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L'Opéra de Paris condamné pour harcèlement moral


eklipse

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)
Par Alexia Eychenne et Cécile Casciano, publié le 24/05/2012 à 12:53, mis à jour à 14:45

Le conseil des prud'hommes a condamné l'Opéra de Paris à verser 20 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral à une employée. L'établissement fait appel.

Elle la qualifie de "jugement historique". Fabienne Marton, salariée de l'Opéra de Paris, a obtenu la condamnation de l'établissement pour harcèlement moral. Dans un jugement rendu le 25 avril, que L'Express a pu consulter, le conseil des prud'hommes de Paris a condamné l'Opéra de Paris à lui verser 20 000 euros de dommages et intérêts, contre 52 000 réclamés par la plaignante.

Contacté par L'Express, l'établissement, lui, indique contester la plainte et faire appel de la décision, mais refuse de commenter l'affaire.

Fabienne Marton est entrée à l'Opéra en 1998 à un poste d'accueil. En 2005, elle est promue cadre, chargée des réceptions au service presse et protocole de la direction commerciale et marketing. "J'organisais des réceptions, je passais beaucoup de temps avec les membres de la direction qui me trouvaient tous, à l'époque, merveilleuse", raconte-t-elle.

En 2009, à son retour de vacances, Fabienne Marton raconte avoir été insultée par le nouveau DRH, qui lui dit alors "tu retournes à l'accueil ou tu pars". Une phrase qu'il répétera pendant plusieurs jours.

"J'ai vécu l'enfer, fait une dépression et perdu 15 kg", raconte-t-elle. Au cours de son arrêt maladie de neuf mois, elle revient deux jours à son nouveau poste, à l'accueil. Elle est accompagné d'un membre du CHSCT de l'établissement, qui souligne "le flou du positionnement et l'inconsistance du contenu de ce poste", souligne le tribunal.

"Dix jours sans bureau ni fonction"

En février 2010, elle demande la réintégration à son poste de chargée des réceptions, mais dit alors passer "dix jours sans bureau ni fonction", avant que l'Opéra ne lui propose un poste correspondant à son niveau hiérarchique. Celui de chargée du développement des visites du Palais Garnier, qu'elle finit par accepter. C'est alors qu'elle saisit le conseil des prud'hommes pour harcèlement moral. L'Opéra ne voit dans la succession des événements qu'un "changement de service sans modification des fonctions", "avec un changement minime des conditions de travail".

Les prud'hommes, eux, ont estimé que les agissements de l'employeur étaient "de nature à porter atteinte à la dignité de l'employée". Les représentants du personnel veulent même y voir la première reconnaissance en justice d'un contexte dénoncé depuis une dizaine d'années. Notamment en 2002, dans un rapport du cabinet d'expertise Socialconseil, réalisé à la demande des comités d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) et contesté par la direction: intitulé "Souffrance au travail et harcèlement moral à l'Opéra national de Paris", il relevait des fortes tensions et pressions subies par les salariés, notamment à l'atelier costumes, perruques-maquillage, et à l'école de danse de Nanterre.

Harceler plutôt que licencier :mef:

Trois ans plus tard, Patrick Bloche, député-maire du 11e arrondissement de Paris, pointait devant l'Assemblée nationale "les méthodes utilisées par l'équipe de direction", "contestables à plusieurs titres". "Au motif d'une rentabilité plus grande, le droit du travail a été clairement bafoué: intimidations, refus de la gestion collective, discriminations, avertissements, mises à pied, sanctions diverses, déni des droits syndicaux les plus élémentaires", expliquait-il alors, demandant au ministre de la Culture "la décision urgente de lancer un audit social sur la gestion de l'Opéra de Paris entre 1995 et 2004".

Etait-ce toujours le cas cinq ans plus tard? "Avant, le harcèlement était un mode de management. Maintenant c'est différent, beaucoup plus larvé et portant sur des cas isolés", estime un ancien secrétaire du CHSCT. Pour Adrien Perreau, président de la Commission économique et financière du comité d'entreprise de l'Opéra, "c'est pour une question économique qu'il y a du harcèlement".

En filigrane selon lui, la révision générale des politiques publiques. "On préfère harceler les gens pour qu'ils partent plutôt que les licencier. Les cadres administratifs payent le plus lourd tribut", assure-t-il. Selon lui, plusieurs autres plaintes pour harcèlement moral auraient été déposées contre l'Opéra de Paris.

http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/l-opera-de-paris-condamne-pour-harcelement-moral_1118021.html

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Travaillant à Garnier, j'ai peine à croire qu'il y est un mec stressé chez eux. On n'a peut être pas la même définition du mot stress quand on est dans le privé. Il faut je pense relativiser cette affaire, cas isolé sur l'ensemble du personnel très nombreux.

Je n'ai jamais entendu qui que ce soit se plaindre.

Que l'opéra coûte cher, oui, je crois que c'est le moins rentable du monde, mais le plus beau aussi. Faut savoir si on veut financer la culture française ou gérer une boutique.

Ca vaut pour tous, direction et petites mains, quand on a la chance de travailler dans ce genre de cadre, on se donne les moyens de l’excellence.

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Membre, Marxiste tendance Groucho, 64ans Posté(e)
Alain75 Membre 27 401 messages
64ans‚ Marxiste tendance Groucho,
Posté(e)

quand je pense qu'il y a des nanas qui donneraient un bras pour 2 cm de tour de taille.

15 kg gratos sans avoir à bosser c'est royal !!!laugh.giflaugh.giflaugh.gif

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