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un jour = une histoire

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Invité Cosette 2

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Etre là, avachi par la bêtise et l'erreur. Attendre. L'inespéré. L'impossible.

Se sentir mal, ne pas savoir ce qu'il en est. Est-il nécessaire de dire à quel point c'est terrible?

Le tic-tac, le temps qui passe, le fait que rien ne se passe.

Qu'arrivera-t-il lorsque tout s'arrêtera? Y aura-t-il un recommencement? Ou alors le trépas est-il une impasse?

Il me lâche, je le sais. Il devient douloureux. Il l'a toujours été. Un jour frivole, un jour lourd. Jamais apaisé.

Que pouvons-nous dire, que pouvons-nous faire? quand un jour, lequel, on ne le sait, notre coeur se met à exploser.

Tout ce qui naît est amené à mourir. Prends ton flingue et déchire toi la poitrine, si déjà t'y es.

Pourquoi un tel jeu de la part des condamnés?

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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

Bonjour Jedino ..... sympa aussi ton texte !

Quand l'obsession prend le pouvoir,

Quand la pensée n'est plus que prison,

Le désert avance sans la moindre horizon

Les mirages ne font plus rêver, la tête s'emballe

au point de ne plus exister.

La raison pleure, la vie se meurt,

Tel un zombi il gravite dans une sphère

illusoire ou l'espoir d'un jour meilleur

n'est plus qu'un fantasme.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Moui, je ne trouve pas. J'ai perdu cette percussion, cette force. Mes textes sonnent faux. Que trop. Je ne sais plus écrire. Vraiment, ça me torture.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Les heures passent. Tu le sens bien. Il est là. Il t'attendait depuis un moment. Il t'attend tous les jours. Tu n'aimes pas aller chez ces fous, mais tu crains encore plus de finir chez toi. De le revoir. M'aura-t-Il enfin ce soir? La question se pose à nouveau. Une sorte de triste renouveau. C'est étrange à quel point une vie cyclique ennuie. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, d'ailleurs. Le voir assis là, devant moi, tantôt moqueur, tantôt fou, ne me rassure pas. A peine arrivé je souhaite partir. Où, je l'ignore. Peu importe. Ne simplement pas me retrouver là une fois encore, une fois de trop. Il m'aura avant minuit, je le sais. L'usure vaut bien une balle. Mais lui préfère me raser l'humeur de sa présence mortelle. Allons, c'est sans importance. Un être, une âme, qu'est-ce donc mis à côté du monde? La goutte insignifiante d'un fleuve continuellement en mouvement, traversant monts et vallées pour arriver dans cet espace d'éternité qu'est l'horizon. Oui, vivre, c'est aller vers la rêverie. C'est rêver. Moi, je ne dors plus, même les yeux fermés, même après tant de minutes oubliées dans l'Enfer d'hier. Tout finit par dessécher tôt ou tard. Il suffit d'une pluie qui se raréfie ou d'un mur qui s'érige sur votre passage. Pour ma part, ce fût l'affaire d'un poignard. C'est là les lois d'un hasard hagard. Finis, oui. Tout est fini. Mon chemin, mes soupirs, ma Vie.

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Membre, Dingotte à plein temps !, 95ans Posté(e)
Evasive Membre 19 608 messages
95ans‚ Dingotte à plein temps !,
Posté(e)

Toujours de jolis textes, jolies pensées, même si parfois un peu torturés.

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Membre, 59ans Posté(e)
-m-elle- Membre 43 messages
Baby Forumeur‚ 59ans‚
Posté(e)

La girafe de l'Oratoire.

J'ai grandi dans une belle région, dans une belle demeure,pleine d'espaces, de coins et de recoins.

Il y avait les dépendances et puis les écuries et aussi unOratoire.

Derrière l'Oratoire, se trouvait un grand pré dans lequelles chevaux pouvaient se dépenser.

Je ne sais pourquoi mais un soir, alors que j'étaissouffrante, ma soeur vint me tenir compagnie dans ma chambre et voulut meraconter un secret.

