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Defendre l'innocence


Quasi-Modo

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Membre, Chercheur de ciel, 38ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 17 261 messages
38ans‚ Chercheur de ciel,
Posté(e)

La meilleure façon de résister dans un système économique tel que le nôtre est de constater qu'il se fonde sur une vision bien pessimiste de l'humain. Je crois que c'est dans le célèbre formule de Hobbes qu'on se fera la meilleure idée de cette conception : "L'Homme est un loup pour l'Homme." Je crois cependant que l'être humain est fondamentalement bon, comme Rousseau, mais je pense contre lui que la société ne le corrompt par nécessairement. Ce qui corrompt c'est la violence de notre système qui veut que tôt ou tard, certains, et même des plus pacifistes finissent par rendre les coups, craignant d'être victime de leurs scrupules.

Nous avons tous jadis rêvé d'une société idéale et égalitaire, dans laquelle les injustices n'existeraient pas, pendant notre adolescence : une société dans laquelle tout serait parfait.

Première question : Que sont devenus ces rêves d'enfants? Je m'adresse à vous en tant que personne et vous le demande sincèrement aujourd'hui.

Je pense que ces rêves se heurtent bien vite au principe de réalité dans la découverte supposée que tous les individus ne sont pas toujours bienveillants. Souvent, on finit par se dire que quoiqu'il arrive, il y aura toujours un abruti pour vouloir être plus gros que le boeuf et semer la zizanie. Ce fût le cas pour moi ainsi que pour de nombreuses personnes dans mon entourage. De cette vision un peu simpliste, et qui peut finalement mener à l'idée qu'il existe réellement des êtres humains fondamentalement méchants, j'oppose l'idée que nul ne transgresse les règles de la décence commune si le contexte ne l'y pousse pas. Mon paradigme est le suivant : Ce qui corrompt l'Homme c'est l'idée qu'il y a déjà d'autres Hommes corrompus contre lesquels il faudra savoir se défendre. Certains finiront alors par attaquer de façon préventive et ce sont ceux-là que nous appelons les corrompus ou les mauvais.

Mais ceux-ci ne sont alors pas vraiment mauvais, c'est juste qu'ils se trompent sur le bien (comme l'aurait dis Socrate). Ce qui importe, c'est de toujours comprendre l'autre, c'est à dire réduire en lui ce qui nous déplaît ou nous heurte à la singularité de son histoire personnelle qui l'aura rendu mauvais, c'est à dire de le ramener à une croyance qu'il entretient sur les autres humains, ou à une certaine forme de déterminisme psychique.

Il ne faut jamais croire sur les autres ce que nous n'avons pas déjà constaté en nous-même.

L'argent corrompt? Le monde est pourri? Mais si nous pensons réellement ce que nous disons là au moment où nous l'affirmons, qu'est-ce qui peut nous le faire vraiment croire, puisque manifestement nous nous y opposons, et pourquoi ne pas puiser dans cette indignation la force de tenir un comportement différent pour nous-même, ce qui ne fera qu'accroître l'estime que nous pourrions nous porter? Pourquoi ne restons-nous pas fidèles à ce rêve d'enfant dans lequel tout irait bien et à jamais dans une société où il fait bon vivre?

Essayons de voir le bon côté de chaque être humain, c'est ainsi que l'on vivra le mieux. Voilà pourquoi pour moi, il est très important de défendre certains idéaux de justice et de compassion. Nous devons défendre ces principes bec et ongles. L'altruisme et la compassion sont des émotions et des dispositions que refuse de considérer notre système individualiste et égoïste. Les stimuler en nous c'est résister à toute cette corruption et notamment donner tort au libéralisme économique qui n'est qu'une idéologie.

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Invité Quiet Mind
Invités, Posté(e)
Invité Quiet Mind
Invité Quiet Mind Invités 0 message
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Ouf ! Quelqu'un qui parle philosophie économie et politique en même temps.

