Aller au contenu

Le marché n'est toujours pas la meilleure solution en période de crise


economic dream

Messages recommandés

Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

J'estime qu'il faut parfois ne pas respecter la loi du marché en période de crise.

Un très bel exemple est la situation catastrophique du marché immobilier espagnol :

Il y a entre 3 et 5 millions de logements vides sur le marché immobilier espagnol , évidemment parce que l'offre est trop importante.

Il serait rationnel d'imposer le gel des expulsions locataires afin de ne pas aggraver le problème des logements vides ( surtout pour les gens expulsés par la banque parce qu'ils ne peuvent rembourser l'emprunt hypothécaire ) , d'autant plus qu'on sait très bien que la très grande majorité de ces expulsés ne pourront acheter ou louer un autre logement ( vide auparavant).

Mais dans un système d'économie de marché pure, chaque propriétaire ou banquier ne va penser qu'à lui-même et chercher à récupérer vite un peu d'argent.

Cependant, c'est néfaste en général :

les banques mettent en vente les logements hypothéqués afin de récupérer l'argent qu'elles ont prêté aux emprunteurs.

Mais si toutes les banques font ça, la valeur des logements va chuter ( dû à un excédent d'offre) et leurs problèmes financiers vont s'aggraver.

Elles ne pourront donc plus prêter d'argent => moins d'emprunts immobiliers => moins de personnes peuvent s'acheter des logements => les prix chutent encore => des problèmes financiers plus importants pour les banques => ...

Quant aux propriétaires, ils font une très mauvaise affaire en vendant et en expulsant en période de dépression : ils perdent de l'argent sur le long-terme et aggravent le problème de l'offre trop importante de logements.

En somme, on a d'un coté un stock important de logements vides et de l'autre une masse de gens qui , appauvris par la crise, ne pourront se loger ailleurs mais qu'on expulse quand même.

C'est une situation ridicule et extrêmement dramatique au niveau humain.

C'est pourquoi il serait responsable d'imposer un gel des expulsions de logement et de mettre en faillite les banques pourries.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Et tu proposes quoi ^__^?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

De geler les expulsions de logement pendant 2-3 ans, et même l'Association des Banques Espagnoles l'a proposé pour certains cas.

En outre, il est très intéressant de constater que le marché immobilier espagnol est l'un des plus privés dans le monde :

la loi impose aux collectivités locales qu'à peine 0.5 % des logements soient des logements sociaux ( contre 20 % en France ).

Ceci prive l'autorité publique d'un important levier pour encadrer un peu le marché immobilier :

- les propriétaires devront limiter leurs exigences en termes de loyers ( puisqu'il y a des logements sociaux)

- en cas de bulle immobilière , l'Etat peut vendre des logements pour faire chuter les prix

- ou en cas de bulle immobilière, l'Etat peut encore décider de réduire les loyers de ces logements pour évident qu'un excédent d'offre n'ait lieu.

Donc pour moi, l'une des solutions à long-terme est d'augmenter le nombre de logements sociaux en Espagne.

Pourquoi ne pas récupérer les logements vides des investisseurs immobiliers en faillite d'ailleurs ?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, "Emmerdeuse immigrée" , 34ans Posté(e)
Surimuchan Membre 3 824 messages
34ans‚ "Emmerdeuse immigrée" ,
Posté(e)

Ça paraît plausible du moins :3

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Syfher
Invités, Posté(e)
Invité Syfher
Invité Syfher Invités 0 message
Posté(e)

Mais c'est le système économique tout entier qui n'est pas bon.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

L'espagne est l'exemple typique de l'échec des politiques d'incitation. Pendant des années la croissance espagnole s'est faite sur le bâtiment avec une demande inflatée par le gouvernement ce qui est un classique pour le marché de l'immobilier (je pense aux US). Maintenant que la demande artificielle est partie, on revient au point de départ sauf que maintenant on a entre 3 et 5 millions de logements vides. Quel beau résultat. D'ailleurs la chine se lance joyeusement sur ce chemin aussi.

