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Révolution guévarienne symbole d'un renouveau humain ?


Invité Meryle

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Ayant réfléchis sur le sujet des problèmes de la configuration de nos sociétés, de l'idéologie dominant notre époque et des ambitions révolutionnaires qui secouent le monde; je voulais savoir si dans l'histoire notre période, telle qu'on la vit, n'était pas une nouveauté ou une répétition, et en quoi. Faisant quelques petites recherches j'ai remarqué la lutte d'un homme pour l'homme voilà près de 50 années qui s'insurgeait contre la dynamique impérialiste américaine et la sclérose communiste. Dans ce contexte complexe bipolaire de la guerre froide, et où émerge les tressauts d'un tiers monde en mal de non alignement, préparant ainsi un prélude à notre présent. Je voulais savoir ce que représente et implique réellement le combat du fameux Che Guevara durant cette époque et si on ne pourrait pas le transposer à nos jours ? Je voulais surtout vos avis et impressions sur le sujet.

Permettez moi avant tout de vous faire lire ceci :

La figure de l'Argentin Ernesto Guevara est aujourd'hui l'objet d'un mythe puissant dont la fabrication commença au lendemain même de sa mort. L'écrivain guatemaltèque Miguel Angel Asturias déclare, en recevant le prix Nobel de littérature en octobre 1967, que « Che Guevara représente l'une de nos grandes figures romantiques », tandis que Jean-Paul Sartre célèbre quelques jours plus tard « l'homme le plus complet de notre époque ». Tout au long des années 1960 et 1970, le Che – ainsi surnommé du fait de l'usage récurrent qu'il faisait de cette interjection argentine – est à la fois une icône de la jeunesse contestataire occidentale et une idole dans le Tiers Monde, où l'on célèbre son activisme révolutionnaire, son anti-impérialisme, sa volonté radicale de changement social ou sa remise en cause du modèle soviétique. Au début du xxie siècle, son nom est encore convoqué lorsqu'il s'agit de dénoncer la politique des États-Unis en Irak ou la mondialisation néo-libérale [...] Si Guevara apparaît ainsi comme l'une des légendes politiques les plus durables de la période contemporaine, sa postérité de révolutionnaire romantique n'en est pas moins porteuse de nombreux malentendus, en ce qu'elle occulte notamment l'autoritarisme et l'intransigeante rigueur du professionnel de l'insurrection qu'il fut. [...]

Soucieux d'exporter la révolution, il théorise l'expérience de la Sierra Maestra et appelle de ses vœux la création de multiples « foyers » révolutionnaires. Directeur du département industriel de l'Institut national de réforme agraire, directeur de la Banque centrale (1959-1961) puis ministre de l'Industrie (1961-1965), il promeut une voie cubaine de développement économique et social, censée accoucher d'un homme nouveau qui renoncerait à ses intérêts propres et serait tout entier voué à la révolution.

Fin de citation - article Olivier Compagnon (Encyclopédie Universalis 2012).

La dernière phrase est l'objet de mon poste; accoucher un homme nouveau par la révolution, est ce possible ?

Cordialement,

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williama Membre 3 892 messages
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Bien qu'ayant eu une vision plutôt "trotskyste" de la révolution, Che Guevara est resté d'une orthodoxie toute soviétique dans le domaine des idées. Mis à part son angélique discours d'Alger, ses écrits reflètent un conservatisme et une banalité toute dogmatique. Rien de très originale au niveau de la pensée. Son opuscule sur "créer l'homme nouveau" est un concentré de banalités ennuyeuses.

Je crois que Che Guevara, personnage éminemment intéressant, ne connaissait en fait rien aux hommes dans leur diversité pour pouvoir "les changer". Son expédition hasardeuse au Congo le démontre ou encore la dernière en Bolivie où dans l'isolement le plus total, pour tuer le temps des cours de français étaient dispensés aux guérilleros alors que la langue locale le quechua qui aurait pu permettre de rompre l'isolement avec les paysans locaux était superbement ignoré. (réf Régis Debray)

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Invité Meryle
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Posté(e)

Bien qu'ayant eu une vision plutôt "trotskyste" de la révolution, Che Guevara est resté d'une orthodoxie toute soviétique dans le domaine des idées. Mis à part son angélique discours d'Alger, ses écrits reflètent un conservatisme et une banalité toute dogmatique. Rien de très originale au niveau de la pensée. Son opuscule sur "créer l'homme nouveau" est un concentré de banalités ennuyeuses.