Je ne suis donc pas toute seule à vouloir rapprocher.;)

(Bon la différence c'est que là c'est quelqu'un qui le fait brillamment)

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Invité
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Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

1ère réaction : WAOUH !

2ème réaction : "Quasi-Modo, Président !"

3e réaction : Je souris. Parce que je suis attachée à ce Principe, que tu exposes (essentiellement en 2nde partie). Et qu’il a déterminé mes choix professionnels.

4e réaction : j’ai une question tout de même. Qu’entends-tu par "les règles de la décence commune" ? je crains que là, il y ait une faille..

De cette vision un peu simpliste, et qui peut finalement mener à l'idée qu'il existe réellement des êtres humains fondamentalement méchants, j'oppose l'idée que nul ne transgresse les règles de la décence commune si le contexte ne l'y pousse pas.

.

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Membre, ...... Phoenix ..... Une cendre déterminée, 50ans Posté(e)
Amazones Membre 13 439 messages
50ans‚ ...... Phoenix ..... Une cendre déterminée,
Posté(e)

Bonsoir Quasi-Modo,

J'en y est apprécié chaque mot, bravo.

Mais m'a préférence se trouve en cette réflexion, si bien posée et réfléchie

Il ne faut jamais croire sur les autres ce que nous n'avons pas déjà constaté en nous-même.

Bonne nuit

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Membre, 54ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 187 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

Joli succès !

Quelques éléments :

Je pense que Camus ne regardait pas les yeux de sa fille lorsqu'il prétendait que "l'enfer c'est les autres". Donc je pense que Kant n'a pas dit que des conneries en établissant que c'est le pouvoir qui corrompt. J'abonderais même, c'est la peur de ne pas perpétuer ses besoins vitaux (la survie nécessitant sécurité, nourriture, habitat, procréation) qui forme l'atrocité de la corruption.

Enfin, il me semblerait inefficace de se mutiler de moyens pour atteindre un but honorable.

Bonne continuation.

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Invité Quiet Mind
Invités, Posté(e)
Invité Quiet Mind
Invité Quiet Mind Invités 0 message
Posté(e)

Peut on aussi trouver une raison à cette peur ?

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Je pense que Camus ne regardait pas les yeux de sa fille lorsqu'il prétendait que "l'enfer c'est les autres".

Et je pense que tu as raison. (sauf pour Camus, c’est Sartre qui a lancé le célèbre "l’enfer c’est les autres" dans la pièce "Huis clos"). Et d’ailleurs Quasi modo ne le nie pas ici.

Mais lire un tel plaidoyer pour l’innocence au beau milieu de la nuit dans la section débats, c’est un peu être frappé par la majesté d’un tournesol perdu dans un champ ravagé par les intempéries. Le rêve n’aura pas survécu bien longtemps hein^^

Donc je pense que Kant n'a pas dit que des conneries en établissant que c'est le pouvoir qui corrompt.

C’est drôle que tu fasses référence à Kant parce que c’est aussi à lui que j’ai pensé en lisant ce post.

Ici quasi-modo plaide un peu pour que les hommes agissent selon des principes objectifs et universels ; en prônant une "volonté morale" qui se détermine par devoir et non par intérêt (intérêts que Kant appelle "mobiles sensibles")

.

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Invités, Posté(e)
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Invité Invités 0 message
Posté(e)

La meilleure façon de résister dans un système économique tel que le nôtre est de constater qu'il se fonde sur une vision bien pessimiste de l'humain. Je crois que c'est dans le célèbre formule de Hobbes qu'on se fera la meilleure idée de cette conception : "L'Homme est un loup pour l'Homme." Je crois cependant que l'être humain est fondamentalement bon, comme Rousseau, mais je pense contre lui que la société ne le corrompt par nécessairement. Ce qui corrompt c'est la violence de notre système qui veut que tôt ou tard, certains, et même des plus pacifistes finissent par rendre les coups, craignant d'être victime de leurs scrupules.

Nous avons tous jadis rêvé d'une société idéale et égalitaire, dans laquelle les injustices n'existeraient pas, pendant notre adolescence : une société dans laquelle tout serait parfait.