Sinon revenons en au problème qui n'en est pas un. Les banques qui ont trop investi dans l'immobilier vont faire faillite, les logements vont atteindre un prix ridicule là question est maintenant de savoir si l'espagne va pouvoir produire quelques chose d'utile (oui produire 3 a 5 millions de logements excédentaires ce n'est pas utile), cela suppose une restructuration du marché du travail et ça va faire mal (ça fait déjà mal, on est en plein dedans en l'occurrence), c'est les conséquences du Keynesianisme en même temps, on pousse la demande jusqu'à qu'on se rende compte qu'il n'y en avait pas.

Après je ne suis pas bien sûr de comprendre, augmenter le nombre de logements sociaux? ça veut dire en construire de nouveaux? Ou acheter les anciens? (avec quel argent, on se le demande)

Pour ce qui est d'une bulle immobilère, elle ne vient pas forcément de l'explosion artificielle de la demande (ce qui est le cas de l'espagne et mettre de nouveaux logements sur le marché ne change rien vu que la demande est artificielle) mais peut aussi venir d'une raréfaction de l'offre ou plutôt une non actualisation de l'offre (ce qui est le cas de la France et je pense spécifiquement à Paris).

Enfin comme je l'ai noté notre problème vient de notre amour irrationnel pour l'immobilier ce qui finit toujours mal quand en plus le gouvernement vient souffler dessus.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

L'espagne est l'exemple typique de l'échec des politiques d'incitation. Pendant des années la croissance espagnole s'est faite sur le bâtiment avec une demande inflatée par le gouvernement ce qui est un classique pour le marché de l'immobilier (je pense aux US). Maintenant que la demande artificielle est partie, on revient au point de départ sauf que maintenant on a entre 3 et 5 millions de logements vides. Quel beau résultat. D'ailleurs la chine se lance joyeusement sur ce chemin aussi.

Incitation par la dérégulation oui. Le gouvernement Aznar a facilité d'une manière extrême l'obtention d'un permis de construction, a vendu d'immenses terrains à des promoteurs immobiliers, et a décidé de laisser le logement entièrement au marché privé ( pas de construction de logements sociaux et vente des autres).

En outre, le gouvernement a dérégulé le crédit et les banques pouvaient prêter très facilement de l'argent.

Finalement, l'arrivée de l'euro a boosté le marché immobilier espagnol avec l'arrivée massive d'investissements de l'Europe du Nord ( surtout de l'Allemagne).

En effet, le gouvernement n'avait aucun contrôle sur ces flux monétaires aggravant la bulle immobilière.

D'un autre côté, Aznar a dérégulé le marché du travail ce qui a engendré une baisse des salaires et donc la demande ne pouvait suivre l'offre.

Bref, pour moi ce sont les dérégulations qui sont en cause.

La Chine a un plus faible risque de bulle immobilière grâce à une contrôle plus fort du crédit ( fonds propres de 20 % pour prêter de l'argent contre 3 % en Espagne lors de la bulle)

et ils veulent augmenter ce ratio à 25 %. En outre, les flux monétaires sont contrôlés, le risque d'investissements étrangers trop importants est plus faible.

En général, la Chine peut encore fortement augmenter la demande ( il n'y pas encore de système de pensions par exemple) donc ils n'ont pas de soucis à se faire.

Sinon revenons en au problème qui n'en est pas un. Les banques qui ont trop investi dans l'immobilier vont faire faillite, les logements vont atteindre un prix ridicule là question est maintenant de savoir si l'espagne va pouvoir produire quelques chose d'utile (oui produire 3 a 5 millions de logements excédentaires ce n'est pas utile), cela suppose une restructuration du marché du travail et ça va faire mal (ça fait déjà mal, on est en plein dedans en l'occurrence), c'est les conséquences du Keynesianisme en même temps, on pousse la demande jusqu'à qu'on se rende compte qu'il n'y en avait pas.

Le problème est fondamental : comment justifier que l'on expulse des gens qui ne pourront se loger ailleurs alors qu'il y a déjà un excédent d'offre hyper-important?

Offre, demande ; ce sont des beaux mots d'économistes mais il ne faut pas oublier la réalité humaine derrière tout ça.

Et ces gens qu'on expulse, ce n'est pas quelques milliers d'euros qui leur manque pour se loger ailleurs mais des dizaine de milliers.

Or justement , aujourd'hui les banques ne prêtent plus à personne.

Et je veux aussi dire que le marché du travail espagnol est déjà très dérégulé par rapport au notre.