Je crois que Che Guevara, personnage éminemment intéressant, ne connaissait en fait rien aux hommes dans leur diversité pour pouvoir "les changer". Son expédition hasardeuse au Congo le démontre ou encore la dernière en Bolivie où dans l'isolement le plus total, pour tuer le temps des cours de français étaient dispensés aux guérilleros alors que la langue locale le quechua qui aurait pu permettre de rompre l'isolement avec les paysans locaux était superbement ignoré. (réf Régis Debray)

Bonjour.

Ravie de vous lire. Ce que vous dites est intéressant, surtout ce qui est en gras. En effet je pense que le Che dans sa volonté d'exporter son modèle révolutionnaire, fit enseigner le français pour se répandre en Afrique (il faut se replacer dans le contexte où la France est encore un empire coloniale dans les années 60 et possède le nord et l'ouest), et je crois qu'il pensais l'Afrique être le cœur de l'avenir révolutionnaire (surtout avec l'initiative raté de Nasser dans la création de la république arabe unie et le pan arabisme); et si le tiers monde devait se levait, j'aurais tendance à croire vu l'activité de résistance africaine qu'un troisième pôle pouvait surgir de ce continent et faire face aux deux blocs. Et il n'aurait pas eu tort de s'intéresser à l'Afrique eu égard aux ressources énergétiques et sa position géographique. Cet homme est un stratège et c'est vraiment essentiel de le dire, car c'est à partir de cet état d'esprit que ce faisait sa grille de lecture des événements d'où un pragmatisme sévère, ce qui pourrait expliquer parfois son dogmatisme.

L’Amérique latine était le "backyard" US et l'ambition URSS, ce qui pouvait le bloquer dans ses actions car les gouvernements en place était presque acquis à la cause US, d'ailleurs il fut tuer par la Bolivie, il fallait une énergie humaine nouvelle et forte qu'il pensait probablement trouver au Congo. Pendant que ces "coreligionnaires" soulevaient l'Asie (Mehru, Sukarno...) lui aller agir en contre poids là où ça fait mal mais en vain.

Je pense pas avoir compris son concept de l'homme nouveau et de la révolution perpétuelle. Et que pouvons nous dire sur l'histoire globale de notre période actuelle ?

Cordialement,

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williama Membre 3 892 messages
Baby Forumeur‚
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Re,

Che Guevara rapporte une anecdote concernant le Congo. Alors qu'il était convenu d'attaquer un poste militaire avec les hommes de Laurent Désiré kabila, ces derniers ne sont jamais venus ou plutôt avaient fui. Ils étaient en effet partis la veille dans les discothèques improvisées de l'autre cote du fleuve. Ils n'avaient tout simplement pas envie de se battre pour une cause au jargon marxiste-léniniste pénible à laquelle ils n'entendaient rien.

Après l'épisode cubain, Che Guevara a été d'échec en échec. Tout a concordé pour précipiter sa chute : ses propres insuffisances concernant la connaissance des populations locales qu'il entendait "libérer", l'activisme américain dans le contexte de guerre froide mais aussi jusqu'à la fin l'indifférence du Parti Communiste notamment bolivien proche de Moscou qui ne l'a jamais soutenu.

Par contre, s'il y a un exemple aujourd'hui à retenir de Che Guevara c'est sa loyauté révolutionnaire. il a combattu avant tout en tant que militaire, il est mort les armes à la main, sans jamais succomber aux sirènes du terrorisme si chères à notre époque actuelle.

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slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
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sans jamais succomber aux sirènes du terrorisme si chères à notre époque actuelle.

Par contre, il a succombé au sirène de la torture et du meurtre inutile.... Niveau figure romantique il y a mieux....

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Invité Meryle
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Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
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Re,

Che Guevara rapporte une anecdote concernant le Congo. Alors qu'il était convenu d'attaquer un poste militaire avec les hommes de Laurent Désiré kabila, ces derniers ne sont jamais venus ou plutôt avaient fui. Ils étaient en effet partis la veille dans les discothèques improvisées de l'autre cote du fleuve. Ils n'avaient tout simplement pas envie de se battre pour une cause au jargon marxiste-léniniste pénible à laquelle ils n'entendaient rien.