J'aimais les secrets, ceux que l'on garde pour soi toute savie. Du moins le pensais-je à cette époque de l'insouciance.

Aussi, lui demandais-je de me raconter son histoire.

Elle mit le temps pour finalement me dire que nos parentsavaient acheté une girafe et que celle-ci vivait dans le pré aux chevaux. Lesyeux écarquillés et très étonnée, je lui dis qu'elle mentait, que les girafesvivaient dans les pays chauds, sur le continent africain mais sûrement pas enSologne.

Elle jura qu'elle avait aperçu sa tête et son long coudépasser de la haie et que, si je fixais bien l'endroit, à mon tour, jepourrais l'apercevoir.

Quelques jours plus tard, lorsque je pus de nouveau sortir,je me précipitai vers le pré. J'eus beau fixer et fixer et fixer encore leslieux, je ne vis nulle part une girafe. je passais toute un après-midi àscruter le paysage en vain. Je rentrai le soir déçue.

J'aurais bien aimé vivre en compagnie d'une girafe. Je nedis jamais ma déception à ma soeur tant j'avais honte de ma naïveté et personnene sut jamais le secret mensonge de Rebecca.

Il est arrivé depuis, alors que nous sommes devenuesadultes, à Rebecca et à moi, de prendre un fou rire à l'évocation de la girafeimaginaire de l'Oratoire qui est devenue, à son insu, la plus célèbre girafe detous les temps.

;)

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Bien l'bonjour!

Et, jolie histoire, même si elle s'est jouée de toi! Mais bon, c'est beau de rêver :)

Toujours de jolis textes, jolies pensées, même si parfois un peu torturés.

On fait ce qu'on sait faire, je le crains :)

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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

Jedino parfois les mots nous échappent, arrêter de penser ne fait

pas de mal pour que l'imagination de nouveau s'expulse ..

;)

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Membre, Brise-noix devant l'éternel, 31ans Posté(e)
Ninouschkaya Membre 3 047 messages
31ans‚ Brise-noix devant l'éternel,
Posté(e)

Un jour mes parents ont achetés une bicoque minuscule au bord la mer.

C'était pas encore l'été, mais presque. Mon père voulait qu'on y aille pour mettre deux ou trois meubles dedans.

Le trajet a été très long, dans la voiture, il y avait ma sœur ainée, les deux chiens...on a du s'arrêter à 8 stations service en 400km.

Ma sœur est sortie fumer une cigarette, mon père buvait son café, et puis moi j'attentais pour aller au toilettes avec ma mère, devant les toilettes des femmes, où la file d'attente est toujours deux fois plus longue que devant celles des hommes.

Finalement, quand on est ressorties, on a vu mon père qui fouillait dans la boîte à gants, et puis ma sœur qui lâchait le chien..

Et penché sur le capot, il y avait un allemand rouge de colère, qui criait, bien entendu on ne comprenait rien, mais ma sœur m'expliqua plus tard qu'elle avait rayé la voiture du touriste en claquant la portière.

Je me suis assise sur le rebord, devant les portes qui s'ouvrent toute seule, près de l'entrée.

J'ai bien regardé, ça a duré une demi-heure, mon père ralait, et deux mots revenaient tout le temps "constat" et "retard".

Il avait déplié un papier sur le capot, et l'allemand faisait plein de rature dessus, et puis il y avait ma mère, qui soupirait et qui répétait tout le temps "ah ça non, non...tu vois, il est pas assuré...hors de question de faire la couille molle, il va le faire le constat"...et puis y avait ma soeur qui paradait et menaçant d'enlever la laisse du chien.

Elle a fini par me remarquer, et elle est partie m'acheter une bouteille de Vittel au citron dans la station.

Je buvais tranquillement, sous les coups d’œil désabusés de mes parents, qui savait que ça aller leur valoir une pause pipi supplémentaire.

Quand on est remontés dans la voiture, tous le monde faisait la gueule, même les chiens.

