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L'Ecole Normale Supérieure de Lens condamnée pour entrave à la liberté d'expression.


Invité David Web

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L'Ecole Normale Supérieure de Lens condamnée pour entrave à la liberté d'expression.

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Le Tribunal administratif de Paris a condamné, samedi 26 février, la direction de l'Ecole normale supérieure (ENS) pour avoir refusé la réservation d'une salle pour un débat sur la question israélo-palestinienne. Le collectif Palestine de l'ENS avait déposé, début février, une demande de réservation de salle pour organiser un nouveau débat, dans le cadre de la "semaine contre l'apartheid israélien". Selon ses membres, ce débat avait pour objectif de "réfléchir à la pertinence de la qualification juridique d'apartheid pour décrire la situation israélo-palestinienne". Le collectif avait invité Omar Barghouti, initiateur en Cisjordanie de la campagne de boycott des produits israéliens ("Boycott, désinvestissement, sanctions", aussi appelée BDS) et la réalisatrice franco-israélienne Simone Bitton, ainsi que des étudiants israéliens et palestiniens.

L'ENS a refusé, par la voix de sa directrice, Monique Canto-Sperber, fin février, la réservation de la salle, estimant que "'l'ENS n'a pas pour vocation d'abriter des meetings de partis politiques ou des réunions organisées par des groupes militants, nationaux ou internationaux, dans lesquels s'exprimerait un point de vue univoque", comme l'expliquait le blog du Monde de l'éducation.

LA JUSTICE DONNE RAISON AU COLLECTIF

Le collectif Palestine a dénoncé une "censure". Après avoir essuyé un nouveau refus de la direction de l'école, il a décidé de porter l'affaire en justice. Qui lui a donné en partie raison. Dans ses conclusions, le juge des référés estime que les plaignants "sont fondés à soutenir que la directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions, a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion, qui constitue une liberté fondamentale".

Le juge ordonne à l'ENS de suspendre sa décision de réexaminer la demande du collectif Palestine. Il note également que les plaignants ont "fait part de leur volonté d'assurer un caractère contradictoire aux débats programmés". (Voir la décision du tribunal sur Le Monde.fr.)

Contacté par Le Monde.fr, l'un des avocats de l'école, Patrick Klugman, estime que "cette décision est un dangereux précédent". "La semaine contre l'apartheid d'Israël est un événement susceptible de poursuites pénales, donc je ne vois pas comment la direction de l'école aurait pu l'autoriser", explique-t-il, estimant que l'emploi du terme "apartheid" concernant l'Etat d'Israël est illégal en France. Il ajoute que l'ENS a la volonté de saisir le Conseil d'Etat sur cette question.

Conformément à la décision du juge, la direction de l'école a réexaminé, mardi, la demande du collectif. Et a de nouveau refusé la salle, au motif que le débat aurait dû être contradictoire, et qu'il ne peut être inclut dans la "semaine contre l'apartheid israélien".

suite de l'article (Le Monde)

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Invité Elhyareno
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Invité Elhyareno
Invité Elhyareno Invités 0 message
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Il y en a qui se font quand même bien chier à chercher la p'tite bête comme ça...

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Membre, 81ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 81ans‚
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Ah bon, le mot "apartheid" est interdit aussi :cray::o

Je ne savais pas! :p

Comment faut-il dire aujourd'hui pour ne pas aller en prison ? :p :p

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Invité Toto75019
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Invité Toto75019
Invité Toto75019 Invités 0 message
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Il faut dire que les Arabes Israéliens sont privilégiés. Si si, j't'assure :cray:

Il faudrait, avant tout, s'offusquer du traitement réservé aux Arabes dans leur dictature respective avant de plaindre les privilégiés d'entre eux qui vivent en Israël.

http://www.forumfr.com/sujet410623-bienven...-apartheid.html

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Invité Mad_World
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Je pense que d'un point de vue juridique, les deux partis n'ont pas tort...

En fait, le point de vue de l'ENS se défend bien, et celui des organisateur aussi.

Toutefois, d'un point de vue personnel maintenant, j'ai tendance à penser que l'ENS, qui forme une partie de nos "Elite" ne peut pas se permettre d'interdire un tel débat. Le titre du débat est très clair : il s'agit de discuter de l'emploie ou non du terme d'Apartheid. Les invités auront très certainement des avis opposé en la matière et le débat risque de prendre une dimension originale dans la mesure où (je crois savoir que... corrigez moi si je me trompe ^^) Simone Bitton est une pacifiste, et est opposée à la politique de guerre d'Israël. En face, Omar Barghouti est moins modéré... Dommage, il y a de quoi faire pourtant. Toutefois il reste quelqu'un de cultivé et de relativement ouvert je pense... Au final, s'il est modéré pendant ce débat, je pense que cela pourrait proposer une discussion qui sorte des traditionnels "Ce sont des terroristes" "Non, ce sont les autres en face, les terroristes". Cette dimension est pour moi très importante, car derrière les débats auxquels on assiste, ici même ou ailleurs, derrière toute "rage" et cet engagement dans les propos de certains, je suis sûr qu'on peut trouver un terrain vierge qui permette de prendre plus de recul et de sortir des idées reçus et des lieux communs que les médias de tous bord véhiculent.