Après l'épisode cubain, Che Guevara a été d'échec en échec. Tout a concordé pour précipiter sa chute : ses propres insuffisances concernant la connaissance des populations locales qu'il entendait "libérer", l'activisme américain dans le contexte de guerre froide mais aussi jusqu'à la fin l'indifférence du Parti Communiste notamment bolivien proche de Moscou qui ne l'a jamais soutenu.

Par contre, s'il y a un exemple aujourd'hui à retenir de Che Guevara c'est sa loyauté révolutionnaire. il a combattu avant tout en tant que militaire, il est mort les armes à la main, sans jamais succomber aux sirènes du terrorisme si chères à notre époque actuelle.

Je ne crois pas qu'on puisse résoudre le Che à une simple loyauté révolutionnaire, certes il est d'un grand courage que de mourir pour ses idéaux mais il apporte un renouveau humain en cherchant à replacer l'homme et ses valeurs en tant que priorité idéologique. Contrairement aux deux blocs qui visaient la suprématie avec son lot de misère.

Par contre, il a succombé au sirène de la torture et du meurtre inutile.... Niveau figure romantique il y a mieux....

Personne n'est parfait... j'avoue que ce qui se dit sur ces actions relève de l'atrocité mais à remettre les événements dans leur contexte de lutte armée on comprend qu'il peut y avoir des dérives détestables, car l'homme reste homme (bestial).

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amissa somnium Membre 3 982 messages
Baby Forumeur‚
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Ce n'était pas un saint non plus hein,il en as fait au nom de la révolution des saloperies

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slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
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Il y a des dérives acceptables, genre le mec qui pète un plombs, et des dérives qui le sont beaucoup moins, comme l'utilisation du meurtre/viol/torture pour terrorisé les populations....

To quell the rebellion, Cuban government troops began executing rebel prisoners on the spot, and regularly rounded up, tortured, and shot civilians as a tactic of intimidation.[80]
« Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort »180.

Quel humaniste, vraiment...

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Wipe Membre 4 815 messages
Baby Forumeur‚
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To quell the rebellion, Cuban government troops began executing rebel prisoners on the spot, and regularly rounded up, tortured, and shot civilians as a tactic of intimidation.[80]

Manque de pot, un lecteur normalement éveillé de la page wikipedia citée comprendra facilement que les "Cuban governement troops" en question sont celles de Batista, contre lesquelles se battaient le Che et les rebelles de la guerilla Castriste.

Mon pauvre Slanny, tu devrais vraiment pas être contre l'état providence : vu tes maigres capacités, tu auras surement besoin de lui.

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Membre, 44ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
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La dernière phrase est l'objet de mon poste; accoucher un homme nouveau par la révolution, est ce possible ?

Les sociétés humaines ne sont pas identiques les unes aux autres. Elles peuvent évoluer lentement, et parfois moins lentement.

L'homme n'existe que dans la société. Changer la société, c'est changer l'homme.

Révolution n'est qu'un mot que l'on peut donner à un changement brutal de société.

Voilà pour la théorie.

Pour ce qui est des cas concrets récents, je pense que l'on peut dire que beaucoup de venezueliens ne sont plus les mêmes après une décennie de révolution bolivarienne, de même qu'en un sens tout autre, deux décennies de fascisme ont beaucoup changé la société chilienne.

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Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
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Justement donc il faut une révolution pour changer d'homme mais quelle révolution pour quel homme ? il faudrait poser un "cahier des charges"

PS: Votre citation Carnifex de Antoinne Barnave est très riche d'enseignement et actuel, finalement l'histoire se répète...

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slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
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Manque de pot, un lecteur normalement éveillé de la page wikipedia citée comprendra facilement que les "Cuban governement troops" en question sont celles de Batista, contre lesquelles se battaient le Che et les rebelles de la guerilla Castriste.

Mon pauvre Slanny, tu devrais vraiment pas être contre l'état providence : vu tes maigres capacités, tu auras surement besoin de lui.

C'est çà de poster a la pause déjeuner et d'avoir un anglais pourri... C'est bien de souligner une erreur, mais se serait agréable d'éviter les propos "légèrement" insultants.

N'empeche que si il a eu droit au surnom de carnicerito de la Cabaña (le petit boucher de la Cabaña), c'est pas par amour de la viande....