Après je ne suis pas bien sûr de comprendre, augmenter le nombre de logements sociaux? ça veut dire en construire de nouveaux? Ou acheter les anciens? (avec quel argent, on se le demande)

En nationalisant les banques, on aurait déjà un beau petit stock de logements. Et ça ne coûtera pas beaucoup.

Pour ce qui est d'une bulle immobilère, elle ne vient pas forcément de l'explosion artificielle de la demande (ce qui est le cas de l'espagne et mettre de nouveaux logements sur le marché ne change rien vu que la demande est artificielle) mais peut aussi venir d'une raréfaction de l'offre ou plutôt une non actualisation de l'offre (ce qui est le cas de la France et je pense spécifiquement à Paris).

Dans ce cas-là ; le gouvernement peut construire plus de logements sociaux afin de satisfaire la demande.

Enfin comme je l'ai noté notre problème vient de notre amour irrationnel pour l'immobilier ce qui finit toujours mal quand en plus le gouvernement vient souffler dessus.

Je dirais que ça finit toujours mal quand des promoteurs immobiliers et des banquiers soufflent dessus.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

Le marché privé ne fait pas n'importe quoi comme ça, les taux bas de la BCE a alimenté les crédits immobiliers, c'est pour ça que les banques pouvaient prêter facilement de l'argent. Par ailleurs les subventions européennes ont aussi joué leur petit rôle de gonflage de bulle (moindre que la BCE). Si les dérégulations ont eu un effet c'est d'accélérer les événements tout le tas de régulation qu'on veut ne change rien au fait que les signaux de prix étaient brouillés à la base (tant que le crédit est pas cher, on peut construire hein). Bien sûr l'incitation forte au crédit a trouvé un écho dans une économie plus ouverte.

Ensuite je dirais que le problème est encore plus fondamental: si on commence à ne plus respecter les règles, on ne s'arrêtera plus. Ou alors il faut limiter dans le temps ces exceptions. Le problème étant bien sûr que ces politiques pourraient avoir l'effet inverse ou pas d'effet ou encore un effet négatif autre.

http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/connaissez-vous-l-effet-cobra/550360

Ou en anglais: http://en.wikipedia.org/wiki/Cobra_effect

Le truc c'est que si on rentre dans l'émotion on peut très bien faire des choses contre productive, ce qui est bon n'est pas forcément agréable.

Je ne suis pas bien sûr que ça soit autorisé par l'europe de nationaliser ses banques.

Les promoteurs et les banquiers ne font qu'écouter la BCE qui leur dit "allez y, ya pas de risque vu que le crédit est pas cher". Quand on enlève les prix, le marché se mets à faire n'importe quoi. Des fois j'ai franchement l'impression que tu prends les participants au marché pour des vicieux en attente du premier mauvais coup à faire Oo

Sinon question plus générale: le marché est il une solution à quelques chose? (jusque là en parlant avec toi j'ai pas bien l'impression)

La planification centrale de l'économie est elle la solution? (tiens ça me fait penser à une citation de Trotsky :« Dans un pays ou l'État est le seul employeur, toute opposition signifie mort par inanition. L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau : qui n'obéit pas ne mange pas. »)

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Le marché privé ne fait pas n'importe quoi comme ça, les taux bas de la BCE a alimenté les crédits immobiliers, c'est pour ça que les banques pouvaient prêter facilement de l'argent.

Le marché est guidé par la motivation du profit et les politiques du gouvernement ont été de renforcer ce profit. C'est une mauvaise politique.

Par ailleurs les subventions européennes ont aussi joué leur petit rôle de gonflage de bulle (moindre que la BCE). Si les dérégulations ont eu un effet c'est d'accélérer les événements tout le tas de régulation qu'on veut ne change rien au fait que les signaux de prix étaient brouillés à la base (tant que le crédit est pas cher, on peut construire hein). Bien sûr l'incitation forte au crédit a trouvé un écho dans une économie plus ouverte

Aux Etats-Unis , certains Etats ont été relativement peu touchés par la bulle immobilière alors que d'autres ont été très touchés ( Texas, Californie, Ohio) .

Les banquiers empruntaient pourtant au même taux directeur à la BCE

La différence entre ces Etats ? La régulation du crédit et des permis de construction

Evidemment que si les banques ont facilement accès au crédit, elles vont prêter beaucoup d'argent ( peut-être même trop)

Le tout est de savoir à qui elles vont le prêter : à des gens insolvables si la loi le permet où à l'étranger à des entreprises en manque de crédit ?

