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Pollution de l'air : Les particules fines, quels risques ?


January

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 438 messages
108ans‚ ©,
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Depuis ce week-end, l'Agence régionale de santé (ARS) et Airparif, l'organisme chargé de la surveillance et de la qualité de l’air ont observé un pic de pollution aux particules fines dans la région Ile-de-France.

Mais que sont réellement ces particules et quels risques présentent-elles pour la santé ?

Quand il s'agit de pollution atmosphérique, il est possible de détecter plusieurs types de polluants dans l'air. Actuellement, six types de molécules sont surveillées : le dioxyde de soufre, l'ozone au sol, le dioxyde d'azote, les composés de soufre réduit total, le monoxyde de carbone et enfin les particules fines. Ces dernières sont de petits résidus solides ou liquides transportés par l'eau ou l'air et issus de différentes sources anthropiques ou naturelles.

Les particules en suspension dans l'air peuvent donc être de différentes natures et sont généralement classées en fonction de leur diamètre qui peut varier de 0,005 micromètres à 10 micromètres (un millionième de mètre). Les particules dites "fines" (PM2,5) correspondent à des résidus de diamètre inférieur à 2,5 micromètres mais supérieur à 1,0 micromètre (particules "très fines"). Leur concentration est surveillée de près car elles ont la faculté d'entrer plus profondément dans l'appareil respiratoire que les particules plus larges (PM10) dont la concentration est également suivie.

Des sources multiples

Néanmoins, la composition des particules fines va dépendre de la zone géographique, des sources présentes, de la saison et des conditions atmosphériques. On distingue ainsi plusieurs types de particules en fonction de leur origine : celles qui sont directement émises dans l'atmosphère ("primaires"), celles qui sont issues de réactions physico-chimiques utilisant d'autres polluants ("secondaires") et enfin les particules déposées au sol qui sont remises en suspension dans l'air.

En France, les rejets directs dans l'atmosphère se font par l'intermédiaire de plusieurs sources : l'industrie toutes activités confondues, les pratiques domestiques, des entreprises et des commerces telles que le chauffage (dont le chauffage au bois) et enfin le trafic routier avec les gaz d'échappement, en particulier ceux issus des moteurs diesel. C'est pourquoi en cas de pollution aux particules, les organismes mettent notamment en place des restrictions de circulation. Toutefois, les deux autres origines jouent également un rôle majeur dans la pollution.

En effet, les particules issues de réactions chimiques et les autres remises en suspension donnent lieu à des transports à travers l'Europe. Sous l'effet du vent, des masses d'air chargées de particules voyagent ainsi d'un pays à l'autre, impactant la qualité de l'air. Or, comme le souligne notamment Airparif, l'organisme de surveillance de l'air en Ile-de-France, ces particules "sont à la fois les plus difficiles à quantifier et celles sur lesquelles il est le plus compliqué d'agir pour faire baisser les niveaux de particules dans l'air".

Des particules qui pénètrent dans les poumons

Pourtant, évaluer correctement les niveaux est nécessaire au vu des risques que présentent ces particules pour la santé. Comme précisé plus haut, ces composés ont la capacité de pénétrer plus ou moins profondément dans les poumons et ainsi de causer des troubles respiratoires en particulier chez les personnes sensibles comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou souffrant déjà de problèmes respiratoires ou cardiovasculaires. L'exposition est alors néfaste sur une courte période (une journée) comme sur une plus longue.

Suite : http://www.maxiscien...e_art28730.html

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Membre, Posté(e)
dominoto Membre 115 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Le benzène et le benzopyrène (faisant partie des hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP) dans les particules de suies de carbone et des imbrulés du gasoil, sont des composés cancérigènes. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP pénètrent alors dans l’organisme par voie respiratoire, profondément dans les bronches. Si la toxicité de l’ensemble des HAP n’est pas connue, plusieurs d’entre eux sont classés cancérogène probable ou possible et sont susceptibles de provoquer des cancers du poumon et des cancers de la vessie qui peuvent se déclarer très longtemps après l'exposition.

Mais ce sont surtout des particules irritantes pour les muqueuses pulmonaires responsables d'affections des voies respiratoires supérieures et inférieures : manifestations aiguës comme les irritations pulmonaires et laryngo-pharyngées, ou manifestations respiratoires chroniques (bronchites, emphysème, asthme).

Le benzopyrène est souvent utilisé pour exprimer l’exposition globale aux HAP dans l’air car il se retrouve habituellement majoritairement adsorbé à des particules aéroportées (d’où le danger de la circulation en particulier, mais aussi du tabac...).

source : www.officiel-prevention.com , lien : http://www.officiel-...b=69&dossid=373

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