Première question : Que sont devenus ces rêves d'enfants? Je m'adresse à vous en tant que personne et vous le demande sincèrement aujourd'hui.

Je pense que ces rêves se heurtent bien vite au principe de réalité dans la découverte supposée que tous les individus ne sont pas toujours bienveillants. Souvent, on finit par se dire que quoiqu'il arrive, il y aura toujours un abruti pour vouloir être plus gros que le boeuf et semer la zizanie. Ce fût le cas pour moi ainsi que pour de nombreuses personnes dans mon entourage. De cette vision un peu simpliste, et qui peut finalement mener à l'idée qu'il existe réellement des êtres humains fondamentalement méchants, j'oppose l'idée que nul ne transgresse les règles de la décence commune si le contexte ne l'y pousse pas. Mon paradigme est le suivant : Ce qui corrompt l'Homme c'est l'idée qu'il y a déjà d'autres Hommes corrompus contre lesquels il faudra savoir se défendre. Certains finiront alors par attaquer de façon préventive et ce sont ceux-là que nous appelons les corrompus ou les mauvais.

Mais ceux-ci ne sont alors pas vraiment mauvais, c'est juste qu'ils se trompent sur le bien (comme l'aurait dis Socrate). Ce qui importe, c'est de toujours comprendre l'autre, c'est à dire réduire en lui ce qui nous déplaît ou nous heurte à la singularité de son histoire personnelle qui l'aura rendu mauvais, c'est à dire de le ramener à une croyance qu'il entretient sur les autres humains, ou à une certaine forme de déterminisme psychique.

Il ne faut jamais croire sur les autres ce que nous n'avons pas déjà constaté en nous-même.

L'argent corrompt? Le monde est pourri? Mais si nous pensons réellement ce que nous disons là au moment où nous l'affirmons, qu'est-ce qui peut nous le faire vraiment croire, puisque manifestement nous nous y opposons, et pourquoi ne pas puiser dans cette indignation la force de tenir un comportement différent pour nous-même, ce qui ne fera qu'accroître l'estime que nous pourrions nous porter? Pourquoi ne restons-nous pas fidèles à ce rêve d'enfant dans lequel tout irait bien et à jamais dans une société où il fait bon vivre?

Essayons de voir le bon côté de chaque être humain, c'est ainsi que l'on vivra le mieux. Voilà pourquoi pour moi, il est très important de défendre certains idéaux de justice et de compassion. Nous devons défendre ces principes bec et ongles. L'altruisme et la compassion sont des émotions et des dispositions que refuse de considérer notre système individualiste et égoïste. Les stimuler en nous c'est résister à toute cette corruption et notamment donner tort au libéralisme économique qui n'est qu'une idéologie.

Bonjour Quasi-Modo

tu dis (Pourquoi ne restons-nous pas fidèles à ce rêve d'enfant dans lequel tout irait bien et à jamais dans une société où il fait bon vivre?)

Ma fidélité de mon rêve d'enfant a pris fin lorsque je me suis réveillé à la dure réalité!

Du monde dans lequel je vivais, que la terre était ronde ! (tient cela me fais pensé a un chanteur)

J’aurais aimé ne pas grandir! Et resté dans ma douce naïveté et de ma crédulité.

Par la suite lorsque mon cerveau à commencer a appréhendé le monde extérieur par l'intermédiaire de mes sens.

Je me suis alors aperçu que les stimuli extérieurs qui s'imprégnaient sur la matrice vierge de mon cortex commençait sont travail d'apprentissage de conditionnement aux jugements de valeur dominant de cette période de l'enfance, ici j'avais peut être compris que moi, j'étais les autres! Et que les autres étaient moi ! Ma conscience avaient été crée en partie par les personnes évoluant dans mon milieux environnementale et extérieures a mon moi-tout. Je recherchais sur le visage et travers l’autre qu’il me renvois comme un miroir l’image idéale de moi-même de mon égo de ma conscience !