Je répète ; l'Etat n'a pas obligé les banquiers à prêter à n'importe qui, il a justement décidé de laisser plus de liberté aux banquiers en matière de crédit

Ensuite je dirais que le problème est encore plus fondamental: si on commence à ne plus respecter les règles, on ne s'arrêtera plus. Ou alors il faut limiter dans le temps ces exceptions. Le problème étant bien sûr que ces politiques pourraient avoir l'effet inverse ou pas d'effet ou encore un effet négatif autre.

http://www.lesaffair...et-cobra/550360

Ou en anglais: http://en.wikipedia....ki/Cobra_effect

Excellent article ! Très intéressant ;)

Cela prouve qu'avant de prendre des décisions, la puissance publique doit connaitre la réalité du terrain

Et évidemment que cette règle est temporaire , sinon elle est trop décourageante pour investir dans des logements.

Le truc c'est que si on rentre dans l'émotion on peut très bien faire des choses contre productive, ce qui est bon n'est pas forcément agréable.

L'excès de rationalité produit le même effet.

Je ne suis pas bien sûr que ça soit autorisé par l'europe de nationaliser ses banques.

Ca m'étonnerait beaucoup en effet ...

Mais les directives européennes ont été écrites par des hommes, pas par des Dieux, et si assez de gens ont voté pour un parti qui a stipulé qu'il outrepasserait ces règles si il gouverne; il est légitime de les outrepasser.

Les promoteurs et les banquiers ne font qu'écouter la BCE qui leur dit "allez y, ya pas de risque vu que le crédit est pas cher". Quand on enlève les prix, le marché se mets à faire n'importe quoi. Des fois j'ai franchement l'impression que tu prends les participants au marché pour des vicieux en attente du premier mauvais coup à faire Oo

Ce sont des hommes , qui suivent leur intérêt personnel et veulent gagner de l'argent.

Sinon question plus générale: le marché est il une solution à quelques chose? (jusque là en parlant avec toi j'ai pas bien l'impression)

Evidemment que oui , sinon ce système ne perdurerait pas aussi longtemps.

Pour moi, le marché est la solution à toute chose non vitale pour les hommes ( donc pas la nourriture, logement, eau, assurance-maladie ,... ) et non stratégique pour l'économie ( banques , énergie, matières premières,...)

En gros, il faut éviter que les conséquences d'un dysfonctionnement du marché touchent trop les gens.

La planification centrale de l'économie est elle la solution? (tiens ça me fait penser à une citation de Trotsky :« Dans un pays ou l'État est le seul employeur, toute opposition signifie mort par inanition. L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau : qui n'obéit pas ne mange pas. »)

En général, je suis pour un gouvernement fort qui dirigerait quelques grandes entreprises stratégiques d'en haut ( banques, énergie, ...) et avec une économie privée forte avec des entreprises relativement peu régulées par l'Etat et de faibles impôts .

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

Le marché est guidé par la recherche du profit, les taux bas des banques centrales veulent dire que les conditions d'emprunt sont bonne et que des profits sont possible, vu que les taux restent bas la bulle gonflent. Les différences dues à la législation s'expliquent bien, en effet l'absence de législation permet aux acteurs de suivre l'information erronée qu'ils ont, la régulation quant à elle vu qu'elle réduit le champ d'action évite le gonflement de la bulle. Pour faire une image, la régulation c'est une voiture, plus il y en a moins elle peut aller vite, être maniable, agréable etc. Les marchés le conducteurs et les banques centrales sont l'écran qui remplace le pare brise, les taux d'intérêts bas signifient -> vous pouvez allez vite, il n'y a pas de virage vous ne craignez rien (ce qui est parfois vrai), le problème est qu'on ne sait pas si cette information est vraie (et il est très difficile de vérifier ce genre de chose ou pour reprendre la métaphore, personne ne sait comment est vraiment la route). Maintenant si notre voiture est une voiture non régulée, le conducteur tout en joie accélère, il le peut, il en a envie, il le fait. Maintenant avec la régulation, le conducteur se dit qu'il serait chouette d'accélérer mais sa voiture ne permet pas de trop accélérer alors il prend un peu de vitesse mais c'est tout. Maintenant arrive le virage, effectivement la première voiture sera complétement explosée mais le problème n'est pas le fait qu'il a pris trop de vitesse mais qu'il a cru possible de le faire.