On est arrivé après 2 heures de silence qui m'ont paru interminables (en effet j'adorais parler, et j'aime toujours ça, seulement l'atmosphère était pesante, et ce que je disais intéressaient rarement les adultes, du coup, j'osais même pas réclamer mon CD de contes, heureusement la soeur me faisait des grimaces tous les 10 km).

Alors on est arrivé sur le parking tout caillouteux près de la petite bicoque. Devant le portail y avait un monsieur d'un certain âge, avec les joues toutes roses, et un nez avec un bout rond, il se tenait devant le portillon avec un sourire jusqu'au oreilles.

Mon père avait l'air de le connaître depuis un bout de temps, parce qu'il l'appela par son prénom, et aussi parce que l'homme lui disait "Oh, mais c'est vôtre petite, ah ça passe..."

Et puis ma mère râlait parce que mon père nous aidait pas à vider le coffre de la voiture, et ma soeur jouer au caid en portant des gros paquet et en faisant mine de sortir le clic-clac toute seule.

Le vieux bonhomme est venu l'aider, et puis on a commencé à vraiment mettre tous le contenu du coffre devant la porte-fenêtre de la maison.

Ma mère a voulu faire une pause, et les autres sont montés voir le chambre du haut, le monsieur parlait de travaux, et moi je m'ennuyait vraiment.

Et puis d'un coup, j'ai pas trop compris pour quoi, le ton est monté en haut, entre ma sœur et le monsieur.

Au début mon père a crier sur ma sœur, et puis finalement il a appelé ma mère, qui a crié aussi.

Ma sœur m'a dit "on va voir la mer ?" et j'ai rien dit mais on y est aller quand même.

Il commençait à faire nuit, alors très vite ma sœur a dit "ça sert à rien, on reviendra demain".

Mais moi je regardais, et je voulais pas m'arrêter, je pensais au long voyage qu'on avait fait et je me disais qu'on aurait pu pique-niquer sur la plage.

Enfin, j'ai suivi ma sœur, sans grande conviction, quand on est arrivé, ma mère faisait glisser le clic-clac dans le séjour, et mon père disait au monsieur "Oui, oui bah je crois que c'est mieux comme ça" d'un air assez méchant, ce comportement froid était assez inhabituel de sa part.

Mon père est quand même redevenu gentil quand le monsieur est parti, il a dit "tu peux aller voir dans la glacière ce qu'il y a ?"

J'ai vu qu'il y avait de la salade alors j'ai "Bof...y a rien" et il a dit "Pas grave, on va manger des raviolis en boîte"

On a sorti la table pliante qui était déjà dans la maison, et on a mangé devant la porte fenêtre.

Mes parents et ma soeur parlaient encore du monsieur, et puis ma sœur souriait et disait "des vieux dégueulasse y en a partout, moi je m'en fiche, mais vraiment on peut faire confiance à personne" et mon père disait "Non mais tu comprend, qu'il aime les jeunettes, on s'en fout, mais là c'est pas correct, moi et ta mère on veut pas savoir, et puis les choses se font pas comme ça"

Et ma mère qui se lamentait par -dessus "Et dire que l'an dernier j'ai faillis laisser la petite à sa femme, tu sais le jour où on devait aller en Espagne";

Et moi je voyait pas le rapport entre chaque phrases...alors j'ai demandé, et on m'a dit "Non laisse tomber, et surtout va pas en parler à des grands".

Ça s'est passer il y a des années, à l'époque je savais déjà parler, mais pas depuis longtemps. Je ne me souviens pas être aller à la plage le lendemain, je crois même qu'on est parti le lendemain dès l'aube, même si mes parents disent le contraire.

Toujours est il que ma sœur, qui avait alors vingt ans, a maintenant deux enfants, et que le monsieur, qui lui a pincé les fesses dans l'escalier (oui maintenant je suis assez grande pour l'entendre) a fui à St-Domingue en 2009 , depuis qu'Interpol le recherche pour pédophilie :mouai:

Modifié par Ninouschkaya
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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

Infirme est l'aveugle qui n'entend pas

ce que le muet lui dit.