Plus tard j’ai ressenti que ma matrice n’était plus malléable, plus vierge quelle avait acquis de l’expérience, des certitudes, des préjugés, des sentiments, des émotions du bien du mal de l’amour, Et aussi malheureusement de la haine ! Cette introspection de mon subconscient a titillé mon égo et ma curiosité, elle ma orienté vers une discipline la biologie, cela ma permit d’avoir un outil pour combler mon ignorance afin d’essayer de décrypter les mécanismes complexes du système nerveux central et du système limbique ou siège nos pulsions innées ou acquises et surtout a mieux cerner mon propre comportement vis a vis des autres et a essayer de comprendre ce qui me motive actuellement a écrire ces quelques lignes sur ce topic!

Peut être pour partager mon angoisse de la mort, ou pour faire comprendre à qui veut bien l’entendre que l’autre qui vous parle et ce qui mène son discours sont lié a ces pulsions dominatrices de son cerveau reptilien et accessoirement au plaisir de la satisfaction de son égo.

Enfin cet outil ma appris la tolérance et le respect de l’autre et une meilleur compréhension de ses idées de sa façon pensé et de ses comportements sociaux qui forcément ne sont peut être pas identiques aux miennes…

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
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j'avais peut être compris que moi, j'étais les autres! Et que les autres étaient moi ! Ma conscience avaient été crée en partie par les personnes évoluant dans mon milieux environnementale et extérieures a mon moi-tout.

Il ne faut jamais oublier que ce monde dans lequel nous évoluons, c'est nous qui le façonnons. Nous en sommes tous responsables. Responsables par les actes, mais aussi par les idées et valeurs que nous véhiculons.

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Membre, Posté(e)
Nadia 54 Membre 261 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Mais pourquoi faire cet exposé ?

Quel est le message à faire passé ? ...

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Membre, Chercheur de ciel, 38ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 17 261 messages
38ans‚ Chercheur de ciel,
Posté(e)

Merci à tous pour vos réponses toutes très positives et même encourageantes. C'est cependant un exercice très délicat auquel je me risque ici.

4e réaction : j’ai une question tout de même. Qu’entends-tu par "les règles de la décence commune" ? je crains que là, il y ait une faille..
De cette vision un peu simpliste, et qui peut finalement mener à l'idée qu'il existe réellement des êtres humains fondamentalement méchants, j'oppose l'idée que nul ne transgresse les règles de la décence commune si le contexte ne l'y pousse pas.

Il est vrai que j'aurai du approfondir ce points, car on pourrait croire que la décence commune est une notion bien définie et stable, mais sur laquelle il pourrait également y avoir un débat, bien entendu.

Je pense qu'il faut surtout rester bien attentif à ce qui nous heurte chez l'autre, mais aussi à ce en quoi je heurte l'autre. Ce que je veux dire c'est que nul ne heurte délibérément l'autre spontanément (sauf pathologies particulières je pense). Lorsque, concrètement, un individu est mis en cause (une insulte par exemple), il convient de définir qui est le plus concerné dans cette histoire. Car nous ne reprochons jamais aux autres que ce que l'on pourrait nous reprocher de façon semblable ; la tortue attaque toujours son adversaire au ventre. Voilà pourquoi il est souvent possible de simplement retourner le reproche que l'on nous fait en répondant : "Et tu t'es vu toi?"

Une insulte ou un reproche que l'on formulera envers l'autre sera d'autant plus violent que nous faisons de l'autre l'incarnation d'une image de nous-même de notre présent ou issue de notre propre passé, mais que nous condamnons fermement dans tous les cas. Plus la personne que l'on insulte ou que l'on juge nous rappelle celui que nous étions (ou celle que nous sommes), et que nous condamnons fermement, plus nous sommes virulents et volontaires dans l'acte même de la dévaloriser.

Le fait que le meurtre soit considéré comme le pire des actes correspond sûrement plus ou moins au refoulement de notre complexe d'oedipe par exemple. De la même façon, souvent les homophobes sont des individus ayant ressenti un désir homosexuel dans leur vie, mais l'ayant rejeté de toutes leurs forces et enfoui dans la honte.

