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Algérie : l’islam sous administration coloniale


Invité chaouiya

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http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/algerie-l-islam-sous,0432

Durant plus d’un siècle, l’administration coloniale a inlassablement cherché à réduire la place de l’islam dans la société algérienne. Les instruments ont changé, du Concordat à une application dévoyée de la « loi de séparation des Églises et de l’État » de 1905, mais l’inspiration est restée. Paradoxalement, après l’indépendance, les nouvelles autorités ont mis leurs pas dans ceux de leurs prédécesseurs.

Dans le cadre du séminaire que le professeur Henry Laurens anime chaque mercredi au Collège de France, Oissila Saaidia, professeure d’histoire contemporaine à l’université Lyon 2 et spécialiste des religions, a présenté le 20 novembre 2013 sa thèse sur la religion dans l’Algérie coloniale de 1830 à 1914. Elle donne des clés pour comprendre le passé, mais elle est aussi d’une actualité brûlante.

Il faut attendre 1851 pour assister à l’invention du culte musulman, inspiré du modèle imposé en France par Napoléon Bonaparte à la sortie de la Révolution, le Concordat2. Sa mise en place est l’œuvre d’officiers arabophones et voltairiens, peu familiers en général avec les réalités du pays, et dont la principale préoccupation est sécuritaire. « L’islam, voilà l’ennemi ! » traduit leur crainte pour la sécurité de la colonie et des colons.

Les personnels des mosquées sont nommés et rétribués par l’État qui finance également la construction de quelques mosquées, la compétence territoriale de chacune d’entre elle étant soigneusement délimitée. En contrepartie, la France exige un « loyalisme » intégral de son « clergé ». À la différence du modèle métropolitain, il n’y aura pas de « consistoire » musulman susceptible de devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics.

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Doïna Membre+ 19 777 messages
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Jusqu'à l'indépendance, bon nombre de villes algériennes ont été renommées avec des noms francisant, dont certains ne tenaient évidemment pas compte de l'islam puisqu'ils étaient résolument inspiré par le catholicisme. Ainsi :

Saint-Aimé : Djidioua

Sainte Amelie : (Rahmania))

saint-André-de-Mascara : Lakhsaybia

Saint-Antoine : El Hadaiek

Saint-Arnaud : El Eulma

Saint-Charles : Ramdane Djamel

Saint-Cloud : Gdyel

Saint-Cyprien-des Attafs : Sidi Bouabida

Saint-Denis-du-Sig : Sig

Saint-Donat : Tadjenanet

Saint-Ferdinand : Souidania

aint-Hippolyte : El Mamounia

Saint-Joseph : Boukamouza

Saint-Leu : Bethioua

Saint-Louis : Boufatis

Saint-Lucien : Zahana

Saint-Maur : Tamzoura

Saint-Pierre Saint-Paul : Ouled Moussa

ainte-Amélie : Rahmania

Sainte-Barbe-du-Tlelat : Oued Tlelat

Sainte-Léonie : El Maghoun

Sainte-Monique : Cheikh Ben Yahia

Sainte-Wilhelmine : Mehari Mohamed

(Wikipédia)

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