Témoin clef de cette période, le père Javier Arzuaga, aumônier de la prison de la Cabaña, aura mis près de cinq décennies à rompre le silence. Dans Cuba 1959: La Galera de la Muerte (Cuba 1959. Le couloir de la Mort), publié l'année dernière à Porto Rico, celui qui recueillait les confessions des condamnés et les accompagnait dans leurs derniers instants affirme que des dizaines d'entre eux étaient innocents. "Le Che n'a jamais cherché à dissimuler sa cruauté, souligne-t-il. Bien au contraire. Plus on sollicitait sa compassion, plus il se montrait cruel. Il était complètement dévoué à son utopie. La révolution exigeait qu'il tue, il tuait; elle demandait qu'il mente, il mentait." A la Cabaña, lorsque les familles rendent visite à leurs proches, Guevara, comble du sadisme, va jusqu'à exiger qu'on les fasse passer devant le mur d'exécution, maculé de sang frais...

"Je crois qu'en définitive cela lui plaisait de tuer des gens", estime Huber Matos, qui, en qualité de commandante de la revolucion fut l'alter ego du guérillero argentin, avant d'être condamné à vingt ans de cachot, à la fin de 1959, pour avoir dénoncé la dérive autoritaire du mouvement (2). "Au début, dans la sierra Maestra, nous avons noué une amitié qui reposait sur des affinités intellectuelles. Comme lui, j'avais une formation universitaire. Mais, quand j'ai su ce qu'il faisait à la Cabaña, j'ai pris mes distances. Tout le monde savait ce qui se passait là-bas..."

http://www.lexpress....ile_475196.html

En français, moins de risque de me planter cette fois ^^

C'est aussi lui l'instigateur des goulags cubains....

Une petite citation de notre humaniste :

Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba, mais également un devoir imposé par ce peuple.

Et il ne faut pas oublier que si il avait eu des missiles sous la mains il aurait rasé New York....

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C'est çà de poster a la pause déjeuner et d'avoir un anglais pourri... C'est bien de souligner une erreur, mais se serait agréable d'éviter les propos "légèrement" insultants.

N'empeche que si il a eu droit au surnom de carnicerito de la Cabaña (le petit boucher de la Cabaña), c'est pas par amour de la viande....

En français, moins de risque de me planter cette fois ^^

C'est aussi lui l'instigateur des goulags cubains....

Une petite citation de notre humaniste :

Bonsoir

Oui mais en vous "trompant" de cette manière vous avez montré que vous recherchiez un argument pour critiquer le Che de façon non pas objective mais subjective... car vous avez sélectionné la première partie de la citation méticuleusement, et je pense que vous saviez que la suite contredisait votre argument, car c'était clair.

Cordialement

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slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
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Non non, je croyais vraiment que cela concernait le Che. Il y a suffisement de quoi charger ce taré meurtrier sans avoir a en inventer.

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Invité Meryle
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Mais il n'a pas fait que tuer, c'est réducteur de dire ca du Che, il faut se remettre dans le contexte de l'époque (CIA & compagnie, ce ne sont pas des doux eux aussi) d'accord c'est vrai il faut dénoncer tout acte injuste...je partage cet avis c'est naturel, mais il faut voir contre qui et quoi il se battait et qu'est ce qu'il a apporté en terme de concept nouveau pour l'époque et est ce que cela peut être d'actualité, la question que je pose.

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williama Membre 3 892 messages
Baby Forumeur‚
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Les sociétés humaines ne sont pas identiques les unes aux autres. Elles peuvent évoluer lentement, et parfois moins lentement.

L'homme n'existe que dans la société. Changer la société, c'est changer l'homme.

Révolution n'est qu'un mot que l'on peut donner à un changement brutal de société.

Voilà pour la théorie.

Pour ce qui est des cas concrets récents, je pense que l'on peut dire que beaucoup de venezueliens ne sont plus les mêmes après une décennie de révolution bolivarienne, de même qu'en un sens tout autre, deux décennies de fascisme ont beaucoup changé la société chilienne.

... et aussi qu'avec Castro en 1959, le peuple cubain est entré dans un glacis dont il n'est plus jamais ressorti!