Après ce n'est qu'une hypothèse, je demande confirmation de la part de la spécialiste que vous semblez être.

Mais pourquoi faire cet exposé ?

Quel est le message à faire passé ? ...

Je cherche avec vous, si vous le voulez bien, un moyen de résister à la corruption qui nous aliène et fait de nous les esclaves d'un système que nous ne pouvons plus voir en peinture. Si il y a un message à faire passer c'est celui-ci : "L'Homme est le berger de l'Homme." et non "L'Homme est un loup pour l'Homme."

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Invité Quiet Mind
Invités, Posté(e)
Invité Quiet Mind
Invité Quiet Mind Invités 0 message
Posté(e)

Je cherche avec vous, si vous le voulez bien, un moyen de résister à la corruption qui nous aliène et fait de nous les esclaves d'un système que nous ne pouvons plus voir en peinture.

Je répond à ceci et j'en profite pour faire ma petite pub pour mon sujet ( oui, quoi ? Pourquoi ne pourrait on pas mêler les sujets entre eux et faire tomber les cloisons? Ça ferait plus grand si on habitait le même loft, non ? Et plus lumineux, et plus facile à chauffer, et tout et tout...)

Oui, bon, donc je disais. Ma réponse :

Tout (tout, tout, tout) est Amour Pur. Bon, si vous y croyez pas ça tombe bien parce que moi non plus.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)
j'avais peut être compris que moi, j'étais les autres! Et que les autres étaient moi ! Ma conscience avaient été crée en partie par les personnes évoluant dans mon milieux environnementale et extérieures a mon moi-tout.

Il ne faut jamais oublier que ce monde dans lequel nous évoluons, c'est nous qui le façonnons. Nous en sommes tous responsables. Responsables par les actes, mais aussi par les idées et valeurs que nous véhiculons.

:plus:

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Posté(e)

Quasi-Modo écris

(Je cherche avec vous, si vous le voulez bien, un moyen de résister à la corruption qui nous aliène et fait de nous les

esclaves d'un système )

1 /quel corruption? c'est vague!

2/ esclave du système ? pas pour tous monde!

je vois bien un moyen ,mais j'ai un gros doute sur sa réussite!

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Invité
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Invité Invités 0 message
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Avant tout Quasi-Modo détrompe toi, je ne suis spécialiste de rien ; comme toi, comme beaucoup, je cherche et continue à chercher, c'est tout.

Une insulte ou un reproche que l'on formulera envers l'autre sera d'autant plus violent que nous faisons de l'autre l'incarnation d'une image de nous-même de notre présent ou issue de notre propre passé, mais que nous condamnons fermement dans tous les cas. Plus la personne que l'on insulte ou que l'on juge nous rappelle celui que nous étions (ou celle que nous sommes), et que nous condamnons fermement, plus nous sommes virulents et volontaires dans l'acte même de la dévaloriser.

C’est en tout cas grosso modo le point de vue de la psychanalyse :

Plus la réaction sera violente plus elle sera l’expression d’un refus, un dégout. Et le dégout peut même aller jusqu’à la révulsion.

Le dégout (moral) est un affect qui bien souvent cache une réalité qu’on refuse de s’avouer. Quand il est exagéré, il protège des peurs et des craintes relatives à soi-même, un vécu, ou une pensée inavouable.

Ça c’est pour celui qui insulte.

Mais il faut aussi tenir compte de l’agressé, qui lui aussi va mettre en place ces mêmes mécanismes de défense pour se protéger. Répondre "et toi, tu t’es vu ?" n’est pas à la portée de tous en toute occasion.

Sur le même principe, plus l’autre touchera du doigt ce qui chez moi représente une crainte, plus il risquera de porter atteinte à mon intégrité psychique, plus je mettrai en oeuvre des mécanismes réactifs susceptibles de me protéger.

