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D'Artagnan est de retour !


Invité David Web

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D'Artagnan est de retour !

Un décret du Premier ministre va permettre au sénateur gersois, Aymeri de Montesquiou, de récupérer le nom de son illustre ancêtre.

N'est pas d'Artagnan qui veut. C'est du moins ce que pensait le sénateur du Gers, Aymeri de Montesquiou-Fezensac, descendant du très célèbre mousquetaire. Or, en 2005, l'État en décide autrement. Un certain Damien Baïri obtient l'autorisation de s'appeler Damien d'Artagnan, en hommage à sa grand-mère maternelle. Pis, l'État déboute Montesquiou, qui, s'estimant victime d'un préjudice, s'était opposé formellement au changement de nom de M. Baïri. "En dépit de la rareté du nom dont il s'agit et du caractère illustre qui lui a été donné par plusieurs personnes qui l'ont porté, estime le Conseil, le préjudice invoqué ne peut être regardé comme suffisant." Le descendant direct du cousin germain n'a pas le patronyme ? Qu'à cela ne tienne, il fera tout son possible pour l'obtenir.

C'est désormais chose faite. Le 16 mars dernier, révèle La Dépêche.fr, un décret du Premier ministre autorise le sénateur, dans un délai de deux mois après la publication dudit décret au Journal officiel, à prendre le nom d'Aymeri de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan. "C'était dommage de laisser ce nom dormir dans un tiroir, confie l'homme politique. D'autant que beaucoup de gens dans le monde sont aujourd'hui persuadés que d'Artagnan n'est qu'un personnage de fiction !" Et pour cause : Alexandre Dumas n'a-t-il pas très largement contribué à façonner la légende ?

Qui se souviendrait, en effet, du destin de ce roturier devenu maréchal de France sur décision personnelle de Louis XIV sans avoir lu les aventures d'Athos, Porthos et Aramis ?

Le Point.

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 719 messages
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A présent qu'il en porte le nom, sera-t-il à la hauteur de son illustre ancêtre ? Pas sûr...

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Tu sais quoi de son ancêtre ? :o°

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Invité PINOCCHIO
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Un pour tous , tous pour lui !:D

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Doïna Membre+ 19 719 messages
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Tu sais quoi de son ancêtre ? :o°

C'était un mousquetaire, non ?

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Invité David Web
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Invité David Web
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C'est quoi déjà un mousquetaire ? :o°

Petit point, et rien à voir avec Alexandre Dumas.... enfin presque puisqu'il s'inspire de lui pour ses romans...

Charles de Batz-Castelmore, comte d'Artagnan, est un homme de guerre français né entre 1611 et 1615 au château de Castelmore, près de Lupiac, en Gascogne (dans le département actuel du Gers) et mort au siège de Maastricht le 25 juin1673, pendant la guerre de Hollande.

Il est le septième et dernier enfant d'une modeste famille d'origine roturière qui prétend depuis un demi siècle à la gentilhommerie. Lorsque le jeune Charles de Batz quitte Castelmore pour Paris vers 1630, il décide, comme ses trois autres frères qui s'engagent dans le métier des armes, d'emprunter le nom de sa mère, Françoise de Montesquiou d'Artagnan. En effet, la famille de Montesquiou est mieux introduite à la Cour que la famille de son père Bertrand de Batz (propriétaire d'une petite gentilhommière à Castelmore), à laquelle Artagnan, une seigneurerie de Bigorre, appartient. Cela fait de lui le cousin germain de Pierre de Montesquiou d'Artagnan. Il s’engage chez les Cadets des Gardes-Françaises, l’École Militaire d’alors. M. de Tréville, capitaine de la Compagnie des Mousquetaires du Roi, l’affecte à la Compagnie des Essarts des Gardes Françaises à Fontainebleau.

Il participe de 1640 à 1642 aux opérations militaires d'Arras, de Bapaume, de Collioure ou de Perpignan. Son entrée chez les mousquetaires du Roi (où exerce déjà son frère aîné Paul), avec la protection de Mazarin, daterait de 1644, en même temps que celle de son ami François de Montlezun, seigneur de Besmaux près d’Auch et futur gouverneur de la Bastille.