Sauf que même en connaissant la réalité du terrain on ne sait pas quels seront les effets, d'autant plus que là les effets sont faciles à mesurer et les mécanismes en place peu complexes mais quid d'une législation comme le code du travail?

La rationalisation est dangereuse, la rationalité non, les émotions sont là pour prendre des décisions rapidement, mais les décisions que l'ont prend ainsi sont plus sujette à l'erreur (c'est assez documenté comme sujet en psychologie).

C'est juste que l'espagne risque de se faire taper sur les doigts ou se faire virer de l'europe (personnellement la direction que prend l'europe m'inquiète donc bon).

Dis plutôt ce que le gouvernement laisse aux marchés plutôt que de dire ce qu'il fait parce que là je ne vois pas bien ce qui reste. La distribution de nourriture c'est vital? Tout ce qui concerne la santé aussi?

Tu prétends que le marché est une solution à quelques chose mais tu ne précises pas quoi.

Le peu de régulation par l'état ça concerne quoi? L'emploi? Les normes? Le type de société?

Sinon peu d'impôts, les entreprises d'état sont payantes alors? Pas de gratuité (apparente du moins) des soins par exemple?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 66ans Posté(e)
caprepublic Membre 421 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)

Zone euro : les banques espagnoles vont recevoir 37 milliards d'euros

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202410593924-zone-euro-les-banques-espagnoles-vont-recevoir-37-milliards-d-euros-514402.php

Pourquoi ne pas racheter les credits immobiliers aux banques avec cet argent ? Les espagnols resteraient dans leur logement et paieraient leur credit apres la reprise économique .

Comme en Grece l'UE le FMI n'aident que les banques pas les peuples.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Le marché est guidé par la recherche du profit, les taux bas des banques centrales veulent dire que les conditions d'emprunt sont bonne et que des profits sont possible, vu que les taux restent bas la bulle gonflent. Les différences dues à la législation s'expliquent bien, en effet l'absence de législation permet aux acteurs de suivre l'information erronée qu'ils ont, la régulation quant à elle vu qu'elle réduit le champ d'action évite le gonflement de la bulle. Pour faire une image, la régulation c'est une voiture, plus il y en a moins elle peut aller vite, être maniable, agréable etc. Les marchés le conducteurs et les banques centrales sont l'écran qui remplace le pare brise, les taux d'intérêts bas signifient -> vous pouvez allez vite, il n'y a pas de virage vous ne craignez rien (ce qui est parfois vrai), le problème est qu'on ne sait pas si cette information est vraie (et il est très difficile de vérifier ce genre de chose ou pour reprendre la métaphore, personne ne sait comment est vraiment la route). Maintenant si notre voiture est une voiture non régulée, le conducteur tout en joie accélère, il le peut, il en a envie, il le fait. Maintenant avec la régulation, le conducteur se dit qu'il serait chouette d'accélérer mais sa voiture ne permet pas de trop accélérer alors il prend un peu de vitesse mais c'est tout. Maintenant arrive le virage, effectivement la première voiture sera complétement explosée mais le problème n'est pas le fait qu'il a pris trop de vitesse mais qu'il a cru possible de le faire.

Pour compléter la métaphore, je dirais que les banquiers savent qu'en cas d'accident, ce n'est pas eux qui paieront mais que ce sera l'Etat.

Le chauffeur pourra partir avec un beau petit bonus, et les passagers ( les employés) se retrouvent à la rue.

Et tout ceci parce qu'il serait dramatique de ne pas réparer le moteur ( = moteur de l'économie = épargne).

Si encore l'Etat posait des conditions en échange du chèque en blanc, comme une peine de prison ou des leçons de conduite ( morale) à ces conducteurs, ça irait...

Mais ici, on ne fait que récompenser les chauffards, gagnant à tous les coups , ....

Sauf que même en connaissant la réalité du terrain on ne sait pas quels seront les effets, d'autant plus que là les effets sont faciles à mesurer et les mécanismes en place peu complexes mais quid d'une législation comme le code du travail?

Premièrement, il faut s'inspirer de ce qui s'est passé ailleurs dans ce genre de situations.