Le "et toi tu t’es vu", ce recul, est possible quand on a affaire à un interlocuteur étranger, un collègue par exemple ou un forumeur^^, mais dès lors qu’il s’agit d’un proche, d’un etre qu’on aime ou qu'on apprécie tout simplement, on devine que le mécanisme est bien plus complexe dans la mesure où cet autre qu’on aime est aussi le miroir de soi.

Mais... on s’éloignerait pas de ton sujet là ?

Ce que je veux dire c'est que nul ne heurte délibérément l'autre spontanément (sauf pathologies particulières je pense).

Et pourtant si. La jalousie, l’envie, peuvent provoquer ce type de réaction : "Heurter l'autre délibérément" parce qu'il possède ce que l'on n'a pas.

.

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Membre, 54ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 187 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

genesiis :

Je pense que Camus Sartre (merci Théia) ne regardait pas les yeux de sa fille lorsqu'il prétendait que "l'enfer c'est les autres". Donc je pense que Kant n'a pas dit que des conneries en établissant que c'est le pouvoir qui corrompt. J'abonderais même, c'est la peur de ne pas perpétuer ses besoins vitaux (la survie nécessitant sécurité, nourriture, habitat, procréation) qui forme l'atrocité de la corruption.

Enfin, il me semblerait inefficace de se mutiler de moyens pour atteindre un but honorable.

Quiet Mind :

Peut on aussi trouver une raison à cette peur ?

genesiis :

Oh oui, l'environnement, en étant en interaction avec l'être, le soumet à un joug auquel l'être peut ne pas être adapté, auquel cas il est nécessaire à l'être de fuir la situation ; Le sentiment, la sonnette d'alarme, associé à cette nécessité est la peur. Mais certaines peurs sont archaïques et doivent être gérées selon notre époque : alors qu'un prédateur identifiait une proie à son déplacement, il était vital de rester immobile en sa présence ; aujourd'hui il est idiot de rester immobile quand une voiture vous fonce dessus...

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Membre, Posté(e)
Karpov Membre 1 198 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Quiet Mind a écrit :

<< Je répond à ceci et j'en profite pour faire ma petite pub pour mon sujet ( oui, quoi ? Pourquoi ne pourrait on pas mêler les sujets entre eux et faire tomber les cloisons? Ça ferait plus grand si on habitait le même loft, non ? Et plus lumineux, et plus facile à chauffer, et tout et tout...)

Oui, bon, donc je disais. Ma réponse :

Tout (tout, tout, tout) est Amour Pur. Bon, si vous y croyez pas ça tombe bien parce que moi non plus. >>

C'est totalement incompréhenssible ...

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Membre, Chercheur de ciel, 38ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 17 261 messages
38ans‚ Chercheur de ciel,
Posté(e)

Quasi-Modo écris

(Je cherche avec vous, si vous le voulez bien, un moyen de résister à la corruption qui nous aliène et fait de nous les

esclaves d'un système )

1 /quel corruption? c'est vague!

2/ esclave du système ? pas pour tous monde!

je vois bien un moyen ,mais j'ai un gros doute sur sa réussite!

Je suis curieux sur le moyen. Ce que je nomme corruption c'est cette croyance selon laquelle il existe des humains mauvais. Ce que je recherche c'est un moyen de défendre la non-violence, ce qui est délicat dans un système qui fait de la violence son levier d'action principal. Surtout la violence symbolique ou violence sociale.

Avant tout Quasi-Modo détrompe toi, je ne suis spécialiste de rien ; comme toi, comme beaucoup, je cherche et continue à chercher, c'est tout.

Une insulte ou un reproche que l'on formulera envers l'autre sera d'autant plus violent que nous faisons de l'autre l'incarnation d'une image de nous-même de notre présent ou issue de notre propre passé, mais que nous condamnons fermement dans tous les cas. Plus la personne que l'on insulte ou que l'on juge nous rappelle celui que nous étions (ou celle que nous sommes), et que nous condamnons fermement, plus nous sommes virulents et volontaires dans l'acte même de la dévaloriser.