La compagnie des Mousquetaires est dissoute par Mazarin en 1646. Pendant la Fronde, le cardinal charge d’Artagnan — devenu un de ses « gentilhommes ordinaires » — d’un certain nombre de missions auprès des chefs militaires. Louis XIV, qui l’a connu dans ces années-là alors qu'il n'était qu'un enfant, lui accorde par la suite toute sa confiance, le chargeant de nombreuses missions réclamant diligence et discrétion.

Lors de l'exil de Mazarin à Brühl en 1651, d'Artagnan accompagne le ministre. Cette fidélité est payée de retour : en 1652, d'Artagnan est lieutenant aux Gardes-Françaises, ce qui suscite des remous dans cette unité d'infanterie ; en 1653, Mazarin lui fait accorder la charge de « Capitaine concierge de la volière du Roi » que convoitait Colbert ; en juillet 1655, il achète 80 000 livres une charge de capitaine aux Gardes dans la compagnie de Fourille, grâce à l'argent de la revente de ses charges précédentes et 4 000 livres prêtés par des fidèles de Mazarin, notamment Colbert, alors au début de sa carrière.

D’Artagnan mousquetaire

En 1657, la première compagnie des mousquetaires, dite des « grands mousquetaires » ou des « mousquetaires gris » (en raison de la robe de leur chevaux), est reconstituée. D’Artagnan en devient membre avec le grade de sous-lieutenant, mais en assure le véritable commandement (le chef nominal, le capitaine-lieutenant, étant le duc de Nevers, un neveu de Mazarin). Il a son hôtel particulier (aujourd'hui disparu) au n° 1 de l'actuelle rue du Bac, à l'angle du quai Voltaire à Paris dans l'actuel 7e arrondissement (ancien quai des Théatins)

Fréquentant les salons littéraires du Marais, il y rencontre une riche veuve, Anne Charlotte de Champlecy, dame de Sainte-Croix. Le 5 mars 1659, un contrat portant les signatures de Louis XIV et Mazarin l'autorise à la prendre pour épouse, ce qu'il fait la même année, le 3 avril 1659, en l'Église Saint-André-des-Arts, à Paris. Ils ont deux fils en 1660 et 1661, puis se séparent de biens et de corps en 1665.

En 1660, Louis XIV se marie avec l’Infante d’Epagne. La cérémonie a lieu le 9 juin à Saint-Jean-de-Luz. Le voyage vers le Pays basque dure un an et donne l’occasion à Louis XIV de visiter les provinces méridionales de son royaume. D’Artagnan accompagne le cortège. La traversée des villes-étapes provoque l’admiration des populations : les fiers mousquetaires précèdent l’attelage royal tiré par six chevaux blancs. Le jour de l’étape à Vic-Fezensac, le 26 avril 1660, d’Artagnan chevauche vers Castelmore pour revoir les siens et se recueillir sur la tombe de ses parents, dans la chapelle du domaine.

L’arrestation de Fouquet

Article détaillé : Arrestation de Fouquet.Le 5 septembre 1661, le roi confie à d’Artagnan la mission délicate d’arrêter Nicolas Fouquet, lors de la tenue du Conseil à Nantes. Cette mission aurait dû être confiée au Capitaine de la Garde du corps du roi, le Duc de Gesvres, mais ce dernier était un client de Fouquet. Le roi montre ainsi qu'il accorde toute sa confiance à d’Artagnan.

Une longue période commence pendant laquelle le mousquetaire, transformé en geôlier, accompagne son prestigieux prisonnier dans ses lieux d’incarcération successifs : trois mois au château d’Angers, au château d'Amboise puis au donjon de Vincennes, le 20 juin de l’année suivante à la Bastille et enfin à Pignerol. Pendant trois ans, d’Artagnan s’occupe personnellement de son prisonnier, filtrant ses visiteurs et rendant compte scrupuleusement en haut lieu de tous les détails de la vie du prisonnier avec lequel, malgré les rigueurs de la détention, il noue des relations presque amicales. Madame de Sévigné rapportera avec quelle diligence d’Artagnan a rendu le transfert et la détention de Fouquet la moins pénible possible. Dix ans plus tard,le 25 novembre 1671, il procède de manière analogue à l’arrestation de Lauzun.