Tu seras ma voix et toi mes yeux,

coexistons dans cette vie ou

notre place ne fut pas réservée.

Nous ne sommes qu'aux yeux des autres

des parias, des rebuts de la société.

S'imposer s'est exister, se retirer

c'est accepter de n'être que des handicapés.

Tournons le dos à nos détracteurs,

leur mots nous indiffèrent,

Imposons aux valident notre différences

pour qu'ils comprennent notre normalité.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Ninouschkaya, hm, sacré histoire. Et, oui, il y en a toujours qui traine, finalement. Mais bon, pas forcément non plus autant qu'on peut le penser. En fait, ça dépend. Ils sont surtout au Sud (c'est bien connu que les sudistes, c'est les pires). L'objectivité m'étouffe. M'enfin, sinon, au plaisir! ;)

Sha'Do, joli poème en faveur de la "normalité"! Ou plutôt, si j'ai bien compris, de la tolérance à l'égard de la différence.

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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

;) Tu l'as bien compris ... merci !

Bonjour les jongleurs de mots !

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

J'fais pas d'la poésie, et encore moins du roman. J'fais rien d'extraordinaire, rien de bien méchant. Je ne suis que de cette espèce-là, entre l'asticot et le lion, entre le départ et l'arrivée. Au pas de course. L'espoir dans le vent. L'espoir grandiloquent. Celui qu'on prononce une fois qu'il est passé à côté. La conscience tardive. Pourquoi faut-il attendre d'avoir perdu pour savoir qu'il nous était possible de gagner encore? Allez, soyons jeune, soyons ce qu'il faut. Un être en devenir, et non fini. Un de ces asticots qui sont élevés par milliers dans les cages de l'existence. Le bonheur. La famille. La connaissance. L'effort. Les composantes ne manquent pas. Ce qui me surprend, au contraire, c'est cet oubli fondamental, et à la fois si essentiel : songer. Pas à notre situation, à nos vies, à nos soucis. Non, à tout, à ailleurs, à rien. Nous évoluons dans une telle culture de l'utile, de l'efficace, du temps, de la vitesse, et de toutes ces nécessités qui voudraient donner l'apparence d'une interminable course à nos jours, que j'en suis écœuré, alors même que je n'ai rien contre la "culture". J'aime les gens savants, les gens dits intelligents. Je les envie aussi, parfois. L'infériorité est insupportable à ressentir pour les hommes, y compris les plus sages. D'ailleurs, la sagesse serait cette indifférence face aux qualités et défauts des autres. Accepter ce qu'ils sont. Si court et si simple. Si difficile. Comment s'accommoder de celui qui nous ennuie, qui nous veut du mal ou nous dégoûte? La sagesse est effectivement amour. Amour de soi, amour des sois. Une sorte de narcissisme bienfaisant, celui qui observe derrière la vitre plutôt qu'il n’ausculte ses carreaux. Discours absurde.

Schopenhauer parle d'un égoïsme universel. Nous respirons l'égoïsme et d'égoïsme. C'est à s'étonner que nous n'en étouffions pas. Inutile de dire qu'il mélange cela avec l'hypocrisie et la méchanceté. En trois mots il décrit cette "nature humaine". Lui donner tort n'est pas évident. Au mieux peut-on contrecarrer par un optimisme tout aussi asphyxiant. Voilà donc le choix à faire dans nos premières années. Choix qui ne change que rarement par la suite, et on ne peut plus déterminant : allons-nous au plus bas ou au plus haut? L'illusoire excellence ou le chaos inexistant? Qu'importe la décision, il y a cette importance de l'idéal, bon ou mauvais, vers lequel il faut avancer. Ainsi se crée les "dépressifs" et "pessimistes", les "niais" et "optimistes", et, enfin, ceux qui, indécis, flottent par hésitation entre un monde et son contraire, ceux-là même qui préfèrent l'instabilité par peur de se tromper. L'erreur est toujours latente. Le propre d'un choix consiste bien à perdre une partie de soi. Oui, je crois au fait qu'un homme n'a pas l'âme à prendre des virages. Il ne sait que foncer vers l'avant, toujours tout droit. Le chemin le plus rapide reste le plus bref. Chacun se construit comme il le souhaite. Dans la mesure de son possible.

