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Kadhafi serait renversé

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eklipse Membre 14 471 messages
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LIBYE. Une victoire des forces spéciales de la coalition ?

Publié le 24-08-11 à 15:14 Modifié le 25-08-11 à 17:53 par Sarah Diffalah 11 réactions

Officiellement il n'y a jamais eu de soldats de la coalition sur le terrain. Pourtant, la présence de forces spéciales occidentales sur le sol libyen est de plus en plus précise et ont permis l'avancée spectaculaire des rebelles. Par Sarah Diffalah.

Les forces de l'Alliance atlantique seraient-elles devenues modestes ? "Nous ne prenons part à aucune coordination officielle sur le terrain", a affirmé mardi 22 août la porte-parole de l'Alliance atlantique, Oana Lungescu. L'alliance ne soutient pas les rebelles, ne leur fournit ni armes, ni instructions, selon le discours officiel. Les insurgés libyens ont donc piétiné pendant cinq mois à l’Est, à l’Ouest et au Sud, puis en l'espace de quinze jours ont libéré Tripoli. Presque seuls.

A l'Etat major français, on explique cette fulgurante offensive par une simple convergence des événements. "Depuis cinq mois et demi que l'opération en Libye est engagée, les frappes aériennes françaises ont toujours été régulières et ont affaibli les forces pro-Kadhafi", explique le colonel Burkhard, porte-parole de l'Etat major. "Les opérations menées ont neutralisé de l'armement, des sites de commandement et des pièces d’artillerie. Parallèlement, on peut imaginer que les forces de l'opposition, qui sont parties de rien, sont devenues plus efficaces. A un moment donné les deux courbes se croisent et une partie prend le dessus sur l'autre. Je pense que c'est assez logique que ça se termine comme ça."

"Foutaises !", s'exclame Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. "Avec tout le respect que j'ai pour les Libyens, les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement".

On peut donc aussi imaginer que l'Otan a coordonné l'avancée des rebelles sur les fronts, permis à certaines forces de l'opposition de Misrata de passer par la mer pour entrer dans Tripoli et donné de cette manière le feu vert au soulèvement des Tripolitains.

Un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), bien moins hypocrite, n'a, lui, pas pris de pincettes et a affirmé que l'Otan était "aussi impliquée" dans l'offensive "Sirène" lancée samedi soir contre le bastion de Kadhafi. Comment ? Là-dessus, le CNT est plus discret, mais plusieurs éléments portent à croire que la victoire militaire méritée des Libyens a été menée par l'Otan et des forces spéciales envoyées au sol.

Intensifications des frappes

Du côté de l'Etat major français, on jure que le "nombre de sorties aériennes des forces françaises n'a pas augmenté". La récente percée des insurgés libyens jusqu'à Tripoli a en tout cas été précédée d'une intensification des bombardements aériens effectués par les Etats-Unis, notamment à l'aide de drones Predator. Citant des responsables anonymes, le "New-York Times" a révélé que l'aviation américaine avait établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Enfin François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique expliquait au Nouvel Observateur que "l'entrée en lice des hélicoptères de combat français et britanniques, à la fin mai, ont permis en outre de protéger efficacement les rebelles face aux contre-attaques des forces loyalistes."

Livraisons d'armes

En juillet, Paris a confirmé la livraison par un parachutage d'armes légères, fusils mitrailleurs, lance-roquette mais démenti la livraison de missiles anti-chars.

Le Canard enchaîné rapporte les propos d'un analyste de la direction du renseignement militaire : "On a aménagé des pistes dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d'armes", au lieu de parachuter les armes qui auraient pu tomber entre les mains de terroristes ou de bandes organisées.

suite

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110824.OBS9053/libye-une-victoire-des-forces-speciales-de-la-coalition.html

Agents infiltrés

Démentis par les pays de la coalition, des agents infiltrés auraient été aussi la clé du conflit. Officiellement, l'Otan n'a pas d'hommes sur le terrain. "En la matière, ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas", ironise François Heisbourg.

Dès fin février pourtant, les médias anglais faisait état de l'intervention de troupes des unités des forces spéciales SAS pour exfiltrer des employés de compagnies pétrolières situées dans le sud. Les spéculations allaient alors bon train sur leur rôle exact.

Le 23 août, le "Guardian" réaffirme la présence de forces spéciales britanniques pour conseiller et entraîner les insurgés sur le front, malgré les dénégations du gouvernement. Le quotidien britannique explique qu'il s'agit d'anciens membres du SAS (Special air service), l'élite des forces spéciales anglaises, "maintenant employés par des sociétés privés". "Je peux vous dire, selon mes sources, qu'il y avait en Libye des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et peut-être même italiens", assure Eric Dénécé. "Parmi eux, il y avait des personnes des services secrets (français, britanniques et américains), des forces spéciales (anglais et américains), des sociétés privées, et des volontaires étrangers". Le "Guardian", sans le confirmer, pense savoir que la France, le Qatar et la Jordanie ont en effet envoyé des agents infiltrés. Le "New York Times", de son côté, affirme que la France y a largement participé.

source nouvel observateur

Le "New York Times" explique aussi qu'après la prise de Zawyiah, le Qatar a envoyé des armes supplémentaires, la France et la Grande-Bretagne des photos satellites.

"Politiquement, on va répéter et répéter qu'il n'y a pas eu d'intervention au sol", estime Louis Gautier "mais d'un point de vue de la planification tactique, voir même des appuis techniques aux insurgés, c'est incontestable qu'il y en a eu. Forcément de manière discrète".

Sarah Diffalah -

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