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310 morts dans des incendies d'usines au Pakistan


PASDEPARANOIA

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
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Le Point.fr - Publié le 12/09/2012 à 12:33

Le sous-sol d'une usine de textile à Karachi a complètement brûlé mardi soir. Un autre incendie était survenu quelques heures plus tôt dans une usine de Lahore.

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Au moins 310 personnes ont perdu la vie dans deux incendies qui ont ravagé à quelques heures d'intervalle des usines de textile et de chaussures dans les deux plus grandes villes du Pakistan, signes de la fragilité du secteur industriel local.

Le premier incendie, qui s'est déclaré mardi en début de soirée dans une usine de sandales et de semelles en plastique de Lahore (est), a fait 21 morts selon un dernier bilan fourni mercredi par les autorités locales. Le second, plus meurtrier, a frappé une usine de textile à Karachi (sud), mégalopole de 17 millions d'habitants et coeur du secteur industriel pakistanais. Les autorités avaient fait état d'une dizaine de morts mardi soir, mais le bilan a été multiplié par vingt mercredi.

"Le bilan des victimes est maintenant de 289 morts", a déclaré à l'AFP un haut fonctionnaire de la ville de Karachi, Roshan Shaikh, portant ainsi à au moins 310 le nombre total de victimes dans ces deux incidents. Les pompiers et les secouristes ont eu de la difficulté à accéder au rez-de-chaussée et au sous-sol de l'immeuble, ont indiqué des responsables. "Nous avons récupéré plus de corps au sous-sol que dans les étages supérieurs", a dit à l'AFP Ehtesham Salim, chef des services de pompiers de Karachi. "C'est pourquoi le bilan ne cesse de s'alourdir", a-t-il expliqué.

Pas de sortie de secours

Il s'agit d'ores et déjà du "plus gros incendie de l'histoire de Karachi", a dit à l'AFP un haut responsable du ministère de la Santé de la province locale du Sindh, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Le sous-sol a complètement brûlé et une épaisse fumée et une vive chaleur se dégageaient encore des lieux mercredi en matinée, selon Ehtesham Salim. Des victimes sont mortes étouffées avant que leur corps ne soit carbonisé, a-t-il ajouté.

Selon Tariq Zaman, un responsable gouvernemental, l'incendie à Lahore a été provoqué par un défaut technique du générateur électrique. Les causes exactes de la catastrophe de Karachi n'étaient toutefois pas encore connues mercredi en fin de journée. Mais, comme régulièrement au Pakistan dans de pareils cas, l'inadaptation et le manque de sécurité des lieux étaient pointés du doigt. "L'usine n'avait pas été construite très solidement. Elle fourmillait de gens. Il y avait peu d'espace pour la ventilation et pas de sortie de secours", a ajouté le chef des services des pompiers de Karachi. "Malheureusement, le propriétaire de l'usine avait condamné toutes les portes, sauf celle d'entrée à l'avant de l'édifice", a-t-il détaillé.

"Il y avait entre 600 et 700 personnes dans l'usine lorsqu'elle a pris feu... Nous estimons que plusieurs personnes ont réussi à s'échapper mais nous craignons que le bilan ne s'alourdisse encore", a dit à l'AFP Irfan Moton, président de l'Association des industriels de la province du Sindh.

Secteur vulnérable

Le ministre de l'Industrie a annoncé l'ouverture d'une enquête pour négligence criminelle visant les propriétaires du site, qui ont été placés sur une liste spéciale leur interdisant de quitter le pays. Les autorités ont aussi ordonné aux propriétaires de verser une compensation financière aux familles des victimes.

Une soixantaine d'ouvriers ont échappé aux flammes en se jetant par les fenêtres. "C'était terrible. Soudain, tout l'étage a été envahi par les flammes et la fumée, et la chaleur était tellement intense que nous nous sommes rués vers les fenêtres, avons brisé la grille en métal et la vitre, et avons sauté", a raconté à l'AFP Mohammed Saleem, 32 ans, qui s'est brisé la jambe en sautant du 2e étage.

Mohammed Yaqoob, 40 ans, ne sait pas s'il peut se compter parmi les chanceux. Mardi soir, il se sentait fiévreux et avait décidé de ne pas se rendre au travail. "Mais lorsque j'ai vu des images de notre usine à la télévision, je me suis précipité sur les lieux dans l'espoir de retrouver mon frère", a-t-il dit. Sans nouvelles de son frère à l'usine, Mohammed s'est rendu à l'hôpital. "J'ai vu de nombreux cadavres, mais je n'ai pas réussi à en identifier un seul tellement ils étaient carbonisés", a-t-il confié, en essuyant ses larmes.

Le premier ministre, Raja Pervez Ashraf, a présenté ses condoléances aux familles des victimes des deux incendies, qui montrent la vulnérabilité du secteur manufacturier pakistanais, un des piliers de l'économie de ce pays de plus de 180 millions d'habitants, déjà handicapé par la crise énergétique qui provoque d'incessantes pannes d'électricité.

http://www.lepoint.fr/monde/215-morts-dans-les-incendies-d-usines-au-pakistan-12-09-2012-1505361_24.php

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Membre, 29ans Posté(e)
Indu Membre 1 000 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
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Ce pays pourrait être attaqué par l'axe américano-sioniste lorsque les USA en perdront le contrôle à cause du nucléaire...

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
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Oui, mais là, ce n'est pas vraiment le sujet.

Je pensais plus aux commerce, aux soldes, aux chaussures achetées pas chères, et surtout aux conditions de travail de ces malheureux.

Mais tout le monde s'en branle. On préfère continuer à consommer des merdes produites dans des camps de travail plutôt que de réfléchir sur son acte d'achat dans ce monde globaliser pour le pire.

Il est impossible de savoir pour quel fabriquant travaillaient ces usines aux conditions de sécurités inexistante. Il ne faudrait pas que le consommateur se prenne trop la tête.

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