Possible qui, il faut l'admettre, est impossible. Nous passons nos heures les plus belles et heureuses à la création incertaine d'un après. De l'école au travail. Du travail à la retraite. De la retraite à la mort. Une telle fuite de l'actuel n'a rien d'anodin : il ne peut que montrer une crainte profonde de ce qui est. N'est-ce pas sur ces choses-là que se greffe nos croyances et connaissances? Connaitre pour se préserver. Croire pour se rassurer. Quand déciderons-nous de nous voir telles que nous sommes? Ni parfaits, ni divins. Pas plus diaboliques que fous. Quoi que, au contraire, notre société souffre vraiment d'une carence en dégénérés, de ces dégénérés qui donnent un second souffle à notre monde.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Je me dégoûte. Répugnant est le mot. Je suis à buter, déchiqueter lentement. Aucun mot ne suffit à décrire ce que je suis. Aussi haut qu'un homme, plus en bas qu'une bête. Changer ma vision des choses, sans savoir que c'est toujours l'absence de raison la plus sûre des souffrances. Quelqu'un qui souffre d'un amour, d'un manque, de n'importe quoi, sait pourquoi il doit s'arracher le coeur et l'âme. Il sait où. Moi, mon problème, c'est que je n'en sais rien. Malgré le temps que j'ai pu consacrer à cette vaine recherche. Malgré tout. C'est une sorte de va et vient entre deux mondes. Certains parlent d'une tension. Il est vrai que nous sommes écartelés par ces choix nécessaires. Voilà un de mes soucis. Prendre une décision. Je préfère la lâcheté et l'incertitude. Peut-être que le désespoir naît là où ce qui devait nous corrompre l'humeur et la vie finit par investir notre corps, nos sentiments, nos sens. A partir de cet instant-là, chacun de nos gestes, de nos mots, de nos émotions, ne sont qu'ombres portées sur un visage pourtant bien vide. Voilà pourquoi ils en viennent à le remplir de fer et de sang. Ils en chassent la pâleur, la tristesse, par un ultime mouvement, un dernier espoir. Celui de trouver la paix ensuite. Encore l'incertitude. Rien ne permet de dire que ce sera mieux demain, là-bas. Y croire justifie amplement d'essayer. Ce n'est ni fuir devant la difficulté, ni être égoïste. Je n'y vois qu'une profonde tendance à être ce que nous sommes, c'est-à-dire des humains, ceux-là mêmes cherchant à vivre. Par tous les moyens. Y compris les plus extrêmes.

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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

Ce sentiment d'abandon, sa sempiternelle attente de voir un jour meilleur

arrivé, depuis qu'il fut débouté par ses pères, ignoré de ses mères,

au fond de lui ses plus bas instincts se manifestent,.

Il s'enferme évitant tout contact qui pourrait le faire déraper.

S'adonnant cruellement à l'ivresse de l'alcool, sa seule compagne

qui l'encourage et facilite ses dérapages, fou de sa dépendance

et incapable d'y mettre un terme, il a préféré la réclusion.

Comme un moine, dans son isolement il va prier bouteille à la main,

qu'on l'y reprendra plus mais son incapacité à se motiver fera

que demain il sera de nouveau sous l'emprise de cette délicieuse

mais néanmoins diabolique substance qu'est l'alcool.

Salut Jédino ;)

Modifié par Sha'Do
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Membre, Brise-noix devant l'éternel, 31ans Posté(e)
Ninouschkaya Membre 3 047 messages
31ans‚ Brise-noix devant l'éternel,
Posté(e)

Je souhaite et déconseille à chacune de connaitre cette obsession, cet amusement, cette ivresse, certaines diront amour, aventure, j'appelle ça un voyage. Je vis pour la découverte de ces êtres tous différents, et pourtant tous pareils... Regarde les vôtres, regardez en un...