C’est en tout cas grosso modo le point de vue de la psychanalyse :

Plus la réaction sera violente plus elle sera l’expression d’un refus, un dégout. Et le dégout peut même aller jusqu’à la révulsion.

Le dégout (moral) est un affect qui bien souvent cache une réalité qu’on refuse de s’avouer. Quand il est exagéré, il protège des peurs et des craintes relatives à soi-même, un vécu, ou une pensée inavouable.

Ça c’est pour celui qui insulte.

Mais il faut aussi tenir compte de l’agressé, qui lui aussi va mettre en place ces mêmes mécanismes de défense pour se protéger. Répondre "et toi, tu t’es vu ?" n’est pas à la portée de tous en toute occasion.

Sur le même principe, plus l’autre touchera du doigt ce qui chez moi représente une crainte, plus il risquera de porter atteinte à mon intégrité psychique, plus je mettrai en oeuvre des mécanismes réactifs susceptibles de me protéger.

Le "et toi tu t’es vu", ce recul, est possible quand on a affaire à un interlocuteur étranger, un collègue par exemple ou un forumeur^^, mais dès lors qu’il s’agit d’un proche, d’un etre qu’on aime ou qu'on apprécie tout simplement, on devine que le mécanisme est bien plus complexe dans la mesure où cet autre qu’on aime est aussi le miroir de soi.

Mais... on s’éloignerait pas de ton sujet là ?

Non, je pense que nous sommes en plein dans le sujet puisqu'il s'agit de déconstruire les attaques dont nous pourrions être victimes, ou plutôt dirions-nous d'en faire la généalogie. Les individus sont formatés par la société qui les a vu naître. Lorsqu'on réduit les attaques que l'on subit à un mécanisme de défense de notre interlocuteur, nous ne pouvons plus lui en vouloir. Lorsqu'un individu nous frappe avec son bâton et que l'on comprend que le bâton est inerte, c'est alors l'individu (la société) que l'on condamne et non le bâton (l'individu). C'est exactement ce qui se passe lorsqu'on fait la généalogie de la délinquance dans les quartiers populaires. Il est possible de faire une telle analyse pour tous les êtres humains ayant des comportements inadaptés, en toutes circonstances.

Là où je m'insurge c'est d'employer cet outil de façon partiale comme une arme politique pour mieux condamner une certaine catégorie de la population (par exemple les français dits de souche) : la seule différence entre vous et les immigrés, si vous deveniez délinquant(e) c'est que vous n'êtes pas 6 millions et qu'il n'y a pas tout un lobby qui vous défend, donc personne ne fera une telle analyse pour vous. C'est pour moi l'ultime perversion contre laquelle il faudrait lutter, un peu comme dans votre métier, il ne faut pas accuser la famille d'un malade mental de la maladie en question.

Cette argumentation rentre dans l'idée que c'est bien la société qui peut nous corrompre et non l'humain qui est corrompu en soi. Il faut bien s'observer soi-même et réaliser cette vérité, et alors aucune insulte ne pourra plus nous atteindre.

Et pourtant. La jalousie, l’envie, peuvent provoquer ce type de réaction : "Heurter l'autre délibérément" parce qu'il possède ce que l'on n'a pas.

Et la possession, lorsqu'elle est liée à la jalousie ou a l'envie, n'est-elle pas une conséquence de notre système (recherche du profit, valorisation de la richesse en monnaie d'argent, etc..)? Je pourrai reformuler ainsi : nul ne heurte délibérément l'autre spontanément si la société ne l'y mène pas. Les Hommes sont innocents ; si ils avaient pu choisir de vivre dans un paradis, je pense qu'ils l'auraient tous fait. C'est pourquoi quant ils tuent, je ne pense pas qu'ils le fassent volontairement, mais par principe de réalité, c'est à dire dans la volonté de s'adapter à notre système qui est intrinsèquement violent. Fondamentalement, il n'y a que des erreurs, pas de fautes. Nous nous trompons sur le bien, mais nous ne désirons jamais le mal.

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