Sa fin

En 1666, il est nommé « Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil » (charge qui lui rapporte des gages et lui assure un logement à Versailles), charge dont il se démet en 1667 pour devenir capitaine-lieutenant de la première compagnie des Mousquetaires, ce qui lui assure une solde de neuf cents livres par mois.

D’Artagnan devient gouverneur de la ville de Lille d'avril à décembre 1672, (grande cité de 50 000 habitants, au rôle stratégique majeur, elle est gagnée par la France en 1667), remplaçant le maréchal d'Humières tombé en disgrâce. Ce gouverneur impopulaire ne songe qu’à retourner sur le champ de bataille. Il en a l’occasion lorsqu'il participe à la sévère répression de la révolte de Roure en 1670. Il est tué le 25 juin 1673 devant Maastricht, pendant la guerre déclenchée par Louis XIV contre les Provinces Unies en 1672. Le Roi menant lui-même une armée de 40 000 hommes.

D'Artagnan, appelé en renfort, est atteint par une balle de mousquet reçue en pleine gorge selon certains témoins, sur le front selon d'autres, alors qu’il combattait un jour de relâche. Il voulait en effet aider de jeunes officiers (dont le duc de Monmouth) subissant une contre-attaque sur une demi-lune que ses hommes avaient prise la veille.

Quatre mousquetaires de sa compagnie se font tuer pour aller rechercher son corps très en avant dans les lignes hollandaises. Louis XIV, à l'insu de tous, fait célébrer une messe dans sa chapelle privée et écrit à la Reine : « J'ai perdu d'Artagnan en qui j'avais la plus grande confiance et m'était bon à tout. D'Artagnan et la gloire ont le même cercueil. »

Le lieu de sa sépulture est inconnu. Cependant, l'historienne Odile Bordaz pense avoir localisé la tombe de d'Artagnan dans l'église St Pierre-et-Paul de Wolder, près de Maastricht (au sud-ouest de la ville, sur la frontière belgo-néerlandaise). C'est en effet dans ce village que Louis XIV et ses mousquetaires avaient établi leurs quartiers. Et c'est de là que d'Artagnan et ses hommes durent partir à l'assaut des remparts de la ville où il trouva la mort.

À l'époque, les officiers morts au combat étaient inhumés dans l'église la plus proche. Il y a donc de fortes présomptions pour que d'Artagnan et d'autres membres de l'état-major du roi morts lors du siège soient enterrés dans l'église de Wolder. Seules des fouilles permettraient de confirmer cette hypothèse.

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 719 messages
Maitre des forums‚
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Très intéressant, merci David Web.

Si j'avais su qu'à un moment de sa vie, d'Artagnan avait été capitaine des petits chiens du roi ; ça devait être sympa, n'empêche.

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Membre, Artisan écriveur , 58ans Posté(e)
Bran ruz Membre 8 737 messages
58ans‚ Artisan écriveur ,
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Les gascons sont des gens surprenants et, ma foi, bien sympathiques.

Un autre dans le même style qui a réellement existé : Savinien Cyrano de Bergerac.

Avec son ouvrage : "Histoire comique des Etats et Empires de la Lune" il préfigurera même la légende du Baron de Munchausen.

Cyrano, lui aussi, fut popularisé par un auteur, mais cette fois dramatique : Edmond Rostand.

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Membre, 47ans Posté(e)
Miss.Tic Membre 2 094 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

Ce qui est amusant c'est que Dumas parle d'un d'Artagnan mousquetaire, ok, mais très loin de la vie du vrai mousquetaire.

D'ailleurs, les Montesquiou-Fézensac ont eux aussi un militaire illustre du nom de d'Artagnan plus proche de leurr famille : Pierre, comte d'Artagnan et de MONTESQUIOU, un Maréchal de France.

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