Deuxièmement , nous avons la chance d'avoir des syndicats et un patronat qui se parlent au lieu de se faire la guerre, on peut donc profiter de cette entente pour adapter le code du trabail de manière à protéger les salariés et ne pas trop prendre sur le profit des entrepreneurs.

La rationalisation est dangereuse, la rationalité non, les émotions sont là pour prendre des décisions rapidement, mais les décisions que l'ont prend ainsi sont plus sujette à l'erreur (c'est assez documenté comme sujet en psychologie).

Mais cette proposition-ci est mûrement réfléchie ...

C'est juste que l'espagne risque de se faire taper sur les doigts ou se faire virer de l'europe (personnellement la direction que prend l'europe m'inquiète donc bon).

C'est impensable en termes de déficit d'image que se prendrait l'UE dans ce cas .

Dis plutôt ce que le gouvernement laisse aux marchés plutôt que de dire ce qu'il fait parce que là je ne vois pas bien ce qui reste. La distribution de nourriture c'est vital? Tout ce qui concerne la santé aussi?

Il reste énormément de choses, non ? Tout le secteur des services par exemple ainsi que la production d'énormément de biens de consommation ( télévisions, lampes, ....)

La nourriture est un bien vital oui et il ne faut pas toujours appliquer la loi du marché pour sa production :

il est plus rentable de produire du soja pour nourrir du bétail que de produire du mais pour des pays africains par exemple.

Cette situation engendre que des gens meurent de faim ou paient très cher leur nourriture , ce qui est moralement inacceptable.

Personne ne devrait nourrir parce qu'il est trop pauvre.

Il faut donc faire 2 choses : une redistribution des terres imposée par l'Etat et mettre des quotas sur la production de certains produits ( soja,...)

Ainsi que le développement du micro-crédit, éventuellement par une banque publique.

Idem concernant la santé : il est plus rentable de concevoir des crèmes anti-rides pour des vieux occidentaux que de concevoir des médicaments de bonne qualité contre divers fléaux ( sida, ...) touchant les très pauvres de notre monde.

En outre, pour une compagnie d'assurance-santé privée, il faut mieux compliquer les procédures de remboursement pour les patients, ce qui peut aboutir au fait que les médicaments deviennent hors de portée pour eux. Ainsi , très curieusement, la part des dépenses administratives dans les dépenses de santé est plus important ( jusqu'à 50 % ! ) chez les compagnies privées que chez les systèmes publics d'assurance-maladie.

Je pense que ces divers perversités du marché sont assez incontestables.

Tu prétends que le marché est une solution à quelques chose mais tu ne précises pas quoi.

Le peu de régulation par l'état ça concerne quoi? L'emploi? Les normes? Le type de société?

Evidemment une régulation de la pollution et il faut une forte législation anti-trust pour lutter contre les monopoles.

Après on peut imaginer adopter le système nordique de flexi-sécurité , favorables aux employeurs et aux employés.

Sinon peu d'impôts, les entreprises d'état sont payantes alors? Pas de gratuité (apparente du moins) des soins par exemple?

Les soins oui , tout le reste serait payant mais à prix social.

L'éducation serait aussi gratuite bien sur.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

L'exemple du marché espagnol...

Le marché immobilier espagnol est comme celui américain, pendant un temps on a prêté de l'argent à tout le monde pour qu'ils achètent des maisons, une croissance par l'endettement, inciter à consommer avec des taux d'intérêts très faibles pour pouvoir s'offrir un toit.

La crise financière a vite balayé tout ça, les produits financiers pourris (dérivés de ces prêts) ont contraint à une nouvelle discipline, un choc, une obligation pour les "propriétaires" à faire face à une explosion des coûts de remboursement de leurs emprunts.

Résultat : des millions de personnes incapables de tenir leurs engagements. Réaction des banques : saisir des logements qu'ils ne peuvent revendre, puisque le "marché" s'est effondré... S'en suit pour les "propriétaires" les expulsions en ayant toujours l'obligation de rembourser leur emprunt.

Des millions de logements vides, des millions de personnes à la rue, des banques au bord de la faillite et des SDF endettés jusqu'au cou...