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slanny Membre 5 248 messages
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Mais il n'a pas fait que tuer, c'est réducteur de dire ca du Che, il faut se remettre dans le contexte de l'époque (CIA & compagnie, ce ne sont pas des doux eux aussi) d'accord c'est vrai il faut dénoncer tout acte injuste...je partage cet avis c'est naturel, mais il faut voir contre qui et quoi il se battait et qu'est ce qu'il a apporté en terme de concept nouveau pour l'époque et est ce que cela peut être d'actualité, la question que je pose.

Quand le remède est pire que le mal, j'ai du mal a y voir une avancé. La CIA et compagnie, eux, n'ont encore jamais instituer l’exécution sommaire d'innocent a coup de jugement expéditif comme arme politique.

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williama Membre 3 892 messages
Baby Forumeur‚
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Mais il n'a pas fait que tuer, c'est réducteur de dire ca du Che, il faut se remettre dans le contexte de l'époque (CIA & compagnie, ce ne sont pas des doux eux aussi) d'accord c'est vrai il faut dénoncer tout acte injuste...je partage cet avis c'est naturel, mais il faut voir contre qui et quoi il se battait et qu'est ce qu'il a apporté en terme de concept nouveau pour l'époque et est ce que cela peut être d'actualité, la question que je pose.

Dans le feu-panthéon du soviétisme, la figure du Che est la seule à émerger encore.

Il y a une indéniable dimension christique dans le personnage. Une figure romantique, jeune avec ses cheveux longs, la barbe de quelques jours, sa pureté révolutionnaire sans compromission, son désintérêt pour les biens matériels, sa générosité affichée, ses compagnons / disciples qui le suivront jusqu'au bout et son chemin de croix bolivien jusqu'à l'exposition de son corps dans la buanderie d'une ferme qui rappelle le Christ supplicié ... Tout concoure à en faire un personnage de légende sorti tout droit du très chrétien continent sud-américain.

Il y eu d'ailleurs d'autres "Che Gevara" sur le continent à la même époque, moins connus mais qui ont bénéficié du même phénomène d'héroïsation, comme Camillo Torres en Colombie, prêtre et révolutionnaire.

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Invité Meryle
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Invité Meryle
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Ah, présenté sous cet angle cela semble démystifier l'homme en le dépouillant des impressions qui l'auréolent, mais ces impressions naissent d'un vrai engagement que je trouve grand et noble, vraiment s'opposer à deux puissances c'est d'un courage profond, que je pense pouvoir être d'actualité contre le néolibéralisme.

Dans le feu de ma jeunesse présente, je suis très éprise par ce genre de combat, je suis nostalgique du brassard rouge à la fac et de ses rassemblements à la guitare on chante "viva la revolucion", pour plus de justice dans l'éducation et le traitement de la science. Mais finalement la France ne représente t'elle pas cette révolution contestatrice larvée dans ses gènes, qui se symbolise en date sacrée de l'air de grâce de 1789, an 1, pour les laïques. Si ce n'est pas plus avec le mouvement des encyclopédistes. Et même l'audace de Charlemagne contre Rome. Enfin je remarque qu'en France nous sommes plus enclin à ouvrir "notre gueule" même si cela se perd de plus en plus, chose que je trouve dommage.

Vous en pensez quoi ?

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williama Membre 3 892 messages
Baby Forumeur‚
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A mon sens, il faut distinguer le Che mythique, quasi christique adoré comme une étoile inaccessible de la perfection révolutionnaire, le Don Quichotte seul contre tous et puis la réalitédu Che Guevara dogmatique en complet décalage avec le naturel ouvert et chaleureux cubain, imposant à Cuba un modèle soviétique, qui ruina la Banque Centrale en tant que Ministre de l'économie dépourvu des plus élémentaires notions d'économie, celui qui salua la Révolution culturelle en Chine et institua les "dimanches de travail volontaires" qui inventa et non Fidel le premier camp de travail correctif donc de travaux forcés à Guanaha, celui qui sectaire déclarait " "je ne peux pas être ami avec quelqu'un s'il ne partage pas mes idées" réf Régis Debray. Il est aussi l'un des artisans de l'embrigadement de la jeunesse et du culte de l'homme nouveau.

L'homme nouveau au sens marxiste-léniniste n'a rien d'universel. Cela sous-entendait la sanction voire élimination systématique des autres ceux qui ne succombaient pas à ce nouveau culte.

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