Il a un teint de pêche, ou blanc, caramel... Les yeux sont deux perles noires ou bleues mais brillantes, les sourcils sont deux arcs noirs. Un regard qui sait être rieur, convaincant, tendre ou impitoyable. Le visage à la forme parfaitement régulière, porte la beauté parfaite des anges, le charme insolent du démon. Il s'agite pour rien, levant ses bras rassurant à tout bout de champs. De sa bouche au sourire enfantin, sorte des mots cocasses, inappropriés. Ses gestes assurés, transforme chacune des bouffées de cigarettes, chacun de ses pas en œuvre d'art. Un homme, un jeune homme, peut être encore un garçonnet qui me mènerait n'importe qui par le bout du nez, tant il connaît son charme. Sa compagnie n'est pas un cadeau, mais son absence est une souffrance insurmontable. La voix de velours, virile mais calme, est une caresse pour les sens. Il s'émerveille de chose insensée, manifeste de l'intérêt pour l'aube d'été, l'odeur d'une peau. Le nez mutin lui fait un profil d'idole, son allure, ses traits ont quelque chose d'évident, comme si ce visage était connu depuis la nuit des temps.

Ces créatures là sont ma pire faiblesse, ces créatures là me détruiront, j'emporterais avec moi tous leurs sourires, et leurs caprices.

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Membre, 55ans Posté(e)
Sha'Do Membre 2 240 messages
Baby Forumeur‚ 55ans‚
Posté(e)

Petit poème en hommage aux amoureux

Quand l'ombre de ton regard me déshabille,

Que mes lèvres s' entrouvrent,

Que je vois dans tes yeux pétillants

Tout les plaisirs assassins

Qui Te rongent et T'enflamment

Avec cette fervente ardeur et

Cette sempiternelle envie

De voir nos corps ne faire qu'un.

Tout mon être te réclame

Et te crie inlassablement,

Esclave de ton âme je serai

Dans l'éternel.

L'ardeur délicieuse de la chaleur

De nos pensées, gravite et s'élève

Au point du jour pour finir exaltée

A la tombée de la nuit.

Quand tu fends de ton amour

Mon mur de sentiments pour

Qu'il se déverse en cascade

Sur tout ton être, je fonds !

Ô toi mon audace, assieds toi

Non loin de moi, laisses mes mots

T'envelopper, irradier tes sens,

Incendier tes pensée,

Laisses moi tout simplement.... T'aimer !

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Bravo à vous!

Mélancolie amoureuse à la veille de la fête des amoureux? Quel violent et doux paradoxe à la fois ;)

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

L'arme à la main. Pourquoi? Pourquoi tout ce sang? Pourquoi ces pleurs? Rien n'était nécessaire. Mais le choix, il ne l'avait pas. Il n'y a bien que les survivants pour admettre une telle hypothèse. Folie. Foutaise. Ils n'y croyaient plus, à cette liberté, à cette chance de décider, quand le pistolet venait se braquer chacun à leur tour sur eux. On ne croit au destin qu'une fois qu'il est devant nous, visible, magnifique, fini. Le destin, aussi, quelle connerie. Excuse des faibles, excuse des fous. Merder sa vie ne dépend plus de nous, cela dit.

Voilà, c'est le dernier. Le plus dur reste de commencer. Après, la routine s'installe, comme pour tout. Le plaisir s'épuise, inévitablement. Avec lui, le doute, l'exaltation et la crainte, si précieuse en ces moments d'incertitude. Elle rend agréable ce qui est nouveau. Par l'épreuve. Tout ceci n'est qu'un jeu. Un jeu avec une seule vie. Un jeu avec un seul dé. Un jeu où l'unique gagnant sera le temps, ce monstre qui nous ronge de l'intérieur sans jamais se dévoiler vraiment.

