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Pourquoi le Yemen se soulève à son tour


Invité Mandrill

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Invité Mandrill
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Jeudi 3 février, des dizaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues de Sanaa, capitale du Yémen, pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, en place depuis 1990. Pressé par une semaine de protestation, le chef de l'Etat avait pourtant renoncé mercredi à briguer un troisième mandat, tout en faisant certaines concessions à l'opposition.

L'évolution de la situation rappelle inévitablement les révoltes populaires de Tunisie et d'Egypte. Pourtant, la population de ce pays de la péninsule arabique a des raisons bien particulières de se soulever.

* La situation économique et sociale au c¿ur de l'agitation

Le Yémen, qui compte 24 millions d'habitants, est depuis longtemps frappé par la pauvreté et le chômage. "La variable économique est centrale dans les tensions actuelles", assure ainsi François Burgat, chercheur au CNRS et ancien directeur du Centre français d'archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS).

Selon le programme de développement des Nations unies au Yémen, plus de 45 % de la population vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté, fixé à deux dollars par jour. Le revenu national brut (en parité de pouvoir d'achat) s'élevait en 2009 à 2 330 dollars par an et par personne, un montant comparable à celui du Cameroun.

Cette pauvreté s'explique principalement par un chômage endémique. Selon la dernière estimation datant de 2003, 35 % de la population serait sans emploi. Ces conditions sont d'autant plus mal vécues par les Yéménites qu'à l'image de ses riches voisins de la péninsule, comme le Qatar et l'Arabie saoudite, le pays dispose d'importantes ressources en énergie.

Le Yémen, qui n'est pas membre de l'OPEP, produit en effet 300 000 barils de pétrole brut par jour. Les revenus liés à cette industrie représentent 25 % du PIB et assurent 70 % des finances de l'Etat. Le pays dispose également d'importantes ressources en gaz, à hauteur de 259 milliards de m3.

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* Un pouvoir durci depuis 1994

Les critiques de la rue se concentrent également sur le président Ali Abdallah Saleh. Les citoyens de la seule république de la région ont été témoins depuis plus de quinze ans d'un durcissement considérable du régime. Lors de l'unification du pays en 1990, sous l'égide de l'actuel président, le pouvoir était "à l'avant-garde de l'ouverture politique dans tout le monde arabe", explique François Burgat. "L'espace démocratique était alors largement ouvert", renchérit Franck Mermier, chercheur et connaisseur des arcanes de la politique yéménite.

Le soulèvement actuel ne peut avoir lieu que grâce à la culture du débat présente dans le pays depuis l'époque, lorsque le multipartisme et une réelle liberté de la presse étaient prônés par le pouvoir. Mais une guerre civile opposant sudistes et nordistes en 1994 a marqué un tournant dans la pratique du pouvoir du président Saleh.

La République du Yémen sombre alors dans de graves dérives démocratiques. La présidence interdit certains quotidiens, fait emprisonner des journalistes, tout en repoussant à plusieurs reprises les élections législatives. Ali Abdallah Saleh place également des membres de sa famille et de sa tribu d'origine à des postes-clés du gouvernement.

Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), prend aussi une ampleur démesurée. Ainsi, lors de l'élection présidentielle de 1999, Saleh ne fait face qu'à un seul adversaire, présenté comme indépendant mais pourtant membre de son propre parti. Sept ans plus tard, il est réélu avec 82 % des suffrages.

Dans ce contexte, auquel s'ajoutent des troubles internes (rébellion chiite au nord, mouvement séparatiste au sud, influence grandissante d'Al-Qaida dans le pays), les révoltes tunisiennes et égyptiennes ont joué le rôle de détonateur. Depuis mi-janvier, quatre personnes ont ainsi tenté de s'immoler par le feu, à l'image de Mohamed Bouazizi, dont le geste avait déclenché la révolution tunisienne de janvier.

* Quelles seraient les conséquences d'un renversement?

Le départ anticipé du président Saleh entraînerait une période d'incertitude malvenue pour les pays occidentaux et notamment pour les Etats-Unis. Le Yémen, malgré son soutien à l'Irak de Saddam Hussein lors de l'invasion du Koweït en 1990, est en bons termes avec Washington. Un renforcement du poids politique de l'opposition, et notamment du parti islamiste Al-Islah, ne serait a priori pas vu d'un bon ¿il par les Etats-Unis.