Bref, si le choix ne s'était pas porté sur Omar Barghouti, je pense que j'aurais été totalement pour cette discussion... Mais je laisse planer une nuance.

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Invité David Web
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Ecole normale supérieure : le Conseil d'état tranche en faveur de la directrice.

L'école avait refusé de mettre une salle à disposition du collectif Palestine ENS qui promeut le boycott des échanges avec Israël.

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Le Conseil d'état a rejeté la demande d'un collectif d'élèves de l'école normale supérieure (ENS) Paris intitulé "Palestine ENS" d'organiser des réunions publiques dans les locaux de l'école, tranchant ainsi en faveur de la direction, dans une décision rendue lundi. Le juge des référés du Conseil d'état, saisi en appel par la direction de l'école, a estimé que "la directrice de l'ENS n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion en refusant de mettre une salle à disposition du collectif Palestine ENS", selon un communiqué du Conseil d'état accompagnant la décision. La salle était demandée pour les 8, 9 et 10 mars par ce collectif qui souhaitait "s'associer à la campagne internationale Israel Apartheid Week et "organiser des réunions publiques promouvant le boycott des échanges scientifiques et économiques avec Israël", a affirmé le Conseil d'état.

En rendant cette décision, le Conseil d'état annule une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris du 26 février, qui avait tranché en faveur du collectif, estimant, entre autres, que la directrice de l'ENS, Monique Canto-Sperber, avait "porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion qui constitue une liberté fondamentale". Pour motiver sa décision, le Conseil d'état a notamment mis en avant un article du Code de l'éducation, selon lequel "le service public de l'enseignement supérieur est indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique et tend à l'objectivité du savoir".

tout l'article.

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  • 3 semaines après...
Invité David Web
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Invité David Web
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Posté(e)

"Le gratin de la recherche mondiale conterné".

¿Nous, soussignés universitaires américains, canadiens et britanniques ayant de nombreux et prolongés contacts avec la France, et qui avons longtemps admiré le rôle historique de l'Ecole normale supérieure dans la vie intellectuelle de ce pays, sommes consternés par les récents événements au sein de cette école¿. Ainsi, commence une pétition signée par près de 160 chercheurs internationaux de premier plan de toutes les disciplines, issus des meilleures universités mondiales, comme Berkeley, Oxford ou Columbia. Elle a été évoquée, lundi 21 mars, par le site du Guardian.

Après les universitaires français, qui s'étaient indignés de l'

annulation de la conférence de Stéphane Hessel, ce sont les universitaires anglo-saxons qui critiquent vertement la politique de Monique Canto-Sperber . Lancée par Judith Butler, professeure de rhétorique à Berkeley, Michael Harris, professeur de mathématiques à Paris-Diderot, Natalie Zemon Davies, historienne à Toronto et Joan Wallach Scott, historienne à Princeton, cette pétition réunit du très beau monde. De l'incontournable Noam Chomsky, qui est de tous les combats, à l'historien israélien Avi Schlaim en passant par Paola Bacchetta, spécialiste des ¿gender studies¿ à Berkeley ou Rashid Khalidi, historien à Columbia.

¿Restaurer la liberté d'expression¿

Dans ce texte, ces chercheurs condamnent non seulement l'interdiction de la conférence de Stéphane Hessel, mais aussi le refus d'organiser au sein de l'école des réunions publiques sur Israël à l'initiative du Collectif ENS Palestine.¿Nous ne sommes guère convaincus, expliquent les pétitionnaires, par le raisonnement de la directrice et du Conseil d'Etat, qui estiment que ces réunions constituent une menace à l'ordre public ou bien que la responsabilité qu'a l'ENS de garantir à tous les étudiants leur liberté d'expression et le droit de réunion ne saurait s'aplliquer dans ce cas¿.

¿Nous pensons que les actions de la directrice vont à l'encontre d'une longue tradition de liberté d'expression politique au sein de l'ENS, comme elle a coutume de se présenter : ¿Pendant des décennies, l'ENS a été le plus prestigieux centre de la vie intellectuelle et scientifique française. Elle participait à tous les grands débats intellectuells de la France moderne, de l'Affaire Dreyfus aux mouvements des années 1930, et de la fondation des sciences humaines à l'avant-garde des mouvements des années 1970″. Nous appelons la directrice à modifier ses décisions et à restaurer la liberté d'expression, une pratique longtemps associée à cette institution reconnue.¿

Source.

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alistee Membre 169 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Les anglo-saxons qui ont l'habitude de laisser dire tout et n'importe quoi dans leur rues devraient éviter de se poser en donneurs de leçons, d'autant il s'agit ici d'une institution républicaine de l'éducation nationale censée éviter les prises de positions partisanes.

Le fleurissement des "collectifs" qui prétendent imposer leur mode de pensée aux autres a trouvé ici une réponse cinglante de l'institution républicaine.

La judiciarisation à outrance du débat public est néfaste. L'affaire Zemmour a été emblématique de l'incapacité des tribunaux à se prononcer, le tribunal administratif vient de se le faire rappeler par le conseil d'état.

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