L'heure. Voilà. Les choses se terminent toujours. Si ce n'est pas ainsi, ce sera comme cela. Une dernière hésitation. Pour se donner bonne conscience. Pour pouvoir encore reculer. A quoi bon? Je l'étais déjà dans ma vie. Je le serai en mon âme, à présent. Seul le feu nous montre notre vrai visage. Celui empli de chair, de pourriture. Celui de la mort. Aussi haut soit l'esprit, il n'est et ne restera jamais plus que poussière. Poussière parmi tant d'autres. Poussière dans un flacon. Avant que tout ne finisse par l'éparpillement du flacon même. Tel un vase qui se brise au sol, cette infranchissable réalité.

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Membre, Brise-noix devant l'éternel, 31ans Posté(e)
Ninouschkaya Membre 3 047 messages
31ans‚ Brise-noix devant l'éternel,
Posté(e)

On courait, par nécessité...dans le noir, tournant et tournant dans les allées pour éviter d'être rattrapé.

La panique m'entourait, il fuyait avec moi, et tout sur son visage indiquait qu'il fallait courir toujours plus vite, l'air que nous respirions sembler me chuchoter "Accélère, sème les, sinon, tu sais bien ce qui t'arriveras...enfin tu ne le sais même pas, tu ne peux imaginer qu'un simple résumé: tu vas souffrir puis mourir".

Malgré cette terreur, ce sursis que j'avais devant moi, cette menace qui nous talonnais...quelque chose dans mon esprit restait calme et insouciant....comme une voix évidente, une voix omniprésente, qui me rassérénait tranquillement

"Il s'agit de toi...toi tu ne peux pas mourir, les autres meurent...mais pas toi...tu es toi, n'as-tu jamais remarqué que tu menais une vie douce, que les malheurs avec toi, lèvent le pied, et que la chance te souris toujours au bon moment ?

Allons bon, court par convention ma grande, mais au fond de toi tu le sais bien , il ne t'arrivera rien, il ne t'arrive jamais rien".

Alors que je prenais conscience de ce double état d'esprit, mes paupières se refermèrent soudainement, je continuais à courir, mais dans une moindre mesure.

En une fraction de seconde, je comprenais comment mes yeux s'étaient fermés, une sorte de purée brulante, sombre coulait sur tout le long de mon corps.

Je me frottai les yeux avec ma main, et la vit recouverte d'une incroyable quantité de sang...liquide, presque imperceptible..

Instinctivement, mon regard balaya derrière moi.

Mon pauvre acolyte n'était plus qu'un tas de vêtement déchiré, au milieu d'une flaque presque noire, ce pauvre corps, vidé de sa substance, s'éloigné au fur et à mesure de ma course, mais mes yeux restaient fixés dessus, en un ultime hommage, comme un ersatz de funérailles. Je tournai dans une nouvelle allée, et il disparu.

Le silence m'enveloppait pour la première fois depuis ce qui m'avais semblé une éternité, plus rien ne semblait s'agiter. Je sortais peu à peu de ma torpeur, mais je n'avais toujours pas assimilé la mort de mon ami. Mon rythme cardiaque augmenta, je perdit bientôt le calme qui s'était emparait de moi pendant la course...

En repartant, seule, le pas essoufflé, mon camarade me manqua pour la première fois, j'arrêtais tout de suit d'y penser, pour m'occuper je me remis à chercher la voix rassurante dans ma tête.

Elle n'était plus là.

Ce soir là, je me suis endormie tout habillée, j'ai flingué le matelas avec le sang dont j'étais couverte.

Je me suis réveillée le lendemain soir, et là, une chose m'a frappé: non seulement, la voix qui me rassurait était partie, mais elle avait emporté avec elle toute illusion, tout optimisme enfantin...j'étais vidée de tout espoir, et je voyais désormais la vie comme un long marathon, ou la ligne d'arrivée était un bain de sang.

A cet instant là, ma vraie question c'était: combien de temps va durer cet état d'esprit. J'ai allumé une cigarette, comme si ça allait aider le temps à passer...mais aujourd'hui, la voix n'est toujours pas revenue, avec le temps, elle ne me manque plus, mais son absence est d'autant plus amère, que ce jour là, elle avait raison de me dire que je ne risquais rien.

Modifié par Ninouschkaya
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