En pratique, l'arrivée éventuelle aux affaires d'Al-Islah n'entraînerait pas les bouleversements que l'on pourrait craindre. "Une frange modérée du parti islamiste a même déjà participé à l'exercice du pouvoir jusqu'aux années 2000, au côté du président, sans que les relations du Yémen avec Washington en soient impactés", explique Franck Mermier.

Vincent Matalon

http://www.lemonde.fr/proche-orient/articl...74248_3218.html

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Invité Toto75019
Invités, Posté(e)
Invité Toto75019
Invité Toto75019 Invités 0 message
Posté(e)

j'sais pas mais y aurait pas un rapport avec l'eschatologie islamique derrière? oO

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  • 2 semaines après...
Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

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16/02/2011

Au Yémen, au moins quatre manifestants ont été blessés mercredi lors d'affrontements opposant pour la quatrième journée consécutive des étudiants réclamant la chute du régime à des partisans du pouvoir.

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  • 1 mois après...
Membre, 45ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)
La contestaion au Yémen tourne à la repression sanglante

Cinquante-deux personnes ont été tuées et 126 blessées dans les tirs contre des manifestants vendredi 18 mars à Sanaa, selon un nouveau bilan fourni samedi par des sources médicales. Washington, qui voit dans le président Ali Abdallah Saleh un allié a condamné ces incidents.

Quatre autres personnes ont été blessées, dont l'une par balle, lorsque des policiers et des soldats ont tiré samedi sur des manifestants tenant une barricade dans le quartier de Moalla à Aden, ont rapporté des témoins.

Les forces de l'ordre cherchaient apparemment à démanteler la barricade en place depuis deux semaines mais n'ont pas réussi à le faire, selon ces témoins.

L'un des manifestants a été touché par balle et les trois autres par des tirs de grenades lacrymogènes, selon ces mêmes témoins qui indiquent que des manifestants se sont ensuite dirigés vers un poste de police avec l'intention de le brûler.

Des renforts de police ont été déployés sur place samedi au lendemain de ces tirs attribués par des manifestants à des partisans du président Ali Abdallah Saleh.

[¿]

Les victimes de cette tuerie, sans précédent depuis les violences civiles de 1994 dans ce pays pauvre de 24 millions d'habitants, portent à plus de 80 le bilan des morts depuis le début du mouvement appelant au départ du président Saleh.

Peu après l'explosion de violence à Sanaa, le président Saleh a annoncé que "le conseil de la défense nationale proclame l'état d'urgence dans le pays" pour une période de trente jours, une indication de sa détermination à contrer la révolte de la rue, en dépit de son isolement politique croissant.

Les Etats-Unis ont condamné les violences mais considèrent toujours Saleh comme un allié dans leur lutte contre les émules d'Oussama ben Laden dans la péninsule arabique, qui menacent la sécurité du grand voisin du Yémen, l'Arabie saoudite.

[¿]

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l...-sanglante.html

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

Il ne faudrait pas que le Yémen prenne exemple sur la Lybie.

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Membre, 32ans Posté(e)
Micro29 Membre 62 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Pourquoi le Yemen se soulève à son tour ?

Question bête..

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

Les militaires accaparent la révolution


23.03.2011

Alors que la jeunesse avait courageusement lancé le mouvement de protestation contre le régime, ce sont des militaires pourtant impliqués dans tous les massacres qui se présentent comme la nouvelle alternative au président Ali Saleh, déplore News Yemen.

Je voudrais parler de ces jeunes que tout le monde semble déjà avoir oublié alors que ce sont eux qui ont pris tous les risques pour lancer le mouvement de protestation au Yémen il y a deux mois. Ce sont eux qui ont, les premiers, demandé la chute du régime. Ils ont scandé "Ali Saleh, dégage !", "Non à l'esprit partisan, non aux partis !", "Pour un Etat moderne, non aux tribus, non aux militaires !", sans compter "Le peuple veut la chute du régime !" [le slogan scandé dans toutes les révoltes arabes] . C'étaient là les mots d'ordre de la jeunesse qui rêve de liberté et qui veut vivre dans un pays où il leur serait permis de mener leur vie et de réaliser leurs ambitions. Ce sont eux qui ont lancé l'étincelle de la révolution.


[ Lire la suite de l'Article.. ]

Source: Courrier International
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Membre, Posté(e)
dihyia Membre 9 023 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

parce que ils en ont marre de leur dictature arriérée!

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