoyer l'église se faire aller voir ailleurs ,et

comme dit le proverbe, elle y alla et en effet elle y était...

Il inventa deux grilles pour coller toutes ces cinglées la dedans , c'était l'étiologie et la sémiologie , l'affaire était bouclé, et le bonhomme devint célèbre .

Tout ça c'était vraiment passionnant. 

Ali se disait que plus tard il serait un scientifique mais, comme il était pauvre , il se retrouva à l'usine.

Mais bon! Ça c'est une autre histoire qu'un jour vous lirez peut être sachant qu'il vous faudra payer l'arabe pour connaître la suite ,ne rêvez pas trop belles lectrices aux yeux de diamants..

 

Passionné par le génie grec il lu aussi Homére, et s'enivra des saveurs exquises des  vents surannés de la Méditerranée.Il goûta les sucs d'Abyssinie, les parfum d Arabie,il posa les pieds

à Cythère , découvrit l'Atlantide, se laissa bercer par le chant des sirènes, rencontra la nymphe Calypso, blagua avec Eole,nagea avec les ondines, apprit la musique avec le grand Pan,se

saoula avec Bachus,apporta l'agneau à Hades le dieu de l'enfer,jura par Castor et Pollux,découvrit la force et la fureur  de Neptune,la beauté d'Athena ,  mais tout  ce récit serrait vraiment

trop long à narrer mes petites chagattes , vous qui allaient me propulser , nul doute, grand prix fémina. Prix Goncourt des malpolis...

Car maintenant  que je vous ai affranchi , rendu à liberté,Vous êtes en mesure d'entendre l'axiome suivant.

Défoncer un trou du cul c'est consubtsanciel à l'amour puisque jouer la scène primitive ( la bonne baise quoi!) , c'est le sens même du monde.

Je vous laisse donc mon numéro de téléphone nous en parleront de visu, mains dans la main, les yeux dans les yeux , confortablement installé a la terrasse d'un café devant une boisson

roborative.

Car , je crois deviner maintenant  , que vous êtes non seulement comme le disait si bien Lactance ,un arabe  devenu apologiste chrétien  ,belles comme cette forêt aux troncs élancés qui

porte des fruits bien murs qui ne tombent jamais mais que Ali,arabe lui aussi , commence sérieusement à vous plaire..

Veuillez noter 06 78 56 77 07

L'horloge égrena son bruit habituel.La grand mère avait fini de traire les vaches.Pendant son absence Ali avait allumé un grand feu dans l'immense cheminée .La grand mère aimait voir le

feu et lui aussi .De plus , le feu en déchirant la nuit, éclairait la maison ce qui permettait d'économiser l'électricité.

A peine arrivé la grand mère reparla de la bagarre, et lui dit.

- Alors ! As tu réfléchi à une solution ?

- Oui mémère répondit il , c'est tout simple  , il suffit de m'envoyer à la messe le dimanche.

- Non c'est pas possible dit t'elle , sur le livret de famille il est noté que les enfants ne doivent pas boire d'alcool, pas manger de porc ,et suivre la religion musulmane.

- Mais du cochon on en mange tout le temps pourtant répondit Ali.

 - C'est parce que je ne peux pas faire autrement, mais pour l'alcool et la religion j.écoute ce qui est écrit.

La grand mère s'exprimer bizarrement ,et parlait le normand. Il fallait la décoder ,et traduire çe qu'elle disait. Écouter voulait dire lire.

, -C'est pourtant l'unique moyen mémère, et puis  je connais toutes les prières par cœur, je les connais même mieux que les chrétiens.

- Je sais mais c'est pas possible j'te dis, faut trouver autre chose .

Pendant qu'il parlait Ali observait , et jouait avec le feu. Le feu c'était magique . Il avait l'impression que le feu était un être vivant d'ailleurs ,lorsqu'il s'éteignait ,les gens disaient le feu est mort ..

En fait pensait Ali tout est vivant. L'air est vivant, l'eau est vivante ,le vent est vivant, on disait d'ailleurs vivifiant à son propos. Le vivant, l'intelligence,le sensible, la mémoire, tout était vivant.

Il compris a ce jour qu'il fallait toujours chercher l'erreur ,et non pas la vérité ,Finalement, rien n'était simple, rien n'était compliqué,tout était complicité...

Tout  était contenu dans les mots, et c'était encore une fois  tout simple à comprendre. Y avait même un type qui l'avait dit.Il s'appelait St François d'assise. Mais , l'église n'aimait pas ce

gus qui avait fait des milliers d'adeptes , les détournant de Rome.

Afin de récupérer toutes ses âmes damnées , à sa mort , l'église en avait fait un saint ,et pour marquer les esprits l'avait bêllement canonisé ...

Il avait raison le grec qui disait rien ne se crée , rien ne se perd , tout se transforme, et st Français d’Assise avait retrouvé cette vérité qui tuait dieu car, c'est bien la nature qui était divine et sacrée....

La terre n'était qu'une marmite qui cuisait sans cesse les mêmes aliments.L'univers contenait tout, et il était impossible de s'échapper de l'univers.Le mot homme venait de humus qui

voulait dire terre. A notre mort on retournait à la terre que le soleil cuisait, et l'homme après cette nouvelle cuisson , débarrassé de tout les miasmes qu'il avait accumulé pendant son séjour

sur terre revenait dans le circuit.

Tout était donc compté depuis le début .Ali avait compris qu'il était immortel, et pourquoi Jésus Christ disait que tous un jour ressusciterait.

Mais , encore une fois, le mystère n'était pas bien grand..

Finalement, le sens de la vie c'était de jouer, d'être bon , et d'être heureux

Il en tira sa propre théorie qu'iĺ se garda bien de révéler car les hommes n'était pas près à  l'entendre.

A neuf ans,Ali avait compris tout les mystères du monde car la nature l'avait doté d'un cerveau extraordinaire.Il y voyait comme personne, pouvait sentir une pomme à des kilomètres, ses mains lui donnaient

exactement le poids des objets, il entendait le moindre bruit , il se battait comme personne.

Il décida de se taire à jamais. Nul ne devait savoir ça.Il devint tricheur, menteur,voleur, arrogant,imbu de lui même, délateur,et masqua toutes ses qualités humaines.

Pouvait on être humain dans un monde peuple de primitif ? La question ne se posait même pas.

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