Ce n'est pas le marché le responsable, c'est juste la connerie des financiers, même en espagne ils manquent de logements incroyable non ? tout comme en France...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

Sauf que le problème avec ça c'est bien le fait qu'on enlève tout ce qui fait que le marché fonctionne, la sanction de l'erreur, ce qui est pour moi totalement criminel, c'est un aléa moral de la taille d'un immeuble. Le bail out par l'état ne devrait jamais avoir lieu, le permettre une fois c'est un dangereux précédent, il faut prendre ses pertes et c'est tout. Après l'économie ne se répare pas, c'est bien trop complexe comme système pour pouvoir se réparer surtout qu'un moteur on sait comment il fonctionne alors que l'économie on est même pas d'accord sur comment elle fonctionne alors envisager des réparation relève de la pensée magique ou d'un délire maniaque (dans le sens psychiatrique du terme).

Je vois que la CFDT qui accepte a peu près de parler aux patrons les autres le font par la force des circonstances et sont clairement d'obédience communiste (qui comme tout le monde le sait a un amour irrépressible des patrons).

J'ai dit qu'on faisait plus d'erreurs quand on agissait sous le coup de l'émotion pas qu'on en faisait pas en réfléchissant longuement (celles ci peuvent avoir plus d'ampleur par contre).

Déjà je n'étais pas au courant que la loi du marché était appliquée pour la nourriture, vu le tas de subvention que les US et l'Europe mettent à leur agriculture, je pense qu'on ne peut pas exactement appeler ça une loi du marché, tiens ce qui est encore plus rigolol avec ça c'est qu'ils font une concurrence déloyale aux agriculteurs des pays pauvres (allez montebourg, viens gueuler contre le dumping de nos agriculteurs). De plus les problèmes de nourriture des pays en famine chronique sont plus dû à une instabilité du pays en question que des prix (forcément quand on est en guerre, c'est plus difficile pour les fermiers). Pour toute compagnie il est rentable de faire payer et de donner le moins de service possible, sauf qu'en concurrence elles sont bien obligée de fournir un service. D'ailleurs en parlant d'assurance maladie, mon expérience de la LMDE (dont je n'ai toujours pas saisi l'utilité) et de l'assurance maladie en général me donne plus envie de me faire enculer par le privé mais d'une façon que je comprends que par eux et de n'y rien comprendre (j'avoue que le système d'assurance maladie reste pour moi un mystère des plus épais). Je ne dirais pas que ce sont des perversité, c'est le déroulement malheureusement normal de la vie sur terre.

Le modèle de flexi sécurité serait un bon truc pour la France pour commencer, ça réduirait le coût du risque pour les entreprises ce qui est une bonne chose.

Pour finir je dirais que les écoles publiques ne sont pas forcément la solution:

http://www.contrepoints.org/2012/11/12/104043-des-ecoles-privees-au-service-des-pauvres (l'article est très long et en deux partie, mais très intéressant sur justement l'éducation chez les très pauvres, notamment en chine paradoxalement).

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

Effectivement, le libre marché comme solution a la bonne marche de l'économie est actuellement appliquée, la preuve les crises qui se succèdent en rafale.

Je crois qu'il est temps de reconnaitre que ses mécanismes sont incohérents et les acteurs irrationnels sinon toutes ces catastrophes ne pourraient s'expliquer.

De plus les lois "invisibles" censées diriger les marchés sont sciemment contournées soit par le dumping, les ententes, les situations dominantes, la corruption, les groupes d'influence, la destruction des faibles par les forts, etc, etc.....

Conclusion: le marché est un leurre pour les naïfs.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

Les acteurs du marchés sont rationnels, ils basent leurs décisions sur les informations qu'ils ont avec les savoirs qu'ils ont (et les deux peuvent être faux), c'est une chose qu'on ne pourra jamais supprimer, le marché non plus, c'est comme si on voulait supprimer le langage, le marché est un système qui a lieu partout et de tout temps.

La réalité n'est pas segmentée, l'économie n'est pas séparée du reste, l'offre et la demande ne sont pas des principes applicables qu'aux biens matériels, l'autorégulation non plus (cette notion se retrouve en écologie). Globalement divers domaines utilisent des concepts relativement proches ou décrivant des mécanismes similaires mais qu'on nomme différemment selon le contexte. Il est frappant justement de voir les parallèles entre l'économie et l'écologie (je parle de la science, pas du machin politique qui n'a aucun rapport et est même contreproductif sur certains points par ailleurs).

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×